FERU
2» quelques ouvrages sur le jansénisme. Voy. Sotwel, Bihltoth. Scriptor. Societ. Jesu. Les Mém. de Trévoux, novembre 1704. Richard et Giraud. III. FERRIER (Jérémie), conlroversiste , né vers l'an 1560, mort à Paris en IC'ie, fut d'abord ministre protestant et professeur de théologie à Niraes. Le parlement de Toulouse le décréta de prise de corps, à cause d'une thèse dans laquelle il avait soutenu que Clément VIII était lantechrist; mais Henri IV l'ayant soustrait aux suites d'une procédure criminelle, Ferrier montra quelques tendances catholiques, et il devint suspect à ses coreligionnaires. Le svTiode de Privas lui interdit la prédication, et les habitants de Nîmes faillirent l'assommer. Il se convertit délinitivement,et il devint, sous Louis XIII, conseiller d'État. On a de lui : de l' AnteçUrist et de ses marques, contre les ennemis de l'Eglise catholique: Paris, 1615, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. géncr.
I. FÉKRIÈRE (Claude de), jurisc, né à Paris lan lti39, mort à Reims en 1715, fut reçu l'an 1090 docteur agrégé à la Faculté de droit, et professa à Reims le droit civil et le droit français. Outre un grand nombre d'ouvrages sur le droit civil indiqués dans Richard et Giraud, il a laissé : 1° Traité des droits de patronage, de présentation aux fjénéfices. de préséance et droits honorifiques ; Paris , 1686 , in-4» ; — 2° Dictionnaire de droit ef de pratique : Paris, 1749.
II. PERRIÈRE (Claude-Joseph de), lils du pré- «;édent. mort vers l'an 1748, fut doyen de la Falulté de droit de Paris. Outre ses nombreux écrits sur le droit civil, on a de lui : 1" Sova et methodica institutionum Juris canonici tractatio, seu Paratitla in quinque libros Decretalium Gregorii IX; Paris, 1701; — 2» Nova et methodica juris civilis tractatio, etc.; ibid., 1703. Voy. Richard et Giraud.
L FERRIÈRES (Charles-Élie, marquis de), né à Poitiers lan 1741, mort en 1804 au château de Marsay , près de Mirebeau , outre plusieurs écrits purement littéraires ou politiques, a laissé : le Théisme ou Recherches sur la nature de l'homme et sur ses rapports avec les autres hommes dans tordre moral et dans l'ordre politique; Paris, 1785, 2 vol. in-12, sous le voile de l'anonyme; 2' édit., 17U1 ; elle porte son nom. L'auteur cherche à faire connaître le sort réservé aux nations dont les mœurs elles gouvernements ne sont pas en rapport avec la religion établie. Vo>/. Feller, Biogr. univers.
II. FERRIÈRES ou SAINT -LÉONARD DE FERRIÈRES (Ferrariœ S. Leonardi), abbaye de l'Ordre de Saint-Renoit située dans le Poitou, près de Thouars. On ignore l'époque de sa fondation; on n'en connaît qu'un abbé, Guillaume, qui vivait en 1184. Voy. la Gall. Christ., tom. II, col. 1296.
III. FERRIÈRES {Ferrariœ), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans une petite ville du même nom, au diocèse de Sens ; elle fut fondée par QovisI". On la nommait autrefois Bethléhem, à cause d'une chapelle de ce nom qui existait dans ce monastère. Voy. La Martinière, Diction, qéoip-. Richard et Giraud.
I. FERRINI (Luc), religieux servite, né à Florence, vivait au xvi« siècle. Il publia les manuscrits de son confrère P. Poccianti ; les principaux sont : 1« Catalogus scriptorum Florentinorum omnù generis, etc.; Florence, 1589, in-40; il y a ajouté deux cents noms nouveaux ; — 2" Vite di settfi fieati Fiorentini fundatori dell' Ordine de' Servi, etc.; ibid., 1589, in-S"; il y a inséré deux opuscules dont il est l'auteur : Délia nobilità de' Fiorentini et Délia religione de' Servi.
Voy. Nigri, Slona degli Scrittori Fiorentini. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
II. FERRINI (Vincenzo), dominicain, né à Castel-Nuovo-de-Garfagnana, en Toscane, vivait au xvi« siècle , et était un habile et zélé prédicateur. Il fut successivement vicaire général du Saint-Office à Parme, puis provincial de Hongrie, de Styrie et de Carinthie. 11 est auteur de :
1° Alfabetto spirituale; Venise, 1586, in-12;
2° Alfabetto esemplare ; ihid., 1590; — 3» Lima universale de' Vitzy; Venise, 15%, in-4o. C'est un recueil de maximes extraites des ouvrages des prédicateurs les plus célèbres de son temps. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prcedic, tom. II, p. 313. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
FERRO (Michel-Manrique), écrivain espagnol
du xvii« siècle, a laissé : 1" des Préséances et
préférences ecclésiastiques ; Lyon, 1637; — 1" Ré-
I solutions et questions morales et vicariales: ibid.,
I. FERRUCE (saint), martyr, né à Mayence, vivait vers le i\'- siècle. Il entra au service des empereurs; mais voulant travailler exclusivement à son salut, il résolut de vivre dans la solitude. Dès que son dessein eut été connu, ou l'envoya chargé de chaines dans le château de Cassel, où il mourut à la suite des mauvais traitements qu'on lui lit subir. L'Église célèbre sa fête le 28 octobre, Voy. Surius. Nicolas Serarius, Hist. de la ville de Mayence. Richard el Giraud,
IL FERRUCE. T oy. Fargeau.
I. FERRY ou FRÉDÉRIC (saint), évêque d'Utrecht et martyr, mort le 18 juillet 838, appartenait à l'une des plus nobles familles de la Frise, Sa mère le présenta à Ricfrid, évêque d'Utreclit, qui le fit entrer dans la communauté de ses clercs et le chargea de l'instruction des catéchumènes. Il reçut les ordres sacrés, et il montra en toute circonstance tant de vertu et de talent, qu'à la mort de Ricfrid, vers l'an 820, le peuple le choisit pour évêque. 11 travailla immédiatement à la réforme de son diocèse , envoya des missionnaires vers les côtes du nord pour en déraciner l'idolâtrie , et parcourut luimême les autres contrées de son diocèse, où il rétablit la pureté de la foi et des mœurs. La vigueur qu'il déplova contre les mariages incestueux lui attira l'inimitié des habitants de Walacrie, qui le firent poignarder dans sou église. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 18 juillet. Sa Vie , écrite par un inconnu au xiv ou xiii« siècle , se trouve dans Surius , qui en a changé seulement le style, Voy. Surius,
II. FERRY (Paun. TV,)/. Ferri, FERTÉ-SUR-GROSNÉ (LA), en latin Firmitas
ad Gronam, abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans un bourg du même nom, au diocèse de Chalon-sur-Saône. C'était la première de celles qu'on appelait les quatre filles de Citeaux. Elle fut fondée l'an 1113 par Etienne , abbé de Citeaux. L'abbé de ce monastère était régulier et électif, et il avait quinze abbayes de sa filiation immédiate, Voy. la Gall. Chrik., tom, III, col, 1019 et suiv,
FERUS (Jean), de l'Ordre des Frères-Mineui-s, né à Mayence, mort l'an 1554, fut un des plus habiles prédicateurs de son temps ; il était ti-esversé dans la connaissance des livres sacres. 11 a laissé : 1° des Commentaires sur le Pentateuque; — 2» sur Josué; — 3» sur le Livre des J"9^^.\~ 40 sur le Livre de Job ; — 5» sur les Psaumes XXXl et LXVI; — 6» sur les trois derniers chapitres d'Esdras; — 7° sur rEcclésiaste; — 8» sur le