‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 811 sur 1220 · BURE · texte numérisé non relu

BURE

II. FÉBURE ou FÈVRE (Michel), en religion le P. Justinien de Tours, capucin, missionnaire qui résida dix -huit ans en Orient, naquit vers l'an 1640, comme on le suppose; car la BUAioth. Scriptor. Capucinorum, qui parle de ce religieux, n'indique m l'époque de sa naissance ni celle de sa mort. Il a publié divers ouvrages . parmi lesquels nous citerons : 1" Prœcipua; objectiones muhometicœ legis sectatoi^m adversus catholicos, car unique sotutiones : Rome , 1679, in-12 ; traduit et publié en arabe ,1680, et en arménien , 1681; — 2° Catéchisme , ou thctrine chrétienne, en arabe. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

FÉCAMP ou FÉCAN , FESCAN (Fiscamnum, Fiscnnnum monasterium Fiscamense); abbave de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la ville du même nom, au diocèse de Rouen. Ce fut d'abord un monastère de filles, fondé l'an 658 par saint Vaningue, riche seigneur du pays, et sainte Hildemarque en fut la première abbesse. Plus tard on y établit une communauté de chanoines , qui furent remplacés l'an 1001 par des bénédictins de Saint-Bénigne de Dijon. Enfin, l'an 1649 , l'abbaye de Fécamp fut donnée à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Gall. Christ., tom. Il, nouv. édit. Tasin, Hist. des savants de la congrég. de Saint-Maur. Mabillon, Annal. Bened., tom. IV, p. 62, 152. Richard et Giraud. Le Diction, encijclop. de la tliéol. cathol.

FECHT, en latin Fechtius (Jean), luthérien, né à Salzbourg l'an 163(), mort à Rostock en 1716, exerça les fonctions de pasteur à Langen-

FÉDE

FEIL

denziingen, et fut nommé l'an 1668 prédicateur de la cour à Dourlach; il professa la théologie au gymnase de cette ville , devint membre du conseil ecclésiastique et du consistoire, puis surintendant. 11 s'est attaché surtout à combattre les piétistes. Ses principaux ouvrages sont : 1" Disquisitio de Juclaica Ecclesia , in qua faciès Ecc/esiœ qicalis hodie est , ei hidoria per omnem œtatein exhibitur ; mis à V Index (Decr. 12 martii 1703); — 2» Compendium universœ Theologiœ asceticœ et polemicœ; Leipzig , 1744 ;

— 2» Hùttoria indifferenlismi; — 3" Apfmratus ad Suppleni. historiœ ecclesiasticœ naculi XVI: — 4° de Pelagianismo. Voy. L'Encyclopéd. cathol. La Nouv. Biogr. génér.

FECKENHÀM (Jean de), surnom donné à Howman parce qu'il naquit à Feckenham, dans le comté de Worcester. Howman, dernier abbé de Westminster, mort en 1585, prisonnier dans l'île d'Ély, s'opposa avec beaucoup d'énergie à la réformation. Envoyé à la Tour, il y demeura jusqu'au règne de Marie , époque à laquelle il fut nommé abbé de Westminster. Elisabeth lui oflVit l'archevêché de Cantorbéry à condition qu'il embrasserait la réforme; il refusa, et il fut de nouveau conduit à la Tour. On lui doit, entie autres écrits : 1" quelques Traités et des Serinons; — 2° Conférence dialogue- wise held hctween the lady Jane Dudley and M. John Feckenham four days before her death, etc.; Londres, 1554, ouvrage reproduit dans les Actes et monuments des Martyrs de Fox; — 1" the Déclaration of such scruples and stairs of conscience, touthing the oath ofsupremacy deiivered by writing to D. Home, biihop of Winchester, 1665; — 3» Caveat emptor , opuscule dont le but paraît avoir été d'effrayer la conscience des acquéreurs des biens séquestrés sur les catholiques anglais. Voy. Wood , Athenœ Oxonienses. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., au mot Howman.

FÉDÈLE (Cassandra), célèbre femme italienne, née vers 1465 à Venise, où elle est morte l'an 1558, cultiva avec succès les lettres grecques et latines, la philosophie, l'éloquence, l'histoire, la théologie, la poésie et la musique. Elle correspondit avec plusieurs souverains, tels que le pape Léon X, le roi de Fiance Louis XII, le loi d'Aragon Ferdinand, et Isabelle de Castille. Fédèle avait été mariée à Remi- Marie Mapelli, médecin de Viceuce. Son mari étant mort, elle fut nommée , quoique dans un âge très-avancé, supérieure des hospitalièi'es de Saint-Dominique à Venise. Elle gouverna cette maison pendant douze ans. On a d'elle Episiolœ et Orationes; Padoue , 1589, in-8", réimprimé avec des notes de Tommasini; Padoue, ItîoG, in-8o.V>i/. Tommasini, Vitadi Cassandra Fédèle. à la tète de ledit, de 16o6. Tiraboschi , Storia dellfi Litfernf. liai., vol. VI. Nicéron, Mémoires, tom. VIII. Feller, liiogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., art. Mapefli (Cassandra Fédèle.)

FEDER (Michel), docteur et professeur de théologie à Wiirtïbourg, né en 1753à Œllingen, dans le cercle bavarois de la basse Franconie et dAschaÛenbourg , mort en 1824, après avoir exercé diverses fonctions. On a de lui : l*" un grand nombre de Sermons ; — 2° Magasin pratique et théologique pour les ecclésiastiques cat/toli- 9M«;NurernbergetWûrtzbourg,1798-179y,etc.;

— 3" Magasin pour faciliter les progrès des écoles de l'Allemagne catholique; ibid., 3 vol., 1791- 1797 ; — 4<» plusieurs ouvrages traduits de l'anglais et du français ; —5" uue révision de l'.incien et du Nouveau Testament, traduit par le L' Henri Braun ; Nuremberg , 1803, 2 vol. ; —

6o la traduction de plusieurs fragments de quelques Pères de l'Eglise, tels que saint Cyrille de .îérusalem, saint Chrysostorae, Théodorel ; fragments qui sont indiqués, aussi bien que les autres écrits traduits par Féder, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

FÉDÊRIC ( François -Gil de), dominicain, missionnaire apostolique dans le Tonquin, martyrisé pour la foi le 22 janvier 1745, naquit à Tortose, ville d'Espagne, dans la Catalogne, fut baptisé dans l'église cathédrale le 14 décembre 1702. Il se consacra à Dieu dans le couvent de Barcelone au commencement de sa quinzième année, et il n'avait pas encore fini sa vingtdeuxième, qu'il demanda la permission d'aUer prêcher la foi aux gentils dans les Indes orientales. Il partit en 1729 avec vingt-quatre de ses confrères, et arriva à Manille avant la fin de novembre 1730. De là il fut envoyé dans le Tonquin, où il souffrit le martyre avec le P. Matthieu Liziniana, autre dominicain espagnol. On leur trancha la tête en présence dun grand nombre de fidèles et d'infidèles, presque éL;alement touchés et attendris de la constance îles deux martyrs. Voy. le P. Touron, dans ses Hommes illustres de l'Ordre de Saint-Dominique, tom. VI, p. 688 et suiv. Richard et Giraud.

FÉE (André LE), dominicain, né à Rouen l'an 1625, mort en 1717, prit le bonnet de docteur au collège de Saint-Jacques à Paris, et devint l'an 1690 prieur de ce même collège. H acquit beaucoup de réputation comme prédicateur. On a de lui : Idée des prédicateurs ; Rouen, 1701. Voy. le P. Échard, Scnptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 794.

FÉFRE. Voy. Fiacre.

FÊGÈLI (François-Xavier), jésuite , né à Rote, dans le canton de Fribourg, en 16lK), enseigna la théologie pendant douze ans. On a de lui : 1» de Munere confessarii : — 2» de Munere pœnitentis. Voy. Feller, Biogr. univers.

FEHRÉ (J.-B.), pasteur à Burgstadt, vivait au xn* siècle. Il a laissé : Introduction au vrai sens de la Révélation de saint Jean, ou plutôt de Jé9us- Christ, et manière de la lire utiletnent, tirées des écrits des interprètes célèbres; Leipzig, 1761. Voy. Annales typographiques , mois de janvier 1762, p. 15. Richard et Giraud.

FEIJOO ou FEYOO-Y-MONTENEGRO(Franç.- Benoit-Jérôme), bénédictin, né à Compostelle en 1701, mort à Oviédo l'an 1764, devint abbé du monastèi'e de Saint-Vincent à Oviédo. Il est auteur de : 1° Teatro critico uniier.ml , ou discours diûerents sur toutes sortes de matières pour détruire les eiTeurs communes; 3 vol. in-4°; une grande partie de cet ouvrage a été traduit en fiançais par d'Hermilly; Paris, 1742, 12 vol. in-12, et beaucoup de morceaux en anglais par John Brett ; 1780, 4 vol. in-8° ; — 2° Additions et correspondance ; — d" Lettres. On trouve parmi les ouvrages de Feijoo un discours des prophéties supposées, dans lequel l'auteur examine tout ce que les anciens ont rapporté de fausses prophéties, celles des hérétiques anciens et modernes, etc., et il y fait remarquer les différents caractères de supposition. Ses œuvres complètes ont été réimprimées plusieurs fois; la meilleure édition est celle donnée par Campomanès; Madrid, 1780, 33 vol. Voi/. le Joum. des Savants, 1728, p. 508, 1" édit.; 1742, p. 212; 1745, p. 486. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. .

FEILMOSER (André-Benoit), né l'an 1777 a Hoptgai ten, dans le Tyrol, mort en 1831 . Orphelin de père dès son bas âge, Feilmoser reçut les premières leçons de sa mère , qui lui apprit a

FELG

FÉLl

lire, à écrire, et jeta dans son àtne les fondements d'une foi vive qui se retrouve dans toute la vie de Feilmoser, vie pendant laquelle il essuya bien des traverses. Après avoir suivi les cours de l'Université d'Innsbruck, il entra chez les bénédictins de Fiecht, où il étudia les langues orientales sous Georges Maurer. Il a été chargé , tantôt de l'enseignement de l'exégèse du jNouveau Testament et de l'Ancien, tantôt de celui de la morale et de l'histoire ecclésiastique. Outre les nombreux articles insérés dans les Revues, dans les Annales de la littérature et de l'art en Autriche, et dans la Revue trimestrielle de théologie de Tubingue, on a de Feilmoser : 1» des Propositions, soit de morale chrétienne, soit d'exégèse et d'herméneutique biblique, soit d'histoire ecclésiastique, pour les examens publics dans le couvent des Bénédictins de Fiecht; Innsbruck, 1803-1806; — 2» Introduction aux livres du Nouveau Testament; ibid., 1806; c'est le principal ouvrage de l'auteur; — 3° Abrégé de la Grammaire liébrdique de Jahn , à l'usage du lycée royal de Bavière d'Innsbruck, 1812; — 4" de la Manie de voir partout des hérésies; Bottweil, 1820. Voy. Felder, Lexique des savants et des écrivains du clergé catholique d'Allemagne, tom. I, p. 216; Meusel, r Allemagne savante, tom.XVII,p.556; tom. XXII, p. 119. La Gazette universelle ecclés., \S3i, n°133.Le Nécrologe moderne des Allemands, 1831, tom. II, p. 64:4. Le Diction, encyclopéd. delà théol. cathol.

FEIND (Berthold), théologien allemand, né l'an 1633, mort en 1691 , fit ses études à Hambourg. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Gerrœ Sociniani cujusdam de SS. Trinitatis mysterio dissipatœ; — 2" Antisophistica. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FEIO (Fra Antonio), dominicain, né à Lisbonne l'an 1573, mort en 1627, se distingua par son éloquence; aussi devint -il prédicateur général de son Ordre. Il a laissé : 1° Tratados quadraqesimaes, e da Paschoa ; lÀshonne , 1609 et 1612,2 vol. in-fol.; trad. en français et en castillan; — 2" Tratados das festas, dus vidas dos Santos; ibid., 1612-1615, in-fol.; Barcelone, 161 4, 2 vol. in-4°; — 3" Tratados das festas da V. N. Senhora; ibid., 1615, in-fol.; — 4» Sermaô das exequias de Filippe III; ibid., 1621, in-4o. Voy. Echard , Scriptores Ordinis Prœdicatorum, t. II. La Nouv. Bioqr. génér.

FEITH (Rhynvis), célèbre poëte hollandais, membre de plusieurs académies et sociétés savanteSj né à Zwolle, dans la province d'Over- "Yssel, en 1753, mort l'an 1824, était aussi élégant prosateur que bon poëte. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages ; nous citerons seulement : 1» Traité sur la farce de la preuve de la vérité, de la divinité de la doctrine de l'Évangile, déduite des miracles opérés par Jésus-Christ et par ses apôtres; — 2» la Vertu et les mœurs peuvent-elles, chez des peuples où la civilisation a fait de grands progrès , trouver un appui suffisant et une garantie durable dans les meilleures constitutions humaines de législation, d'économie politique et d'éducation, sans avoir besoin de l'influence des idées religieuses ? Et qu'est - ce que l'expérience nous apprend à cet égard? Après la discussion la phis lumineuse, fauteur répond négativement. Voy. Feller, Biogr. univers.

FELGENHAUEiR (Paul), illuminé bohémien , vivait au xvii« siècle. Il fit ses études à Wittembergj et fut diacre. Il prétendait avoir reçu mie mission divine. Il composa un grand nombre d'écrits, qui sont tous très-étranges et de l'effet le plus dangereux. Les principaux sont: i° Spéculum temporis; 1620, in -4°; — 2° Aurora Sa-

pientiœ; 1628, in-4o; — S» Sphœra Sapientiœ; 1650 , in-12 , et 1753, in-S»; — 4o Refutatio Paralogismorum Socinianorum ; Amsterdam, 1658,

I. FÉLIBIEN (André), sieur des Avaux et de Javercy, architecte et historiographe, né à Chartres l'an 1619, mort en 1695 , a laissé, outre des ouvrages historiques et artistiques : l» Vie de Pie V, trad. de l'italien; Paris, 1672, in-12; — — 2" Paraphrases des Lamentations de Jérémie, du Cantique des trois enfants , et du Miserere; 1646 , in-12 ; — 30/0 Vie du P. Louis de Grenade, dominicain; Paris, 1668, in-12; — 4» le Château de l'âme, trad. de l'espagnol de sainte Thérèse; 1670, in-12; — 5° Description de l'abbaye de la Trappe; Paris, 1671, 1678, 1682, 1689, in-12. Voy. le P. Le Long, Biblioth. sacrée.

fut successivement curé de Vineuil, chanoine de Chartres et archidiacre de Vendôme. Il a laissé : 1" les Cérémonies du baptême mises en frunçois, avec des réflexions et des prières; Blois, 1673; — 2" Traité du sacrement du Baptême et des obligations que les chrétiens y contractent ; Blois, 1678; — o' Instructions morales en fonne de Catéchisrne sur les Commandements de Dieu, tirées de l'Écriture; Chartres, 1693, in7l2; — 4° le Symbole des Apôtres expliqué par l'Ecriture sain te ; Blois, 1692 , in-12, et Chartres ; — 5° Cornmentarium in Oseam; Chaitres, 1702, in-4''; — 6° Pentateuchus historiens , sive quinque librt historici, Josue, Judices , Ruth, primus et secundus Regum, curn commentariis, ex fonte hebraico, versione Septuaginta interpretum, et variis auctoribus collectus; Chartres, 1703. Voy. Moréri, Diction, histor.. édit. de Drouet. Richard etGiraud.

III. FÉLIBIEN (Michel), de la congrégation de Saint-Maur, né à Chartres l'an 1665, mort à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en 1719, était fils d'André Félibien. On a de lui : 1° Histoire de l'abbaye de Saint-Denis; Paris, 1706, 1 vol. in-folio; — 2" Lettre sur la mort de j/me d'Harcourt, abbesse de Montmartre ; 1699; — 3" Vie de JW"* d'Humières , abbesse et réformatrice de l'abbaye de Mouchi; Paris, 1711, in-8">; suivie d'un petit écrit de cette vertueuse dame, intitulé : Sentiments de piété sur l'Eucharistie; tiré des Psaumes. Voy. D. Le Cerf, Biblioth. des Aut, de la congrég. de Saint-Maur. Richard et Giraud.

FËLICIAN (saint), martyr, né à Cordoue, mort l'an 61 , était ami de tsénèque. .'Vyant appris la persécution dont les chrétiens étaient, l'objet de la part de Néron, qui les accusait de l'incendie de Rome, il se réfugia dans sa patrie. On le conduisit devant le juge, qui le condamna à mort parce qu'il refusait de sacrifier aux idoles. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FELIGIÀNUS HISPALENSIS. Voy. Félicien, n»VI.

FELICIANO (Giovanni-Bernardino), médecin et savant linguiste, Vénitien, né vers 1490, vivait encore en 1552. Outre la traduction d'un certain nombre d'auteurs profanes, on lui doit : Explanatio veterum SS. Patrum Grœcorum, sev, Catena in Acta Apostolorum et Epistolas nb GEucutnanio; Bàle, 1552, in-8»; 1556. in-S».

I. FÉLICIEN (saint), martyr, était frère de saint Prime, qui souffrit aussi le martyre. Voy. Prime, n» II.

II. FÉLICIEN (saint), martyr, fut le compagnon de saint Victor de Marseille, qui souffrit aussi le martvre. Voy. Victor, n" VI.

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