‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 782 sur 1220 · I. EUPHRATE, chef des Ophites. Voy · texte numérisé non relu

I. EUPHRATE, chef des Ophites. Voy

Ophites.

II. EUPHRATE, philosophe, né à Péra, en Cilicie, qui, pour concilier la philosophie avec la religion chrétienne, distinguait dans ce monde trois parties, dont la première renfermait un Être nécessaire et incréé, la deuxième un nombre infini de Puissances différentes, et la troisième ce que nous appelons communément le monde. Il admettait en Dieu trois Pères, trois Verbes, et trois Saints-p]sprits, émanés de l'Etre nécessaire et incréé , qu'il concevait comme une grande source. Le P. Hardouin croit que c'est contre les disciples d'Euphrate , appelés Péréens ou Pératiques , qu'on a fait le quarante -huitième des canons attribués aux apôtres. Voy. Théodoret, Hœret. fabuL, 1. I, c. XYiii. Philastre. Hardouin, de Triplici baptisrno. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Pluquet, Dictionnaire des hérésies.

III. EUPHRATE, fleuve fameux qui prend sa source dans les montagnes de l'Arménie et qui arrose les frontières de la Cappadoce, de la Syrie , de l'Arabie Déserte, de la Chaldée et de la Mésopotamie. Moïse dit que l'Euphrate est le quatrième des fleuves qui avaient leur source dans le paradis terrestre. Voy. Genèse, ii, 14.

IV. EUPHRATE, huitième province du diocèse d'.\ntioche, appelée autrefois Comagène. Hiéraple était sa métropole civile et ecclésiastique; l'un de ses sièges sulTragants fut érigé

en métropole avant l'an 553. Voy. Richard et Giraud.

EUPHRAXIE. Voy. Euphrasie.

I. EUPHRONE , en latin Euphronius (saint), évêque d'.\utun, mort le 3 ou le 4 août 475, succéda à saint Léonce vers l'an 452. Intimement lié avec Sidoine Apollinaire, évêque d'Auvergne, et saint Loup, évêque de Troyes, ils écrivirent de concert une lettre à Thalasse , évêque d'.\ngers, au sujet des fêtes et du service divin, et touchant les ecclésiastiques bigames. Saint Euphrone assista, l'an 475, au concile d'Arles. Voy. Grég. de Tours. Sidoine Apollinaire. La Chronique d'Idace. Les Conciles des Pères. Sirmond etLabbe. h^Gall. Christ.

II. EUPHRONE, en lathr Euphronius (saint), évêque de Tours , mort le 4 août 573, appartenait à l'une des premières familles de cette ville. Son mérite le fit placer sur le siège de Tours l'an 556, et, l'année suivante, il assista au troisième concile de Paris. L'an 559 la ville de Tours fut brûlée, et Euphrone déploya le plus grand zèle pour consoler les habitants, nourrir les pauvres et rebâtir les églises ; et, l'an 567, il assembla le troisième concile de Tours. Il fut favorisé du don des miracles et de celui de prophétie. Le Martyrologe romain moderne place sa fête au 4 août. Voy. S. Grég. de Tours. Fortunat. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univ.

EUPHROSINE (sainte), vierge, née à .\lexandrie vers l'an 413, morte vers 46'7, s'enfuit de la maison paternelle pour ne point se marier, et elle alla se cacher sous des habits d'homme dans un monastère situé près de la ville ; on lui donna le nom de Smuragde, et elle y vécut pendant trente à trente -huit ans renfermée dans une cellule. Son père, qui visitait souvent le monastère , recevait d'elle, sans la reconnaître, d'excellents avis pour sa conduite spirituelle. A la fin de ses jours elle se découvrit à son père,

3ui reçut son dernier soupir, et dès lors abanorma, lui aussi, le monde pour mourir saintement auprès des religieux. Les Grecs l'honorent le 25 septembre; mais le Martyrologe romain fait mémoire d'elle le l*"" juin. Voy. Bollandus, où on trouve sa Vie. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXII , p. 175.

EUPLE (saint), diacre et martyr de Catane, mort le, 12 août 304, fut arrêté pendant qu'il lisait l'Évangile au peuple. On le mit en prison, où il resta plusieurs mois; puis on le mena au tribunal du gouverneur, qui le condamna à avoir la tête tranchée. Les Grecs célèbrent sa fête le 11 août, et les Latins le 12 du même mois. Voy. Cotelier, Monuments, tom.I"". Baronius, ^««o/., ad ann. 303. Surius, au 12 août. D. Ruinart, Actes des marti/rs. Tillemont, Mémoires, tom. V.

I. EUPOLËME, fils de Jean, était un des ambassadeurs envoyés à Rome par Judas Machabée. Voy. I Machab., vni, 17.

II. EÙPOLEME, historien grec qu'on suppose avoir vécu dans le i" siècle avant J.-C. Joseph en parle de manière à faire cioire qu'il était Juif. Les titres des ouvrages qu'on connaît de lui sont : l» des Rois de lu Judée ; — 2» de la Prophétie d'É lie: — 3° des, Juifs d'Assyrie. Alexandre Polyhistor nous a conservé d'Eupolème quelques" fragments qui ont été publiés par C.-G.-A. Kuhlmey; Berlin, 1840, in-8», et par C. MùUer, tom. III, p. 207 des Historicoruni Grœcnruin Franmenta. Voi/. la Nouv. Btogr. gén.

EUPSYCHIENS. Voy. Èunomioeupsychiens.

EUPSYQUE (.saint), martyr de Césarée, en Cappadoce, vivait au w" siècle et appartenait a une famille patricienne. Lorsque Julien 1 Apostat passa à Césarée l'an 362, les chrétiens ve-

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