‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 734 sur 1220 · EUE · texte numérisé non relu

EUE

de la terre de Chanaan. Vou. Xombi'es, xxxrv,

ÉLIDRU (sainte), est la même que sainte Audtf/. \ ijy. AlDRY.

I. ELIE, prophète, né à Thesbé, ville située au delà du Jourdain, dans le pays de Galaad, fut suscité par Dieu poui' s'opposer à lidolàtrie. Il prédit à Achab la sécheresse qui devait aflliger son royaume, confondit les prêtres de Baal, et annonça à Achab les malheurs dont sa maison était menacée pour avoir fait mourir Naboth. Il opéra plusieurs miracles, et fut enlevé au ciel sur un char de feu. Dès le milieu du Yi« siècle , le culte d'Élie était établi à Constanlinople, et, depuis le x» siècle, on a placé la fête de l'enlèvement dÉlie au 20 juillet. Sixte V accorda aux Carmes une octave annuelle pour la grande fête dÉlie , an 20 juillet , après ([ue la congrégation des Rites eut approuvé son office, où il était qualilié de fondateur et d'in*tituteur de leur Ordre. Toi/. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

II. ÉLIE (saint), martyr de Césarée en Palestine , était Égyptien. Accompagné de quatre de ses compagnons, il alla visiter par dévotion les confesseurs qui étaient condamnés aux mines de Cilicie , et comme il s'en retournait il fut arrêté avec ses quatre compagnons. On les conduisit au juge Firmilieu , qui l'interrogea sur son pays et sur sa profession. Élie , parlant allégoriquèment, lui dit qu'il se nommait Élie, que ses compagnons s'appelaient Jérémie , Isaïe , Samuel et Daniel, et quils étaient de la ville de Jérusalem , entendant parler de la Jérusalem céleste. Le juge, croyant qu'Élie parlait de quelque place forte appartenant aux chrétiens, les condamna à mort. L'Église les honore le 16 féviier. Eusèbe a écrit leur histoire dans le petit Uvre des Martyrs de la Palestine. Voy. Richard et Giraud.

III. ÊLIE (saint), solitaire et martyr du rnont Sina, vivait du temps de Pierre, patriarche d'Alexandrie , successeur de saint Athanase. A cette époque des Sarrasins sortis du fond de l'Arabie envahirent la solitude du mont Sina, et massacrèrent un grand nombre danachorètes, parmi lesquels se trouvait Élie. Leur histoire, écrite par Ammonius en égyptien, et traduite en grec par le prêtre Jean , a été publiée en original par le P. Combelis , et traduite en français par Le Sueur. On célèbre leur fête le 14 janvier. Voy. Bulteau, Hist. monast. d'Orient, p. 209.. Richard et Giraud.

IV. ÉLIE (saint), évèque de Jéru.salem, né en Palestine, mort l'an 518, se retira dans le désert de Nitrie, en Egypte, où il mena la vie de solitaire. La persécution exercée par les Eutychiens contre les catholiques Tobligea de revenir en Palestine. Vers l'an 495, Élie fut élu patriarche de Jérusalem; mais l'empereur Anastase, prévenu par quelques hérétiques, le chassa de son siège et le relégua au diocèse d".\ile, où l'abbé Sabas venait le visiter tous les ans. Le patriarche lui annonça la mort de l'empereur, et ajouta qu'il le suivrait dans dix jours pour plaider sa cause devant le tribunal de Dieu ; cette prédiction ne tarda pas à se réaliser. Le Martvrologe romain place sa fête au 4 juillet. Voy. Evagre, Hist. ecclés., 1. 111 et IV. Le moine Cy- 1 ille. Vies de saint Euthyme . de saint Sabas et de suint Jean le Silencinire. Baronius, Annales. Richard et Giraud.

V. ÉLIE , archevêque de Crète ou de Candie, vivait au vm« siècle. Il assista, l'an 787, au septième concile général de Nicée. 11 a laissé :

1» Commentaires sur les œuvres de saint Greyoire de Nazianze, traduits par l'abbé de Billv et imnnmés avec saint Grégoire; Paris, 1583, 1609, 1630; — 2o Commentaires sur f Échelle de saint Jean Climaque; — 3» Réponse à Denys le Moine sur ses sept différentes uuesiions . publiée par Binefidius, Juns Orientatis, lib. Itl, p, 485, et Léurclave, Jus grœc.-rom., tom. I, p. 335. Voy. Grand-Colas, Critique, tom. II, p. 103. Richard et Giraud.

VI. ÉLIE, archevêque de Maru, a composé des commentaires : 1» sur la Genèse; — 2» sur les Psaumes; — 3» sur les Proverbes: — 40 sm- V Ecclésiaste : — 5° sur le Cnntiqtie des cantiques;

— 6" sur Isaïe; — 7» sur les Épitres de saint Paul; — 8° un volume de Y Hii taire ecclésiastique;

— 9° des Épitres de consolation., 10° des Expositions sur les leçons de l'Évangile. Voy. Ebed- Jésu, Cotai, des écrie, chaldéens.

VIL ÉLIE BARSENIA , archevêque de Soba, a laissé : l*» plusieurs Oraisons: — 2" quatre livres de Décisions sur des matières ecclésiastiques: — 3«des Annales; — 4» des Lettres écrites en syriaque et en arabe. Voy. Ebed-Jésu, Caial. des érrir. chaldéens.

VllI. ÉLIE DE COXIDA, de l'Ordre de Citeaux , né à Coxida, près de Furnes, en Flandre, mort en odeur de sainteté le 16 août 1203, était abbé de Dunes. Il a laissé quelques Discows nutroux, dont deux ont été publiés l'an 1649 par le P. Charles de Visch, religieux du même ordre. Voy. Henriquez, in Menolog. Cùterc. Ch. de Visch, Bihlioth. Scnptor. Ord. Cisterc.

I. ÉLIEL, appartenait à la tribu de Manassé, et était un vaillant homme du temps de Joathan, roi de Juda, et de Jéroboam II, roi d'Israël. Voy. I Paralip., v, 24.

IL ELIEL, lévite de la famille de Caath. Voy.

I Paralip., vu, 24.

III. ELIEL, nom de deux vaillants guerriers qui accompagnèrent David dans sa disgràr.-e pendant la persécution de Saùl. Vou. I Paralip., XI, 46.

I.ÉLIÉZER, né à Damas, était intendant de la maison d'Abraham; il fut envoyé par son maître en Mésopotamie pour en ramener une épouse à son lils Isaac. Voy. Genèse, xv, 2; XXIV, 2 et suiv.

IL ËLIEZER, fils de Moïse et de $éphora, naquit à Madian pendant le séjour de Moïse dans ce pays-là. Il eut un fils nommé Rohobia. Voy. Exodè, IV.

III. ÉLIÉZER, lévite, sonnait du cor devant l'arche lorsque David la transporta à Jérusalem. Voi/. I Paralip., xv, 24.

ÏV. ÉLIÉZER, iils de Zéchri, appartenait à la tribu de Ruben, et était chef de vingt-quatre mille hommes de sa tribu sous le règne de Salomon. T'^v- I Paralip.. xxvii, 16.

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