‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 724 sur 1220 · II. ÉGLON, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV · texte numérisé non relu

II. ÉGLON, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV

EGNATIA , ville épisc. de la Byzacène , dans r.\fnque occidentale, sous la métropole d'Adrumète. Voy. les Notittœ Africanœ. De Commanville , /■■« Table alphabet., p. 96.

EGOSILLE ou ESCOBILLE , ou SCUBICULE, ou SCUVICULE (saint), compagnon et diacre de saint Nicaise , apôtre du Vexin français, souffrit le martyre avec lui. Voy. Nic.\iSE.

ÉGOÎSMÉ {Amor sui), amour-propre, vice de l'homme qui rapporte tout à soi. L'homme peut et doit s'aimer lui-même; ainsi le crime de l'égoïste n'est pas précisément de s'aimer, mais de s'aimer faussement, et d'une manière perverse et coupable. Car, au lieu de rapporter son amour à son union avec Dieu, son créateur et son maitre, il se retire froidement en lui-même, s'isole et s'enfeime dans sa personnalité pour y trouver son bonheur et sa joie. Tout ce qui existe , tout ce qui se passe dans le monde na de sens et de prix à ses yeux qu'autant que les choses se rapportent à lui, et favorisent ses projets et ses intérêts pei"Sonnels, comnrie si le monde n'avait été créé que pour lui. L'égoïsme est la racine de tous les maux , la source de toutes les erreurs et de toutes les dépravations. Voy. le Diction, de la théol. cathol.

ÉGOZEO (.Monachem), rabbin , a laissé : 1» un volume de Discours sur la Genèse, loué,par bao-

ÉGYP

EIGÈ

taï comme étant un ouvrage admirable ; Belvédère , près de Constantinople ; — 2» une collection de Consultations légales de différents rabbins, publiée à Constantinople, à Prague et à Mantoue au xvi« siècle. Voy. De Rossi, Dizionario storico, tom. I, p. 412.

EGUGA et EGULGA. Voy. Ega.

EGWIN (saint), nommé aussi Eugenius, bénédictin, mort l'an 716, devint évêque de Worcester. On a de lui : 1» de Origine et institutione Ccenobii Covesharnensis ; — 1° de Suis Apparitionibus; — 3" la Vie de saint Althelme ou Aldhelme , et de plusieurs autres saints. Voy. Leland, c. Lxxxviii. Pitseus, p. 121.

I. EGYPTE, ÉGYPTIENS, pays de l'Afrique nommé le plus souvent dans le texte hébreu de l'Ancien Testament Mitsmïm , qui est la forme du duel des noms , et qui semble par là même signifier la haute et la basse Egypte ; le même duel s'emploie aussi assez fréquemment pour désigner les Égyptiens , le peuple égyptien. Le singulier Mâtsôr parait signifier la basse Egypte, et le mot Phatrôs, la haute. L'Egypte est encore appelée dans le texte sacré le pays de Cham; c est-à-dire de Cham , lils de Noé , lequel peupla l'Afrique. (Foy. Cham.) Les Septante portent Aiguptos, d'où vient le latin JEgyptus, et le français Egypte. Les anciens géographes mettaient une partie de l'Egypte dans l'Asie, et l'autre dans l'Afrique. La partie d'Asie était à l'Orient du Nil , et l'autre partie à l'occident du même fleuve. Souvent aussi dans les anciens on attribue à l'Arabie la partie de la basse Egypte qui est à l'orient du Nil; et, d'un autre côté, l'Ecriture assigne le même terrain au. pays de Chus , qui est si souvent traduit par Ethiopie. (Voy. Chus, n° IIL) Les ennemis de la révélation divine ont beaucoup fait valoir la haute antiquité des Égyptiens pour combattre la chronologie de Moïse, et en conclure que ce chef des Hébreux, en donnant à son peuple des lois et des cérémonies, n'avait fait que copier le rituel des Égyptiens. Ils se sont principalement appuyés sur les documents historiques de ce peuple , aussi bien que sur sa science et ses monuments astronomiques ; mais leurs efforts n'ont abouti à rien. L'Egypte se convertit au christianisme de très -bonne heure, puisqu'il passe pour constant que saint Marc , envoyé par saint Pierre , fonda l'Église d'Alexandrie (Compar. Alexandrie , n» VI), et répandit l'Évangile non-seulement dans le reste de l'É^ypte, mais dans la Lybie , dans la Numidie et la Mauritanie, ou par lui-même , ou par les prédicateurs qu'il y envoya. Voy., pour les différentes questions qui se rattachent à l'Egypte, D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. L'abbé Maurier, Description de l'Egypte..., composée sur les Mémoires de M. de Maillet , ancien consul de France au Caire. Richard et Giraud. Etienne Quatremère , Rechei-ches crit. et histor. sur la langue et la littér. de l'Egypte. Champollion le Jeune, Lettre à Mgr Wiseman, lue par ce dernier dans son huitième discours prononcé à Rome; publiée depuis avec ce niême discours, et reproduite dans Nicolas, Études philosophiques sur le christianisme , tom. I""", p. 402-404, 1850, 5« édit. J.-B. Glaire, les Livres saints vengés, tom. I", p. 145 et suiv., où sont discutés les différents titres sur lesquels les incrédules se sont fondés pour donner la plus haute antiquité au peuple égyptien. Gaet.Moroni, vol.XXI, p. 87-141. Le Diction, de la théol. cathol.

II. EGYPTE (le Torrent d'), dont font mention plusieurs livres de l'Ancien Testament, désigne, selon les uns, le Nil lui-même, et,

selon les autres, le petit torrent oui coulait aux environs de Rhinocolure , aujourd'hui El- A risch. Cette dernière opinion est beaucoup plus commune, et à nos yeux plus fondée. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire , /«froduction. etc., tom. II, p. 10.

ÉGYPTIENS. Voy. Egypte, n» I.

EHINGER (Élie), théologien allemand, né l'an 1573, mort en 1653, exerça les fonctions de pasteur à Kœfermarck, dans la haute Autriche ; mais ses croyances religieuses lui ayant suscité des difficultés, il se retira à Rothembourg. Plus tard il obtint du sénat d'Augsbourg une chaire de professeur, et il devint, l'an 1618, recteur et bibliothécaire de cette ville. Il a laissé ; 1» Apostolo)'um canones et conciliorum décréta, grœce et latine; Wittemberg , 1614, in-4o; — 2" Quœstiones theologicœ et philosophicœ Ccesarii, S. Gregorii Nazianzeni fratris, or, et lat. ; Augsbourg , 1626 , in - 4" ; — 3" Thésaurus an~ tiquitatum ecclesiœ; Francfort, 1662, in -4"; — 4" plusieurs écrits dont les uns sont indiqués dans Richard et Giraud, et les autres dans la Nouv: Bioqr. génér.

I. EHRARD ou ERHARD (Gaspard), bénédictin de la congrégation des Saints-Anges en Bavière , a publié : Dulcis memoria in sancta Evangelia , seu vita , doctrina et mysteria Jesu Christi, per brevem commentarium in sancta Evangelia explicata; Augsbourg, 1719, in-8". Voy. Feller, Biogr. univers.

II. EHRARD ou ERHARD (Thomas-Aquinas), bénédictin allemand du xviiP siècle. On lui doit : 1° Gloria S. Benedicti in terris adornata; Augsbourg, 1720, in-4<'; — 2» la Bible en latin et en allemand, avec des remarques théologiques et chronologiques ; ibid., 1726; — 3» Manuale Biblicum ; 1724, in-4» ; — 4» Polycrates Gersennensis in qua IV libri de Imitationc Christi , Joannis Gersennensis, abbatis Ordinis Benedicti vindicantur ; contra scutum Kempense instructus, seu apologia pro Jo. Gersonio protoparente lihelli de Imiiatione J.-C, contra Euseb. j4mor/.; Munich, 1729, in-8''; — 5'' Isagoge et Commentarius in universa Biblia S. Vulgatœ editionis , Stxti V et démentis VIII pont. rom. auctoritate recognita ; Augsbourg, 1729 et 1735, 3 vol. in-8»; — 6» Libri IV de Imitatione Christi Jo. Gersonii, in versus distributi, cum novis concordaJitiis ; vers 1739, in-8" ; — 7» Concordantir/' Bibliorum Wessof'on- /«?<«; Augsbourg , 1751, 2 vol. in-S". Voy. Feller, Biogr. univers. La f^ouv. Biogr. génér.

III. EHRARDT ou ERHARDT (Simon), philosophe protestant, né à Ulm l'an 1776, mort à Heidelberg en 1829, professa à Schweinfurt, à Ansbach, à Nuremberg, àErlangen, à Fribourg et à Heidelberg. Outre un grand nombre d'ouvrages philosophiques, il a laissé : Leçons sur l'étude de la théologie; Erlangen, 1810*, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ÈHRLICH (M. Jean-Théopfiile), protestant, né à Rabenau, près de Dresde, l'an 1719, mort en 1779, remplit à Leipzig et à Poppendorf divers emplois ecclésiastiques. Il a laissé : 1° de Inveterato inter ecclesiam grœcam et latinam odio ; 1745 , in-40 ; — 2» de Erroribus Pauli Samosateni; 1745, in-4» ; — 3» Epistola grœca Julii primi , episcopi romani, e codice Oxonice eruta , latine versa. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

EIBAR, Voy. Abiar.

EICÈTES 6n HEICÈTES , ou HICÈTES , hérétiques du vil" siècle qui professaient la vie monastique, et qui s'imaginaient qu'on ne pouvait louer Dieu qu'en dansant et en sautant, Ïiarce qu'il est dit dans l'Exode que Moïse et es enfants d'Israël avaient chanté un cantique

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