‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 757 sur 1220 · ÉNOS · texte numérisé non relu

ÉNOS

ENTH

ENNEMI. Chez les anciens peuples ainsi que chez toutes les nations sauvages ou peu policées de tous les temps, on a rej^ardé les étrangers comme des ennemis. Moïse, par ses lois, s'était attaché à détruire ce funeste préjufré parmi les Hébreux. Si, dans la suite, les Juifs changèrent à cet égard , c"est à cause des vexations et des marques de mépris qu'ils essuyèrent continuellement de la part des nations dont ils étaient environnés. .lésus-Christ a été plus loin que Moïse dans cette voie; il a voulu détruire le caractère insociable des peuples, les accoutumer à ^ivre paisiblement ensemble et à se regarder mutuellement comme frères. De là vient que l'Évangile nous commande d'aimer nos ennemis, de leur faire du bien, de prier pour eux. Voy. Genèse, xliit, 35. Exode, xxii, 21. Lévit., xrx , 33. Deutér., xxrv, 19. Matth., v, 44 et suiv. Luc, X, 30. S. Thomas, 2. 2., q. 25, art. 9, in corp.. et in III Sentent, dist. 30, q. 1, art. 2; q. 2 etq.de ]'irtutibus,arl.S. S. Bernardin de Sienne, tom. I, Serm. XXVIII , in fer. 3, post. 3 dominic. quadrag.. art. 3, c. l. Pontas, au mot Charité, cas 4; au mot Haine, cas 2; au mot Réconciliation, cas 1. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théoL. ou YEncydop. cathoL, qui a reproduit l'article de Rergier.

ENNEMOND. Voy. Annemond.

ENNODIUS (Maynu.t Félix, saint), né à Arles ou à Milan vers l'an 473, mort le 17 juillet 521, qui appartenait à une des familles les plus illustres des Gaules, entra dans l'état ecclésiastique du consentement de sa femme, qui, de son côté, se tit religieuse. L'an 497 il se retira ù Rome, où il fut mis au nombre des diacres de l'Église romaine; et, vers l'an 511, son mérite le lit élever au siège épiscopal de Pavie. Le pape Hormisdas l'employa à la réunion des Églises d'Orient et d'Occident , et Ennode fit , dans ce but . deux voyages en Orient. L'empereur Anastase, fauteur des Eutychiens, essaya, mais en vain , de le tromper ou de le corrompre ; il le renvoya sur un vieux vaisseau, ce qui n'empêcha pas Ennode d'arriver heureusement à Pavie. L'Église l'honore le 17 juillet, et lui donne le titre de confesseur de la foi. Ennodius est auteur d'un certain nombre d'écrits dont on trouve la liste dans Richard et Giraud et dans la Souv. Biogr. génér. Ses Œuvres complètes ont paru à Bàle, f569; à Tournay, 1610; à Paris, Itill , et elles se trouvent aussi dans la Bibliotlieca Patritm . tom. IX. Voy. Bellarmin, de Scriptorib. eccles. Baronius, ad ann. 489, 503, 515, 517. Possevin, iu Appar. sacr.D. Rivet, Histoire littér., tom. III, p. 06 et suiv. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecc/és.. torn. XV, p. 418 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XXI, p. 281. Le Diction, delà théol. cafhol.

ENNOM , vallée appelée aussi Vallée des enfants d'Ennom , s'étendait jusque près des murs de Jérusalem du côté du midi, et séparait les tribus de Juda et de Benjamin. Elle est devenue célèbre par les sacrifices humains qu'on oflVait dans une de ses parties (Topheth). Voy. Josué, XV, 8. rV Rois, xxiu, 10. Jérém., vu, 31 , etc.

ENNON ou AENNON , lieu près de Salim sur le Joui-dain, et où saint Jean baptisait. Eusèbe le place à huit milles de Scythopolis, vers le midi. Voy. Jean, ni, 23. Eusebe, Onomasticon, ad voc. AïNON. Hieronvm., de Situ et Nominib. /o'V)»'. Hebraicor., ad voc. Aenon.

ENOCH. Voy. Hénoch.

ÉNON. Voy. ÉNAN, n» II.

ÉNOS , fils de Selh et père de Caïnan , mourut a l'âge de 905 ans , fut père de Caïnan. Moïse,

selon le texte samaritain , la Vulgate et les meilleure hébraïsants, comme Gésénius, Winer, etc., nous apprend qu'Enos commença à invoquer le nom du Seigneur, c'est-à-dire qu'il institua les cérémonies de la religion, et qu'il forma le culte extérieur que l'on rend à Dieu. Ce culte se perpétua dans la famille d'Énos, tandis que celle de Gain s'abandonna à l'impiété. D'autres, d'après les paraphrastes chaldéens , rendent l'hébreu par : On commença à profaner le nom du Seignettr en le donnant à la créature, aux idoles ; ce qui fut le commencement de l'idolâtrie. D'autres enfin traduisent : On commença d'appeler du nom du Seigneur les enfants de Seth, c'est-à-dire qu'on donna dès ce moment le nom de Fils de Dieu aux enfants de Seth. Génébrard attribue quelques écrits à Énos ; et, de leur côté , les Orientaux ajoutent à l'histoire du patriarche des traits qui n'ont aucun fondement. Voy. Genèse, iv, 26. Génébr., Chronolog., 1. I", p. 10. DHerbelot, Biblinth. Orientale, p. \\1. au mot Anosch.

ENS (Jean), théologien hollandais, protestant, né à Quadyck l'an 1682, mort à Utrecht en 1732, fut ministre à Beets, puis professeur de théologie à Lingen ; on le chargea en 1709 de gouverner l'église protestante d'Utrecht. Ses pi-incipaux ouvrages sont : 1" Bibliotheca sacra, sive Diatribe de librorum Novi Testamenti canone ; Amsterdam , 1710, in -S" ; — 2° Oratio de perseciitione Juliani; Utrecht, 1720, in-4° ; — 3» plusieurs autres ouvrages en hollandais , dirigés contre Voët et ses adhérents. Voy. Feller, Biogr. univers. La ynuv. Bio</r. ge'nér.

ENSABATÉS. ENSÂBATHES, ENSABATHÉS, hérétiques vaudois , ainsi nommés à cause de leurs chaussures, qu'ils portaient en forme de sabots ou de savates ouvertes, comme marque de leur pauvreté prétendue évangélique. Voy. Pratéole, au mot Ixsabb. Gautier, Chron. au XII* siècle, ch- xvi.

ENSEFROI ou ENSFRIDUS, et selon quelques-uns Mefridus, religieux de l'Ordre de Citeaux, mort l'an 1246, fut prieur du monastère d'Ébirbach , au diocèse de Mayence. On a de lui : i" des ouvrages de piété ; — 2" des Lettres. On trouve ces divers écrits dans la Bibliotheca Patrum. Voy. Ch,. de "Visch, Hist. d'Ébirbach, et Biblioth. des Écriv. de Cîteaux.

ENSEMÈS, terme hébreu qui signifie Fontaine du soleil, et désigne un lieu situé sur les frontières de Juda et de Benjamin. Voy. Josué, xviii, l"?; au chap. xv, 7, la Vulgate porte seulement Fons solis, sans reproduire le texte original. Voi/. D. Calmet, Diction, de la Bible.

ENSEVELISSEMENT. La manière d'ensevelir les morts , chez les Hébreux, différait selon leur condition. Quand c'était un homme du commun , on se contentait de laver son cadavre et de l'ensevelir avant de l'enterrer; mais quand c'était une personne de distinction, on multipliait les suaires et les bandes autour du cadavre , de manière que tous les membres étaient enveloppés l'un après l'autre. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 286, et Compar. notre art. Embaumement.

ENSFRIDUS. Voy. Ensefroi.

ENTERAMNIA. roy. Terni.

ENTERREMENT (Humatio, funus, exseqmœ), cérémonie de la sépulture d'un chrétien. Voy.

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