‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 729 sur 1220 · ELEU · texte numérisé non relu

ELEU

Introduction , etc., toin. V, p. 241, et généralement tous les interprètes du Nouveau Testament.

ÉLECTEUR {Elector), et quelquefois Elisant (Eligens), celui qui a droit d'élire à quelque charge, office, dignité et bénélice. Le concile de Bàle veut que ceux qui procèdent à l'élection d'un officier ecclésiastique entendent auparavant la messe du Saint-Esprit, se confessent et communient; sinon ils seront privés de la faculté d'élire. Voy. Éi.ection. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

ÉLECTION , terme qui se prend : 1^ dans l'Ecriture pour le choix que Dieu fait, par son bon plaisir, des anges et des hommes, pour des desseins de grâce et de miséricorde; 2" pour l'acte intéi'ieur de la volonté par lequel on se détermine; '6° pour l'acte extérieur de la volonté par lequel on choisit une chose ou une personne par préférence à une autre. Prise dans ce dernier sens et dans le style ecclésiastique, l'élection est le choix que fait canoniqueinent un corps, une communauté ou un chapitre, d'une personne capable, pour remplir quelque dignité, office ou bénéfice ecclésiastique. Quant aux différentes espèces d'élection, à l'origine de l'élection, aux différentes formes de l'élection et aux autres questions qui se rattachent à l'élection, voy. les canonistes en général. Foy. aussi, en particulier, Gibert, Instit. ecc/e'A\, p.344. Pontas, au mot Élection. Collet, Moral., tom. II, p. 372. Le quatrième concile de Ditran, en 4215. Le prem. conc. (jénér. de Lyon, en 1245. Le sec. conc. génér. de Lyon, en 1274. Le conc. de Bourges, en 1276. Ordonn. d'Orléans, art. 1, 3. Ordonn. de Blois , art. 3. Édit de 1606, art. 4. Pérard Castel, Qiiest. notables, tom. I. De La Combe, Recueil de jurifprud. canon. Les Mém. du clergé, tom. XII, p. 1199 et suiv. L. Ferraris, Prompta Biblioth. canon., ad voc. Electio. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon. jiorta.tif. Bergier, Diction, de thèol. Gaet. Moroni,qui, dans le vol. XXI, p. 197 et suiv., s'étend longuement sur l'élection des Papes et cite une foule d'auteurs qui ont écrit sur ce sujet. Le Diction, encyclop. delà théoI. catliol. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

ELECTRUM dans la Vulgate, et Élektron dans les Septante , sont la traduction du mot Haschmal , qu'on lit dans le texte hébreu d'É/échiel (i, 4,27; VIII, 2). Orre/ec//MOT signifie ici, comme l'a justement remarqué Gesenius dans son Thésaurus, une espèce de métal d'un éclat très-remarquable; c'est de l'or dans lequel il entre un cinquième d'argent. D'autres, comme Bochart, suivi par Rosenmiiller dans ses Scholia in Ezech. et son édition de Bochart, l'entendent d'un métal composé d'or et d'airain. Voy. Bochart, de Animalib. sacr., tom. II, 1. VI, c. xvi; édit. de Leipzig, tom. III, p. 876-893.

ELEEMOSYNA. Voy. Aumône, noll.

I. ELEFANTARIA , ville épisc. d'Afrique, dans la province Proconsulaire, sous la métropole de Carthage. Elle est marquée dans les Tables de Peutingei' proche d'Utique.

II. ELEFANTARIA, ville épisc. de la Mauritanie Césarienne , en Afrique. L'un de ses évèques, Miggin , assista au concile de Cabarsuse. Voy. les Not., n. 96.

ÉLEHANAN. Voy. Elchanan.

ELEN, en latin ELENUS (Jérôme), jurisc.

belge, né à Baal, dans la Campine, mort à Anvers l'an 1576, professa à Louvain le grec et le droit. Outre un ouvrage sur le droit civil, qui a été réimprimé dans le Thésaurus d'Everard Otton, on lui doit : J. Lanceloti Institutionesjuris

canonici, annutationihus legumquc indicibus illustr.; Anvers, 1566, in-8". Voy. André- Valère , Biblioth. Belg. Moréri, le Grand Diction, histor. ÉLEPH, ville de la tribu de Benjamin. Voy. Josué, x^viii, 28.

I. ÉLÉPHANT. Il en est souvent parlé dans les livres des Machabées; mais l'animal que Job désigne sous le nom de Béhémoth (xl, 10, dans la Vulgate , et 15 dans l'hébreu), est plutôt l'hippopotame. Voy. Béhémoth. J.-B. Glaire, /«iroduction , etc., tom. II, p. 59 et 336. Richard et Giraud. Le Diction, encyclop. de la théol. catholioue.

II. ÉLÉPHANT (ORDRE DE L'), Ordre institué par Christian 1", roi de Danemark, vers l'an 1474, en l'honneur de la Passion de IS'otre-Seigneur. On le met aussi sous la protection de la sainte Vierge, et on l'appelle encore aujourd'hui Ordre de Sainte- Marie. Voy. Hélyot, Hist. des Ord.monast., tom. \Ill, p. 384. Léonard-Louis Voigt, Regius Ordo Elephantinus. Valer. Ernest. Loescherus, de Ordine Elephantino. Hermanf, Hist. des relig. ou Ordres militaires de l'Eglise et des Ordres de chevalerie, p. 321 et suiv. Janus Bischeradius , Breviarium équestre, seu de illustrissinio equestri Ordine Elephantino, etc.

ELEPHANTIASIS. Voy. Lèpre.

ELESBAAN ou ELESBÀAS.ELEBAAN (saint), roi d'Ethiopie, mort vers l'an 528, accéda au désir de Justin l'Ancien , qui l'avait prié de déclarer la guerre à Dunaan , roi des Homérites , ou des Sabéens dans l'Arabie, lequel persécutait cruellement les chrétiens. Elesbaan vainquit ce prince, s'empara de sa personne dans la ville de Pharan, et le fit mourir; puis il rétablit la religion dans ce pays, répara les églises, et, à son retour en Ethiopie, il envoya sa couronne en offrande à Jérusalem. Quant à lui , il se revêtit d'un cilice et se renferma dans un monastère , où il termina ses jours dans la prière et la méditation. Le Martyrologe romain moderne a placé sa fête au 27 octobre. Voy. les Act. de S. Arétas. Théophane, Cédrénus, Zonare,au règne de Justin I".

ELEUS, siège épisc. de la province Hellade, au diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Corinthe. On n'en connaît que trois évèques, dont le premier, Georges, assista au concile qui rétablit Photius. Voy. VHist. turcogrœc, 1. II, p. 147. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 225. Richard et Giraud.

ELEUTHERA, ville épisc. de l'île de Crète, au diocèse de l'Illyrie orientale, sous la métropole de Gortyne. Elle a eu deux évêques, dont le premier, Euphratas, assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. II, p. 270. Richard et Giraud.

L ÉLEUTHÈRE, nom d'un fleuve ou d'une rivière de Syrie qui a sa source entre le Liban et r.\nti-Liban. Éleuthère, comme on le croit généralement aujourd'hui, est le Nahr el Kebir (le grand ileuve) actuel. Voy. I Machab., xi, 7; XII, 30. Conrad Mannert et Ukert, Geogr., t. VI, p. 303. Le Diction, encyclop. de la théol. catholique. ,

IL ÉLEUTHÈRE (saint), pape, né à Nicopolis, mort le 26 mai 185, succéda à Soter en 177; Pagi et les BoUandistes font remonter plus haut son pontificat. On dit que les fidèles des Gaules lui ayant écrit au sujet des Montanistes, il leur répondit par une décrétale; mais cette pièce est rejetée par les savants, ainsi que la demande qui , dit-on, lui fut adressée par Lucius, roi des Bretons, pour obtenir des missionnaires qui prêchassent la foi dans son royaume. L'Eglise honore sa fête le 26 mai. Voy. saint Irénée, 1. 111,

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