II. ÉLY (Thomas). To?/. Eu, n« IH
ÉLYMAÏS ou ÉLYMAÏDE, ville capitale du
pays d'Élam ou de l'ancien pays des Perses. L'auteur du II" livre des Machabées donne à cette ville le nom de Persépolis , probablement parce qu'elle fut la capitale de la Perse; car Persépolis et Élymaïs étaient deux villes différentes : la première sur l'Araxe, et la seconde sur l'Eulée. Voy. I Machab., vi, 1, 2. II Machab., XXIX, 2.
ÉLYMAS. Voy. Bar-Jésu.
ÉLYS ou ELiSEUS (Edmond), théologien et poète anglican, vivait au xvii« siècle; il succéda à son père dans le rectorat d'East-Allington. Outre des Poèmes et des Lettres, il a laissé : 1» Socinianismus, purus putus antichristianismus; Oxford, 1701, in-8"; — 2" Summum bonum; Londres, 1681, in-8''. Foy. Wood, Athence Oxonienses. La ISouv. liiogr. génér.
ELZABAD, fils de Séméias, lévite, un des portiers du temple. Voy. ! Paralip., xxvi, 7.
ELZÉAR ou ÉLÉAZAR, vulgairement AU- GIAS (saint), seigneur provençal, né à Ansois l'an 1295, mort à Paris l'an 1323, fut marié à Delphine de Glandenez, et ils vécurent ensemble comme frère et sœur. Elzéar avait réglé sa maison comme un monastère ; on ne s'y entietenait que des choses de Dieu et on ne s'y occupait que d'œuvres de charité. Il soignait les lépreux, leur lavait les pieds, et les guérissait quelquefois. L'an 1323, il fut envoyé comme ambassadeur auprès de Charles le Bel pour négocier le mariage du duc de Calabre et de Marie de Valois. Urbain V le canonisa l'an 1369, et le Martyrologe romain a placé sa fête au 27 septembre. Voy. Surius. Henri Sédulius, Hist. sérap/iigue. Wàding, Annules Ordinis Minorum. Richard et Giraud.
ELZEBAD , un des trente-deux braves de l'armée de David. Foy. I Paralip., XII, 12.
EMALCHUEL , chef des Arabes qui nourrissait auprès de lui le jeune prince Antijchus,
ÉMAT
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Jils d'Alexandre Balès. Voy. 1 Machab., xi, 39.
£MAN , en hébreu He'ùm'm , que la Vulpte rend le plus souvent par Heniaii, désigne : i° le treizième fils de Zara et un des petits- fils du patriarche Juda (I Paralip.,ll, 0); 2" un Lévite, (ils de Johel, de la famille de Caath, et chef de la musique du temple. Toy, Psaume Lxxxvii, 1, et Cornpnr. I Faralip., vi, 33.
ÉMANATION. Comme les anciens philosophes n'admettaient pas la création , ils étaient obligés de soutenir que les substances spirituelles étaient éternelles, comme Dieu, ou qu'elles étaient sorties de l'essence divine par émanation; ce qui est une double erreur. Plusieurs protestants ont attribué aux Pères de l'Église ce système absurde de l'émanation, et ils ont cité le témoignage du P. Pétau ( Theol. Dogm.. 1. IV, c. X, §15)-, tandis que dans ce chap. même, § 15, ce savant théologien fait voir que les Pères, en parlant des êtres participants et émanés de Dieu, ont entendu des qualités abstraites, et non des substances ou des personnes. Quant aux Pères eux-mêmes auxquels on attribue l'hypothèse de Yémanalion, ils l'ont réfutée, au contraire, par des raisons démonstratives. Personne ne saurait légitimement contester que ces saints docteurs aient admis et enseigné formellement la création proprement dite. Or l'émanation et la création sont deux faits absolument contradictoires; il est donc absolument impossible de supposer avec quelque fondement que les Pères, qui admettaient et enseignaient formellement la création , aient admis l'émanation. A la vérité on produit quelques expressions qui, prises à part et expliquées d'après un système préconçu , sembleraient favorables à "nos adversaires; mais quand on les rapproche d'une foule d'autres ovi leur sentiment 'sur ce point est clairement démontré, on reste pleinement convaincu du contraire ; c'est ce qui arrive quand on lit, par exemple, saint Justin, Cohort. ad Grœc, n. '22. Dialoy.cum Tryphon..n. 5. Tertull., Contra Hermogen., c. m. S. Irénée, Adv. hœres., 1. II, c. XIII et XVII. Athénagore, de Resurrect. mort., n. 18. S. Théophile, ad Autolycum, n. 10. Origène, de Principiis, 1. 1, n. 1 ; 1. Il, c. ix. Voy. Bergier, Diction, de théol.
ÉMANCIPATION, terme qui s'employait autrefois en parlant des monastères exempts de la juridiction ordinaire , et des moines promus à quelque dignité ou tirés hors de l'obéissance de leurs supérieurs. Voy. Ducange, Glossariurn, ad voc. Emancipatio, n" 2.
ÉMAR. Voy. .\démar.
I. ÉMATH, en hébreu Hamath, ville située sur les frontières septentrionales de la Palestine. Plusieurs auteurs pensent que c'était Émèse sur rOronte, et que le Chemin d'Émath, dont il est si souvent parlé dans l'Écriture , est le chemin qui conduisait à cette ville. D'autres disent que c'est la ville que les Grecs appellent Epiphanie, d'autres Antioche. Elle est nommée ailleurs He'math (I Paralip., xviii, 3, 9), selon l'orthographe hébraïque, et Êmath-Suba (II Parahp., viii, 3), c'est-à-dire Éraése de la Syrie de Soba; enfin Emath lu Grande. (Amos. vi, 2.) Voy. Nombr., xxxiv, 8. Reland, Palœst. illustr., p. 112, lli) et seq. 7o8. D. Calmet, Diction, de la Bihip.
II. ÉMATH , en hébreu Hamrnath . ville de la tribu de Nephthali; les uns la confondent avec la précédente , mais les autres la distinguent, soit parce qu'elle s'écrit dilféremment, soit parce que les expressions lu Grande et Suhu , que l'on joint à la précédente, semblent n'être ajoutées que pour marquer la différence de l'une
avec l'autre , comme le font continuellement les écrivains sacrés dans les cas semblables, soit enfin parce que la position même de cette deinière ne permet pas de la confondre avec la première. Voy. Jos., xix, 35. .Toseph, Antia., II, c. VII. Hieronym., in Locù hehr. in Emath., in Amos, VI, in Ezech., XLVii, et in Isai.. XLVii. Théodoret, in Jerem.. iv, xLvi, et guœst. xxii, in II lih. Reg. Cyrill. Alexandr., in Amos. D. Calmet, Diction, de la bible. Reland, Palœst. illustr., 121,122.