‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 801 sur 1220 · FARE · texte numérisé non relu

FARE

lifieux. A lenr avis, il est impossible davoir une religion sans être fanatique , et le prétendu fanatisme a été la source de tous les maux de l'univers. Ce sont eux les vrais coupables de fanatisme. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théoL, réfute au long les sopinsmes, les impostures, les calomnies qu'ils ont accumulées et qu'ils ont répétées dans tous leurs ouvrapres sur les effets, sur les causes, sur les remèdes du fanatisme. Fritz, qui , dans le Diction, de la théol. cathol., fait aussi de bonnes réflexions.

FANDILLE (saint), martyr, né à Acci, ville que l'on croit être la même que Guadix, au royaume de Grenade, mort le 13 juin 833. Il Bt profession de la vie religieuse dans le monastère de Tabane, et il s'y distingua tellement par sa vertu , que les moines du monastère de Pilemellar, près de Cordoue, le demandèrent pour leur supérieur. Il fut chargé également de diriger un monastère de religieuses qui était dans le même lieu. Ayant menacé des jugements de Dieu les magistrats mahométans qui faisaient le procès aux chrétiens , il fut arrêté et eut la tête tranchée. Son histoire se trouve au III' livre des Mémoires des martyrs du ix* xiècle sous les Sarrasins, écrits par saint Euloge . prêtre de Cordoue, qui fut le témoin de leurs souffrances, et ensuite le compagnon de leur martyre.

FANO (Fanum fortunce), ville épisc. d'Italie, dans l'Etat ecclésiastique, située entre Pésaro et Sinigaglia. On croit que saint Paternien , qui en fut le premier évêque et qui siégeait vers l'an 300, v porta le premier le flambeau de la foi. Voy. Ughelli, liai. Sacr., tom. I. p. 667, nouv. édit. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XIII , p. 160 et suiv., où l'on trouve beaucoup de détails sur Fano, et l'indication d'un certain nombre d'écrivains qui s'en sont occupés.

FANTÔME ou PHANTÔME , spectre, vision, apparition, l'ov- Apparition.

FANTONO (Jérôme), dominicain, né à 'Vigevauo , dans le Milanais, mort l'an 1532 , fut recteur des études à Bologne et inquisiteur de la foi à Ferrare , d'où il a été surnommé Jérônte de Ferrare. Il a laissé : 1" Iridex in quatuor volumina Capreoli, seu tabula ut dicitur, tam accurate, ut si quis eam habuerit, totum haberc se Capreolum sub epitomate perspicue , yloriari possit ; — 2" Hepertorium locupletissimum tam librorum qtuim sententiarum , quant qmdlibetorum doctoris subtilis Joannis Duns Scoti; Venise, 1588, in -4"; — 3° Compendium universce lecturœ ubbatis Panormitani super Décrétâtes; Venise, 1564, in -4". Voy. Rovetta de Brescia , Biblioth. chronolog. illustrium vitvr. provinciœLombardiœ, sacriOrd.Prœdicator., etc. Possevin, Apparat, sac. Le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 84. Richard et Giraud.

FANTUNGHERI (Philippe), prêtre de Florence. Nous avons de lui : // Giubileo perpétua de' cavalieri di S. Stephano. papa è martyre, spieyato brevemente da Filippo Fantungheri, etc.; in-12. L'auteur rapporte dans cet ouvrage l'hist. de l'Ordre milit. de Saint -Etienne, et la bulle de Pie IV contenant les privilèges de cet Ordre; il explique cette bulle, et donne la résolution de plusieurs doutes ou cas de conscience qui y ont rapport. Voy. le Journ. des Savants, 1709, p. 325. 1« édit., et 299, 2« édit. Richard et Giraud. Compar. l'art. Etienne, n» XVIII.

FANUM. Ce mot latin, qui signifie temple, entie dans la composition de certains noms propres de lieu : 1» Fanum Brioci. Voy. Saint-

Brtecc ; — 2« Faman Fortmtf. Voy. PanO ; — 3° Fanum Sancti Audomari. Voy. Saint -Omer ;

— 4» Fanum S. Flori. To?/. Saint -Flour: — 5» Fanum S. Licerii. Voy. Saint-Lizier et CoN- SERANS; — 6» Fanum S. Papuli. Voy. Saint- Papoul; — > Fanum S. Pauh Tricastinum. Voy. Satnt-Paul-Trois-Chateaux.

FARAUDI (Bruno), dominicain, né dans le comté de Nice, mort en 1760, fit ses études à Avignon sous la direction de son oncle, qui était chapelain et chevalier de Malte. Non moins distingué par sa science que par sa piété, il professa avec succès la philosophie et la théologie, et il fut deux fois vicaire général de la congrégation du Saint -Sacrement, qu'il gouverna avec douceur et sagesse. Il présida pendant plusieurs années les conférences ecclésiastiques du diocèse de Saint-Paul-Trois-Chàteaux. Il a laissé : 1» Vie du vénérable P. Antoine Le- Quien, fonda tew de la congrégation du Saijtt- Sacivment,- et celle de ses principaux disciples ;

— 2° Histoire de cette congrégation ; — 3» Éphé^ mérides du couvent de Visan ; — 4» Conférenvr-s sur le Décologue, pour servir aux missionnaires. Les trois premiers ouvrages sont en latin; ce dernier seul a été composé en français. Voy. Richard et Giraud.

FARCEUR (/«>/rjo), bouffon. Voy. Bateleur. Comédiens. Spectacles.

FARD ( Fucus , piymentum . cerusa ) ; toute composition soit de blanc, soit de bleu, soit de rouge, etc. Les Pères de l'Église se sont toujours élevés contre les femmes chrétiennes qui empruntaient aux païens l'usage du fard. Selon saint Cyprien , c'est faire une espèce de violence à Dieu. 11 marque la maladie de l'âme, ainsi que s'exprime Clément d'Alexandrie. C'est un artifice , dit saint Augustin , qui ne convient pas à la pudeur. Sembellir avec du fard . re* marque saint Thomas, c'est toujours un péché. Cependant, ajoute le saint docteur, ce n'est pas un péché mortel lorsqu'on ne le fait ni par mépris de Dieu, ni par aucune mauvaise intention (pr'ijtter lasciviam) , ni enfin dans aucune circonstance aggravante. Il suit de là qu'on ne peut ni composer du fard pour les femmes, ni leur en vendre sans péché ; mais on ne pèche mortellement en le vendant que quand on a un juste fondement de croire que la personne à qui on le vend s'en servira de manière à pécher mortellement , ainsi que l'enseigne Svlvius. Voy. saint Thomas, in cap. ii , I* ad ïi' moth..leci. 2 ; et 2. 2., q. 169, art. 2. ad 2.Ponta8 , au mot Fard. Sylvius, in 2. 2. q. 77, art. 4, quœst. i, conclus. 5. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

FARDELLA (Cécile). Voy. Augustin, n" XI.

FARE, en latin Bwgondofara (sainte), vierge, née dans la Brie l'an 595, morte vers (»5, était fille de Chaneric ou Agneri, un des principaux seigneurs de ce pays, et sœur de saint Cagnou, évêque de Laon, et de saint Faron, évêque de Meaux. Elle reçut le voile des mains de Gundoald, évêque de Meaux, et bâtit à cinq lieues de cette ville un monastère dans un lieu appelé autrefois Éboriac, et aujourd'hui Faremoutier. Elle le gouverna jusqu'à sa. mort avec autant de sagesse que de sainteté. L'Église honore sa mémoire le 7 décembre. Voy. D. Mabillon, il« siècle bénéd. ,

FAREINISTES; secte janséniste formée a Fareins par les prêtres Bonjour et Furley, dont les prétendus miracles fanatisèrent les partisans. Bonjour, qui était curé à Farems, fut renvoyé plusieurs fois de sa paroisse , et il unit par être exilé en Suisse. Il professait une doc-

FARÏ

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