ÉLUS
EMAL
Saint-Augustin, né à Bruxelles, mort l'an 1654, a donné un ouvrage sur les écrivains de son Ordre, sous ce litre : Encomiasticon Augnstiniamim; Bruxelles, 1634. Voy. Foppens, Biblioth. Belg., pars. 2. Richard et Giraud.
ÉLSNER (Jacques), savant protestant, né à Saalfeld l'an 1692, mort en 1750, professa la théologie et la philologie à Bingen , et devint recteur et premier professeur du gymnase Joachim, à Berlin; plus tard il fut premier prédicateur à l'église paroissiale. Ses principaux ouvrages sont : 1° Ohservationes sacrœ in Novi Fœderis lihros; tom, I, Libros historicos complexus; Utrecht, 1720, in-S»; tora. II, Epistojas Apo^tolorum et Apocalypsin complexus; ibid., 1728, in-8"; — 2» Explication de l'Épitre de saint Paul aux Philippiens, par des sermons; ibid., 1741, in-4''; — d" de l'Excnlknce de la Ter re -Sainte , dans Y Histoire de l' Académie de Berlin; 1745. Voy. la Nonv. Biogr. géne'r.
ELSWICH (Jean-Herman d'), théologien luthérien, né àRensbourg l'an 1648, mort en 1721, a laissé : 1° Cornmentatio de reliquiis papatus Eccl. lutheranœ temere afflictis; — 2« Dissertationes de Melchisedech ; — 3° Ohservationes philolofjicœ super Witteri comtneniatione in Genesim ; — 4° Epistolœ famiiinres ; varii , t/ieologici potissiïuum , argumenti; — 5" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Voy. Moréri, édit. de Hollande, 1740, et de Paris,
ELTECON , ville de la tribu de Juda située aux confins de la tribu de Benjamin. Foy. Josué, XV, 59.
ETHÉCÉ , ELTHÉCO, ville de la tribu de Dan ; on la donna aux Lévites de la famille de Caath. Ko?y. Josué, XIX, 44; xxi , 23.
ÉLTHEM. Voy. Esthamo.
ELTHOLAD , ville de la tribu de Juda qui fut ensuite cédée à la tribu de Siméon. Voy. Josué, XV, 30; XIX, 4, et Compur. ïiiolad.
ÉLU {Electus), terme qui désigne : 1" les saints que Dieu a choisis pour le bonheur éternel , qu'ils ont su mériter en effet , ceux que l'on appelle pour cela prédestinés; '2° \es prédestinés, tous ceux qui sont appelés à la grâce du christianisme. Quant à la question de savoir dans lequel de ces deux sens on doit entendre le mot de Jésus-Christ : Beaucoup sont appelés, mais peu sont e7M5(Matth., xx,16), les Pères, les théologiens et les interprètes les plus habiles sont partagés d'opinion. On peut les consulter.il est certain que tous sont appelés à la vie éternelle, au salut (l Timoth., u, 4); mais il n'est pas moins certain , à ne consulter que l'expérience , que c'est le bien petit nombre qui vit d'une manière digne de cette sainte vocation.
ÉLUL ou ËLOUL, mois des Hébreux qui n'a que 29 jours, et qui, selon les rabbins, commence à la nouvelle lune d'août, ou à la nouvelle lune de septembre, suivant J.-D. Michaëlis et généralement tous les critiques qui sont venus après lui. Élul est le 12» mois de l'année civile et le 6« de l'année sainte. Les Juifs jeûnent le 7' ou le 9^ jour de ce mois, en mémoire de ce qui arriva après le retour de ceux qui étaient allés considérer la terre promise. Il y a plusieurs autres fêtes qui doivent se célébrer pendant ce mois. Voy. Nombr.. xiii, xiv. Esdras, VI, 15; XII, 28, 29, etc. Joseph, de Bello Jud., 1. Vil, c. XVII. J.-D. Michaëlis, Supplem. ad Lexicn hehraica, et Commentât, de rnensih. hehr.
I. ÉLUSA, ville épisc. de la troisième Palestine, au diocèse de Jérusalem, et sous la métropole de Pétra. Ptolémée la met dans l'Idumée, à l'occident du Jourdain. Elle a eu cinq évèques.
dont le premier siégea du iv» au v« siècle; mais De Commanville fixe au ix^ siècle son érection en évêché. Quelques-uns l'ont confondue avec Alus (Nombres, xxxiii, 13), mais à tort, ce semble. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 735. Richard et Giraud. Reland, Palœstina illustr., p. 755 et suiv.
H. ÉLUSA. Voy. Eause.
ELUSAI , un dés braves de l'armée de David. Voy. I Paralip., xii, 5.
ÉLVIA. Voy. AsAPH, n" III.
ELVIRE (Eliberis ou ///«T/erî*), ville d'Espagne autrefois célèbre, et complètement ruinée aujourd'hui. On y tint un concile qui a donné lieu à beaucoup de contestations; d'abord par rapport à la date, qui varie entre 252 et 313; en second lieu, à cause de la rigidité de doctrine qu'on remarque dans plusieurs des 81 ^canons qui y ont été faits. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. III, p. 657. Regia. Hardouin. Labbe. D'Aguirre, Collection des conciles d'Espagne, iom.l". Hermant, Hist. des concil., tom. I^i", p. 141. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXI, p. 257 et suiv. Le Diction, de la tliéol. cuthol.
ELWARD. Fo(/. Ethelwekd.
ELXAÏ, ELXÀÏTES. Foy. Elcésaïtes.
I. ÉLY ou ÉLI, ÉLIS (Elia ou Heiia), ville épisc. d'Angleterre , sous la métropole de Cantorbéry, et située dans une ile du même nom. C'était d'abord une abbaye de bénédictins fondée au \'ii« siècle ; le pape Pascal II l'érigea en évêché l'an 1109. Voy. Anglia sacra, tom. I. Richard et Giraud.