‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 772 sur 1220 · ESPR · texte numérisé non relu

ESPR

et Giraud. Voy. Papillon, Biblioth. des auteta's de Bourgogne, édit. de 1759.

II. ESPÏÂRD (.lean-François), fils du précédent, né à Besançon l'an 1695, mort en 1778, était chanoine de Besançon, abbé de Saint-Rigaud et prédicateur de la cour. On lui doit un recueil de Sermons: Besançon, 1776, in-8». Voy. Ouérard, /« France littéraire.

ESPINAC ou ÉPINAC (Pierre d'), mort en 1599, succéda à son oncle, Antoine d'Albon, sur le siège archiépiscopal de Lyon. Le clergé le choisit pour son orateur aux états de Blois, et il fut le chef de la députation de Suresne. Il a laissé, outre des Poésies françaises, qui sont restées en manuscrit : 1° Exhortation au peuple de son diocèse, avec le Formulaire des p>-ières qui se /'ont tous les jours de la semaine à Lyon; 1583, in-16; — 2" Bréviaire à l'usage de son diocèse. Voy. Sponde, Annales. Lacroix du Maine et Du Verdier, Biblioth. française. Sainte-Marthe, Galtia Christiana. La A'omu. Biogr. génér.

ESPINOSA (Valérien d'), Espagnol, vivait au XVii* siècle. Il a laissé : 1" Expositions des constitutions de Clément VIH; Salamanque, 1602; — 2» /e Guide des religieux:; Valladolid, 1623.

I. ESPRIT (Spiritus), terme qui , dans l'Écriture, se prend : 1» pour le Saint-Esprit ( Voy. l'art, suiv.); 20 pour ange, démon ; 3'> pour Vàme raisonnable ; 4" pour le souftle, la respiration, la vie animale commune aux hommes et aux bètes; 5° pour le vent; 6" pour la disposition bonne ou mauvaise du cœur ou du corps ; ainsi on dit : F esprit de jalousie , l'esprit de fornication ; 1° pour l'esprit de Jésus-Gnrist qui anime les vrais chrétiens, qui n'est autre que le don de la grâce et de l'adoption céleste; 8" dans le sens moral, pour tout ce qui est opposé à la chair et au péché ; 9° pour les visions ou appalitions que l'on regarde comme des démons ou des âmes des défunts. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Bergier, qui, •lans son Diction, de théoL, montre le sens que les philosophes de l'antiquité ont réellement donné au mot esprit, et celui que les Pères de l'Église v ont attaché.

II. ESPRÏT ( SAINT- ) , troisième personne de la sainte Trinité , que l'Écriture nomme ainsi parce qu'elle procède des deux autres par voie d'inspiration. La divinité du Saint-Esprit est un article de foi , et le huitième du symbole des Apôtres ; elle est appuyée, 1" sui' l'Écriture, qui attribue au Saint-Esprit les caractères propres de la Divinité, tels que l'invocation dans la forme du baptême , la sanctification des âmes , la rémission des péchés, la vocation et la mission des ministres de l'Église, et en général tous les effets de l'amour de Dieu pour les hommes ; 2° sur la tradition , et principalement sur le concile d'Alexandrie, sous saint Athanase, sur un synode dillyrie du temps de Valens, sur un synode romain sous le pape Damase , et sur le premier de Gonstantinople, le second œcuménique, qui condamna Macédonius, ennemi déclaré de ce dogme. Le Saint-Esprit est appelé dans l'Écriture, 1° Paraclet ou consolateur, parce qu'il nous console dans toutes nos peines ; 2" Avocat ou Esprit de Prière, parce qu'il prie pour les fidèles avec des gémissements ineffables , c'est-à-dire qu'il les fait prier ; 3* Esprit de sagesse, d'intelligence , de conseil , de science, de force, de piété et de crainte du Seiytieur ; parce que , outre la grâce sanctifiante qu'il produit dans les âmes qui le reçoivent par les sacrements, et surtout par la Gonfirmation, il répand aussi en elles ces dons surnaturels qu'on appelle les dons du Saint-Esprit: 4" Doigt de

Dieu; Jésus -Christ dit que c'est en lui et par sa puissance qu'il chassait les démons , et qu'il opérait des miracles; 5° Bonté. Amour, Don, parce que la personne du Saint-Esprit est vraiment amour et charité ; aussi lui rapporte-t-on tous les dons de grâce et de gloire que Dieu accorde aux hommes par la médiation de Jésus- Ghrist; 6» Esprit vivifiant, parce que tous ceux qui ont été vivifiés par la grâce, soit avant la venue du Messie, auquel ils croyaient, soit depuis, et qui ont vécu dans la même foi , ont été vivifiés par l'Esprit-Saint. On doit dire la même chose des anges fidèles : or le Saint-Esprit nous vivifie, premièrement, par la présence et l'habitation de sa personne sacrée dans nos âmes ; secondement, par la plénitude de grâce et de charité qu'il y répand, avec tous les dons et toutes les vertus surnaturelles, par le secours desquelles nous produisons les œuvres de justice qu'on appelle les fruits du Saint-Esprit , et qui sont, d'après saint Paul, la charité, \AJoie, la paix , la patience, la bénignité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif, et les développements donnés par Bergier dans son Diction, de théol.

III. ESPRIT (Jacques), conseiller du roi et membre de l'Académie française, né à Béziers l'an 1611 , mort en 1679 , entra chez les Oratoriens , mais il les quitta cinq ans après , et suivit le prince de Gonti dans son gouvernement du Languedoc. Il a laissé : 1° des Paraphrases de quelques psaumes; — 2'> de la Fausseté des vertus humaines; Paris, 1678. Voy. Richard et Giraud.

IV. ESPRIT (Ordre du SAINT-), appelé de Montpellier en France, et in Sassia en Italie. Ordre religieux de chanoines réguliers et hospitaliers, fondé par Gui de Montpellier vers la fin du xn« siècle. Il bâtit dans cette ville un hôpital pour y recevoir les pauvres malades , et y mit des personnes pour en avoir soin. Lan 119b Innocent III confirma cet institut; six ans après, le Pape appela à Rome le fondateur pour lui confier l'hôpital de Sainte -Marie in Sassia, appelé maintenant le Saint-Esprit. Cet Ordre, qui d'abord a été mixte, fut ensuite regardé comme militaire. Voy. P. Le Saunier, de Cap. Ord. S. Spirit. dissert. Barbosa , de Jur. eccl., c. XLi, p. 113. Le P. Hélyot, tom. II, p. 204. Hist. eccl. de Montpellier, 1. II, c. m. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie , p. 177 et suiv. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.

V. ESPRIT (Ordre du SAINT-), Ordre de chevalerie institué l'an 1578 par Henri III, parce que le jour de la Pentecôte de l'année 1573 il avait été élu roi de Pologne, et que l'année suivante, à pareille époque, il avait succédé au trône de France. Henri III se déclara grand maître de l'Ordre , et unit la grande maîtrise à la couronne de France. Voy. le P. Hélyot, tom. \"III , p. 397. Le P. Anselme, Hist.' des grands officiers de la couronne. Hermant , Hist. des Ordres de chevalerie, p. 374 et suiv. Richard et Giraud.

ESPRIT FORT. Voy. Incrédule.

ESPRIT PARTICULIER, terme devenu célèbre dans les disputes de religion depuis la naissance du protestantisme. Les protestants prétendent qu'il n'y a aucun juge infaillible du sens des Écritures, ni aucun tribunal qui ait droit de terminer les contestations qui peuvent s'élever sur la manière de les entendre ; que la seule règle de foi du simple fidèle est le texte de l'Écriture, entendu selon Vespnt particulier de cliaque fidèle , c'est-ù-dire entendu u sa ma-

ESQïî

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