‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 717 sur 1220 · EDW · texte numérisé non relu

EDW

EFFR

du paganisme. Corament en serait-il autrement ? Il est impossible à un maitre de donner à ses élèves une intelligence suffisante des auteurs

f)rofanes qu'il est chargé de leur expliquer, sans eur faire un cours complet et détaillé de la philosophie et de la théologie païennes; soin dont il se trouve presque tout à fait dispensé quand il s'agit de l'explicalion des textes sacrés, attendu que le nombre en est inliiiinient restreint. La question de l'éducation , quoique trèscomplexe, a été traitée, surtout dans ces derniers temps, sous ses divers points de we.Vot/. Fénelon, de t Éducation des filles. D"' Bonnet, Influence des lettres et des sciences sur l'éducation. Bergier, Diction, de the'ol. L'abbé Martinet , de l'Education de l'homme. L'abbé Gaume, le Ver rongeur des sociétés modernes, ou le Paganisme dans l'éducation. L'abbé Béeseau , Y Esprit de l'éducation. UEncyclop. cathol., iri. Éducation (de r) considérée au point de vue religieux, moral, intellectuel , social et, physique. Supplém. à l'Encyclop. cathoL, art. Éducation RELIGIEUSE. ,Le Diction. Encyclop. de la théol. cuthol.. art. École (Maître d') et Éducation, au point de vue chrétien.

l. EDWARDS (Jonathan), théologien anglais, né l'an 16'29, mort à Oxford en 17i!2, où il était principal du collège de Jésus. Il a laissé : i° Antidoton against socinianism ; Oxford , 1693, in-4° ;

— 2« Défense of the doctrine of sin , against Withby; ibid,, 1771, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér,

IL EDWARDS (Jonathan), théologien angloaméricain, né à Windsor, dans le Connecticut, en 1703, mort en 1758, devint prédicateur de la congrégation presbytérienne de New- York. Il passa a Slokbridge en qualité de missionnaire, et obtint la présidence du collège de New-Jersey. On a de lui : 1" The great Christian Doctrine of original sin defended , etc. ; 1758 ; — 2» History of rédemption; in -8°; — 3» Miscellaneous observations on important theological subjects; Londres, 1793; — i9 A Treatise conceming religious affections; 1746, in-8». Voy. la Notai. Biogr. génér.

III. EDWARDS (John), théologien anglican, né à Hertford en 1637, mort à Cambridge l'an 1716, acquit de la réputation comme prédicateur, et se fit remarquer par son dévouement lors de la peste de 1665. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1» A Discourse conceming the authority of the Old and New Testament ; Londres , 1693,2 vol. in-So ; — 2" Some thoughts conceming the several causes and occasions of Atheism; — 3» .Socinianism unmask'd; Londres, 1696, in-S»;

— 4» Démonstration of the divine existence and providence; ibid., 1696, in-S»;— 5° A Préservatif against socinianism ; Oxford , in-4'' ; — 6« The Doctrine offaith and justification ; ibid., 1708 ; — 7» Theologia reformata ; ili3 , 2 vol. in-fol. Voy. la ISouv. Biogr. génér.

IV. EDWARDS (Thomas), théologien anglais, mort en Hollande l'an 1647 , embrassa le parti des presbytériens, et écrivit contre les épiscopaux et les indépendants. Aussi , lorsque ces derniers eurent repris l'avantage, Edwards fut obligé de se réfugier en Hollande. Ses principaux ouvrages sont : 1" Gang, œna, or a catalogue and discovery of the errurs blusphemies and pernicious praclices of the sectaries ofthis time vented and acted in England; Londres, 1645-1647; — 2» Reasons against the indépendant gorernment of particular congrégations; 1641. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

V. EDWARDS (Thomas), théologien, né à Coventry l'an 172y, mort en 1785, fut ministre à

Saint- Jean de Coventry, d'où il passa au vicariat de Nuneaton en 1779. Ses principaux ouvrages sont : 1« A new translation of the Psahns from the original hebrew ; 1755; — 2» The Doctrine of irrésistible grâce proved to hâve no foundation in the doctrines of the New Testament; 1759 ; — 3" Prolegomena in libros Veteris Testamenti poeticos; 1762; — 4" Qualifications necessary to a correct interprétation of the New Testament ; dissertation soutenue en 1766. Voy. la Nottv. Riogr'. génér.

EDWIGE Voy. Hedwige.

I. EDZARDI (Esdras), orientaliste protestant, né d Hambourii lan 1629, mort en 1708, fut disciple de Buxtorf, et professa gratuitement dans son pays les langues orientâtes. On a da lui des thèses : de Pracipuis doctrinœ christianat capitibus adversus Judœos et Photinianos. Voy. les Acta litteraria Hamburg., février 1708.

II. EDZARDI (Esdras -Henri), théologien et historien, né à Hambourg l'an 1703, mort en 1733. Ses principaux ouvrages sont : 1° Histoire de l'Eglise de Suéde: Altona, 1720, in -8^; — 2o Disposition des dix commandements dans le catéchisme de Luther; Hambourg, 1721, in -8»; — 3» Véritable doctrine de l'élection de la grâce; 1721, in-4o; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Bio gr. génér.

III. EDZARDI (Georges-Eléazar), second fils d'Esdras, né à Hambourg en 1661 , mort l'an 1727 , professa successivement dans son pays le grec, l'histoire et les langues orientales. Il a traduit et annoté en latin plusieurs traités du Talrnud. On peut voir dans Richai-d et Giraud l'indica-, tion de ces divers traités.

IV. EDZARDI (Sébastien), troisième fils d'Esdras Edzardi , né à Hambourg en 1673, mort lan 1736, fut ministre et professeur de logique et de métaphysique au collège de son pays. Ses principaux ouvrages sont : 1» Utrum Pentateuchus a samaritano sacerdote sit conscriptus ? — 2° Utrum nomen Elohim a profano Chananceorum errore originetn ducat? — 3° Esaiœ cap. XI, Christo vindicatum ; — 4" Jacobi de Schilo vaticinium; — 5» de Decretis Dei hypotheticis : — a» de Usu logicœ in emphasibus sacris dissert., etc. Voy. les Supplém. français de Bûle. Richard et Giraud.

ENBERG (Jean), philosophe protestant , né à Upsal en Suède , a publié : 1" Sam. de Puffendorf lib. de Officia hominis in quœstiones et responsiones resulutus; Upsal, 1699, in-S"; — 2°/)!sputatio de Sortilegiis; ibid., 17U5, jn-S"; — 3" Index circa ceriitudinem moralium cogitationum; ibid., 1706, in -8». Voy. la Nouv. Biogr, génér.

EFFÉMINÉS (Effeminati), terme qui, dans les livres saints, désigne les hommes corrompus, consacrés à quelque divinité profane, qui se prostituaient en son honneur. Ils avaient des loges dans les bois de futaie où ils exerçaient leurs infamies. Voy. III Rois , Xiv, 24, et Isaïe , m , 4, où l'hébreu cependant porte néhârîm , c'est-à-dire enfants (pueri).

EFFETS CIVILS. Le pouvoir civil ne peut mettre au mariage que des empêchements relatifs aux eff't'ts civils. Voij. Empêchement. ^

EFFRONTÉS, nom donné à quelques hérétiques sortis des Antj-Trinitaires et des Osiandrites, qui parurent vers l'an 1534. Leur baptême consistait à se racler le front avec un ter et à y appliquer de l'huile. Ils prétendaient que c'était une idolâtrie d'adorer le Saint-Esprit, parce que l'Écriture ne l'ordonne pas, et Us ajoutaient que le Saint-Esprit n'était autre chose qu'une inspiration qu'on sentait naître oau»

EGBE

Page 1