II. ESCOL. Voy. Aner, n» II
III. ESCOL, torrent ou vallée de la Grappe (car Eschol, en hébreu, signilie grappe), dans la partie méridionale de Juda. C'est là que les envoyés des Hébreux coupèrent une grappe de raisin dune telle grosseur, qu'il fallut deux hommes pour la porter. Voy. Nombr.,xiu, 24.
ESCOLAT. Voy. Écolatre.
ESCOUBLEAU (François d), cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux , né en 1575, mort l'an 1628, mérita la pourpre romaine plus encore par ses vertus et sa piété que par les services que sa famille avait rendus à Heni-i IV. Aussi les papes Léon XI, Paul V, Clément VIII, Grégoire XV et Urbain VIII lui donnèrent des marques distinguées de leur estime dans les différents voyages qu'il fit à Rome. Le cardinal convoqua en 1624 un concile provincial, dont les ordonnances et les actes témoignent du zèle éclairé dont il était animé pour la discipline ecclésiastique. Voy. Feller, Biogr. univers.
ESCRIVA (François), canoniste espagnol, né à Valence en 1530, mort au commencement du xvii« siècle, entra chez les Jésuites en 1570. 11 a laissé : 1° Discurso de las cuatro Postrimerias de la muerte; Valence, 1604; — 2» del Juicio; ibid., 1609, in-4''; — 3* del Infienio y de la Glo- 7'ia; ibid., 1616, in-4o; — 4" Vida de D. Juan de Ribera, patriarca de Antiochia ; ibid., 1612, in-4"; — 50 Diseur SOS de los Estados; de las obligaciones particulares del estudo y oficio, segun las quales ha de'ser cada uno particularmenie juzgudo; Valence, 1613, 111-4". Voy. Solwel, Bi-
blioth. Scriptor. Societ. Jesu. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp. La Noiw. Biogr. génér.
ESCURÈ ou ESCUREY. (Escùreyum), abbaye de l'Ordre de Citeaux située en Lorraine, dans le diocèse de Toul. Elle fut fondée l'an 1144 par Godefroi, baron de Joinville; elle était régulière, et de la filiation de Vaux, en Ornois. Voy. la Gull. Christ., tom. III, vet. edit. Le Diction. univ. de la France.
ESCUTELLE. Voy. Écuelle.
ESDRAS, prêtre, était petit-fils ou arrièrepetit-fils du grand prêtre Saraïas, que Nabuchodonosor mit à mort à Reblata , après la prise de Jérusalem. On croit qu'il revint à Jérusalem pour la première fois avec Zorobabel , puis qu'étant retourné à Babylone pour demander la permission de continuer le temple, il en revint pour la seconde fois avec de pleins pouvoirs, la septième année du règne d'Artaxerxès Longue-Main. A son retour il travailla à rétablir le culte de Dieu et à gouverner les Hébreux avec sagesse; il expulsa les femmes étrangères avec lesquelles les Juifs s'étaient alliés, et, jusqu'à l'arrivée de Néhémie, il exerça la principale autorité dans Jérusalem. D'après Joseph, Esdras fut enterré dans cette même ville ; mais les Juifs croient qu'il mourut en Perse; on montre son tombeau à Samuze. Nous avons IV livres sous le nom d'Esdras; mais les deux derniers sont apocryphes. Le IP est généralement attribué à Néhémie; le III^ passe pour canonique chez les Grecs. Voy. D. Calmet, Préfaces sur les livres </'JE'ic??'a*. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction, elc, tom. III, p. 169 et suiv., s'attache à réfuter particulièremeut les objections proposées contre les deux premiers livres par les rationalistes de ces derniers temps, tels que Bertholdt, De Wette, etc.
ESDRELA. Voy. Esdrelon , n»» I et II.
I. ESDRELON ou ESDRELA, campagne située dans la tribu d'Issachar, et qui s'étend d'Orient en Occident presque depuis Scythopolis jusqu'au mont Carmel. On l'appelle aussi le Grand Champ, la vallée de Jezraél , et la Campagne d'Esdrela. Voy. Eusèbe, Onomast., ad voc. Jezrael et Arbela. Joseph, de Bello Jud., 1. IV, c. II. Hieronym., ad voc. Osée, I. Reland, Palœst. illustr., p. 367, et de Jizreel, p. 366, 500, 367,500, 863,891.
II. ESDRELON ou ESDRELA, bourg qui donne son nom à la campagne d'Esdrelon ; c'est le même lieu que Jezraël dans la tribu d'Issachar. (Josué, XIX, 18.) Voy. iudiih, i, 8; iv, 5; vu, 3. Reland, Palœsi. illustr., p. a58,366, 372.
ESDRIN , mot qu'on lit II Machab,, xii, 36, et qui est diversement interprété. Le texte grec semble en faire un nom de lieu , car il porle littéralement : Mais ceux qui autour d'Édrin combattaient, etc., c'est-à-dire ceux qui assiégeaient Édrin. La Vulgate, au contraire, en disant : Mais comme ceux qui étaient avec Esrin combattaient, etc., donne à entendre qu'Esrin était un chef des combattants.
ESEBAN, fils de Dison, fils d'Ésau. Voy. Genès6 XXV ï î26