‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 764 sur 1220 · ERME · texte numérisé non relu

ERME

choses à obsen-er : 1" la dotation; 2" le consentement des intéressés; 'à° l'approbation et l'autorisation de l'évêque. Pour l'érection d'une église en collégiale ou chapitre, il faut l'intervention et l'autorité du Pape. L'érection dune prébende en dignité exige également l'autorité du Pape. Voy. Richard et Giraud.

EREIE. Voy. Iriez.

EREITRA. Voy. Neitra.

ÉREMBERT (saint), évéque de Toulouse, né à "W'ocourt, près de Poissy. mort à Fontenelle le 14 mai 671, entra l'an 648 à l'abbaye de Fontenelle, dirigée alors par saint '\i\'anarille. Apfelé par Clotaire III au siège de Toulouse , il administra pendant douze ans avec la plus grande sagesse , puis se retira à Fontenelle, où il mourut. L'Église honore sa mémoire le 14 mai. Voy. D. Mabillon, Acfa Sanctor. Ord. Sancti Benedicti. Papebroch, Propylœum ad .icta Sanct. maii. Bollandus, Acta Sanctor. D. Rivet, Hùt. litfér. de la France. tom.III. La.Vowi'. Bioyr. gén.

EREMBON, .bourg considérable de Judée, à seize milles d'Éleuthéropolis, vers le midi. Voy. Euseb., Onomast.

£R£MINTHA , bourg de D<irômà au midi de .Tuda. Voi/. Eusèbe.

ERENDIGANUS (Rufin). capucin suisse du XVII' siècle, remplit les fonctions de déliniteur et de provincial de son Ordre. Il a laissé : 1» Manuductio sacerdofis ad ^'. Misiœ sacrificium S. R. Eccl. offerendum: Lucerne, 1674, in-12; — 20 Caleridarium spirituale S. Gertrudis et Mechtildis. in omnes totius anni dies distributum; ibid., 1698, in-8°; — 3» Compendium revelationum S. Brigittœ , pro omnibus totius anni diebus distributum; ibid., 1699, in- S»; — 4° Spéculum aninuirum Thomœ de Kempis , in totum annum distributum; ibid., 1699. Voy. Bernard de Bologne, Bibliofb. Capw:. La Nouv. Biogr. génér.

ÉRFORT ou ERFURT (Bicurgium, Erfodia, Erpftodia, Erfurtum), ancienne ville épisc. et capitale de la Thuringe, située entre "VS'eimar et Gotha. Elle n'eut qu'un évéque, le B. Adelard , qui fut tué l'an 754 avec saint Boniface . dans les missions de Frise. L'évéché d'Erfort fut dès lors mii à celui de Mayence. Cinq conciles ont été tenus à Erfort." Voy. Mayence. D. Mabillon, Annal. Ord. S. Bened., tom. \'I, j). 466. Mansi , Supplementum collectionis concilinr.. t. II, col. 47, 472.

ERGOULE. ro;y. GuDULE.

ERHARD,ERHARDT. Foj/. Ehrard, Ehrardt.

£RIC ou HENRI , roi de Suède, martvr. Voy. Henri, n» II.

ËRIGÈNE (.lean), surnommé Scot (Scotus), célèbre philosophe irlandais, mort en .Vngleterre vers l'an 875 ou 883, vint en France sous le règne de Charles le Chauve, qui eut pour lui une estime particulière. Chassé de Paris comme un hérétique, il.se retira en Angleterre, où il finit ses jours. Erigène est auteur d'un certain nombre d'ouvrages, dont plusieurs sont perdus. Nous citerons, conune les plus importants : i°dp £hiisioneNaturcr:Oxhv(\, 1681, in-foL; Munster, 1838, in-8», avec des notes de Schûter ; ouvrage condamné par la Sacrée Congrégation de V Index (Decr. 13 juin 1717); —2" de Diiina Prœdcstinatwne: publié par le président Mauguin dans ses Vindicm Prœdestinationiset Graiiœ; Paris, 1650, ^,Vo}- m-*"; c'est dans le 1" que se trouve l'écrit d Erigene ; — 3" c/<? Corpore et sanguine Domini, dans lequel il combat la présence réelle et la transsubstantiation; ce livre, qui est perdu, avait été condamné dans un concile de Paris, dans un autre de Verceil, et dans un de Rome, sous Nicolas II, en 1059. Voy. Richard et Giraud, art.

Jean Érigène. La Nouv. Biogr. qënér., art. Éri-

gène.

ËRIOCH, roi des.Éliciens, selon la Vulgate, ou Arioch. roi des Elyméens, selon le s>Tiaque. Fo.y. Judith, I, 6. ^

ÉRIZI, en latin Erizus, Eriza et Siza, ville épisc. de Carie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Aphrodisiades. On n'en connaît que trois évèques , dont le premier, Papias , assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriewt Christ., tom. I, p. 921. Richard et Giraud.

ERKEL(.T.-C.), docteur en droit canon et chanoine de l'Église catholique-romaine d'Utrecht, a laissé un ouvrage touchant les différends qui s'étaient élevés au sujet du gouvernement de l'Église de Hollande. Cet ouvrage, composé en flamand, a été traduit en latin sous le titre de : Cleri romano-catholici prœcipuarum in Austrah Hollandia civitatum, aliorumque ejusdem causœ sociorum, protestatio adversus editores, uc divulgatores quarumdam epistolarum, quœ sub nomine. iliustr. D. Jo. Bap. Bussi, Apostolici apud Colonienses Nuncii, etc., in-^". Voy. le Joum. des Savants, 1710, p. 636, lr« édit., et 572, 2' édit.

ERME ou ERMIN, en latin Ennino et Erminu.<{ (saint), évéque et abbé de Lobes en Hainaut, né à Laon, mort le 25 avril 737. fut disciple de saint Ursmar, abbé de Lobes. 11 se distingua par sa régularité , son humilité, et son amour pour la pénitence et la pauvreté évangélique. Touché de sa vertu, saint Ursmar se démit de sa charge d'abbé entre ses mains, et, comme lui, Erme fut honoré du caractère épiscopal sans évéché. Plusieurs martyrologes marquent sa fête au 25 avril ; mais à Binche, où son corps a été déposé, on honore sa mémoire le 26 de ce mois. Sa vie, écrite environ trente à quarante ans après sa mort par Anson, se trouve dans la continuation de Bollandus et dans D. Mabillon, Acta Sanct'hrum Ordin. S. henedicf. Voy. BoUand., Acta Sanctor.

ERMELAND. Voy. Warmie.

ERMELINDE ou HERMELINDE (H'-rmelendis), sainte, née à Dunck. village situé près de Louvain, vers l'an 550. morte le 29 octobre, vers 595, se consacra à Dieu dès l'âge de douze ans, et se retira dans une bourgade appelée Bevec . où elle se livra à la mortification et à la prière. Plus tard elle alla à Meldrick, nommé depuis Meldaert, où elle termina ses jours dans l'exercice de la pénitence la plus rigoureuse. Le B. Pépin de Landen lit bâtir dans cet endroit un monastère en son honneur. Sa fête principale a lieu le 29 octobre, et on fait le 21 avril celle de sa translation. Voy. Surius. Molanus, Catulog. des saints des Paifs-Bas. Richard et Giraud.

ERMENGARD ou ERMENGAUD . vivait du XII* au xiil^ siècle. On a de lui un ouvrage contrr les Albigeois et les Vaudois; ouvrage qui a été publié en partie par Gretser; Ingolstadt, 1614. in-4', et qu'on trouve dans la Bibliotheca Patnof. tom. IV, édit. de Paris, 1644 et 1655. et édit. de Lyon, tom. XXIV. Voy. Fabricius, Biblioth.lntina mediœ et infimœ œtntis . tom. II, 1. V.p. 329.

ERMENRIC ou HERMENRIG. abbé du motère d'Envalgen, en .\llemagne, mort en 866. a laissé : 1» la Vie de saint Sole, ermite; elle se trouve dans Surius au 10 décembre ; dans Canisius, tom. II, part. II, p. 161, et dans D. Pez, Dissert., tom. IV, p. 27, et part. III, p. 747; — 2<^ la Vie de saint Hariolphe , premier abbé d'Envalgen, qui se trouve également dansD. Bernard Pez. — Une faut pas confondre cet auteur avec un autre Er.menric, moine de Richenow, qui avait composé un ouvrage sur la grammaire, et qui avait travaillé sur l'origine du monastère de

ERNE

ERP

Richenow. Voy.D. Mabillon, inAnalect.,^^. 420. D. Ceillier, Hi^t. des Aut. sacr. et ecclés.,i. XIX, p. 134 et 135. Richard et Giraud.

ERMENTAIRE, abbé d'Hermontier, mort à Messay vers l'an 865, a écrit V Histoire de la translation du corps de saint Philibert, à laquelle il a joint le récit de ce qui était arrivé à lui et à ses frères depuis l'invasion des Normands, en 836. Cette histoire fait partie des preuves de l'histoire de Tournus, donnée par le P. Chifflet; Dijon, 1664; elle se trouve dans D. Mabillon, A6ta Sanctor. Ordin. S. Benedicti, tom. V. Voy. D. Ceillier, Hist, des Aut. sacr., tom. XIX, p. 131 et 132.

ERMIN {Ertnino, Erminvs). Voy. ErME.

ERMITE ou HERMITE (Eremita), homme rempli de la crainte de Dieu, et qui s'est retiré dans la solitude pour mieux vaquer à la contemplation et à la prière. Ce, nom fut donné dans les premiers siècles de l'Église aux chrétiens de l'un et de l'autre sexe qui se reliraient dans les déserts, tant pour éviter la persécution des tyrans que pour s adonner au jeûne, au travail des mains, et à la méditation des saintes Écritures. On les appelait aussi anachorètes , à cause de leur vie solitaire, et ascètes, parce

Si'ils s'exerçaient dans la pratique de la piété. n distingue deux sortes d'ermites. Les uns sont attachés à quelque règle approuvée par l'Éghse, les autres ne le sont pas, et portent seulement l'habit, qu'ils peuvent quitter quand il leur plaît. Les premiers sont religieux et jouissent des privilèges de la cléricature; les derniers ne le sont pas, et ne jouissent pas de ces privilèges. Les livres des saints Pères sont remplis des éloges qu'ils font de l'état érémitique et de son excellence. Compar. Anachorète, Ascète, et Voy. L. Ferraris, Prompta Bihlioth.y&à. voc.Éremita, où sont traitées les diverses questions qui se rattachent à l'ermite. Richard et Giraud, et le Diction, eccle's. et canon, portatif. Bergier, qui , dans son Diction, de the'ol., venge les ermites des attaques des incrédules et des protestants contre la vie érémitique.

ERMO. Voy. Érasme, n« I.

ERNAUD. Voy. Arnaud, n»!.

ERNELLE. Voy. Reneilde.

I. ERNESTI (Gonthier-Théophile), théologien protestant, né à Cobourg l'an 1759, mort en 1797, fut employé au ministère des cultes à Hildbourghausen; plus tard il devint diacre et prédicateur de la cour. Il a écrit en allemand ; ses principaux ouvrages sont : 1° Essai d'une manière pro tique d'enseigner la foi chrétienne; Hildburghausen,1795; — 2o Sermons; Cobourg, 1787 ; — S^Sei^mons sur divers sujets; ibid., 1792; — 4° d'autres Sermons publiés après sa mort par Rosenmuller. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IL ERNESTI (Jacques-Daniel-Henri), théologien protestant, né à Rochlitz l'an 1640, mort en 1707, fut successivement ministre de l'Évangile à Eybitsch, recteur du gymnase d'Altenbourg, diacre, archidiacre, puis assesseur consistorial. Ses principaux ouvrages sont : 4» Protiromus Apanthismatum ; — 2« Apanthismata , seu flores philologico-historico~theologico-morales, în IV libros divisi; Altenbourg, 1672, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. géné\

ni. ERNESTI (Jean-Auguste), théologien et philologue protestant allemand, né à Tennstsedt l'an 1707, mort à Leipzig en 1781, professa successivement la littérature, l'éloquence et la théologie. Outre quelques éditions d'auteurs profanes, il a donné : 1» Instifiitio interprctis Novi Testnmenti: Leipxig, 1761, in-8"; — 2o Pro- Insio pro grammatica interpretatione librorum,

imprimis sacrorum; ibid., 1749, in-i»; — 3" Program. de Vanitate Philosophantium in interpretatione Librorum sacrorum ; Leipzig, 1750, in-4';

— ¥ Opmcula ^/leo/og'/ca; ibid., 179^2, in-8*. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. génér.

IV. ERNESTI (Jean -Christian -Théophile), protestant, né à Arnstadt en 1756, mourut l'an 1802, après avoir professé l'éloquence quelques mois seulement avant sa mort. 11 a publié un certain nombre d'ouvrages indiqués dans la Nouv. Sîo^r.g'eneV.; nous citerons, comme ayant rapport à la religion : 1» de Glossis sacris Hesychii; 1782; — 2" Epistola ad Schleusnerum ae Suidœ lexicographi usu ad crisin et interprétationem librorum sacrorum; 1785. Ces deux ouvrages ont été refondus, le premier sous ce titre : Glossœ sacrœ Hesychii grœce ex universo illius opère in usurn interpretationis libr. sacr.; excerpsit , emetidavit, et notis illustravit; 1785; l'autre sous le titre de : Glossœ sacrœ Suidce, Varini, Phavorini et Etymologici M., curn spicilegio glossarum sacrarum Hesychii grœce; excerpsit, et notis illustravit; 1786. Voy. la Nouv. Biogr. çfénér.

V. ERNESTI (Jean -Christophe), théologien protestant, né à Keula l'an 1662, mort en 1722, devint inspecteur ecclésiastique à Tennstsedt. Il a laissé : 1" Disputationes de Bibliis polyglottis; — 2" de Dialogis Doctorum veteris Ecclesiœ. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

"VI. ERNESTI (Jean -Frédéric -Christophe), théologien et hébraïsant protestant qui vivait au commencement du xviii* siècle, fut prédicateur à Gehren en 1732. Ses principaux ouvrages sont : lo Préparation fondamentale à une lecture utile du Nouveau Testament, en allemand; 1730;

— 2" Epistola de lectionibus variantibus Codicis Hebrœi; 1731. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ERNST (Simon -Pierre), historien belge, né à Aubel en 1744, mort à Afden en 1817, futcnanoine régulier et bibliothécaire à l'abbaye de Bolduc , où il professa la théologie et l'Écriture sainte. Ses principaux ouvrages sont : 1» Mémoire sur la question ; Yers quel temps les ecclésiastiques commencèrent -ils à faire partie des états du Brabant? Quels furent ces ecclésiastiques, et quelles ont été les causes de leur admission? Bruxelles, 1783, in-4»; — 2« Observations historiques et critiques sur la prétendue époque de l'admission des ecclésiastiques aux états de Brabant; Maëstricht, 1786, in-4»; — 3« Tableau historique et chronologique des suffragants ou coévéques de Liège..., avec des notices sur l'origine des maisons religieuses , etc.; Liège , 1806, in-8<». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

ERNULPHE ou ARNULPHE.

1. ERP (Henriette Van), Hollandaise, morte à Utrecht l'an 1548, descendait d'une famille noble de Brabant établie en Hollande. Elle prit l'habit de bénédictine à Vroweti-Clooster ( Cloître des dames) , monastère situé dans un faubourg d'TJtrecht, et devint abbesse de son monastère , qu'elle gouverna pendant quarante-cinq ans. On lui doit une Chronique de Vrowen-Clooster, écrite en flamand, et publiée par Antoine Mâtthseus dans ses Analecta veteris œvi, 1698, in-S», avec une continuation qui va jusqu'en 1583, une Observatio prœvia et des notes utiles ; continuation attribuée à Catherine Van Oostrum, qui succéda à Henriette Van Erp. Voy. Foppens, Biblioth. Belg. Paquot, Mémoires pour servir à l'hist. littér. des Pays-Bas, tom. IV, p. 67. La

ERP ou ERPEN (Thomas Van), plus connu sous son nom latin Erpenius , célèbre orientaliste, né à Gorcum, en Hollande, l'an 1580,

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