FATA
huma dans l'abbaye de Sainte-Croix , qu'il avait fondée au faubourg de Meaux, et qu'on nomme aujourd'hui Saint-Faron-lès-Meaux. Voy. D. Mabifion , Actes henédict., tom. II. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXIII, p. 216, 2^17.
II. FARON (SAINT-), en latin Sanctus Fnro, abbaye de l'Ordre de Samt-Benoit, fondée au vn« siècle par saint Faron, évêque de Meaux. La régularité et la ferveur que l'on remarquait dans ce monastère déterminèrent Pépin à prendre des religieux de cette abbaye pour fonder celle de Prum, qu'il venait d'établir dans les Ardennes. On introduisit l'an 1620 les religieux de la congrégation de Saint-Maur dans le monastère de Faron, et ils y rétablirent la discipline monastique, car depuis plusieurs années cette maison était tombée dans un grand relâchement. Voy. YHist. de l'Eglise de Meaux, t. I, p. 33, 73, 358, 427. La Gailia Christ., tom. VIII, col. 1688, nouv. édit. Richard et Giraud.
FARSIT (Hugues), chanoine réguUer de Saint-Jean-des-Yignes à Soissons, qui vivait au Xll« siècle , est auteur de : Helntinn di' miracles arrivés depuis li'2Sju^iqu'en 1132 dans l'église de Notre-Dame de Soissons , dans Michel Germain, Hist. de Notre-Dame de Soissons; — 2" Lettre à mi chapitre de Prémontrés ; manuscr. de la biblioth. Imp., n" 2842; — 3° Lettre à sa sœur Helvide : ibid., n" 2484. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
FARULLI (Georges-Anges), camaldule, né vers lan 1640. mort en 1728, a laissé un grand nombre d'ouvrages relatifs à l'histoire ecclésiastique et à l'hagiographie. Les principaux sont : 1° Storia cronologica del nobile ed antico monastero degli Ângioli di Firenze , dell' Ordine Camaldolese ; Lucques, 1700. 20 vol. in -4°; — 2<* Annali e memorie dell' antica e nobile città di S. Sepulcro: Foligno, 1713. in-4"; — 3° Vita délia B. Elisahetta Salviati; Bassano, 1723, in4<>. Voif. la Nouv. Biogr. génér.
FARVAQUES (François), de l'Ordre des Augustins, vivait au xvii« siècle. On a de lui : i" Questions sur l'attrition , ou quel a été l'esprit du concile de Trente touchant la suffisance de l'attrition servile dans le sacrement de Pénitence: Louvain, 1666; — 2° /a Vérité et la charité, ou fesprit du concile sur ce sujet ; ibid.; — 3» Disputes apologétiques pour la vérité et la charité; ibid.; — 4" Opuscules théologiques sur les sacrements : Liège. 1680.
FASCINATION , charme qui empêche qu'on ne voie les choses comme elles sont en effet. L'Écriture sainte nous fournit quelques exemples où le mot fascination est pris dans un sens figuré. Voy. Sagesse, iv, 12. Galates , m, 1. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Compar. Démon. Magie. Sorciers.
FASOL (Jérôme), jésuite, né à Naples, mort l'an 1639, a laissé des Commentaires sur la preinière partie de la Somme de saint Thomas, où il traite de Dieu, de la Trinité et de la création; Lvon, 1627.
FASSAREAU ou FASSARI (Vincent), jésuite, né à Palerme l'an 1599, mort en 1663. professa la théologie morale, et fut recteur du collège de Salerne. On a de lui : !<> Immaculata Deiparœ Conceptio the>)logicœ coryimissa trutinœ: Lyon, 166G , in-fol. ; — 2° Disputationes philosophicœ de uimntitate, ejusque compositione , essentia, etc.; Palerme, 1644, in-fol.; — 3» des Eclaircissements sur l'Écriture sainte, et quelqixes opuscules en latin et en italien. Voy. Mongitore, Biblioth. Sicula. Augustin et Aloïs de Backer, Biblioth. des écriv. de Ut Soc. de Jésus.
FASSEAU (PauH, dominicain, né dans le Hûiuaut. mort l'an 1691, professa à Louvain, et
fut défmiteur de sa province au chapitre général que l'on tint à Rome l'an 1677. Il gouverna trois fois le couvent de Mons en qualité de prieur. II se montra toujours fort attaché à la doctrine de saint Thomas. Il a laissé : Authoritas Germant Philaletis Eupistini contra prœmotiones physicas pro sdentia média , exauthorata pro prcemotionibusphysicis contra scientiam mediam ; Douai , in-12. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ord. Prœdic. tom. II, p. 728.
FASSINI (Vincent), dominicain, a laissé : de Vita et studiis P. Danieli? Concinœ , 0. P. co7«/«i?«^ariMs; Venetiis, ex typographia S. Thomœ Aquinotis, 1762, in-8°.
. FASSONI (Libérât), religieux de l'Ordre des Écoles Pies, né vers l'an 1700, mort à Rome en 1767, professa la théologie dans le collège de son Ordre à Rome. On lui doit ri» de Leibnitiano rationis principio; Sinigaglia, 1754, in-fol. ; — 2°dePiorum in sinu Abrahœ beatitudine ante Christi mortem : Rome, 1760, in -4° ; — 3° de Grœca Sacrarum Litterarum editinne a LXX interpretibus; Urbino: 1754, in-4o. Voy. les Annales typographiques, février 1762, p. 107 et 108. Richard et Giraud.
FASTES (Fasti), dérivé du latin fari, parler. On appelle ainsi les archives et les registres où sont conservés les mémoires historiques des choses les plus mémorables arrivées dans chaque pays. C'est dans ce sens qu'on appelle le Martyrologe les fastes sacrés de l'Église. « Fasti, dit Macri , ethnicum vocabulum ; sed a Christianis Calendarium intelligitur, in quo totius anni solemnitates notabantur, et ab his fastis deinde, ut ait Baronius, originem habuit Martyrologium. » Voy. TertulL, de Coron, milit., c. xiii. D. Macri, Hierolexicon . ad voc. Fasti. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 232, 233.
FASTIDIUS, auteur du v« siètjle, était, selon les uns, évéque de Londres , et, selon les autres, évêque des Bretons. On a de lui : Traité de la vie chrétienne, publié par Holstenius à Rome, 1663; il a été réimprimé dans la dernière édition des œuvres de saint Augustin, tom. VI, appendice, édit. des Bénédictins. On voit dans cet ouvrage une tendance aux doctrines pélagiennes, répandues dans la Grande-Bretagne au temps de Fastidius. Voy. Gennade, de Viris il- Itistr., c. LVi. GaUand., Biblioth. Patrum., t. IX, p. 481; Prolegom., p. 29. Trithème, de Scriptorib. eccles., c. cxxix. Tillemont , Mémoires, t. XV . Le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XFV, p. 286 et suiv. Richard et Giraud.
FASTRÈDE , appelé aussi Flaster ou Fastrade. abbé de Clairvaux, mort à Paris l'an 1163, succéda à saint Bernard dans la charge de prieur des Cisterciens de Clairvaux, et défendit les intérêts de l'Église pendant le schisme qui suivit l'élection du pape Alexandre III. On a de lui deux Lettres ; l'une se trouve dans les Œuvres de saint Bernard, et l'autre dans le P. Labbe, Conciles , tom. X.
FATA, ville épisc. de l'Afrique occidentale, dans la province de Numidie , sous la métropole de Cirta. Voy. les Natif. Afr.. n. 107.
FATALISME, FATALISTE, FATALITÉ. Ou appelle fatalisme la doctrine selon laquelle tout est nécessaire, et rien ne peut être autrement qu'il est; conséquemment l'homme n'est pas hbre dans ses actions, et le sentiment intérieur qui nous atteste notre liberté est faux et trompeur. On nomme fataliste le partisan du fatalisme, et fatalité la nécessité d'un événement dont on ignore la cause , et que les anciens attribuaient à un destin invariable. ( \oy.