ESTH
frent pas de sacrifices sanglants ; ils sont très^ religieux observateurs de leur parole, et vivent entre eux dans une parfaite union. Voy. Joseph, de Bello Jud., 1. II, c. xii, p. 785, et Antiq., 1. XVIII, c. u. Philon, Qu<jd omnis probus liber, et de Vita contemplativa. Serrarius, Tri-hœresium, seu de celeberrimù , apud Judœos, PhariscBoruin, Sadducieanim et Essenorum sectis, etc. 1. II. D. Calmet, Biblioth. sacrée, sous ce titre : Secte des Juifs , et Diction, de la Bible, au mot E.SSÉN1ENS. Eusèbe, Préparât, évangél., 1. VIII. J.-B. Glaire, Introduction histor. et crit., etc., tom. II, p. 3o7, 358. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
ESSENCE DE DIEU. L'essence d'une chose est ce qui la constitue telle qu'elle est et la distingue de tout ce qui n'est pas elle- Ainsi, demander quelle est l'essence de Dieu, c'est demander quel est celui des attributs divins qui constitue son Être et le distingue des créatures. Mais corame tous les attributs de Dieu étant infinis, sont par là même incompréhensibles à l'esprit borné de l'homme, et comme, d'un autre côté, ils ne sont point réellement distingués entre eux, ce qu'on peut dire d'une perfection divine on peut le dire de toutes les autres; ainsi cette question parait être une question de mots. Cependant , pour y satisfaire et pour s'accommoder à notre manière de concevoir, les théologiens assignent pour essence de Dieu un des attributs que Ion conçoit être comme le principe et la racine de toutes les autres perfections. Or cet attribut est, selon les uns, la souveraineté de perfections, selon les autres, la nécessité ou l'indépendance de son existence, qu'il ne tient que de lui seul, Vasséité, comme disent les théologiens, c'est-à-dire la qualité d'être pai' lui-même ; ce qui est parfaitement conforme à la définition que Jehovah donna de lui-même à Moise : Je suis celui qui suis. Il est démontré d'ailleurs qu'il y a un être existant de soi-même, et qui n'a jamais commencé; parce que si tout ce qui existe avait commencé, il faudrait que tout fût sorti du néant, de soi-même, sans cause, ce gui est absurde. Ou il faut soutenir contie l'évidence que tout est nécessaire, éternel, immuable, ou il faut avouer qu'il y a au moins un Être nécessaire qui a donné l'existence à tous les autres. Voy. Exode, ui, 14. Le Traité de Dieu, dans les théologiens. Richard et Giraud, art. Dieu, § ii, m. Bergier, Diction, de théol. . art. Essence de Dieu.
ESSÉNIENS. \'oy. Esséens.
ESSÉNIUS (André), protestant néerlandais, né à Bommel l'an 1618, mort en 1677, exerça les fonctions de pasteur à Nederlangbrœk et à Utrecht, plus tard il professa la théologie dans cette dernière ville. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages dont on trouve la Uste dans Richard ot Giraud, etdont les principaux sont : 1° Triumphus Crucis; Amsterdam, 1649; — 2» de Moralitate Sabbathi: 1558; — 3» Systenia theolo^icum; Utrecht, 1659; — 4' Compendium theologiœ doginuticum; ibid., 1669; — 5<> Considérations sur ta parabole du semeur de saint Matthieu, xiii, •24 et suiv.; en hollandais; 1672. Voy. Gaspard Burmann, Trajectum ervditum.
ESSOMES (Essomi), abbaye de l'Ordre de Saint-.\ugustin située dans la' Brie, au diocèse de Soissons. On croit qu'elle fut fondée vers la fin du XI' siècle, en l'honneur de saint Ferréol , par Hugues, évèque de Soissons, qui y mit des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Ces chanoines s'étant relâchés, on leur substitua, en 1()49, des chanoines réguliers de la congrégation de France. Voy. Sainte - Marthe , Gallia
Chrùt., tom. IX, col. iSS^noT. edit. Richard et
Giraud.
ESTAÇO ou STATIO, en latin S/û/ii« (Achille), poète et érudit portugais, né l'an 1524, mort en 1581, était très-versé dans les langues latine, grecque et hébraïque. Outre un grand nombre de poésies et de commentaires sur divers auteui^ latins, on a de lui : 1° Liber de Trinitate et fide, dans la Bibliotkeca Patrum, tom. II; Paris, 1575; — 2» S. Ferrandi, Carthaqinensis ecdesiœ diaconi, opuscula pia ; Rome, 1578, in-8";
— 3» S. Pachomii, cœnobiorum per jEgyptum fundatoris, régula cegyptiaca , scripta a S. Hieronyrno, latine conversa ab Statio, etc.; — 4»S^>'mo sancti Anselmi de vita aeterna; Rome, 1575, in-8o. 1 oî/-la Nouv. Biogr. génér,
ESTAMPES (Léonor d), prélat français, mort à Paris en 1651 , fut successivement évèque de Chartres et archevêque de Reims. Ses principaux ouvrages sont : 1" le Rituel de son église ; Paris , 1627; — 2" Lettre aux cardinaux touchant la convocation des conciles provinciaux: 1625;
— 3° Remontrartce du clergé de France assemblé à Paris, faite au roi Louis XIII, dans les Mém. du clergé, tom. V, édit. de 1675 ; — 4» Lettre pour demander au pape Urbain VIII la béatification de François de Sales, évèque de Genève; 1625;
— 5» Statuts synodaux; Reims, 1645. Voy. la Gall. Christ. De Launoi, Hist. lat. du collège de \avurre, tom. II. D.Liron, Biblioth. Chartraine. Richard et Giraud.
ESTELLA (Didier ou Diego), franciscain , né à Estella l'an 1524, mort en 1578, se distingua comme prédicateur et mérita la confiance de Philippe II, qui le nomma son théologien consultant. On a de lui : 1" de la Vida, loores, y excelencias del bienuventurado evangelista S. Juan : Lisbonne, 1554, in-4''; — 2» de la Vanidad del mundo: Salamanque, 1574, in-S»; — 3o i« Evangelium Lucœ Commentarii ; Alcala de Henarez,1578, 2 vol. in-fol.; — k" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. francise, tom. I, p. 305.
ESTER (L) ou ESTERP (L'), en latin Stirpum, abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans le diocèse de Limoges et à huit lieues de cette ville. On ignore l'époque de sa fondation ; mais on sait que, vers l'an 1032, saint Gautier, chanoine de Dorât, fut nommé abbé de l'Ester. L'an 1657 on introduisit dans cette abbaye la réforme des chanoines réguliers de la congrégation de France. Voy. la Gall. Christ., tom. II.