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GÉANT

ÉNACIM; ce mot, qui en hébreu est le pluriel à'Enac, désigne les descendants de ce même Enac. Voy. Deutéron., i, 28; 11, 10, etc. Le Diction, de la théol. cathol.

ÉNADA, ÉNADDA. Voy. Enhadda.

ÊNAÏM , ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 34.

I. EN AN , père d'Ahira , de la tribu de Nephthali. Voy. Nombres, i, 15.

II. EN AN, et dans l'hébreu Heinân, lieu situé sur les frontières septentrionales de la Palestine (Nombr., xxxiv , ix , 10 ) ; il est nommé dans Ezéchiel (xlvii, 17) Enon, et selon l'hébreu Heinôn. Dans les deux passages, le texte hébreu fait précéder Heinân et Hcinôn du mot Hatsar. Or la Vulgate a rendu ce mot par villa dans les Nombres , et par atrium dans Ezéchiel.

ENAUDERIE (Pierre de L'), né au diocèse de Lisieux, mort vers l'an 1515, et dont le vrai nom était Pierre Le Mormier. Il fut successivement avocat, notaire-juré, greffier de la cour des privilèges apostoliques , oacheHer en droit, licencié et recteur de l'université de Caen. Après la mort de sa femme, il entra dans l'état ecclésiastique. Il a laissé : 1" un ouvrage latin sur les Droits et les privilèges des docteurs; — 2" un autre sur la Vie contemplative; — 3° une Exhortation à la vie active; — 40 un Traité sur l'université de Caen. Voy. Iluet, Traité des origines de Caen, 2« édit., p. 413 et suiv. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

ENBAR. Voy. Anbar.

ENG.SNIES (Enceem'a), mot dérivé du grec ,

et qui signifie renouvellement, dédicace. Les Juifs célébraient les Encœnies, ou dédicace de leur temple , le 25 de leur neuvième mois , appelé Casleu. Voy. Jean, x, 22. J.-B. Glaire, Introd. hisinr. et rrit., etc.. tom. II, p. 317.

ENCAPUCHONNÉS. Voy. Capuciés, n» I.

ENCENS ( Thus , incensum), espèce de gomme ou de résine aromatique et odoriférante qu'on offre à Dieu , à l'exemple des Mages , qui présentèrent de l'or et de l'encens à Notre -Seigneur comme marque de leur respect et de leur soumission. Encens (incensum) signifie souvent dans l'Écriture les hosties et les graisses des victimes qu'on brûlait. Chez les Hébreux, l'encens était consacré au Seigneur d'une façon particulière ; les prêtres entraient dans le saint lieu deux fois par jour, le matin et le soir, pour y brûler l'encens. Voy. I Paraljp., vi , 49. Apec, vin, 3. De Vert, Cérém. de l'Église , tom. III et IV. Le P. Le Brun, Explicat. de la Messe, t. P^, p. 146 et suiv. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Ces auteurs réfutent l'opinion de De Vert et de quelques autres modernes , qui prétendent qu'on n'a introduit l'encens dans les assemblées religieuses que pour en écarter ou en corrijïer les mauvaises odeurs.

ENCENSEMENT. Ce mot, pris à la lettre, est dans l'Eglise catholique l'action d'encenser pendant l'office divin ; mais il signifie, dans un sens plus élevé, un hommage d'oblation à la Divinité; il est aussi devenu une marque d'honneur rendu aux ministres de l'autel , aux princes , aux grands de la terre , et même une prétention abusive; mais cet abus ne prouve pas que l'usage de l'encensement soit un abus en luimême. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Vater, dans le Diction, de la théol. cathol.

ENCENSOIR ( Thuribulum, acerra), vase dont on se sert, dans les églises, pour brûler l'encens et pour encenser. Chez les Hébreux, c'était une espèce de cassolette que le grand prêtre posait sur l'autel des parfums , ou qu'il portait dans le sanctuaire. Dans l'Apocalypse, saint Jean les appelle des plats ou des coupes d'or pleines de parfums. Voy. Nombr., xyi, 13. Apocal.-, V, 8. De Vert, Cérémonies de l'Église, t. IV, p. 52. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard

ENCHANTEMENT, ENCHANTEUR. L'enchantement est l'action de charmer, d'ensorceler par des sons , des paroles , des ligures et des opérations prétendues magiques, et l'enchanteur est celui qui charme, qui ensorcelle par ces divers moyens. La loi de Dieu , celle de l'Église et lautorité civile elle-même défendent, sous des peines sévères , les enéhantements et les enchanteurs. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de la Bible. Voy. aussi Charme, Magi-

ClEX.

ENCINAS. Voy. Enzinas.

ENCONTRE (Daniel), protestant, mathématicien, né à Nimes en 1762, mort à Montpellier l'an 1818, a laissé, outre un grand nombre d'ouvrages sur divei-ses parties des sciences mathématiques : lo Dissertation .mr le vrai .système du monde, comparé avec le récit que Moïse fait de la création; Montpellier, 1807, in- 8»; Avignon, 1808, in -8°; — 2" Discours prononcé à l'ouverture solennelle des cours de ta faculté de théologie de Montauban; Monta uban, 1816, in -8", trad. en anglais ; — 3» la Bible (version de Martin) annotée ;ih\d.,iSi9. Voy. Quérard,/a France littéroire. La Nouv. Bioar. génér.

ENCRATIA, ENCRATIS. Voy. Engrace.

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