III. FÉLICIEN (saint), martyr, mort à Nor
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raento vers lan 286. Il fut arrêté à Rorae avec son frère Primus ; on les conduisit devant Maximien Hercule, qui, n'ayant pu les forcer à sacrifier aux idoles , leur lit subir plusieurs tourments : puis il les envoya à Normento , où le juge Promotus les fit décapiter. L'Église honore i leur mémoire le 9 juin. Voy. la Souv. Biogr. ' f/énér. Surius, Acta Sanctorum. Bollandus. Moréri, Dirtion. histor.
IV. FÉLICIEN , hérétique arien, vivait au v« 1 siècle. Il prétendait qu'on devait examiner toutes les. questions religieuses par la raison,
[tuisparl'Écriture.Saint Augustin a écrit contre ui son livre rfe Unitate Trinitatis. roy.Pratéole, au mot Félicien.
V. FÉLICIEN DE SAINTE -MÂGDELEINE, carme , né à Nantes , mort vers l'an 1685 , professa la théologie à Bordeaux; il fut prieur à Agen, puis déliniteur de la province de Touraine; on le soupçonna d'être janséniste. 11 a laissé : Defensioprovidentiœ divincp juxtadoctrinain divi Augmtini et S. Thomœ. Ecclesiœ catholicœ luminum : Bordeaux, 1657, 3 vol. in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
VI. FÉLICIEN DE SÉVILLE (Felicionus Hispalensis), capucin espagnol, mort vers l'an 1730, a laissé : l" Instructio citœ ffpiritualis brevis et clara ; Séville, 1696, in-S"; — 2" Cantiones spirituales de obligatioaibus christianis et adversus canfica vitiom ; ihid., 1698-1705; — 3'^deAngelis principibus empyrei; ibid., 1704, in-S"; — ^°Cymbuliim igneum. id est de suffragiis pro animabus defunctorurn ; ibid., 1704, in-4o; — o" Sol increatus, Deus trinus et unus, ubi cultus devotioque fidelis excttatur; Cadix, 1707, in-4»; — 6° Cani- "trum mysticum offerendum puero Jem in suo sacro natali: ibid., 1719. Voy. Bern. de Bologne, Biblioth. Copticcin. La Nou". Biogr. génér.
VII. FÉLICIEN DE VÉGA, archevêque de Mexique, mort l'an 16i0. On a de lui : 1» des Lettres canoniques : — 2» un Commeritaire sur le second livre des Décrétâtes; — 3° un Traité des censure-!; ces ouvrages ontpaiu à Lima en 1635.
I. FÉLICISSIMÉ (saint), diacre, souffrit le martyre avec saint Xiste ou Sixte. Voy. Sixte, n» I. "
II. FELICISSIME (saint), martyr, mort à Carthage vers l'an 250, devint, sous la persécution de l'empereur Dèce , le compagnon de saint Rogatien, prêtre de Carthage. Ce fut à eux que saint Cyprien , évêque de Carthage , confia l'administration de son diocèse, lorsque, dans une révélation, Dieu lui ordonna de fuir la persécution. L'Église honore la mémoire de saint Félicissime et de saint Rogatien le 26 octobre. Voy. Rogatien. Cyprian. , Epistolœ XXXV IH et LXXXl. Tillemont, Mémoires, tom. III. Moréri, Diction, bistor. La Souv. Biogr. génér.
III. FELICISSIME , diacre schismatique de Carthage, vivait au iii« siècle. Il s'opposa à l'élection de saint Cyprien comme évêque de Carthage , et , formant une Église séparée , il anathématisa les chrétiens qui ne voulaient pas le suivre. Il assembla un synode dans lequel il déposa saint Cyprien pour mettre à sa place le prêtre Fortunalus, et, plus tard, il se joignit aux Novatiens. Voy. Cyprian., Epistolœ XXXVIII, XL, LV\ etc. Baronius,.-lnna/., ad ann. 254,255, 258. Tillemont, ^Mémoires, toin. III. La Souv. Biogr. génér.
I. FÉLICITÉ, bonheur. Lorsque nous attribuons à Dieu la félicité suprême , nous entendons que Dieu se connaît et s'aime lui-même, qu'il sait que son être est le meilleur et le plus parfait, qu'il ne peut rien perdre ni rien acquérir, par conséquent que son bonheur ne peut
jamais changer; mais il nous est aussi impossible de concevoir ce bonheur que la nature même de Dieu. Quant à la félicitédes créatures, celle des saints dans le ciel consiste à voir Dieu, â l'aimer, à le louer pendant toute l'éternité. Mais saint Paul nous avertit que nous ne saurions comprendre les biens que Dieu prépare â ceux qui l'aiment. La félicité des justes sur la terre est de connaître Dieu, de l'aimer, de sentir ses bienfaits, d'être soumis à sa volonté de travailler à lui plaire , d'espérer la récompense qu'il promet à la vertu. Les incrédules traitent ce bonheur de chimère, d'illusion, de fanatisme, parce qu'ils sont incapables de le ccnnaitre et de le sentir; mais celui qu'ils désirent et après lequel ils courent continuellement, est-il plus réel et plus sohde? Assurément non; il suffit pour s'en convaincre de comparer le calme, la paix, la sérénité qui régnent ordinairement dans ï'àme d'un vrai croyant, avec l'agitation qu'éprouvent sans cesse "ceux qui cherchent le bonheur eu ce monde, avec le regret qu'ils ont de ne pas le trouver, et avec les murmures qui leur échappent contre la Providence parce qu'elle n'a pas trouvé bon de le leur procurer. Le simple bon sens nous dit que des plaisirs aussi fragiles que ceux de ce monde, toujours troublés par la crainte de les perdre , et souvent par les remords . ne sauraient rendre l'homme véritablement heureux ; et Jésus-Christ ne fait que confirmer l'autorité du sens commun, quand il nous déclare que la félicité parfaite n'est pas de ce monde, mais qu'elle est réservée à la vertu dans une autre vie; quand il nomme heureux les pauvres, les aflligés, ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que leur récom- ?ense est grande dans le ciel. Voy. Matth., v, 2. I Corinth., ii, 9. 1 Jean, m, 2. Bergier, Diction, de tfwoL. et C'o//i/>M/-. BoNHEUR, n" II.
II. FÉLICITE (sainte), dame romaine, mari tyrisée à Rome l'an 164. Elle fut arrêtée avec ses sept fils et conduite au tribunal, où le préiet de Rome, nommé Publius, la conjura d'avoir compassion de ses enfants. Félicité les exhorta à confesser le nom de Jésus-Christ. Tous souffrirent avec le plus grand courage , et Félicité eut la tète tranchée. L'Église célèbre leur fête le 10 juillet. Toy. Gregor. 'Slagn., Hornil. III super t'vangelia. Petr. Chrysolog., Sermones, n» 134. Surius, Acta Sanctorum. D. Thierri Ruinart, Acta primorum Martyrum sincera. Tillemont, Mémoires, tom. II. Richaid et Giraud.
UI. FÉLICITÉ (sainte), martyrisée à Carthage vers l'an 202, était d'une condition servile. .^rêtée comme chrétienne, elle refusa de sacrifier aux idoles et souffrit le martyre avec sainte Perpétue. L'Église honore sa mémoire le 7 mars. Voy. Perpétue. La Xouv. Biogr. génér.
FÉLICULE (sainte), vierge et martyre, morte à Rome vers l'an 89. Elle subit d'abord mille tortures, et on la condamna à mort; saint Nicodème alla retirer son corps du cloaque où il avait été jeté, et l'ensevelit près de Rome, sur la route d'Ardée. La fête de sainte Félicule est marquée au 13 juin dans le Martyrologe romain moderne.
FÉLIN ou FÉLINUS (saint), martyrisé à Pérouse vers l'an 250, était soldat, et il se convertit avec Secondien, Marcellien, Vérien et Gratinien. Il fut arrêté à Rome, ainsi que se^ compagnons, et, après avoir souftert diverses tortures, ils furent conduits à Pérouse, où ils moururent parle glaive. L'Église honore la mémoire de saint Félin le 9 août.
FÉLINA (Clément-Marie), de lOrdre des Carmes, né à Bologne, mort en 1699, tut trois
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fois vicaire général de sa congrégation. 11 a laissé : 1» Sacrum Mmœum Mantuanœ congregationis Curmelitarum de Observantia ; Bologne , 1691 , in-4''; — 2» Proludium pro morali lectum; ibid., 1G66, in-4»; — o° 1 Sacri Nottumt délie note lezioni di Giohbe, 7'tdotti in verst; Milan, 1694, in-8o. Voi/, la Nouv. Bioqr. nénér. FELINUS SÀNDvEUS. Voy. Sandei (Félino).
FÉLIX. Ce nom étant commun à un certain nombre de divers personnages, nous avons placé d'abord celui qui est mentionné dans la Bible, puis les papes, ensuite les saints non papes, et enfin le reste des homonymes, en suivant l'ordre chronologique quand l'ordre alphabétique n'a pu être exactement observé.
I. FÉLIX, gouverneur de la Judée, voulant faire plaisir aux Juifs lorsqu'il quitta son gouvernement, laissa saint Paul dans les liens à Césarée de Palestine. Voy. Actes, xxiv, 27. Le Diction, de la tliéol. cathol.
II. FÉLIX I" (saint), pape, né à Rome, mort le 1" janvier 274, selon Richard et Giraud ; mais Gaet. Moroni dit qu'il souffrit le martyre dans la onzième persécution, le 30 mai 275. A cette époque l'Église était agitée par les erreurs que Paul de Samosate avait introduites au sujet des mystères de la sainte Trinité et de l'Incarnation. Félix écrivit à cette occasion à Maxime, évèque d'Alexandrie, une lettre dont on trouve un fragment dans les conciles d'Éphèse et de Ghalcédoine. Il encouragea les fidèles à souffrir durant la persécution d'Aurélien , et les tourments auxquels il fut lui-même en butte lui ont valu le titre de martyr. Les martyrologes mentionnent saint Félix le 30 mai. Voy. Eusèbe, Hist., 1. "VII, c. XXVI. Baronius, Annal., ad 272- 275. Tillemont, M^m. «;c/^5., tom. III. Ciaconi, Vitce Pontificum. Artaud de Montor, Hist. des Souver. Pontif. romains, tom. I, p. 124. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 254.
III. FÉLIX II, pape, né à Rome, mort le 22 novembre 365. Les historiens les plus accrédités sont partagés d'opinion par rapport à Félix. Selon les uns, il tut intrus sur le Saint-Siège parla volonté de l'empereur Constance, malgré le clergé et le peuple, l'an 355, après le bannissement du pape Libère; les autres le mettent au nombre des papes légitimes et même des martyrs; car, disent-ils, après avoir été intrus, il fut légitime de l'an 358 à l'an 359. Après le rétablissement de Libère , Félix se retira dans une de ses terres, où il mourut. Voy. Sozomène, 1. IV, c. XI. Théodoret, 1. II, c. xvii. Papebroch, Dissert, sur les Papes. Le P. Fronteau, Notes sur l'ancien calendrier romain. Le P. Pagi, Critiq., ann. 355 et 357. Tillemont, Mém., tom. VI. Artaud de Montor, Hist. des Souv. Pontif. rom., tom. I,p. 171. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 2.54 et suiv. La Nouv. Biogr. géne'r. Le Diction, de la théol. cathol.
IV. FÉLIX III, ou II, si on regarde comme illégitime le précédent (saint), pape, né à Rome, mort le 25 ou le 26 février 492, était le bisaïeul de saint Grégoire le Grand. Il succéda à Simplicius l'an 483. Son premier acte fut de rejeter YHénotique ou VUnitif, c'est-à-dire l'édit d'union de l'empereur Zenon. Il lança une excommunication contre ceux qui le recevraient, et tint à Rome un concile dans lequel Pierre Mongus, faux évéque d'Alexandrie, et Pierre Le Foulon, faux évèque d'Antioche, furent condamnés. Dans un autre concile qu'il tint l'an 484, il déposa Acace de Conslantinople, qu'il n'avait pu gagner par ses lettres. L'an 487, il assembla un autre concile pour la réconciliation de ceux qui s'étaient fait rebaptiser par les Ariens pendant la
persécution des Vandales en Afrique, et il écrivit à ce sujet une lettre synodale aux prélats de cette province. Le Martyrologe romain place sa fête au 25 février. On lui attribue des lettres dont les unes paraissent être réellement de lui, et les autres n'avoir aucune authenticité. Voy. S. Grégoire pape, Hom. XXXVIII, in Evang., et lib. IV Dialog., c. xvi. Baronius. BoUandus. Le P. Papebroch, Effort de critique sur la clironolog. des Papes. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom, XV, p. 148 et suiv. Baronius , Annal. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXllI, p. 256, 257.
V. FÉLIX IV ou lll{Voy. Fklix, n" II), pape, né à Bénévent, mort l'an 530, succéda à Jean I" en 526. Il bâtit à Rome , dans la rue Sacrée , l'église Saint -Côme et Saint- Damien, et reconstruisit l'église Saint- Saturnin, qui avait été brûlée. Il eut pour successeur Boniface II. On lui attribue trois Épitres : l'une à tous les évêques, l'autre à Sabinus, et l'autre à Césaire d'Arles. Voy. Gennade, de Script, eccl., c. Lxxxvi. Du Chêne, Vies des Papes. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVI, p. 205 et 206.
VI. FÉLIX V ou IV (Voy. Félix, n» II), antipape, était auparavant Ame ou Amëdée VUI, premier duc de Savoie. Il fut élu au concile de Bàle le 17 novembre 1439, et il abdiqua le 7 avril 1449. Voy. Guichenon, Hist. de Savoie. Génébrard. Sponde.
VII. FELIX (saint), martyr, était un des fils de sainte Félicité. Voy. Félicité , no II.
VIII. FÉLIX (saint), martyr, mort à Sédeloë, qu'on croit être la petite ville de Saulieu, dans le territoire d'Autun, vers l'an 170. Il était marchand, et il reçut chez lui saint Andoche et saint Thyrse, disciples de saint Polycarpe, qui venaient prêcher l'Evangile dans les Gaules. 11 se convertit, et on l'arrêta avec ces saints apôtres pendant la persécution de Marc-Auréle. Ayant refusé de sacrifier aux idoles , ils furent mis à mort. L'Église honore la mémoire de saint Félix le 24 septembre.
IX. FÉLIX (saint), né à Scillite, martyrisé à Carthage l'an 200, fut arrêté comme chrétien et conduit devant le proconsul avec Spérat, Narzal, Cittin, Voiture, etc.; ils refusèrent devant ce magistrat de donner leurs livres sacrés , et on les condamna à mort. L'Église honore leur mémoire le lOjuillet sous le nom de Martyrs Scillituins. Voy. Baronius, ^?ma/. D. Ruinart, Acta sincera Murtyrurn. Drouet, les Véritables actes des Martyrs.
X. FÉLIX (saint), martyr, mort vers l'an 211, était prêtre de Valence, en Dauphiné, et disciple de saint Irénée, évèque de Lyon, qui l'envoya avec les diacres Fortunat et Achillée prêcher l'Évangile dans le Dauphiné. Après avoir souffert mille persécutions, ils furent condamnés à mort. L'Église honore leur mémoire le 23 avril. Voy. Achillée, n» II.
XL FÉLIX (saint), martyr et compagnon de saint Némésien. Voy. Némésien.
XII. FÉLIX (saint), prêtre et confesseur, né à Noie, en Campanie, mort vers l'an 266, fut élevé au sacerdoce par saint Maxime, évèque de Noie, qui se déchargea sur lui du soin de gouverner en partie son diocèse. Pendant la persécution de Dèce ou de Valérien, Félix eut beaucoup à souffrir de la fureur de ses ennemis. 11 sauva saint Maxime, qui, pour échapper à la mort, s'était réfugié dans les montagnes, où il allait périr de froid et de faim. Lorsque la paix eut été rendue à l'Église, Félix reprit avec un zèle nouveau les fonctions de son ministère; mais son humilité ne lui ayant pas permis de
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succéder à saint Maxime sur le siège de Noie, il acheva sa vie dans les exercices continuels du, travail, de la pénitence et de la charité. L'Église célèbre sa fête le 14 janvier. L'histoire de saint Félix a été traitée par saint Paulin en plusieurs poèmes, qui ont été publiés par îluratori, et avec lesquels saint Grégoire de Tours a composé un abrégé de la vie du saint prêtre. Voij. S. Grég. de Tours. BoUandus. D. Ruinart. Le Brun , Œuvres de saint Paulin. Ant. Muratori. Anecdota ex Ambros. Biblioth. Corl.; Milan, 1697-1698; Padoue, 1713, 2 vol. in-4«. Du Fossé et Tillemont, Vie de saint Félix. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. ge'nér.
XIII, FËLIX (samt), martyr, mort à Sutri, en Toscane, vers l'an 275, était prêtre. Cité devant le tribunal de Turcius, que l'empereur Aurélien avait envoyé pour persécuter les chrétiens, Félix se montra mtlexible dans ses réponses, et le juge le lit périr en lui faisant frapper la bouche à coups de pierre. On célèbre sa fête le 23 juin. Voij. Tillemont, Hist. de la persécut. d'Aurélien.
Xiy. FËLIX (saint), évêque de Tubise ou Thibiare, dans la province proconsulaire d'Afrique, né l'an 247, mort à Venouse ou Venuse, dans la Pouille, le 30 aoiit 303, refusa d'obéir à l'édit de Dioctétien qui ordonnait d'abattre les églises et de livrer les saintes Écritures pour qu'elles fussent brûlées. On s'empara de sa personne, et on le conduisit chargé de chaînes en Italie , où il eut la tète tranchée. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 24 octobre. Voy. Surius, Ado Sanctorum. D. Ruinart, Acta primorum Martyrum sinccra. Tillemont, Mémoires. Drouet, Ips Véritables actes des Martyrs.
XV. FÉLIX (saint), martyr, né à Scillite. dans la province proconsulaire d'Afrique, mort à Girone, en Espagne, vers l'an 304, passa avec Cucuphat en Occident; ce dernier resta à Barcelone, tandis que Félix se rendit à Girone, où il cueillit la palme du martyre. L'Église honore sa mémoire le !«' août. Voy. Grég. de Tours, Recueil de la gloire des Martyrs.
XVI. FÉLIX et NABOR (saints), martyrs dans le Milanais, souffrirent, vers l'an 304, sous l'empereur Maximien Hercule. Leur culte était déjà célèbre du temps de saint Ambroise, qui les mentionne dans le c. xiii, 1. VII sur S. Luc. et dans sa Lettre à sa sœur Marcelline sur l'invention des saints Gervuis et Protais. On célèbre la fête de saint Félix et de saint Nabor le 12 juillet.
XVII. FÉLIX (saint), un des dix-huit martyrs de Saragosse, fut le compagnon de saint Luperque. Voy. LUPEUOLE.
XVIII. FÉLIX (saint), martyr au commencement du iv« siècle , fut le compagnon de saint Adaucte.
XIX. FÉLIX (saint), compagnon de saint Georges, diacre, souffrit le martyre sous les Sarrasins en Espagne. Voy. Georges, n» IL
XX. FÉLIX (saint), évéque de Trêves , vivait au iv« siècle. Il fut placé l'an 386 sur le siège de Trêves par les évéques qui avaient embrassé le parti d'Ithace, évèque d'Ossobone, en Espagne, et dont les autres évéques évitaient la connnunion, parce qu'ils avaient poursuivi la mort des Priscillianistes. Lorsque Ithace eut été déposé dans le concile assemblé à Milan par saint Ambroise, Félix demeura séparé de la communion des évéques catholiques, comme ayant été ordonné par des schismatiques. Il aurait pu cependant justilier de son ordination, mais il préféra assurer la paix , et quitter son siège. Il termina ses jours dans un monastère qu'il avait fondé près de Trêves. L'Église honore
sa mémoire le 26 mars. Voy. Sulpice Sévère. BoUandus.. Richard et Giraud.
XXI. FÉLIX (saint), martyr, né à Tonise ou Thinisle,en Afrique, vivait' au iv» siècle. On croit que c'est de lui que parle saint Augustin dans le Sermon sur le Psaume cxxvii, où il dit que Félix confessa la foi devant le juge, et qu'on le trouva mort le lendemain dans sa prison. On célèbre sa fêle le 6 novembre.
XXII. FÉLIX (saint), évêque d'Abbir ou d'Abar, dans la province proconsulaire, est un de ceux qui souffrirent le martyre pendant la persécution qui éclata en Afrique au v* siècle. L'Église honore la mémoire de saint Félix le 12 octobre.
XXIII. FÉLIX (saint), évêque de Nantes, né â Bourges l'an 513, mort le 8 janvier, vers l'an 582, était non moins illustre par ses vertus, son éloquence et son savoir, que par sa naissance. Élu évêque vers l'an 550, il assista l'an 557 au concile de Paris, l'an 566 ou 567 à celui de Tours, et, l'an 573, à un autre concile tenu à Paris. Les nouveaux Martyrologes le mentionnent au 7 juillet. Voy. S. Grég. de Tours, 1. V, c. v. Fortunat, I. III, c. iv. D. Geillier, Hist. des Aut. sacr.et ecclés., tom. XVI, p. 562. Travers, Hist. abrégée des Evéques de Nantes. Le P. Desraolets, Mém. de littéral, et d'hist., tom. VII, part. II. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
XXIV. FÉLIX (saint), archevêque de Ravenne, mort le 25 novembre 716, était abbé de l'église Saint- Barthélémy et économe de celle de Ravenne, lorsque son éloquence et son savoir le firent nommer au siège de Ravenne, vacant par la mort de Damien, l'an 708. Oubliant tout a coup ses promesses, il excita le peuple à secouer le joug de l'empereur, et le clergé à se révolter contre le Pape. Informé de sa conduite, Justinien II envoya contre lui des troupes qui prirent la ville, et emmenèrent à Constantinople l'archevêque et les rebelles. Félix, a qui l'on creva les yeux, fut envoyé en exil dans le Pont; mais il donna des preuves si sincères de son repentir, qu'il fut rappelé à Ravenne , où il termina ses jours dans la pratique de toutes sortes de bonnes œuvres. De tous les ouvrages de, saint Félix il ne reste qu'une Explication de l'Évangile du dernier dimanche de la Pentecôte, où il est question du jugement dernier. II a en outre recueilli les Sermons de saint Pierre Chrysologue , un de ses prédécesseurs , et les a mis dans l'ordre où ils sont encore aujourd'hui. Voy. \]ghe\U,Ital. Sacr., tom. XII, p. 342. D. Liron, Singularités histor.' et littér., p. 466 et suiv. D. Ceiiflier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XVIII, p. 35. Richard et Giraud.
XXV. FÉLIX (saint), religieux espagnol, fut le compagnon de martyre de saint Anastase sous les Sarrasins. Voy. Anastase, n» X.
XXVI. FÉLIX DE CÀNTALIGE (saint), capucin, né à Cantalice, dans l'Ombrie, l'an 1513, mort le 18 mai 1587, prit l'habit de capucin à Ascoli l'an 1543, et fut envoyé à Rome comme frère quêteur. Ce fut là qu'il lit l'apprentissage des austères vertus qui l'ont rendu célèbre j il fit remarquer sa charité dans la peste qui désola Rome l'an 1580, ainsi que dans une famine arrivée en 1585. Sa canonisation, commencée par Innocent X, fut terminée par Clément XI le 8 mai 1709. Voy. le P. Jean- François de Dieppe, capucin. Vie de saint Feux de Cantalice: Rouen, 1714. Richard et Giraud.
XXVII. FÉLIX DE VALOIS (saint), un des fondateurs de l'Ordre de la Trinité ou de la Rédemption des Captifs , dit aussi des Mathu-
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