FÊTE
Livre d'Estker; — 9° sur les Lamentations de Jérémie; — 10° sur Jonas ; — il» sur saint Matthieu et saint Jean; — 42° sur les Actes des Apôtres; — 13" sur la />"« Épitre de saint Jean et sur l'Épitrede saint Paul aux Romains; — 14" Examen, ordinandorum. Tous ces ouvrages ont paru à Mayence, à Louvain, à Anvers, à Lyon, etc. On lit dans V Index libror. prohibitorum : « Férus Joannes. Opéra omnia. Donec corrig. (App. Ind. Trid.) Excipiuntur tamen Commentaria in S. Matthœum, Commentaria in Evangelium Johannis et in Johannis Epistolam primam editionis Romœ; et Examen Ordinandorum, impressum post annum 1587. (App. Ind. Trid.)» Voy. le P. Jean de Saint-Antoine , Biblioth. univ. Francise, tom. II, p. 160. Richard et Giraud.
FERVEUR {Fervor), sentiment vif et affectueux qui porte l'âme aux œuvres saintes et pieuses. Intentio affectus excludens acediam et teporem.
FESOLI ou FIESOLI, congrée. de religieux, nommés aussi Frères mendiants de Saint-Jerôme. Elle eut pour fondateur le B. Charles, fils du comte de Montgranello , qui se retira dans une solitude des montagnes du Fiesoli, en Toscane. Il y fut suivi de quelques autres hommes qui étaient aussi bien que lui du Tiei's- Ordre de Saint-François, et qui donnèrent ainsi naissance à cette congrégation. Innocent VII l'approuva. Onuphre en place la naissance sous son pontificat; mais elle avait commencé dans le temps du schisme d'Avignon, vers l'an 1386. Grégoire XII et Eugène IV la confirmèrent sous la règle de Saint- Augustin; elle fut supprimée par Clément IX en 1668. Voy. Bergier, Diction, de thénlog.
FESSERTA , ville épisc. de l'Afrique occidentale, dans la province de Numidie ; elle est marquée dans la Notit. A fric, n. 12.
FESTA (Pierre-Martyr), dominicain, né à Orzinuovi, dans le Milanais, mort à Crémone l'an 1618, fut successivement professeur, inquisiteur, prieur dans plusieurs couvents de son Ordre et provincial de l'une et l'autre Lombardie. Il a laissé : 1» Instructio brevis et accurata de modo procedendi in causis S. Officii, in vicariorum oppidanorum commodum; — 2o Summarium ordinationum capitulorum generalium pro provincia Lombardiœ, et capitulorum provincialium ejusdem a tempore Concilii Tridentmi ad annum 1603 celebrotorum; — d" Summarium constitutionum , declarationum et ordinationum pro regimine sacri Ordin.Praedic, adjectis particulis privilegiorum et constitutionum Sedis Apostolicœ, etc.; — 4» Conciones quadragesimœ de Feriis et Sanctis. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 382.
FESTE (saint), martyr, était diacre de saint Janvier, évéque de Benévent. Voy. Janvier (saint).
FESTOL.ffi. Vcyy. Fiesoli, n»I.
FESTON (Encarpus, corolle foliata), omemeni qu'on mettait aux portes des temples et dans tous les endroits où l'on voulait donner des marques de réjouissance publique. Les chrétiens en mirent aux portes des églises et sur les tombeaux des saints. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. XIV, p. 71.
FESTUS (Porcins), successeur de Félix dans le gouvernement de la Judée vers l'an 60 de J.-C., proclama l'innocence de saint Paul; mais l'apôtre ayant appelé à César, Festus le lui renvoya. Il réprima les voleurs et les assassins qui infestaient sa province. Voy. Actes, xxiv, 27; XXV, XXVI. Joseph, Antiq., 1. XX, c. viii. De Jiello Jud., 1. II, c. xxrv.
FESUL^. Voy. Fiesoli, n» I.
I. FÊTE désigne le jotir consacré particulièrement à des actes de religion, ou les cérémonies religieuses par lesquelles on célèbre ce jour. L'institution des fêtes remonte à la plus haute antiquité, puisque nous en voyons plusieurs qui ont été établies par la loi de Moïse , comme le sabbat, l'année sabbatique et l'année jubilaire, les Néoménies, la fête de l'Expiation ou de Propitiation, et surtout la Pâque, la Pentecôte et les Tabernacles, qui l'emportaient sur les premières par la solennité avec laquelle on les célébrait. Plus tard les Juifs en instituèrent d'autres, dont les principales sont celle des Pourim ou des Sorts, celle de la Mort d'Holoferne etcelledes Encsenies ou de la Dédicace dutemple. {Voy. tous ces mots). Les chrétiens ont aussi des fêtes qui sont des jours établis par l'Église, en vertu du pouvoir qu'elle tient de Jésus-Christ, pour être spécialement employés au service de Dieu. Les fêtes des chrétiens sont aussi de différentes sortes; nous indiquerons les principales; nous en rapporterons même plusieurs que l'abus a introduites, mais que l'Église rejette, en suivant toujours l'ordre alphabétique. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Festum. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Festa, Festivitates. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théolog. J.-B. Glaire, /«<roduction, etc., tom. II, p. 371 et suiv. L'abbé André, Diction, alphabet, de droit canon. Moléon, Voyage liturgique. Le Diction, encyclop. de la théol. cathoL, où il est traité avec quelques développements des Fêtes annuelles des anciens Hébreux et des Juifs modernes.
II. FÊTE CARDINALE se dit des solennités sur lesquelles roule presque toute l'économie de l'office divin pendant tout le cours de l'année, comme Pâques, qui comprend la passion, la mort et la résurrection du Sauveur ; l'Ascension, la Pentecôte. Noël et l'Epiphanie.
III. FÊTE CHÔMÉE ou D'OBLIGATION. On appelle ainsi toute fête qui se célèbre le jour même où elle tombe, et qu'on doit observer sous peine de péché, comme le dimanche, l'Assomption, etc.
IV. FÊTE CONSERVÉE, par opposition à /'é'/e supprimée, se dit des fêtes qui , d'après le concordat de 1801, continuent à se célébrer en France le jour où elles tombent et ne sont pas renvoyées au dimanche suivant : telles sont jSoël, l'Ascension, l'Assomption et la Toussaint. Voy. V Induit du cardinal J.-B. Caprara du 9 avril 1802, pour la réduction des fêtes; dans l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
V. FÊTE DE DÉVOTION. On appelle ainsi les fêtes qu'on n'est pas obligé d'observer, c'est-àdire qui n'emportent aucune obligation d'entendre la messe ni de s'abstenir de travail ; c'est le plus grand nombre.
VI. FÊTE DE LA RAISON. Cérémonie révolutionnaire qui remplaça un moment en France celles du culte catholique. Le 10 novembre 1793 la Convention fit célébrer cette fête dans l'église Notre-Dame de Paris. Une actrice fut portée en triomphe comme un emblème de la nouvelle divinité, et la cathédrale fut nommée par un décret le Temple de la Raison. Un cortège impie y vint exercer un culte sacrilège. Des blasphèmes profanèrent la chaire de vérité; ces murs, qui avaient si souvent retenti de cantiques saints, n'entendirent plus que des airs barbares ou des hymnes irréligieux. Devant la femme effrontée placée sur l'autel consacré à nos divins et purs mystères , se présenta la Conyen-
' tion en corps. Mais ces fêtes , tristes et froides