EDUC
de Cantorbéry. Son culte a subsisté en Angleterre jusqu'au schisme des protestants. Le Maityrologe romain en fait mention. Voy. Surius. Mabiilon , v« siècle bénéd. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 63, 64.
EDME ou EDMOND , EME (Edmundus, Eadmundus), saint, mort le 16 novembre 1241, était lils d'Edouard Rich et de Mabille, personnes pieuses de la ville d'Abington , près d'Oxford. Pendant qu'il faisait ses études à Paris , il donnait des exemples continuels de piété, de modestie, de retenue et de sagesse. A son retour çn Angleterre il fit vœu de continence , et se mit sous la protection de la sainte "Vierge. Il prit le bonnet de docteur à Paris, et opéra de nombreuses conversions par ses prédications et ses leçons de théologie. Ce fut en tremblant et avec la plus grande peine qu'il accepta le siège primatial de Cantorbéry, et, dans cette haute position, il se distingxia par sa charité , son zèle, sa vigueur à corriger les abus, à déraciner les vices et à maintenir la discipline. Les persécutions auxquelles il fut en butte l'obligèrent de chercher un refuge en France, où il termina sa vie au monastère de Soissy, près de Provins. Il fut canonisé par Innocent Iv l'an 1249. Saint Edmond a laissé : 1" Spéculum Ecclesiœ, qui se trouve dans la Biblioth. des Pères, tom. III ; — 2" Constitutions diverses, en 36 canons , dans la Collection des conciles d' Angleterre et d'Irlande de Wilkins; — 3° des manuscrits contenant des 'prières^ des dissertations sur les sept péchés capitaux, le décalogue et les sept sacrements. On a plusieurs Vies de saint Edme; il y en a une tirée des manuscrits de l'abbaye de Pontigny; Auxerre, 1793, in -12; une autre composée par Robert, frère du saint, et une troisième plus détaillée, par Bertrand, secrétaire intime d'Edme. Voy. Matthieu Paris, Hist. d'Anglet. La ChrO' nique de Trivet, dans le tom. VlII du Spicilegium. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 64, 65. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. ratnol.
EDMOND ou EMOND (saint), roi des Est- Angles, ou Anglais orientaux , couronné à l'âge de quinze ans, le jour de Noël 855, mort le 20 novembre 870, descendait des anciens Saxons, que les Bretons avaient appelés dans leur pays avec les Juttes et les Anglais. Il monta sur le trône à l'âge de quinze ans, et gouverna avec la plus grande sagesse. Attaqué par deux princes danois , Hinguar et Hubba , il fut d'abord vainqueur, mais il finit par tomber au pouvoir de ses ennemis , qui , après lui avoir fait soulfrir mille tortures, le firent décapiter. Le Martyrologe romain place sa fête au 20 novembre , et son nom figure encore dans le calendrier de l'Église anglicane. Vuy. Surius. Matthieu de Westminster et tous les historiens d'Angleterre. Richard et Giraud. Feller, Biogr, univers. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 65.
I. EDNA et EDNAS , noms de deux vaillants hommes de la tribu de Manassé qui abandonnèrent le parti de Saiil pour embrasser la cause de David. Voy. I Paralip., xii, 20.
EDNA, général des troupes de Josaphat, roi de ,luda. Voy. Il Paralip., xvii, 14.
III. EDNA , lévite qui , au retour de la captivité de Babylone, fut obligé de quitter sa femme, parce qu'il l'avait épousée contre la loi. Voy. I Esdras, x, 30.
EDOM ou ESAtI , fils d'Isaac et frère de Jacob, fut nommé Edom, (jui signifie l'oux, à cause de la couleur de son teint, et des poils dont il
était tout couvert guand il naquit (Genèse, xxv, 25), et parce qu'il vendit son droit d'aînesse pour un plat de lentilles rousses (vers. 30). L'Idumée tire son nom d'Edom, et dans l'Écriture elle est souvent appelée pays d'Edom. Voy. EsAU. Idumée.
I. EDOUARD, dit le Confesseur (saint), roi anglo-saxon , né à Islip vers l'an 1004, mort le 4 janvier 1066 , fut élu roi avant sa naissance , au préjudice des princes Edmond et Alfred, ses frères aînés. A peine fut-il né qu'on le mena en Normandie pour le soustraire à la fureur des Danois , et dès l'âge le plus tendre il se distingua par une piété solide, jointe au plus heureux naturel. Il remonta sur le trône l'an 1043, et épousa Edithe , fille du comte Godwin , avec laquelle il vécut dans une complète continence. Il fut favorisé du don des miracles et de celui de prophétie, et régna avec sagesse durant vingttrois ans. Alexandre 111 le canonisa lan 1161, et l'Église honore sa mémoire le 5 janvier. Voy. Richaid et Giraud. Feller, Biogr. univers. Gaét. Moroni, vol. XXI, p. 65, 66. \J Encyclop. cat/iol.
II. EDOUARD, dit le Martyr (saint), roi des Anglo- Saxons, né vers l'an 962, mort le 18 mars 978, était frère de père de sainte Edilhe , et oncle d'Edouard le Confesseur. Il monta sur le trône à l'âge de quinze ans , et fut sacré paisaint Dunstan l'an 975. 11 s'appliqua à faire fleurir la t-eligion, et à étabhr le règne de Dieu dans le cœur de ses sujets. Elfrida, sa belle -mère, voulant assurer le trône à son fils Ethelred , le fit assassiner dans le château de Corlfe, situé dans le comté de Dorset. Presque tous les Martyrologes, si l'on en excepte le romain moderne, lui donnent la qualité de martyr, quoiqu'il n'ait pas souffert pour rendre témoignage à la foi de Jésus-Christ. Sa vie, écrite par un ancien auteur, se trouve dans la chronique attribuée à Jean Brompton , abbé de Jorvall , dans le diocèse d'York, lequel vivait à la fin du xii* siècle. Henschenius en a ramassé plusieurs fragments historiques. Voy. Richard et Giraud.
I. EDRAl, en hébreu Edrehi , ville située au delà du Jourdain , et appartenant à la tribu de Manassé. Voy. Noinbr., xxi, 33. Deutéron., i, 4. Josué , XII, 4. Voy. aussi, pour cet art. et le suiv., Reland, Palœstina illustrata, p. 547, 746. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
IL EDRAÏ , en hébreu Edrehi, ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué , xix, 37.
EDWARD (Jean), anglican de l'université d'Oxford, mort en 1712, a laissé : lo Préservatif contre le socinianisme , in-4°; — 2" Traité de justification; — 3° Y Art de précfier. Voy. Moréri , Diction, histor., édit. de 1759.
ÉDUCATION. Un des devoirs les plus sacrés des parents est de donner à leurs enfants une bonne éducation, c'est-à-dire une éducation religieuse; car, on ne saurait le contester sans fermer volontairement les yeux à la lumière, une pareille éducation est le plus précieux des biens qui puissentjamais être départisà l'homme. Aussi est-on généralement d'accord sur ce point, au moins spéculativement, la divergence d'opinions qui existe ne portant que sur l'application du principe. Pour nous en particulier, nous trouvons que l'élément chrétien occupe trop peu d'espace dans le plan d'éducation que l'on donne à la jeunesse. D'où résulte cette fâcheuse mais inévitable conséquence , que les élèves , même ceux qui ont été formés dans nos meilleures institutions, terminent leurs études en n'ayant qu'une idée bien imparfaite, que des notions vagues de la religion chrétienne , tandis qu'ils ont une certaine instruction dans les mystères