‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 749 sur 1220 · II. EMMANUEL CALECA ou CALECAS. Vo · texte numérisé non relu

II. EMMANUEL CALECA ou CALECAS. Vo

Caleca.

III. EMMANUEL FILS DE SALOMON, en hébreu Ininwnouel Ben-Schelomo. rabbin, poëte et grammairien très-distingué , né à Rome, llorissait vers la moitié du xill* siècle. On lui doit : 1° Com/^tosi lions d'Emmanuel, poënie charmant qui traite des plaisirs mondains: Brescia, 1492, in-4»; Constantinople, 153D, 10-4"; — '2" Compositions mr le Tnpheth (l'enfer) et l'Eden {le paradis) ; Prague , in-8» ; traité de létat des âmes après la mort; — 3" Proverbes de Sfdomon,avec un ample commentaire; Naples, in-fol., sans date ; — 4» plusieurs autres ouvrages , mais qui sont restés manuscrits. Voy. Wolf, biblioth. Hebr., tom. I , p. 95^1 et suiv. De Rossi , Dizionario, tom. I, p. H"2 et suiv.

rv. EMMANUEL SA. Voy. Sa.

I. EMMAÛS, village situé à soixante stades de Jéiusalem, du coté du nord. C'est là que le Sauveur apparut, après sa résurrection, à ses disciples Cléophas et Emmaûs. Voy. Luc, xxiv, 13. Joseph , Antiq., 1. VU, c. xxvi. Reland, Palœst. ilhistr.. p. 760.

II. EMMAUS ou NICOPOLIS. ville de Judée différente du bourg d'Emmaus. et située à vingtdeux milles de Lidda. Comifir. Ammai s. n» I.

III. EMMAÛS ou AMMAUS, lieu près de Tibériade. Voy. Ajimavs, n" 111. Joseph, de Bello Jud..]. IV. c. H. Reland, Palœsi. illustr., p. 758.

EMMELEL Voy. Ëmelei.

EMMELIE (sainte), mère de saint Basile le Grand, et épouse de saint Basile, père de saint Basile le Grand. Voy. Basile.

I. EMMER . chef dune famille sacerdotale qui était la seizième dans le rang que leur assigna David. Voij. I Paralip.. ix, 12.

II. EMMER ou EMER, un des Juifs qui, après la captivité, ne purent prouver quils étaient Israélites. Voy. I Esdras, n, 37. II Esdr., vu, 61.

III. EMMER, chef de la sei?ième classe sacerdotale. r«//. I Paralip.. XXIV. 14.

I. EMMERAM ou EMERAMNE, ÉMERAN (saint), en latin Heimeramnms ou Heimmeramis, Emmernmmus , né à Poitiers ou aux environs vers 605, mort en Bavière le 2^2 septembre 652, fut, selon Aribon, un de ses historiographes, évéque de Poitiers. Ce dernier point a été fort contesté; il paraît, en elTet, plus probable que, bien qu'il fût réellement évéque, ce que quelques-uns ont faussement nié, Emmeram n'a jamais occupé le siège de Poitiers. Quoi qu'il en soit de celte question, notre saint prêcha avec succès le christianisme dans la Pannonie et la Sarmatie; il s'arrêta aussi dans la Bavière , d'après l'invitation de Théodon. prince de ce pays. Il fut mis à mort sous une imputation calomnieuse et enterré dans le lieu de son supplice; mais son corps fut porté dans la chapelle de Saint -Georges, près de Ratisbonne. Voy. Richard et Giraud, qui font connaître les divers biographes de saint Emmeram.

II. EMMERAM (abbaye de SAINT-), à Ratisbonne, ipii, dapiès l'opinion la plus probable, fut fondée par le duc Théodore II , de concert avec saint Rupert, évéque de Saizbourg, vers 697 ; et a celte fondation fut uni lépiscopat de Ratisbonne, de sorte que le premier évêque-abbé institué fut l'agilolfm^e Wicterp, appelé à cet eiîet du couvent de Tours. Les moines s'obligeaient à suivre la règle de Saint-Benoit. Les

Papes et les souverains favorisèrent constamment l'abbaye, qui, de son côté, se rendit recommandable par le goût de l'étude et l'amour de la science, qui n'ont cessé d'y régner. Voy. le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

I. EMMERICH (Anne-Catherine), née le 8 septembrel774 à Flansk, dans le diocèse de Munster, morte le 9 février 1824, appartenait à une famille pauvre. Formée de bonne heure à la piété et favorisée dès son enfance de grâces extraordinaires, elle n'aspirait qu'à être religieuse. En 1802 elle entra chez les Augustines de Dulmen, où elle prononça ses vœux le 13 novembre 1803. Dès 1798 elle avait eu une vision dans laquelle Notre-Seigneur lui présenta une couronne d'épines qu'il lui mit sur la tète. Depuis ce moment des douleurs et une enflure du front et des tempes se renouvelaient souvent; elle avait peine à cacher le sang qui en coulait. Le couvent de Dulmen ayant été supprimé en 1811, Anne-Catherine, quiétait malade alors, se retira chez une pauvre femme du lieu. Là elle eut plusieurs visions; elle fut marquée des stigmates du crucifiement; une croix était empreinte sur sa poitrine , et il en sortait sonvent du sang. Ces impressions se renouvelèrent à la fin de 1812, au milieu d'une maladie qui lit craindre pour ses jours. Cet étal de choses resta ignoré jusqu'au 2o février 1813, où il fut révélé par une ancienne compagne d' Anne-Catherine, et bientôt après constaté parle médecin du lieu, qiii , contre son attente, fut convaincu de la vérité des faits, tandis qu'une commission d'enquête envoyée par l'autorité ecclésiastique de Munster en établit l'authenticité. La relation en a été consignée en 1814 dans un journal de médecine de Saizbourg, par le conseiller et médecin Drûffel, présent à l'enquête, et qui dès lors eut cette sainte fille en grande vénération. Comme tout le monde allait visiter cette fille extraordinaire, elle eut beaucoup à souffrir de la curiosité indiscrète des uns, des soupçons ou des insultes des antres ; mais elle persévéra sans relâche, jusqu'à la mort, dans l'exercice des vertus qui lui avaient mérité de si précieuses faveurs, dont l'histoire de l'Église n'offre que bien peu d'exemples. La population entière se porta à son convoi. Voy. Brentano, la Douloureuse Passion de Notre -Seigneur, diaprés les me'ditations de la sœur Emmerich; trad. de l'allemand en franc, par l'abbé de Cazalès, Paris, 1835, in-S»; 1864, in-12, 20^ édition. Brentano, Vie de Noire- Seigneur Jésus-Christ, d'après les visions d'Anne- Cath. Emmerich; trad. par le même ;ibid., 1861, 6 vol. in-12. Brentano, Vie de la sainte Vierge, fraprè^ les méditations, etc.; trad. par le même; ibid., 1862, in-12, 6« édit. Il y a nne nouvelle traduction française (sans nom de traducteur) de ces trois ouvrages, augmentée de quelques pièces intéressantes; la trad. du premier ouvrage a paru à Paris et à Tournai, chez H. Casterinan , grand in-18; celle du deuxième, ibid., 6 vol. grand in-18; ceUe du troisième, ibid., grand in-18. Anne-Cath. Emmerich, religieuse, etc. Documents recueillis par .V. le docteur Krnbbe, doyen de la cathédrale de Munstei', traduits de l'allemand et suivis d'un Appendice par le traducteur; Paris et Tournai, 1861, in-18.

II. EMMERICH (Frédéric-Charies-Timothée), ministre et prédicateur protestant, né à Strasbourg l'an 1786, mort en 1820, fut nommé professeur de langues anciennes au gvmnase de Strasbourg et supérieur du collège Saint-Thomas; plus tard il devint professeur agrège au gymnase protestant et professeur à la faculté de théologie. On a de lui : 1° de Evanyeiits se

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cundum Hebrcuns, Mf/yptiva aU/ue Juslinum martyrem; Strasbourg, 1807; savante dissertation qui a servi à l'auteur de thèse pour le doctorat; — 2" Quel est pour nous le but du Jubilé de la réformation? en allemand; ibid.,1816; — dPDeux discours prononcés par F. -Ch.-T. Emmerich; ibid., "1817; — 4" Choix des sermons posthumes du docteur F.-Ch.-T. Emmerich; ibid., 1821. Voy. Fel- 1er, Bioqr. univers.

EMON (Emo), historien frison, mort l'an 1237, fut chanome régulier de l'Ordre de Préinontré et abbé de AVerum , en Frise ; il était docteur en l'un et l'autre droit. On a de lui une Chronique; elle se trouve dans Antoine Mathieu, Analecles, tom. III, et dans les Antiquitates sacrœ, tom. I, édit. de 1725, où elle a été réimprimée avec des notes par les soins du P. Hugo, abbé d'Estival. Voy. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

ÉMOND. Voi/. Edmond.

ÉMONIER (Etienne), de l'Ordre des Frères- Mineurs et professeur de théologie, a laissé : Splendor veritatis mordis, collatus cum tenebris mendacii, etc.; Lyon, 1627, in-8». Voy. le P. Jean de 'S>a\n\.-kn\.ome,Biblioth.univ. Francise, tom. III, p. 107.

EMOTTE (Pierre), docteur en théologie, né à Autun, mort à Laon vers l'an 1581 , remplit les fonctions de théologal à Laon, et devint doyen de la cathédrale de cette ville. On lui doit : 1" Catholicœ fidei professio; Paris, 1578 et 1587, in-8^; —, 2" Sermons et exhortations catholiques sur les Épitres et les Evangiles des dimanches et fêtes de l'année: Paris, 1582 et 1588, 2 vol. in-8"' — ,3" Sermons e<, exhortations catholiques sur les Épitres et les Évangiles du commun des saints et les sept Sacrements ; ibid., 1582, 1590, in-8», et Lyon, 1588, in-S". Voy. De Launoy, Uist. du collège de Navarre, édit. in-4», p. 743. Papillon, Hist. des auteurs de Bourg., infol., tom. II, p. 198 et 199. Richard et Giraud.

I. EMPÊCHEMENTS DE MARIAGE, causes qui empêchent qu'un mariage soit validement ou licitement contracté entre certaines personnes. Si les obstacles rendent le mariage nul, on les nomme empêchements dirimants ou con' ditions irritantes; s'il le rendent seulement illicite, sans toucher à sa validité, on les nomme empêchements empécfiants prohibitifs.

IL EMPÊCHEMENTS DIRIMANTS. C'est un dogme de foi que l'Église peut, de son autorité propre , opposer au mariage des empêchements qui en rendent le contrat absolument nul ; et c'est tout à fait à tort que certains canonistes, comme de Marca, de Launoy, Durand de Maillane et autres , ont prétendu que le concile de Trente, en décidant que l'Église pouvait établir des empêchements dirimants, avait entendu par le mot Eglise non-seulement la puissance ecclésiastique, mais encore la puissance civile, comme les rois, les princes, etc. Ces auteurs, en effet, n'ont pas assez remarqué que le mariage des chrétiens étant vin sacrement qui confère la grâce divine aux époux, et que le contrat étant pour les chrétiens inséparable du sacrement, l'autorité civile ne saurait étendre son pouvoir jusque-là. A la vérité, elle a le droit incontestable de régler les effets civils du mariage, de statuer sur le temporel | mais elle ne peut rien de plus. « La loi liumame, dit saint Thomas, serait insuffisante pour opposer un empêchement au mariage sans l'intervention de l'autorité de l'Église : Prohibitio legis humanœ non suffîceret ad impedimentum matrimonii , nisi legi interveniret Ecclesiœ auctoritas, quoi idem ititerdiceret. (In IV dist. 42, qiuest. li, art. 2.) » Il y

a quinze empêchements dirimants; on les a renfermés dans les vers suivants :

Error, conditio, votnm, cognatio, crimen, Cultiis disparitas, vis, ordo, ligamen, honestas, A mens, affinis, si clandestinus et impos, Si millier sit rapta, loco nec reddita tuto ; Hœc socianda vêtant connubia, facta retractant.

lo Error. Il y a deux sortes d'erreurs; la première, qui tombe sur la personne : on croit épouser une personne autre que celle qui est présente; la seconde , qui tombe sur les qualités de la personne. Or la première erreur est un empêchement dirimant au mariage, tandis que la seconde ne l'est régulièrement pas.

2" Conditio, signifie ordinairement la condition servile, l'esclavage ; mais ici il veut dire Verreur de la condition servile; ainsi, quand quelqu'un épouse une personne qu'il croit libre, et qu'il n'épouserait pas s'il la savait esclave , cette erreur est un empêchement dirimant, c'est-à-dire qui rend le mariage nul.

3» Votum. Le vœu solennel e%\. un empêchement dirimant; le vœu simple rend le mariage criminel , mais il ne l'annule pas.

4» Cognatio, c'est-à-dire parenté. La parenté, soit naturelle, soit spirituelle, soit légale, rend le mariage nul; savoir : la parenté naturelle le rend nul entre les parents en ligne directe à tons les degrés, et jusqu'au quatrième degré inclusivement dans la ligne collatérale; la parenté spirituelle, entre les personnes seulement qui l'ont contractée ( Voy. Affinité, n» II); la parenté légale, c'est-à-dire Vadoption , entre l'adoptant et l'adopté, la femme de l'adopté et ses descendants jusqu'au quatrième degré;demême

3 n'entre l'adopté et l'adoptant, la femme de l'aoptant et ses propres enfants jusqu'au quatrième de^ré. Quant à l'adoption telle qu'elle existe en France , on doute qu'elle soit un empêchement dirimant.

50 Crimen. Par crime, en matière d'empêchement de mariage, on entend le conjugicide ou l'adultère. Or il y a un empêchement dirimant entre deux personnes qui ont commis un adultère ensemble, avec promesse de s'épouser lorsqu'elles deviendront libres, ou qui, sans avoir commis d'adultère, ont concouru toutes deux à un conjugicide; car si l'adultère était joint au conjugicide, il sufjirait qu'une des deux personnes eût contribué au meurtre; mais, dans l'un et l'autre cas, il faudrait qu'au moins une des deux eût eu dessein d'épouser l'autre.

6° Cultus disparitas. La différence de religion qui rend le mariage nul est celle qui se trouve entre deux parties dont l'une est baptisée ou chrétienne, et l'autre ne l'est pas : ainsi le mariage d'un catholique avec un païen, un juif, un catéchumène, est nul; mais il en est autrement de la diiïérence qui existe entre les communions chrétiennes. De là vient que le mariage d'un catholique romain avec une femme hérétique, ou réciproquement, quoique illicite, est pourtant valide quand il est contiactédans les formes prescrites par l'Église.

7» Vis. La violence ou la contrainte qui ôte la liberté du consentement, par l'impression d'une crainte grave, empêche que le mariage auquel elle a donné lieu soit valable; tandis qu'une crainte légère, comme, par exemple, la crainte révérencielle , ne forme pas un empêchement.

8" Ordo. On entend par ce mot les ordres sacrés, qui sont, en effet, un empêchement dirimant au mariage.

9" Ligamen ou lien. C'est un empêchement qui

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vient Hun premier mariage, même non consommé, et qui fait que les époux ne peuvent, sous aucun prétexte, passer à un second que lorsqu'ils sont veufs.

10° Honestns, ou publicu honestatio, ou juslitia ]iuhlicœ honestatù. L'honnpteté publique naît des fiançailles valides et d'un mariage valide

3ui n'a pas été consommé , soit parce qu'une es parties est morte , soit parce qu'elle est entrée en religion ou quelle était impuissante. L'empêchement produit par les liançailles s'arrête au premier degré, celui qui provient du mariage s'étend jusqu'au quatrième inclusivement. Il faut remarquer que lempêchement d'honnêteté publique, quelle qu'en soit la source, n'a lieu qu'à l'égard des parents légitimes ou illégitimes, et que par conséquent il n'atteint jamais les alHés.

il". Aîfieiui. Les insensés, les furieux, les imbéciles, incapables de délibération et de choix, sont aussi incapables de recevoir le sacrement de mariage. Cependant si un insensé se mariait dans des intervalles de raison, son mariage serait valide, mais toujours fort dangereux par le retour de la folie; aussi un curé ne doit-il point marier ces sortes de personnes sans consulter son évêque. — Quant aux sourds -muets de naissance, on peut les admettre au sacrement de mariage quand ils ont lesprit assez ouvert poiu" connaître l'engagement qu'ils contractent et qu'ils sont en état de manifester par signes le consentement de leur volonté.

\2° Affints. Ce mot, qui est appliqué ici à un allié, exprime l'empêchement de l'affinité. Voy. .\ffinité , no L

13" Se clandestinus. Le terme clandestinus signifie proprement ici celui qui se marie clandestinement. Voy. Clandestin.

14" Imp'js ou impuissant, désigne celui qui est incapable de pouvoir jamais consommer le mariage. Or c'est cette sorte d'impuissance qui, si elle existe avant le rneuiage, le rend nul ; car si elle survient lorsque le mariage a été contracté, elle ne l'annule pas.

15" Sî muHer sit rapta, etc. C'est ce qu'on appelle empêchement du rapt. Quiconque enlève une personne par lui-même ou par d'autres, ne peut l'épouser valideraent jusqu'à ce qu'elle soit rendue à son ancienne liberté ; et, si le mariage se fait de cette manière, il est absolument invalide. Or il en serait ainsi quand bien même le ravisseur n'aurait eu d'autre dessein que d'abuser de la personne, sans penser au mariage, et que la personne enlevée consentirait-i épouser le ravisseur dans le temps qu'elle est encore sous son pouvoir. Vuy., pour les diverses questions de détail relatives aux ^mi>èchements dirimants, les canonistes et les théologiens au Traité du mariage, et, en particulier, Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. L'Encyclop. cathoL, art. Mariage. Le Diction, de la théol. cathoL, au mot Mariage (Empêchements de). L'abbé André, Cours ahihntipt. île droit canon

JJJ- EMPÊCHEMENTS DIRIMANTS (DIS- PENSES DES). Dans les premiers siècles de 1 Eglise on ne connaissait guère les dispenses; ce fut vers le xiii« siècle que les papes, gémissant du relâchement des fidèles , se virent obliges d'user d'mdulgence a cet égard. On distingue deux sortes de causes de dispense par rapport au mariage. Les unes sont honnêtes, les autres sont infamantes. Les premières sont celles qui s'exposent sans déshonorer les suppliants ; les autres sont celles qui naissent du crime, et qui, par conséquent, les déshonorent. Richard et Gi-

raud en comptent onze dhonnétes, et trois d'infamantes; le Diction, ecclés. et canon, portatif en cite vingt et un d'honnêtes, et cinq d'infamantes. C'est au Pape, chef de l'Église, qu'appartient le droit de dispenser des empêchements dirimants du mariage. Compar. Dispense, où l'on trouve cités les principaux ouvrages sur les dispenses. IV. EMPÊCHEMENTS EMPÊCHANTS ou PROHIBITIFS. Ces empêchements, comme nous lavons dit un peu plus haut, rendent le mariage illicite, sans toucher à sa validité. Il y en a quatre ; ils sont renfermés dans le vers suivant ;

Ecclesia vetitum, tempus, sponsalia, votnm.

1» Ecclesiœ vetitum. Par cette expression , on entend la défense faite par l'Église aux catholiques de se marier avec des hérétiques ; la défense du concile de Trente de procéder à la célébration du mariage avant la publication de trois bans ; la défense d'un évêque ou même d'un curé aux ftiturs époux de se marier avant qu'on se soit assuré qu'il n'existe pas d'empêchement dirimant.

1" Tempus. c'est-à-dire tempus feriatum, marque le, temps où il est défendu de contracter mariage ; savoir : depuis le, premier dimanche de l'Aventjusqu'aujourde l'Epiphanie, et depuis le mercredi des Cendres jusqu'au dimanche de Quasimodo {in albis). Le concile de Trente a prononcé anathème contre ceuxqui prétendaient que cet usage de lÉglise était une institution tyrannique qui tirait son origine d'une superstition païenne. Voy. Conc. îrid., sess. XXV, can. XI.

3" Sponsalia. Les fiançailles étant une promesse que deux personnes qui peuvent contracter mariage ensemble se font de s'épouser un jour, et la justice voulant qu'on garde la foi donnée , cette promesse rend illicite le mariage qui serait contracté avec toute autre personne. Mais, il faut bien le remarquer, les fiançailles qui ne forment qu'un simple empêchement prohibitif entre lui et toute personne étrangère à sa fiancée, en forme un dirimant (l'honnêteté publique) entre lui , la mère, la sœur ou la fille de sa fiancée. Compar. Empêchements, n° II, lO.

4° Votum. Par votum on entend ici le vœu simple de garder la continence ou d'entrer en religion. Cette espèce de vœu empêche de contracter mariage et le rend criminel ; mais il ne l'annule pas; ce que fait le vœu solennel. Compar. Empêchements, n''II,3<'.

5" Il y avait autrefois un empêchement qu'on appelait de catéchisme, et qui est aboli depuis le concile de Trente. (}uelques-uns l'entendent de la fonction de celui qui tient un enfant dans les cérémonies qui précèdent le baptême, ou dans celles qu'on supplée quand l'enfant a été déjà ondoyé en particulier. D'autres l'entendent des instructions que certaines personnes faisaient à la porte de l'église aux catéchumènes pour les disposer au baptême. Il en est parlé dans le décret de Gratien.

EMPEREUR (Constantin L'), orientaliste hollandais, mort en 1648, professa la théologie et l'hébreu à Harderwych, puis à Leyde. On a de lui, entre autres ouvrages : 1» deDignitate et utilitale linyuœ hehrœœ; Leyde, 162 i , in-8°; — 2» Talmudis bahylonici Coddei, Middoth, sive de mensurts templi hebr. cum versione et comment.; Lugduni-Batavorum, 4630, in-4"; — 3» Mosis Kimchi, Introductio ad scientiam; ibid., 1631, in-8o; — 4» Itinerarium Bentamini Tudelensis, hebr. lat. cum notis: ibid., 16^, iu-12; — 5»C/flvis talmudica, hebr. lai.; ibid., 1634, m-*"; —

ENCiE

ENCR

6° Liber halicoth olam, R. Josuœ , Levitœ, etc., hehr. lat.; ibid., 1634, in-i"; — 7» Disputationes theologicœ; ibid., 1648, in-8". Voy. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

EMPOLI (Laurent), de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin , a laissé un Bullaire contenant les bulles données en faveur de son Ordre depuis Innocent VIII jusqu'à Urbain VIII, avec le Catalogue des généraux et supérieurs de cet Ordre : Rome, 1628.

EMPORAGIUS ou EMPORAGKIUS (Eric-Gabriel , évêque de Strœgnaes, mort l'an 1674. On lui doit , entre autres ouvrages : 1° Positiones et antipositiones de disciplina ecclesiastica; Stockholm, 1641 , in-40; — 2" Catéchèses; ibid., 1669, in-8» ; — 3o Admonitio consolatoria ad obeundum pio, intrepido et constanti animo mortem, quam pestilentialis morbus omnibus reqni Sueciœ civibus a. 1629, minatur; Upsal , 1629 , in-4o. Voy. la Nouv. Biof/r, génér.

EMPSER ou EMSER (Jérôme), théologien catholique , né à Ulm l'an 1477, mort en 1527 , professa à Leipzig, et devint secrétaire et conseiller de Georges , duc de Saxe. Il combattit Luther et Zwingle dans ses ouvrages et dans ses discours. On a de lui : 1" Notes sur le Nouveau Testament de Luther; Dresde , 1524, in -8" ; — 2" le Nouveau Testament traduit d'après le texte admis par l'Église chrétienne; Dresde, 1527, in-fol.; Paris , 1630 ; ces deux ouvrages sont écrits en allemand; — 3" Assertio missœ, etc.; Dresde, 1524, et Cologne, 1532; — 40 de Canone Missœ; ibid., 1524. Voy. Le Mire , de Scriptor% sœc. de~ cimi sexti. Feller, Biogr. univers. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

ÉNABRIS. Voy. Sennabris.

ÉNAC , ^éant fameux dans la Palestine , était lils d'Arbé , qui donna son nom à Cariât - Arhé , ou Hébron. Voy, Nombr., xiii, 23. Josué, xiv, 15; XV, 14. D. Calmet, Diction, de la Bible. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. notre art.

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