II. ÉRASTE, ÉRASTIENS. Voy. Lieber
ERATH (Augustin), chanoine régulier de
rOrdi-e de Saint- Augustin, né à Buchloe, en Souabe, l'an 1(>48, mort en 1719, devint successivement docteur en théologie, protonotaire apostolique et comte palatin. 11 professa la théologie à Reicherspergen et à Vienne, et on le nomma, l'an 1698, abbé régulier de Saint-.\ndré, monastère qu'il gouverna jusqu'à sa mort avec zèle et douceur. On a de lui : 1" Commentnrius theologico-juridico-historicus in regularn S. Augustini; Vienne, 1698, in-foL; ouvrage cpii a été mis à Y Index par un décret du 13 juillet 1717; — 2° Mundus symbolicus a D. Philippo Picinello, canon, regul. et Ahbate Mediolanensi, italico idiO' mate compositus... postmodum a D. Aug. Erath in latinum traductm-. etc.; Cologne. 1680, 1694, 2 vol. in-foL, et Leipzig, 1707 ; — 3» Unio theologica, seu conciliatio prœdeterminntionis physicœ, seu decreti divini intrinsece efficacis, prout Thomistœ docen t, et decreti divini extrinsece efficacis, prout recejitiores per scientiam mediam explicant: Augsbourg,1689, in-4''; — 4° Tractutus tlieO' logico - canonicus de SS. Canonic. reg. vestihus; Vienne , in-4o, et Dillingen , 1686; — 5° PhilosO' phia S. Augustini; Dillingen, 1678, in -12; — 6" plusieurs autres écrits, dont on trpuve la liste dans Richard et Gii-aud et dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. leP.RaymondDuellius,i/i*ce//anea, préf. du il' tome; Augsbourg, 1724, in-4°. Moréri. Diction, histor.
I. ERB (Anselme), bénédictin, né à Ratisbonne en 1688, professa dans son monastère d'Ottobeuern la rhétorique, la philosophie et la théologie. Il professa ensuite à Salzbourg. et devint recteur et professeur de droit civil à Fi eisingue; enlin il devint abbé d'Ottobeuern. Ou lui doit, outre Scientiarum Prodrcnnus; 172"2, in-8°. Forum sacrum casuum reservatorum; 1726, in-8°. Voy. la Nofiv. Biogr. génér,
II. ERiB ou ERBIUS (Matthias), statisticien allemand, qui vivait dans la deuxième moitié du xvi« siècle, a laissé, en allemand : Statistique de la religion turque, et indication des contrées qu'elle a détachées de la foi chrétienne dans l'esfiace de 266 ans; Zurich. 1566, in-8°.
ERBLAND ou HERBLAND , en latin JErmelandns ou Hermelnndus (saint), abbé d'Aindre , en Bretagne, né vers()39, mort vers 710, appartenait à une famille noble de Noyon. Il quitta la cour de Clotaire III, dont il était grand échanson, pour entrer dans le monastère de Fontanelles, au pavs de Caux, dont saint Lambert était alors abbe. Saint Ouen, évéque de Rouen, l'ordonna prêtre en 673, et, trois ans plus tard, on l'envova à saint Pascaire, évéque de Nantes, pour étiiblir la vie régulière dans le nouveau monastère d'Aindre. Erbland gouverna avec tant de sagesse et de zèle que ce monastère Oevmt
ERCI
ÉREC
un des plus célèbres du royaume. Vers la lin de sa vie, il fut favorisé du don de prophétie et de celui des miracles. Le Martyrologe romain place sa fête au 25 mars , que l'on croit avoir été le jour de sa mort; mais, en Bretagne, on l'honore le 25 novembre, qui est peut-être le jour de sa translation. Voy. la continuation de Bollandus dans les AcAa Sànctor. Ord. S. Bened., II scec, par D. Mabillon, et V Abrégé de l'Hist. des Iténédkt., par Bulteau, 1. III, c. XLVil. Richard et Giraud.
ERCABICA ou ERGAVIGA, ancienne ville épisc, d'Espagne située, selon un célèbre historiographe d'Espagne, don Ambroise Morales, entre Cuença et Molina; d'autres pensent autrement. Elle se trouvait peu éloignée de Ségobrige , dont l'évêché lui était soumis. Ercabica ayant été détruite par les Maures, le siège fut transféré à Albarazin Tan 1170. Saint Oracius, qui vivait au i" siècle de l'ère chrétienne , fut le premier évéque d'Ercabica. Voy. De Commanville, /" Table aiphab.. p. 100. Richard et Giraud.
ERCHEMBERT ou ERCHEMPERT, HÉREM- BERT et HÉREMPERT, descendait des ducs de Bénévent, et vivait au x« siècle; il embrassa la vie monastique au Mont-Cassin ou à Teano, sous l'abbé Angelaire, qui s'était retiré dans ce lieu après la destruction du monastère de Cassin par les Sarrasins. Erchembert devint supérieur d'une celle ou prieuré. Il a laissé un Abrégé de l'Histoire des Lombards depuis 774 jusqu'en 888; c'est la continuation de l'ouvrage de Paul Diacre. Cet abrégé se trouve dans Ant. Caraccioli; Naples, 1626, in-4°; dans Camillo Peregrini, Historia Principum Longobardorum ; Naples, 1643, in -4"; dans Burmann, Thésaurus Script. Ital., tom. IX; dans Muratori , herum Italie. Script., tom. II; dans Eccard, Serjp^ medii œvi, tom. I ; il se trouve aussi dans le Recueil des hist. de France, tom. V. On attribue aussi à Erchembert : 1» de Destructione et renovatione Cassiensis Ccenobii; — 2" Vita Landulfi, I, episc. Capuœ; — S" Acta translationis corporis S.Matthœi, apost. Voy. Fabricius, Biblioth. lat. mediœ et in^mœ cetatis, 1. V, tom. II, p. 319 et 320. D. Ceillier, Hist. des Auteurs sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 530. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
ERGHENS (Placide), bénédictin, vivait au xviii« siècle ; il appartenait à l'abbaye de Saint- Mathias de Trêves. On a de lui : 1° Spéculum angelico-benedictino-thomisticum, in quoprœcipuœ et characteristœ quœstiones philosophicœ de puro ac piano ex S. Thoma Aquinate demonstrantur, cum refutatione libelli P. Kirchi S. J., Theologiœ professoris Treviris , etc.; 1713; — i<' Funiculus triplex ejusdem contra eumdem; — 3» Hùtoria Treyirensis et SS. Abbatiœ S. Mathiœ cum descriptione vitœ et miraculorum de eodem S. Apostolo et adjunctis institutionihus christiane Vivendi, meaitandiet moriendi ; auctore P. Mauro Hitlar, SS. Theologiœ Doctore; 1749; — 4» Libcllus celeberrimœ confratemitatis S. Mathiœ Apost. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.
ERCILLA ou ERZILLA Y ARTEAGA {Fortunio Garcia de), jurisc. espagnol , qui vivait vers 1550, demeura longtemps à Bologne, au collège des Espagnols, puis à l'université de Pise. Retourné en Espagne , il fut nommé chevalier de Saint-Jacques , conseiller de Castille, et régent du conseil de Navarre. Parmi ses nombreux ouvrages de jurisprudence , nous citerons : 1» de Vltimo Fine utriusquejuris; — 1° Consilium pro Militia S. Jacofd. Voy. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hispana. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud , au mot Erzilla.
ERCK (Christophe -Albert), philosophe allemand protestant qui vivait dans le xviii« siècle, a laissé : l" Disputatio dç syncretismo philoso' phico; Leipzig, 1717, in-4<';— 2" Pr. l-V de $epulcris in hortis ex antiquitate sacra et profana; Meinungen , 1738-1741 , in-4'' ; — 3» rfe Medicis atheis; ibid., 1743, in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
ERDOEDI (Gabriel-Antoine, comte d'), doyen des suffragants de Hongrie , mort au milieu du xviiie siècle, a publié à ses frais : Opusculum theolog. in quo quœritur an et qualiter princeps cathoiicus hœrettcos in sua ditione retinere, vel contra, pœnis eos. exilio, ad fidetn catholicam amplectendam cogère possit, par le P. Samuel Pinson, jésuite ; Tyrnau, 1721. Ce livre fut prohibé par l'empereur. Voy. Feller, Biogr. univers.
ERDREICH (Wenceslas), théologien allemand protestant du xvii« siècle , a laissé : Fasciculus Epigrammatum sacrorum, ex testibus evangelicis ; Leipzig, 1658, in -8'. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
ÉRDT f Paulin), théologien allemand, né à Wertach l'an 1737, mort en 1800, professa la théologie àFribourg, et engagea une polémique avec les soi-disant esprits forts. Son principal ouvrage est intitulé : Historia litteraria theologiœ; Augsbourg, 1785, in-8". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
ÈRE {JEra). L'ère est à peu près la même chose qu'époque, puisqu'elle est aussi un point fixe d'où l'on commence à compter les années. Il y a plusieurs ères célèbres, parmi lesquelles nous distinguons : 1" l'ère des Séleucides, d'où les Macédoniens commençaient à compter leurs années, et dont il est parlé dans les Machabées sous le nom des ans grecs dont les Juifs se sont principalement servis depuis qu'ils furent soumis aux Macédoniens; ère qui commence au règne du grand Seleucus, surnommé Nicator, l'an du monde 3692, 312 ans avant l'ère vulgaire; 2° l'ère chrétienne ou ère vulgaire, qui commence le 1" jour de la naissance de Jésus-Christ, l'an 754 de la fondation de Rome. Les chrétiens suivaient auparavant d'autres époques; mais Denys surnommé le Petit , demeurant à Rome au commencement du vp siècle, pensa avec raison qu'il était plus honorable pour les chrétiens de fixer une époque de la naissance du Sauveur du monde. Il dressa donc un cycle pascal, et en assigna le jour au 15 décembre de l'an de Rome 753, pour commencer à compter de l'an i" de l'ère chrétienne , au mois de janvier 754. Mais plusieurs savants chronologistes ont démontré qu'il avait commencé cette ère quatre ou cinq ans trop tard. L'Église latine a suivi l'ère de Denys, et on l'a appelée depuis universellement l'ère vulgaire. Quant à l'étymologie du mot ère, elle est incertaine. Foy.D. Maori Hierolexicon, ad voc. ^RA. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Le Diction, de la théol. cathol., et surtout Gaet. Moroni, qui, vol. XXII, p. 1 et suiv„ donne beaucoup de détails.
EREBINTHON-OIKOS, c'est-à-dire Maison des pois chiches , est un bourg près de Jérusalem. Voy. Joseph, de Bello Jud., l. VI, c. xiii. Reland, PG/ff?A■^ illustr., p. 766.
ÉRECTION, terme que l'on emploie pour marquer le nouvel établissement d'un bénéfice ou dignité, ou même d'une église particuhère. L'érection peut se faire de deux manières : 1" quand on donne le titre et le caractère d'un bénéfice à un lieu qui auparavant n'en était pas un ; 2" cjuand on donne un titre plus élevé à un lieu déjà érigé en titre de bénéfice. Pour l'érection d'une chapelle en bénéfice, il y a trois
ÉRIG