‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 783 sur 1220 · EUSE · texte numérisé non relu

EUSE

naient de détruire le temple de la Fortune ou Génie public. Ceux qui avaient pris part à cette démolition furent punis, les uns de mort, les autres par l'exil. Eupsyque fut un de ceux qui souffrirent le plus. Saint Basile, qui fut évéque de Césarée huit ans après son martyre, célébra sa fête en invitant tous les évêques du Pont à y concourir, et la lixa au 8 avril. Voy. Sozomène, Hist. ecclés. S. Basile et S. Grég. de Nazianze, dans leurs Lettres. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 196.

EURENIUS (Jons), protestant suédois, né l'an 1688, mort en 1751, exerça àThorsakerles fonctions de pasteur. Outre de nombreux manuscrits sur diverses matières, Eurenius a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Un ecclésiastique avec ses ornements: — 2o Oratio synodalis de Prœdestinatione ; 1729. Voy. la Nouv, Biogr. ge'nér.

ÈURIPUS. Voy. Chalcide.

I. EUROPE (Éwopu), province de l'IUyrie et la partie orientale de la Thrace , le long de la côte qui regarde l'Asie Mineure, depuis le Pont- Euxin jusqu'à l'Archipel. Héraclée en était autrefois la métropole; cette province comprend vingt- huit évêchés, dont il ne reste plus que Rhédesti, Pario, Métri, Athyra, Tzurloe et Miriophiti. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 210, art. EvROi>\ (Provincia, etc.).

II. EUROPE {Europus ou Tamsucurn), siège épisc. de la province d'Euphrate situé au diocèse d'Antioche , érigé au v siècle sous la métropole d'Hiérapolis. On n'en connaît (ju'un évéque, David, qui, fut représenté au concile de Chalcédoine par Etienne d'Hiéraple, qui souscrivit aussi pour les autres évêques de sa province qui se trouvaient absents. Aujourd'hui Europe est un simple évêché in paitihus , toujours sous la métropole d'Hiérapolis, qui est devenue elle-même un pur titre in purtibus. Voy. Oriens Christ., tom. II, p. 945. De Gommanville, /r» Table alphabet., p. 102. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 210, art. EuaoPA, Europi, o Europo.

I. EUSÈBE (saint), pape, élu le 5 février 309, mort le 26 septembre 311 , était Grec de naissance, et fut renommé pour sa vertu et son mérite. Il eut beaucoup à souffrir de la tyrannie de Maxence; c'est pour ce motif sans doute qu'on le trouve qualifié de martyr dans beaucoup de Martyrologes; car il n'est pas mort par la main des persécuteurs pour la foi de Jésus- Christ. On honore sa mémoire le 26 septembre. On lui attribue trois Décrétâtes: une aux évêques des Gaules, l'autre à ceux d'Egypte, et la troisième à ceux de Toscane et de la Campanie; mais on croit communément qu'elles ne sont pas authentiques. Voy. Artaud de Monter, Ww^ des Souv. Pontif. rom. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 211.

II. EUSÈBE, martyr à Rome, était prêtre; il fut le compagnon de saint Hippolyte. Foj/.HiP- POLYTE, n»ll.

III. EUSÈBE (saint), martyr de Gaze, en Palestine, vivait au iv» siècle. Il fut pris comme chrétien avec Nestable et Zenon , ses frères, et le peuple les mit en pièces. Une femme chrétienne de Gaze recueillit ce qu'elle put trouver des reliques de ces martyrs et les donna à leur cousin, Zenon, qui devint plus tard évéque de Majume. Le Martyrologe romain a placé la fête de ces martyrs au 8 septembre. Voy. Richard et Giraud.

IV. EUSÈBE (saint), évéque de Verceil, né en Sardaigne vers l'an 315, mort le 1" août 371 , fut ordonné prêtre par saint Marc, successeur de saint Sylvestre. Il fut, selon saint Ambroise,

le premier dans l'Occident qui joignit la vie monastique à la vie cléricale. L'an 355 il assista au concile de Milan, et il fut exilé par Constance à Scythopolis, en Palestine, pour avoir refusé de souscrire à la condamnation de saint Athanase. A son retour de l'exil, Eusèbe alla à .\lexandrie, où il assista au concile que l'on y tint au sujet de ceux qui revenaient de l'hérésie à l'Église. Il combattit avec ardeur l'arianisme, et ramena à la foi une infinité de personnes. Les ancien» Martyrologes avaient placé sa fête au 1" août; mais le Bréviaire romain l'a remise au 15 décembre. Il ne nous reste de lui qu'une Lettre à son Église et une autre à Grégoire d'Elvire. Voy. S. Jérôme, Chron. etEpist. LXXV. S. Ambroise, Epist. LXXXH. Rufin. Socrate. Sozomène. Théodoret. Hermant, Vie de saint Athanase. D. CeiUier, Hist. des Aut. sacr. et ecciés., tom. V. p. 439 et suiv.

V. EUSÈBE (saint), évéque de Bologne, vivait au iv« siècle. Il gouverna cette Église du temps des empereurs Gratien et Théodose avec vigilance, zèle et charité. Il fut intimement lié avec saint Ambroise, et se montra un des plus zélés défenseurs de la foi contre les Ariens, dans le concile tenu l'an 381 à Aquilée. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 26 septembre. Voy. S. Ambroise, 6Mr /e* Vierges, 1. I. Traite' de la virginité.

VI. EUSÈBE (saint), évéque de Samosate, né dans cette ville, mort vers le mois de juin 380, fut promu à l'épiscopat l'an 361. Il assista cette année-ià au concile d'Antioche, où saint Mélèce fut élu évéque de cette ville ; l'an 363 il se trouva au concile d'Antioche assemblé par saint Mélèce; et, en 370, il assista à l'élection de saint Basile, archevêque de Césarée, avec lequel il se lia intimement. Il parcourut la Syrie, la Phénicie et la Palestine , pour fortifier les catholiques et ordonner des prêtres et des diacres, selon le besoin des églises; l'an 373 on l'exila en Thrace, où il eut beaucoup à souffrir; enfin il se trouva en 379 au concile d'Antioche; et, au moment où il entrait dans la ville de Dolyque, en Syrie, une femme arienne lui jeta une tuile sur la tête. Les Grecs honorent sa mémoire le 22 juin, et les Latins le 21 du même mois. Voy. Théodoret, Hist. ecciés., 1. IV, c. xiii, 14; 1. V, c. IV. S. Grég. de Nazianze, Epist. XXV lU. Baronius. Hermant, Vie de saint Athanase . D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecciés., tom. VI, p. 433. Richard et Giraud.

VII. EUSÈBE (saint), abbé en Syrie, vivait, dit-on, au w siècle. Élevé sous la discipline de son oncle, Marien, pieux solitaire, Eusèbe vécut dans une cellulejusqu'à ce que l'abbé Ammien, homme célèbre dans toute la Syrie, l'eût emmené avec lui pour le mettre à la tête de son monastère, situé entre Antioche et Berrœé, sur le penchant d'une haute montagne. Il s'acquitta des devoirs de son nouvel état sans renoncer à ses anciennes pratiques, et il se lit surtout remarquer par une grande modestie unie à une extrême douceur. On célèbre sa fête le 23 janvier. Foy. Théodoret, Hist. ecciés., l.IV,c.xxvni. Richard et Giraud.

VIII. EUSÈBE (saint), prêtre romain et confesseur, est honoré dans l'Église romaine depuis le v« siècle. Sa Vie, qui le fait partisan de l'antipape Félix II, n'a pas grande autorité, et il est difficile d'y démêler le vrai d'avec le faux. Elle se trouve dans Monbritius et dans les Mélanges de Baluze, tom. II.

IX. EUSÈBE DE CRÉMONE (saint), né à Crémone, était prêtre en Palestine, disciple et compagnon de saint Jérôme , qu'il connut à Rome,

EUSÈ

EUSI

où il était allé visiter le tombeau des .saints Apôtres. Il accompagna saint Jérôme en É^'vpte et en Syrie, et, vers lan 387, il se renferma avec lui" dans son monastère de Bethléheni. Quelques années après saint Jérôme l'envoya en Italie et en Dalmatie, avec Paulinien, son frère , pour sauver la vie à quelques personnes et pour vendre le reste de leur patrimoine au profit des pauvres. Il fut aussi envoyé vers Thérésiar(jue Vigilance pour tâcher de larracher à Terreur. Quelques Martyrologes placent la fête de saint Eusèbe au 5 mars, et dautres au 19 octobre, l'oy. S. Jérôme, lettres. BoUandus.

X. EUSÈBE, évèque de Césajée, en Palestine, né vers lan '270, mort vers 338, fut élu évêque en 314. Paulin , évéque de Tyr, lavant invité à assister à la dédicace de son église, Eusèbe y prononça un panégyrique qui le lit suspecter d'arianisme. Il assista au concile de Nicée, où, après quelques difficultés, il approuva le terme de consubstantiel. Lan 330 il se trouva au conciliabule d'Antioche, où saint Eustathe, évêque de cette ville, fut injustement déposé, et, l'an ^ii5, il fut du nombre des évoques des conciles de Césarée et de Tyr qui condamnèrent saint Athauase. De Tyr il partit pour se trouver à la dédicace de l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, et il y reçut Arius à sa communion. L'an 336 il se trouva au concile de Constantinople, où les Ariens déposèrent Marcel, évèque dAncyre. Eusèbe a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont on peut voir la liste dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr.génér., et parmi lesquels nous citerons : 1» Cinq livres de i'Apologie pour Origène; — 20 Quinze livres de la Préparation et vingt de la Démonstration évangélique ; — S» une Histoire ecclésiastique divisée en dix livres; — i" de la Théophanie ou de l'Incarnation; — 5° Commentaires sur Isaie; — 6° des Commentaires sur les Psaumes et des Canons pour accorder les quatre Évangélistes ; — 7" un Traité contre les Manichéens. Les Œuvres complètes d'Eusèbe ont paru à Bàle, 154-2, et à Paris, 1580. Voy. Tillemont, Mémoires. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. IV, p. 202 et suiv. Socrate. Sozomène. Théodoret. S. Jérôme. Baronius.

XI. EUSÈBE, évêque de Thessaloaique, vivait du temps de saint Grégoire, pape. 11 a écrit dix livres contre un moine de Rome appelé André, qui croyait que la chair de Jésus -Christ avait toujours été nicorruptible, et qui soutenait plusieurs autres erreurs. Photius a donné un extrait de cet ouvrage dans le CLXII* tom. de sa Bibliothèque. Voy. Richard et Giraud.

XII. EUSÈBE, évèque de Milan, vivait au v* siècle. Avant le concile de Chalcédoine , il écrivit une lettre ati pape saint Léon , tant en son nom qu'au nom de dix-huit autres évéques. Cette lettre se trouve dans l'édition des Œuvres de ce Père, par leP.Quesnel. roy.Fabricius, Biblioth. lut. média- et infimœ œtatis, tom. II, I. "V, p. 394 et 395. Richard et Giraud.

XIII. EUSÈBE, évèque de Dorylée, vivait au v« siècle. 11 se fit connaître d'abord comme jurisconsulte, et fut nommé commissaire impérial à Constantinople. Plus taid il entra dans les ordres et devint évèque de Dorylée, ville de Phrygie; le premier il dénonça les doctrines d'Eutychès et demanda qu'elles fussent condamnées dans un concile. Ce concile, présidé par Dioscorus, évèque d'Alexandrie et partisan d'Eutychès, fut tenu l'an 449, et on y prononça la déposition d'Eusèbe. Le pape intervint, et un nouveau concile ayantété rassemblé, on rétablit Eusèbe sur son siège et l'on condamna Eutychès.

Eusèbe a laissé : l» Contestatio adversus Nestw riurn, parmi les ouvTages de Marins Mercator, part. II, p. 18; — 2» Libellus adversus Eutycheten synodo Constantinopolitano ohlatus, dansLabbe, Recueil des Conciles, tom. IV, p. 451; — 3o Libellus adversus Dioscorum. synodo Chalcedonenai oblatus; ibid., p. 380; — 4» Epistola ad Marcianum impeiatorem ; ibid.', p. 95. Voy. la Nouv, Biogr. géwr.

XIV. EUSÈBE, évéque d'Antibes, mort vers l'an 570, se fit représenter au cinquième concile d'Orléans tenu l'an 549, et assista en 554 au concile d'Arles. On lui attribue VHistoire de la translation des corps de saint Vincent, de saint Oronce et de saint Victor, nuxrtyrisés à Girone; elle se trouve dans BoUandus , au 22 janvier. Voy. Y Hist. littér. de lu France, tom. 111, p. 303 et suiv.

Page 1