‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 820 sur 1220 · II. FERRAND (Charles). Voy. Fer^and · texte numérisé non relu

II. FERRAND (Charles). Voy. Fer^and

III. FERRAND, en latin Ferrandus, surnommé Fulgence (Fulgenfius), mort vers l'an 550, était élève de saint Fulgence, évêque deRuspe, qu'il suivit dans son exil de Sardaigne. De retour en Afrique , il fut diacre de l'église de Carthage , et il acquit une grande réputation parmi les théologiens de son temps. On a de lui : 1° Breviatio canonum; — 2° Epistola ad S. Fulgentium de duahus quœstionibus super salute jEthiopis moribundi; — 3" Epist. ad eumdem de quinque quœstionibus ; — 4° Epist. ad Eugyppium abbatem, de Trinitate et de duobus Christi naturis; — 50 Vita S. Fulgentii, Ruspensis episcopi; — 6" Epist. ad Severum scholasticum C. P., quod unus de Trinitate passus dici possit. Les Œuvres complètes de Ferrand ont paru à Dijon, 1649, in-4''. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr.génér., art. Ferrandus (Fulgentius).

IV. FERRAND (Jean), jésuite, né au Puy-en- Velay l'an 1586, mort en 1672, professa la rhétorique et la théologie dans les collèges de son Ordre, et devint recteur du collège d'Embrun. Son principal ouvrage est intitulé : Disquisitio reliquiaria, sive de suscipiendo et suspecta earunidem numéro reliquiarum quœ in diversis ecclesiis servantur multitudine ; Lyon, 1647, in-4o. Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Richard et Giraud.

V. FERRAND (Louis), avocat au parlement de Paris, né à Toulon l'an 1645, mort en 1699, était très -versé dans les langues orientales ainsi que dans les antiquités saci-ées et profanes. On a de lui : lo Réflexions sur la religion chré-

tienne, contenant les prophéties de Jacob et de Daniel sur la venue du Messie, etc.; Paris, 1679, 2 vol. in-12; — 2° Liber Psalmorum, cum nrgumentis,paraphrasi et a7motationibus ; ibid., 1683, in-4''; — 3» Iraitéde l'Eglise, contre les hérétiques et principalement contre les calvinistes; ibid., 1685, in-12; — 4* Réponse à l'Apologie pour la réformation , pour les réfoi^mateurs et pour les réformés; ibid., 1685, in-12; — 5" Psaumes de David, en latin et en français, selon la Vulgate; ibid., 1686, in-12; — 6» Summa Biblica, seu disserta fiones prolegomenicœ de Sacra Scriptura; ibid,, 1690, in-12; — 7" plusieurs autres écrits qui sont indiqués dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. le P. Nicéron, tom. I et X.

FERRANDUS. Voy. Ferrand, n» III.

FERRARA (Antoine ou .\ntonin), était doyen du collège de médecine à Messine, vers l'an 1674. On a de lui, outre des poésies en italien : 1" Sylva encomiorum, quibus Sacrœ Litterœ, sanctique Patres, aliique ecclesiastici doctores beatam Virginem laudibus extulerunt ; — 2° Brevis et plus dialogismus, erutus ex quingentis nonaginta septem démentis, epistolam B. Virginis ad urbem Messanœ componentibus. Voy. Mongitore, Biblioth. Sicula.

FERRARE (Ferraria), l'ancienne Forum Allieni. Cette ville, après bien des vicissitudes, est aujourd'hui une résidence archiépiscopale, cheflieu de la délégation apostolique de son nom. Au iv« siècle, le pape Vitalien y transféra le siège de Vicovenza, ville qui en était peu éloignée. L'an 1438 , Eugène IV transféra le concile de Bâle à Ferrare. Deux synodes furent tenus dans cette ville; le premier en 1106, et le deuxième en 1110. Voy. De Gommanville, I^" Table alphabet., p. 104! Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol, XXIV, p. 41-187. Le Diction, de la théol. cathoL, art. Ferrare-Florence (Concile de).

* FERRARL C'est sous ce mot qu'on trouvera dans ce Dictionnaire les personnages qui sont souvent désignés par le terme latin correspondant Ferrarius.

I. FERRARI ou DE FERRIÈRES (Albert), né à Plaisance, fleurit vers l'an 1560. Il a laissé : 1° un Traité des Heures canoniales; — 2» de la Célébration des messes; — 3" un Traité sur le premier chapitre du troisième livre des Décrétâtes; cet ouvrage se trouve dans le Recueil des traités de droit de Venise de 1584.

II. FERRARI (Barthélémy), fondateur d'ordre religieux, né à Milan l'an 1497, mort en 1544, se distingua par sa piété, sa charité et la pureté de ses mœurs. Il se lia étroitement avec Antonio-Maria Zaccario de Crémone et Giacomo- Antonio Morigia, gentilhomme milanais. Ils fondèrent ensemble la congrégation des Clercs Réguliers de Saint-Paul , qu'on appela communément Barnabites, parce qu'on leur donna, l'an 1545, l'église de Saint-Barnabe de Milan. L'an 1530, Clément VII approuva cette congrégation, qui fut conlirmée trois ans après par Paul III. La principale fonction de ces religieux était d'aller de ville en ville, comme les apôtres, pour ramener les pécheurs dans le sentier de la foi. L'an 1542, Ferrari fut élu supérieur de cet Ordre. Il y eut plus tard des communautés de femmes nommées Angéliques , qui suivaient la règle des Barnabites. Voy. \& Nouv. Biogr.génér. Hélyot, Hist. des Ord. moriast., etc, tom. IV,

c. XVI.

III. FERRARI (Barthélémy), surnommé ywnior, barnabite milanais, né en 1747, mort en 1820, a publié en italien plusieurs ouvrages, entre lesquels : l» Vérité de la religion chré-

FERR

FERR

tienne et nécessité de la révélation ; Milan, 1816 ; — 2" la Mission de Moïse, avec une Dissertation sur le Pentateiique samaritain ; ibid., 1799.

IV. FERRARI (Bernardin), docteur du collège Ambrosien, né à Milan l'an 1577, mort en 1669, étudia avec succès la philosophie, la théologie et les langues, tant anciennes que modernes. On lui doit : 1" de Antique ecclesiasticarum epistolarum génère libri très; Milan, 1612, in -8»; — 2" de Bitu sacratntm Ecclesiœ catholicœ concionum lihri tre^i: ibid., 1618, in-8«; 1620, in-4"; Paris, 1664, in-8»; Utrccht, 16'J2, in-8», et Vérone, 1729, in-S". Voy. Richard et Giraud.

V. FERRARI (Jean-Baptiste), jésuite, né à Sienne l'an 1584, mort en 1655, occupa pendant vingt- huit ans la chaire d'hébreu au collège Romain. Ses principaux ouvrages sont : l» .\om^nclator syriacus ; Rome, i6i2, in-4"; l'autour s'est appliqué principalement à expliquer les mots syriaques de la Bible, et il a eu pour ce travail le concours de plusieurs savants maronites; — 2» de Christi liberatoris obitu oratio; ibid., 1623, in-4o: — 3» Orationes; 1625, in-12'.

VI. FERRARI (Philippe), général de l'Ordre des Servites, né à Ovillo, dans le Milanais, mort l'an 1626, professa les mathématiques à l'université de Pavie, et gouverna deux fois son Ordre en qualité de général et deux fois comme vicaire général. Clément VIII, Paul V et Urbain VIII lavaient en grande estime. Il a laissé : 1» Typographia in martyrolngium Romanum; — 2" Catalogus SS. Italiœ: — S' Epitome geograph. lib. IV; il a réuni tous ces ouvrages dans son Lexicon geographicum ; Milan, 1627, in-4», et Paris, 1670, in-fol. Voy. Moréri, Diction, hislor. Felier, Biogr. univers.

VIL FERRARI (Sigismond), dominicain, né à Vigevano, dans le Milanais, l'an 1589, mort en 1646, lit ses études en Espagne. Plus tard on l'envoya comme prédicateur des études à Gratz et à Vienne. Il devint procureur général des Dominicains en Autriche et commissaire de la mission de Hongrie. On lui doit : 1" de Bebus Hungaricœ provinciœ sacri Ordinis Prœdicatorum; Vienne, 1637, in-4o; — 20 CorrectmHum poematis super universam S. Thomœ summum; Vienne, 1646; — 3° un Opuscule contre les Luthériens et un autre contre les calvinistes; ibid. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II , p. 550.

FERRARI.ffi. Voy. Ferrières, n"" II et III.

FERRARIS (Lucius),qui appartenait à l'Ordre de Saint -François, était consulteur du Saint- Office. On a de lui un excellent ouvrage intitulé : Prompta Bibliotheca canonica , juridica , moralis, theologica , nec non ascetica , polemica , rubristica, historica, etc., ordine alphahetico congesta; Francfort, 1783, 8 vol. in-4»; Venise, 1782, 10 vol.in-4'>; Rome, 1784; Bologne, 1763, 9 tom. en 5 vol. in-fol. Les Bénédictins du Mont-Cassin en ont donné une nouv. édition avec des additions.

FERRARIUS. Voy. ' Ferrari.

FERRARO (.\ndré), chanoine et trésorier de la cathédrale de Naples, vivait au commencement du xvii« siècle. Il a laissé : Del cemeterio Nolano, con le Vite d'alcuni Santi che vi furono sepeliti; Naples, 1644, in-4'>. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FERRE (Vincent), dominicain, né à Valence, en Espagne, mort vers l'an 1682, se distingua parmi les théologiens de son temps. Après avoir professé à Burgos, il se rendit à Rome, où il fut premier professeur pendant dix-huit ans. Il revint à Salamanque en qualité de prieur et de préfet des études. Il a laissé des Commentaires

sur la Somme de saint Thomas; sur là 1" part., Salamanque, 1675, 1676 et 1678, 3 vol. infol.; sur la 1. 2.; 1679, 1681 et 1690, 3 vol. m-fol.; sur la 2. 2., Rome, 1669, 2 vol. in-fol. Ces Commentaires sont très-estimés en Espagne. Ferre y résout, en effet, toutes les difficultés avec beaucoup de netteté et de précision. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II* p. 696 et 697. Richard et Giraud. Felier, Biogr. univers.

I. FERREIRA (Christophe), jésuite, missionnaire portugais, né à Torres-Vedras lan 1580, mort a Nangazaki vers l'an 1652, entra dans là compagnie de Jésus à l'âge de seize ans, et passa au Japon en 1609. Malgré les persécutions auxquelles il fut en butte, son zèle ne se ralentit pas ; il porta partout les lumières de l'Évangile. Cependant, comme il fut arrêté, et sommé d'opter entre la mort et l'abandon de sa foi , après quatre heures d'horribles tortures, la douleur l'emporta; mais, déplorant ensuite sa faiblesse, il se livra volontairement au martyre, qu'il souffrit. On a de lui : Annuce litterœ e Juponia, anni 1627. Voy. Felier, Biogr. univers.

IL FERREIRA (Gaspard), jésuite portugais, né à Castro -Journo en 1571, mort l'an 1649, entra dans la société de Jésus à l'âge de dixsept ans, et fut envoyé en 1593 aux Indes, où il professa dans son couvent les lettres humaines et sacrées. Ayant passé à la Chine avec le P. Ricci , il prêcha l'Évangile à Pékin pendant quarante ans. 11 a composé et fait imprimer en langue chinoise des Vies des Saints pour chaque mois, avec des passages de l'Écriture et des Pèi'es, et un Recueil de Méditations sur les quinze mvstères du Rosaire. Voy. Felier, Biogr. univers.

ÎII. FERREIRA (Le P. Manoël), jésuite, né à Lisbonne l'an 1630, mort vers l'an 1694, professa d'abord la littérature, et fut envoyé aux Indes en 1658. Il déploya le plus grand zèle pour la propagation de la foi; et on affirme que, dans le ïonquin seulement, il fit baptiser plus de vingt mille idolâtres. Il a laissé : Noticias summarias das Perscguiçôes da missÀo de Cochinchina principiada e continuada pelos Padres da Companhia de Jésus; Lisbonne, 1700, in-fol. Voy. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.

IV. FERREIRA MACHADO (Simào), né à Lisbonne, a publié : Triumpho eucharistico , exemplar da christandade Lusitana, em publica exaltaçèio da fé na solemne transladaçào do divinissimo Saeramento, da Igreja da Senhora do Bosario, para um novo templo da Senhora do Pilar em Villa-Bica, corte da capitania das Minus, aos 2ide maio de 1733; Lisbonne, 1734, in-4o. Voy. Ferdinand Denis, dans la Nouv. Biogr. génér.

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