I. 'éSEb'oN i fils de Gad. Voy. Genèse, XLvi
II. ÉSEBON ou CHASCOR, CHASPHON, CHESBON, ESBUS, HÉSEBON, ville célèbre au delà du Jourdain, laquelle fut donnée à la tribu de Ruben, ensuite cédée à celle de Gad, puisqu'elle se trouve parmi les villes que cette tribu donna aux Lévites pour leur partage. Voy. Josué, XIII, 17; XXI, 37.
ÉSEC , frère d'Asel, de la postérité de Benjamin. Foy/. IParalip., viii,3U.
ÉSÉLIAS , père de Saphan , que le roi Josias
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envoya avec plusieurs auties rétablir le temple du Seiu^neur. Foî/.IIParalip., xxxiv.S.
£SEM, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 29.
ËSER, second fils de Séhir l'Horréen. Voy. Genèse, XXXVI, 21,
ESGER (Jean), théologien, bébiaïsant et prédicateur protestant, né à Amsterdam l'an 1696, mort en 1755, professa à Leyde la théologie et les antiquités hébraïques. On a de lui : 1° Mosis Maimonidis Constitutio de Siclis , cum versibus et notis; Leyde, 1727, in-4»; — 2" Oratio de supremo Ecclesiœ dociore et ah eo edoctorum felicissimo statu ; Leyde, 1740, in-4o; — 3» Disputatio de regimim Ecclesiœ non moiiarchico ; ibid., 1741, in-4"; — 4° de Fontibus unde theologia per necessaria antiquitatum notitia sit haurienda; ibid., 1751, in-4". Voif. la Nouv. Biogr. génér.
ESEIL ou ESCHÏL, célèbre archevêque de Lunden en Scanie et primat de Danemaik, né au commencement du xii« siècle, mort en 1197. Attaqué d'une maladie dangereuse, il fit vœu de bâtir cinq monaslèies s'il recouvrait la santé. S'étant rétabli, il accomplit son vœu. Obligé de fuir par suite de démêlés avec le roi Valdemar, il fit le voyage de la Terre-Sainte , après lequel il fut rétabli dans sa dignité. De nouveaux tracas l'engagèrent à se retirer à Clairvaux, où il finit ses jours dans la paix et la pratique des devoirs de la religion. Il a laissé : Droit ecclésiastique de Scanie; Copenhague, 1505; ouvrage insère depuis en danois et en latin dans le Hecueil des Lois ecclésiastiques de Danemark , que J.-G. Torquelin a donné à Copenhague, 1781. Voij. Feller, Biogr. univers.
ÈSKUCHE (Ballhazar- Louis), théoloden et helléniste protestant, né à Cassell'an 1710, mort à Rinteln en 1755. On lui doit : 1° Disputatio de Naufragio Paulino; Brème, 1730, in-4''; — 2» de Requie Pauli in Melita insula; Marbourg, 1731, in-4<'; — 3" de Festo Judœorum Purim ; Marbourg et Rinteln , 1734, in-i"; — 4» In Orationem Pau- Itnam in areopago Atlwnarum habitam; Rinteln, 1735-1740, in-4°; — 5° V Écriture sainte expliquée
far des descriptions de voyage en Orient; ibid., 745, 2 vol. in-8°; cet ouvrage est écrit en allemand ; — 6° Observationes philologicœ criticœ in Novum Testamentum; ibid., 1748-1754, in-4''; — 7" plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouv. Biogr. génér.
ESNÂ, en hébreu Asena. Fo.y. Asena, n" I. ESNANS (Luc COURCHETEt D'), docteur en l'un et l'autre droit, né à Besançon l'an 1695, mort à Paris en 1776, acquit une certaine réputation par ses écrits diplomatiques. Outre plusieurs autres ouvrages, il a laissé : 1" Histoire du carditial de Granvelle; Paris, 1671, in-12; — 2°^Prièrea servant de préparation à la mort; ibid., 1767, in-16; — 3" Pensées sur l'aumône; ibid., 1769, in-16. Fo</.Chaudon etDelandine, Diciîon. univ. La Nouv. Biogr. génér.
ESNAULT (L'abbé), a laissé : Dissertation préh/mnaire sur l'histoire civile et ecclésiastique du diocèse deSéez; Paris, 1746, in-12. Fo^. Richard et Giraud.
1. ESPAGNE {Hispania), royaume d'Europe borné par la mer, le Portugal et les Pyrénées. D'après une tradition ancienne, l'apôtre saint Jacques a porté le premier la foi en Espagne ; mais saint Athanase, saint Cvrille, saint Epiphane, saint Jérôme et saint 'Grégoire, disent expressément que saint Paul , d'après sa promesse, prêcha la foi en Espagne. Le roi d'Espagne a le titre de Majesté catholique, et l'arclievéque de Tolède prend celui de Primat des Espaynes et Grand Chancelier de Custille. Plusieurs
conciles ont été tenus dans ce pays. Voy. saint Athan., Epist. ad Drac. S. Cyrille, Cath. XVIJ. S. Epiph., Hceres. xvu. Hieronym., in Amas. Gregor., 31, Moral. Collect. Concilior. Hispan. Mansi, Sw/jp/., tom. I, col. 225 et 226. Martène, Thesaur., tom. IV. Sponde, ann. 1565. D'Aguirre, tom. IV. Labbe, tom. IX. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
IL ESPAGNE (Jean d'), théologien protestant, né dans le Dauphiné en 1591, mort à Londres en 1659, exerça à Orange les fonctions de pasteur, et fut successivement ministre en Hollande et à Londres. Ses principaux ouvrages sont '.i'ies Erreurs populaires es poincts généraux qui concernent l'intelligence de la religion rapportée à leurs causes , etc.; La Haye, 1639, in-12: Charenton, 1643, in-12; trad. en anglais; Londres, 1652, in-8" ; ouvrage dans lequel l'auteur n'a pas épargné le Catéchisme de Calvin; — 2" la Manducation du corps de Christ considérée en ses principes; La Haye, 1640, in-8o; Charenton, 1642; trad. en anglais; Londres, 1652, in-8"; — 3° l'Usage de l'Oraison dominicale maintenu contre les objections des innovateurs de ce temps; Londres, 1646, in-S"; — 4" Avertissement touchant lu fraction et la distribution du pain dans la sainte Cène; Londres, 16i8; — 5° Schibboleth , ou Réformation de quelques passages es versions frariçoise et anglaise de la Bible; Londres, 1653, in-8'';°Middelbourg, 1662, in-S"; trad. en anglais ; Londres, 1655, in-S"; — 6» Examen de dix-sept maximes judaïques , etc.; Londres, 1657, in-S"; trad. en anglais, 1682, in-8". Ses ouvrages réunis ont paru à Genève; 1671, 3 vol. in-12. Ko^. Feller, Biogr. univet's. LaiNouv. Biogr. génér.
ESPAU ou LESPAU, autrefois la Piété de Dieu (Spallum, Pietas Dei), abbaye de l'Ordre de Citeaux située près de la ville du Mans, sur la gauche de la Sarthe. Elle fut fondée l'an 1229, et détruite en 1305. Voy. la Gall. Christ., tom. III, vet. edit.
ESPÈCE HUMAINE. L'Écriture (Genèse, i, ii) nous présente les hommes qui ont successivement couvert le globe depuis son origine , comme étant tous descendus d'un père commun. Les incrédules proprement dits et plusieurs savants, tant naturalistes que linguistes, se sont inscrit en faux contre cette vérité. Les arguments qu'ils ont produits en faveur de leur opinion peuvent être spécieux, mais ils ne reposent pas sur un fondement bien solide. En effet, ils ne s'accordent pas entre eux sur le nombre des espèces primitives, l'un n'en admettant que deux seulement, l'autre en comptant onze bien distinctes, un autre les portant au nombre de quinze. Cependant c'est un point de la question où l'accord est absolument nécessaire; car le désaccord prouve infailliblement qu'on ne s'entend pas sur les caractères qui constituent essentiellement l'espèce, parce que ces caractères ne sont ni assez déterminés, ni assez certains. Or vouloir établir des espèces avec des caractères de cette nature, c'est-à-dire des caractères qui n'en sont réellement pas, c'est créer des espèces tout à fait arbitrairement et par conséquent en dehors de tout principe scientifique. Ainsi le simple bon sens veut que nous nous en tenions au témoignage de la parole divine, tant que les naturalistes ne se seront pas mis d'accord sur le nombre des espèces primitives, ou, en d'autres termes, tant qu ils ne conviendront pas des caractères qui constituent essentiellement l'espèce. Pour donner un démenti au récit de Moïse , qui fait descendre tous
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les hommes d'un seul couple primitif, les naturalistes disent que la race noire ne saurait avoir une origine commune avec la race blanche, et que d'un autre côté les races actuelles (les Mongols, les Malais, les Européens, etc.) ne peuvent être le résultat de la dégénération ou de la dégradation successive d'une race primitive unique. Mais un des anatomistes les plus célèbres de notre époque, Fiedemann, a publié sur le crâne et le cerveau de l'Européen, comparés au crâne et au cerveau du nègre, un mémoire où il démontre qu'il n'y a aucune différence notable entre la capacité crânienne du nègre et celle de l'Européen. Ce qui prouve d'ailleurs d'une manière incontestable que les nègres appartiennent à la même espèce animale que les Européens, c'est qu'ils peuvent se féconder réciproquement et donner naissance à des êtres humains (mulâtres), qui eux-mêmes sont aptes à se reproduire indéfiniment. Quant aux différentes races actuelles, quoi qu'en disent nos adversaires, elles peuvent réellement être le résultat de la dégénération ou de la dégradation successive d'une race primitive unique; et, d'un autre côté, toutes les observations physiologiques qu'on a faites jusqu'à ce jour prouvent que cette dégénération et cette dégradation , quelque considérables qu'elles paraissent, ne le sont jamais assez pour détruire l'espèce primitive. Ainsi l'espèce humaine est une, et l'existence des races différentes peut s'expliquer scientifiquement par l'influence du climat, de la domesticité et de l'état sauvage, enfin par l'influence d'une foule de circonstances extérieures qui ont agi d'une manière permanente sur le type primitif. On trouvera dans J.-B. Glaire, Les Livres suints vengés , tom. I^^, p. 111 et suiv., la thèse de l'unité de l'espèce humaine longuement développée et étayée de nombreuses
fireuves tirées des témoignages des naturalistes es plus accrédités. Voy., en particulier, Virey, dans le Diction, classique d'hist. nat.; Paris, 1827, tom. II. Desmoulins, Hist. naturelle des races humaines. Bory de Saint-Vincent, Diction, class. d'hist. naturelle, tom. VIII. Le Mémoire de Fiedemann sur le crâne et le cerveau de VEuropéen comparés au crâne et au cerveau du nègre, dans Laurent, Annales de physiologie et d'anatomie; Paris, 1^9. Roulin, Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des sciences de l Institut de France; Paris, 1835, in-4», tom. VI, p. 321, et Mémoires du Muséum d'histoire naturelle, tom. XVII, p. 201. Don Félix d'Azara, Voyage da?is l'Amérique méridionale; Paris, 1809, tom. I", p. 378. Frédéric Cuvier, Recherches sur les caractères ostéologiques qui distinguent les principales races de chien domestique. Annales du Muséum, tom. XVIII, p. 333. H. Prichard. Histoire naturelle de l'homme et des différentes races humaines; Paris, 1843, in-S", tom. I, trad. de Roulin. C. Starck, Observationes médicinales de febrihus intennittentibus;T\ch.n\ï,\'lQ\, in-8°. Blumenbach , de Generis humani varietate nativa: Gœttingue, 1775, in-4»; c'est une thèse remarquable soutenue pour le doctorat en médecine , et dont on trouve l'exposé dans Décades VIII craniorum diversarum gentium; Gœttingue, 1790-1808, in-4°, avec 80 ligur. P. Rayer, Traité théorique et pratique des maladies de la /jeaw; Paris, 1835, tom. III, p. 553. Simon, Ueher die Structur dér Warzen und ueher Pigmetit-bildung in der Haut. {Archiv. Millier, 1840, p. 189.) A. De Quatrefages, membre de l'Institut (Académie des sciences). Unité de l'espèce humaine; Paris, 1861, in-12. Gabriel de Fages de Chaulnes, l'mté de l'espèce humaine; Orléans, 1862, in-12
de 14 pages seulement ; l'auteur répond en peu de mots aux principales objections, et ajoute des considérations nouvelles qui portent la conviction dans l'esprit de tout lecteur qui est de bonne foi. Léopold Giraud, Unité de l'espèce humaine d'après les travaux récents, dans la Revue du monde catholique, 25 mai 1862. J.-J. Thonissen, prof, à l'uni v. cathol. de Louvain, Unité de l'espèce humaine démontrée par la science moderne, dans la Revue catholique de Louvain. février et mars 1862; l'auteur analyse très-exactement l'ouvrage de M. De Quat^efages , et en fait ressortir l'importance. Hyacinthe de Charencey. Unité d'origine du genre humain, dans les Annales de philosophie chrétienne, juillet, août et septembre 1861 ; ce travail a pour objet plus spécial de réfuter un ouvrage publié aux États-Unis par Nott et Gliddon, sous le titre de Types ofMankind, ou Types de l'espèce humaine, et dans lequel les auteurs soutiennent la pluralité d'espèces primitives.
ESPÈCES SACRAMENTELLES, apparences du pain et du vin dans le sacrement de l'Eucharistie. Koy. Accidents, Communion, Eucha-
RISTIK.
ESPEN (Zeger- Bernard VAN). Voy. Van-
ESPEN.
ESPENC^US. Foy. Despence.
ESPENCE (Claude ou Charles D"). Voy. Despence.
I. ESPÉRANCE (L') se prend : 1» pour la chose même que l'on espère; 2* pour la cause sur laquelle l'espérance est fondée ; 3° pour l'habitude ou l'acte de l'espérance , que l'on peut considérer en général ou en particulier comme vertu théologale. Considérée plus particulièrement en tant qu'elle appartient à la théologie, l'espérance est une des trois vertus théologales par laquelle l'homme fidèle attend de la bonté de Dieu, par les mérites de Jésus-Christ, la vie éternelle. Les péchés opposés à cette vertu sont le désespoir et la présomption. Selon les philosophes, y espérance et la crainte sont incompatibles ; mais les théologiens soutiennent, à bon droit, que cela n'est vrai qu'à l'égard de la crainte excessive et absolument servile, et que l'espérance la plus ferme n'exclut point la crainte filiale qui nous éloigne du péché, parce qu'il déplaît à Dieu, qui nous fait éviter les occasions de le commettre et nous fait prendre des précautions contre notre faiblesse. Koj/.Habert, Theolog., tom. III, p. 574. Collet, Moral., t. V, p. 428. Conférences d'Angers sur les commandem. de Dieu, tom. l", p. 68 et suiv. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de tliéol.