FANA
Grégoire X le nomma grand pénitencier. Il a laissé : 1» Concordantia juris canonici cum divino; — 2" Vniversa lex civilis ad instar conclusionum, ou Jus civile ad certas conclusiones redactum. Voy. le P.Échard, Scriptor. Ord.Prœd., tom. I, p. 265.
FALE ou FIDOLE, en latin Fidoliis (saint), prêtre et abbé, né à Clermont, en Auvergne, mort le 46 mai, au vi» siècle, fut fait prisonnier de guerre par l'année de Thierry, roi d'Austrasie, vers l'an 525, et conduit en Champagne, où il fut racheté par saint Aventin, solitaire des environs de Troyes , qui le mit au nombre de ses disciples. Il surpassa bientôt tous ses frères par son humilité et son assiduité à la prière; aussi saint .\ventin l'établit-il prieur, puis abbé de son monastère. Fale gouverna ses religieux «vec l'expérience d'un homme consommé dans la vie spirituelle. L'Église honore sa mémoire le 16 mai. Voy. Bollandus. Henschénius. Le P. Labbe, Biblioth. des manuscr. D. Luc et D. Mabillon. Actes des S. Bénéd. Richard et Giraud.
I. FALÈRE (Faleris ou Falaris, Falisci), ancienne ville épisc. d'Italie située dans la Toscane; elle ne subsiste plus, et sur ses ruines on a bâti Citta - Castellana , qui est devenu le siège de l'évéché, ce qui fait qu'on donne quelquefois à Falère même le nom latin de Civitas €(tstellana. Selon De Gommanville, elle fut érigée en évêché dans le v« siècle et réunie à l'évêché d'Orta ou Horta en 1437. Falère a eu dix évéques, dont le premier, Jean, assista aux conciles romains en 595 et en 601. Voy. Ughelli, Ital. sacr., tora. X, p. 90. CiTTA-CASTELLANA.De Gommanville, /" Table alphabet., p. 102. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol.XXlIl,p. 16.
II. FALÈRE ou FALÉRIONA, FALÉRONE, ancienne ville épisc. du Picenum, en Italie, dont il ne reste plus que des ruines. Les monuments ecclésiastiques font mention de deux évoques, dont l'un laissa pour la nourriture des clercs de son église une terre qu'il avait héritée de son père , et l'autre dissipait les biens de son église. Voy. Rescript. Gelasii, pap., dans Hardouin, Conc, tom. II, col. 928. Ital. Sacr., tom .X, col. 92. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 16 et suiv.
FALETTI (Jérôme), comte de Trignano, docteur en droit, né à Savone, dans l'État de Gênes, vivait au xvi* siècle. Outre des poésies et le travail qu'il a fourni au recueil Polyanthe^ il est auteur d'une traduction italienne du traité d'.\thénagore sur la fleswr/echow; Venise, 1556, in-4". Voy. vincenzo "Verzellini, Hist. Savonoe, 1. VII. Richard et Giraud.
FALLABA, ville épisc. de la province Césarienne, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Césarée. Voy. les ISotit. Afr., n. 28.
FAMAGOUSTE ou FÀMAGOUSTA {Fumu-Augusta ou Furna-Augusti,Hamacostos, Fiimagosta), ville épisc. de l'île de Chypre, appelée autrefois Arsinoé. Son premier évèque latin, Césaréus, siégeait l'an 1211. Au xvi« siècle, les Turcs s'étant rendus maitres de cette ville, Grégoire XIII transféra son évèque à Castel-Cisamo, dans l'île de Crète, puis à Bergame, l'an 1577. De Commanville dit que Famagouste devint capitale de Vile de Chypre après la ruine de Salaminc, que l'archevêque grec y transporta son siège vers le ix« siècle dans l'église Saint-George, que les La lins y mirent aussi un archevêque dès qu'ils en furent en possession, c'est-à-dire vers la (in du xii* siècle, dans l'église Saint - Nicolas , mais qu'Innocent 111 le transféra à Nicosie. Dans te suite Famagouste est devenue un évêché in partibus sous É métropole de Nicosie , siège in
partibus également. Voy. De Gommanville, /« Table alphabet., p. 102, 103. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 22 et suiv.
I. FAMILIER, nom fort commun en Italie, et qui a le même sens que commensal, mais d'une manière beaucoup plus étendue; car il s'applique à tous ceux qui sont au service et aux gages d'un prélat. Les familiers sont tous récusables pour témoins et pour juges. Voy., pour les diverses questions qui se rattachent à cet art., L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Fa- MiLiARis. Gomez, In regul. de imj^t. benef. vac. perobit. Farn. Cardinal., q. 13. Durand de Maillane. Diction, de droit canon., au mot Familier. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphab. de droit canon.
II. FAMILIER (Familiaris), nom donné aux moindres officiers de l'inquisition.
I. FAMILLE, terme qui se prend : 4» pour des personnes unies par les liens du sang ou de l'affinité ; 2" pour un monastère de religieux ou un Ordre tout entier; 3° pour un certain nombre de moines d'un même monastère qui, sous l'abbé ou supérieur général, avaient leurs supérieurs particuliers et qui demeuraient dans un même corps de logis. Trois ou quatre familles réunies ensemble formaient ce qu'on appelait une ti'ibu. Chaque famille avait son chef ou prévôt, avec un second pour l'aider. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. VII, p. 479. Richard et Giraud.
II. FAMILLE D'AMOUR ou MAISON D'A- MOUR, FAMILISTES (Familistœ), nom d'une secte qui parut au xvi^ siècle, et qui faisait consister la perfection dans la charité, excluant l'espérance et la foi. Cette secte avait pour chef un certain Henri-Nicolas, de Munster, qui prétendait que Jésus -Christ n'avait été que son image ou son type. Elle reparut en Angleterre l'an 4604. Voy. Stockman, Lexic, ad voc. Fa- MILIST^. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Le Diction, delà théol. cathoL, art. Familistes.
III. FAMILLE DE L'ÉVÊQUE. Les anciens titres désignent sous ce nom ceux qui composent la maison de l'évêque, soit officiers, domestiques, commensaux et autres qui sont auprès de lui , dénommés ordinairement en latin sous le titre de Fandliares, c'est-à-dire familiers. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
FANATIQUE (Fanaticus), dérivé du latin /"anum, temple, est un nom donné chez les anciens à des espèces de prophètes qui demeuraient toujours dans les temples. Depuis on a donné ce même nom à tous ceux qui se croient divinement inspirés et qui s'imaginent avoir des révélations, mais particulièrement à quel-
3ues sectes de visionnaires qui se sont répanues en Allemagne, en Hollande et en Angleterre. Voy. Richard et Giraud. Gams, qui, ^ns le Diction, de la théol. cathoL, signale les caractères les plus habituels du fanatisme religieux, et fait connaître les principales brandies , qui ont pris naissance et se sont plus ou moins développées en Allemagne.
FANATISME, zèle aveugle et superstitieux qui fait commettre des actions injustes et souvent cruelles, non -seulement sans remords, mais même avec joie. Les incrédules, et en général tous les ennemis de la religion, abusant de ce mot de la manière la plus étrange j l'appliquent non-seulement aux chrétiens qui , enthousiasmés pour Dieu, pour le bien et pour la foi, sont capables de leur sacrifier jusqu'à leur vie, mais encore à tous ceux qui montrent la moindre fidélité à remplir leuis devoirs le-
FANU