‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 730 sur 1220 · ÉLÉV · texte numérisé non relu

ÉLÉV

ÉLIA

c. m. Eusébe, Hist., 1. IV, c, xxi. Tilleraont, Mémoires. Baronius, Annales. Platina, Historia lie Vitis Pontificum, P» XXIV. Artaud de Montor, Vies (les souverains Pontifes, tom.I'^'^, p.81. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 195. Le Diction, encydop. de le theol. rathol. Richard et Giraud.

III. ÉLEUTHÉRE (saint), martyr de Nicomédie, en Bithynie, mort l'an 303, "à l'occasion de lembraseniênt du palais de l'empereur, dont on voulait rendre les chrétiens responsables. Les Latins célèbrent sa fête le 2 octobre. Voy. Lactance, de la Mort des persécut., c. xii. Eusébe, Hist.. 1. VIII, c. VIII. Tillemont, Hist. de la uerspcitt . de Diocle't., art. 9. Richard et Giraud.

IV. ÉLEUTHÉRE (saint), évêque de Tournay, né l'an 450. mort l'an 53!2, fut élevé avec saint Médard et élu évêque l'an 486. Il eut à surmonter de grandes difficultés dans le gouvernement de son diocèse, et il lutta avec zèle contre le paganisme et Ihérésie. Il lit cinq fois le voyage île Rome, et il périt dans une émeute suscitée par les hérétiques, qui niaient le mystère de l'Incarnation. On lui attribue : i° des Sermons ;

— 2" une Profession de foi sur le mystère de lu Trinité, présentée l'an 500 au pape Symmaque;

— 3° une Prière in extremis pour la foi et pour lu prospérité de l'Église de Tournay. Ces écrits se trouvent dans la Biblioth. Patnim, tom. XV de l'édit. de Cologne, et tom. VIII de celle de Lyon. On célèbre sa fête à Tournay le 20 février, et les Martyrologes le mentionnent encore au 30juin. Voy. Bollandus, Acta Saiictorum. 187. Dom Rivet, Hist. littér. de la France. Richard et Gira\id. La Souv. Biogr. génér.

V. ÉLEUTHÉRE (saint), évêque d'Auxerre, succéda l'an 532 à saint Drocloald, ou Drouaut, ou Drouet. Il assista au deuxième , au troisième, au quatrième et au cinquième concile d'Orléans. Il mourut, comme l'on croit, le 16 d'août, jour auquel on célèbre sa fête. C'est tout ce que l'on sait de ce saint.

VI. ÉLEUTHÉRE (saint), abbé de Saint-Marc, près de .Spolète, vivait au vi» siècle. Saint Grégoire le Grand ne nous a fait connaître aucune des particularités de sa vie ; il a seulement parlé de la simplicité de son cœur et de l'efficacité de ses prières. Il mourut dans le monastère de Saint-André de Rome. Voij. S. Gréa., pape, Diulog., 1. III, c. xxxiu. Bult'eau, Hist. de tOrd. de Saint-Hpnott,]. Il,c. xviii. Richard et Giraud.

VII. ÉLEUTHÉRE (Augustin), luthérien allemand, a laissé un petit traité singulier et devenu rare : de Arbore scientiœ boni et mali; Mulhausen, 1560, in-8». Voy. Fellei-, Biogr. univers.

ÉLEUTHÉROPOLIS , ville épisc. de la première Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Césarée. Eusèbe et saint .lérôme en parlent comme d'une ville considérable ; elle a été détruite par les Sarrasins lan 796, et n'a pas été rebâtie. Selon De Comrnanville , elle fut érigée en évêché au v« siècle , et en archevêché honoraire au xii«. Éleuthéropolis a eu neuf évêques , dont le premier, .luste , fut un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ. C'est aujourd'hui un simple évêché inpartihus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 632. De Cornmanville , /r^ Table alphabet., p. irj. Ri- «-•hard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXI , p. 196.

ÉLEVATIOM , partie de la messe où le prêtre élève au-dessus de sa tète la sainte hostie et le calice, dès qu'il les a consacrés, pour faire adorer Jésus-Christ au peuple, après l'avoir adoré lui-même en faisant une profonde fiénullexion. Cette cérémonie n'a été introduite dans l'Église latine qu'au commencement du xii' siècle, et après l'hérésie de Bérenger, atin de professer

d'une manière éclatante la croyance de la présence et de la transsubstantiation, qu'il avait attaquée. D'où les protestants ont faussement prétendu que le dogme de la présence réelle et de la transsubstantiation n'avait commencé à s'établir que sur la lin du xi*^ siècle ; erreur qui a été complètement réfutée par Bergier dans son Diction, de théologie. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXI,

ELFRED. Voy. Alfred, n° I.

ELFRIC. Voy. Alfric.

ELGERSMÂ (François), protestant hollandais du xvii« siècle, a laissé : i» le Chaitcrede Ihérésie socinienne; Leuwarden, 1686; — 2° le Chant de Jésus mourant, etc.; en hollandais et en allemand ; 1694. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ELGIN (Elginium ou Elgis), appelée, aussi Mourai (Moravia), ancienne ville épisc. d'Ecosse située dans le comté de Murray, sur la rivière de Lossie. sous la métropole de Saint- André. De Commanville dit qu'elle fut érigée en évêché l'an 1086. Vot/. De Commanville, P^ Table alphabet., p. 97, 98. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 246, 247.

I. ELI , ce mot, qui se lit dans saint Matthieu (xxvii , 46), est hébreu, et signifie : Mon Dieu. Il est tiré du Ps. xxi, 2 (dans l'hébreu, xxii, 2). Au lieu de Éli, saint Marc (xv, 34) dit Éloî, qui est syiiaque, et a la même signification.

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