‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 819 sur 1220 · FERN · texte numérisé non relu

FERN

r/e Moulins, et divers Édits, l'avaient autrefois formellement défendu. Les administrateurs des fabriques ne peuvent se rendre adjudicataires, ni directement, ni indirectement, de la ferme des biens appartenant aux établissements ecclésiastiques. Compar. Bail, n" 1.

FERMENT {Fermentum)^ levain; nom donné autrefois à une partie de lEucharistie que le Pape envoyait le dimanciie aux prêtres des églises de Rome qui ne pouvaient pas s'assembler ce jour-là avec lui. Ils recevaient le ferment consacré par le Pape, en signe de communion , et le mêlaient dans leur sacrifice comme on mêle le levain avec la pâte dont on veut faire le pain. C'est de là que cette portion de lEiicharistie était appelée leunin ou ferment. Les évéques en usaient de même à légard des prêtres de la ville épiscopale, à qui ils envoyaient le ferment consacré par forme d'eulogies. Jésus-Christ a employé le mot ferment au ligure, en parlant de l'hypocrisie des Pharisiens. Voy. Matthieu, xvi, 0, etc. D. Macri Hierolexicpn, ad voc. Fermentim. De Vert, Cérém. de l'Église, tom. 111 , p. 330. Richard et Giraud.

FERMENTAIRES ou FERMENTACES (Ferntentarii ou Fertnentacei), nom que les Latins ont quelquefois donné aux Grecs dans les disputes au sujet de l'Eucharistie, parce qu'ils consacrent du pain fermenté ou levé. C'est pour répondre au nom d'Azymiles que les Grecs donnent aux Latins par dérision. V'oi/. .\zymites. D. Macri Hierokxicon. ad voc. \lhswïje.

FERMERIUS (SANCTUS). Voy. Ferme, n" I.

FERMIER. Voy. Ferme, n» II.

FERMO {Firnmmnn ou Firmum), ville épisc. du Piceiium et du Vicariat romain, dans la marche d'Ancône, en Italie. La religion chrétienne y fut établie dès les premiers siècles, puisque, sous Dèce, il y eut soixante-dix martyrs. De là on a pensé qu'il y avait aussi un siège épiscopal, quoiqu'on ne sache pas le nom des évèques. Le premier évêque que l'on connaisse est saint .\drien. Sixte V érigea Fermo en archevêché le tiT mai 1586. Voy. Ughelli, Italia Sucra . tom. II, p. 079, edit. nov. Richard et Giraud, qui donnent la liste des évéques depuis saint .\drien, le premier, jusqu'au soixantesixième, Dominique Pinelli , de Gênes, nommé le 14 août 1577, et celle des archevêques, laquelle commence par Sigismond Zannetino, nommé le i'I décembre 158i6, et se termine par son 9« successeur, Jérôme de Mathaeis, Romain, archevêque de Nazareth, nonce à Venise, transféré le 21 novembre 1712. Mich. Catalanus, de Ecclesia Firmana, ejusque episcopis , et archiepiscopis, Comrnenturius : Firmi, 1783. Gaet. Moroni, vol. XXIV, 1-39.'

FERMOSINOS (Nicolas-Rodriguez de), évêque d'Astorga , né à la Mota de Toro , bourg de la Castille-la-Vieille, en Espagne, mort en 1669, fut d'abord chanoine de Valladolid. Il a laissé : 1° des Commentaires sur les Décrétâtes: — 2" de Officiis et sac ris Ecclesiœ; — 3" de Legihus ecclesiasticis;— 4° de Potestate capitnli sede vacante, et sede plena ; — 5» plusieurs ouvrages de droit canonique et civil. Tous ces livresont été imprimés à Lvon.

FERNA ("Joseph). Voy. D.\berna.

FERNA, FERN.*;, ville. Voi/. Fernes.

FERNAND ou PHERNANDUS . FERDINAND.

FERRAND, FRENAND (Charles), bénédictin, né a Bruges vers l'an 1450, mort en 14%, était, quoique aveugle de naissance , selon quelquesuns, profondément versé dans la théologie, la philosophie, l'éloquence, la poésie et la musique. 11 professa a l'université de Paris, et il y

acquit une grande réputation. On a de lui : 1» Epistola parœnetica Caroli Fernand ad Sagienses monachos ohservationis Benedictinœ , ou de Ohservatione regulœ Benedictinœ, Epistola parœnetica; Paris, 1512 ou 1516; — 2° de Animi tranquillitate libri duo: ibid., 1512; — 3" Spéculum monasticœ dùcipïinœ , religiosi , docti, et perquam diserti Patns Benedicti Magni, asseclv maxirni, etc.; ibid., 1515, in-fol.; — 4° Monasticarurn conf'abulntionurn lihri quatuor, cum vocum et sente7itianim quarumdam explanatione , ou Collationes monasticœ: ibid., 1515 et 1516; — 5" de Purissima Conceptione sacrœ Dei Genitricis et Virginis Mariœ , adversus Vincentium, etc.; Paris; — 6" de Conceptione, ad Carthusienses ; — 7° plusieurs autres écrits que l'on trouve indiqués dans la Souv. Biogr.génér. Voy. Trithème, Scriptor. eccles. Le Mire, Elogiu Belgica. Possevin. Apparat, sacer. Sweert, Athenœ Belgicœ. .\ndré - Valère , Biblioth. Belgica. D. Calmet, Commentaire sur la règle de Saint -Benoit. Paquet, Mémoires pour servir à l'itist. litte'r. des Pays-Bas. Moréri, Diction, lu'stor.

i. FERNANDEZ (iVlphonse), dominicain, né à Placentia l'an 1572, gouverna plusieurs maisons de son Ordre. Il a laissé : 1» une Histoire ecclésiastique de son temps ; 1611 ; — 2" Histoire et Annales de la dévotion et des miracles du Bosaire: 1613, cet ouvrage a eu plusieurs éditions; — 30 Traité des services que l Ordre de Saint- Dominique rend à l'Espagne avec l'institution de l'Inquisition; 1615; — 4° Annales de la ville et de l'Église de Placentia; 1627; tous ces ouvrages sont écrits en espagnol ; — 5° Concertatio prœdicatoria pro Ecclesia catholica contra hœreticos, gentiles , Judœos et Agarenos . per epitomen in utmules distrihuta : Salamanque , 1618. Fernandez a travaillé, en outre, aux Annales ecclésiastiques d'Espagne. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ordin. Prœdic. tom. II, p. 445.

IL FERNANDEZ (.\ntoine), jé.suite, né à Co'imbre , mort en 1628 , était docteur de l'université d'Evora. Il a laissé des Commentaires in Visiones Veteris Testamenti : 1618 et 1622, in-fol. Voy. Biblioth. Portug. M. S., cité par Drouet, dans sa nouv. édit. de Moréri, 175'J.

III. FERNANDEZ (.\ntoine). jésuite, né à Lisbonne vers l'an 1569, mort à Goa en 1642, passa aux Indes, d'où il alla en Èlhiopie. Il a laissé un traité en langue éthiopienne, dans lequel il réfute un livre écrit dans la même langue et intitulé : Trésor de la foi; l'auteur est un schismatique nommé Raz-Athanatée. Voy. Drouet, nouv. édit. de Moréri, 1759.

IV. FERNANDEZ (Benoit), jésuite portugais, mort en 1630. On a de lui des Commentaires et des Observations sur la Genèse; Lyon, 1621, 1627 et 1631, 3 vol. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Socief. Jesu.

V. FERNANDEZ (Emmanuel), jésuite portugais, né dans le diocèse de Co'imbre , vivait au xvue siècle. Il fut pendant vingt-six ans confesseur de Pierre II, roi de Portugal. Il a laissé des instructions chrétiennes intitulées : Aima instruida na doctrina. evida christiana : Lisbonne, 1688, 1690 et 1699,3 vol. in-fol. Foy.la Biblioth. Portug. manuscr.

VI. FERNANDEZ (Gaspard), jésuite, né a Tolède, mort l'an 1575, fut le confesseur de saint François de Borgia. Il a laissé, entre autres ouvrages :' 1° de Statu et officio S. B. E. Cardtnalium, 1. 111 ; — 2» de Immortalitate animœ.

VII. FERNANDEZ (Jean), dominicam, ne a Villella, dans le royaume d'Aragon, mort en 1625 à Tortose, où il avait été reçu docteur en théologie et où il avait enseigné l'Ecriture.

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Vni, FERNANDEZ (Jean-PatriceX jésuite espagnol, mort l'an 1672, fut envoyé aans les missions du Paraguay, où il demeura plusieurs années. Il a laissé : Relacion historien de la mision enlanacion Chiquilos; Madrid, 1726, in-8";trad. en allemand, Vienne, 1729, in-8"; en latin, ibid., 1733, in-4">. Voy. \a.Nouv. Biogr. génér.

FERNES (Ferna ou Fernœ), ville épisc. d'Irlande située dans le comté de Wexford, et érigée l'an 530 en évéché sulfragant de Dublin. A l'époque de la dernière réforme il fut uni à l'évêché de Lagh-Lyn. Son premier éyêque, saint Édan , communément saint Moeg, siégeait en 598. La résidence épiscopale est aujourd'liui à Enniscorthy. Voy. De Gommanville , /" Tah/e alphabet. ,Y>. 104. Gaet. Moroni, vol. XXIV, p. 40.

FERNO ou FERNUS (Michel), mort en 1513, fut dabord avocat et notaire à Milan. Etant entré l'an 1500 dans l'état ecclésiastique, il devint chanoine. Outre plusieurs ouvrages purement littéraires, on lui doit : 1° Historia nova Alexandri VI; Rome , 1693, in-4o; — 2» de Legationibus italicis ad Adrianum VI; ibid., 1493, in-4o. Voy. Ar^elati, liihlioth. Mediolan., t. II. FÉRON (Philippe LE), docteur en théologie de la faculté de Paris, de la maison et société de Sorbonne, mort l'an 1692, fut archidiacre de Saintes. Il a laissé, outre une Oraison funèbre de Louis de Bassompierre , évéque de Saintes; Saintes, 1676 : 1» un Faclum pour le syndic et le clergé du même diocèse contre les prétendus réformés, au sujet du temple et des exercices publics de leur religion; — 2" Défense du livre intitule' : Renversement de la morale de Jésus- Christ par les erreurs des calvinistes touchant la ■justification , etc.; Paris, 1678.

I. FERRAND, prêtre, bachelier en théologie, a donné les Progrès de Vûme chrétienne dans les pratiques de la vie intérieure ; Paris, 1689, in-12. Cet ouvrage s'adresse aux personnes déjà avancées dans la pratique des vertus chrétiennes. Voy, le Journal des Savants, 1689, p. 246.

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