‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 826 sur 1220 · FEU · texte numérisé non relu

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d'ailleurs, ne purent prendre racine. Voy. Bergier, Dicfio)!. de théol.

VII. FÊTE DE L'ÊTRE SUPRÊME. Dans un rapport à la Convention sur les moyens de rétablir la morale, Robespierre voulut bien reconnaître l'existence de Dieu et Timmortalité de l'âme. Il fit en conséquence décréter des fêtes publiques qui furent consacrées à la Nature, au Genre humain, à la Liberté, à l'Égalité, à la République, à la Haine des tyrans et des traîtres, à la Vérité, à la Justice, "à la Pudeur, à la Gloire, à l'Immortalité, à l'Union conjugale, à l'Amour paternel, etc. Tous ces nouveaux cultes, non moins insensés que celui de la Raison,furent admis sans opposition, tant l'idée d'un culte quelconque est étroitement lié à l'idée de la Divinité. La fête de l'Être suprême fut célébrée la première de toutes, le 8 juin 1794. Voy. Bergier, qtii en fait la description dans son Diction, de théol.

VIII. FÊTE DES ÂNES, cérémonie autrefois en usage le jour de Noël dans la cathédrale de Rouen. C'était une procession où des ecclésiastiques représentaient les prophètes de l'Ancien 'Testament qui avaient prédit la naissance du Messie. On l'appela Fête des Anes parce que Balaam y paraissait monté sur une ànesse. Voy. Du Canse. Glossarium.

IX. FETE DES FOUS (LA), appelée aussi F^/e des Sous- Diacres, était une réjouissance pleine d'impiétés et d'indécences que des clercs, des sous-diacres et même des prêtres faisaient pendant l'office divin, à un jour désigné, entre Noël et les Rois. L'Église a toujours condamné ces bouffonneries sacrilèges. Voy. Du Cange, Glossarium. Thiers, Traite' des jeux. VHist. de Bret., tom. I. p. 586.

X. FÊTE DES INNOCENTS (LA) se célébrait dans quelques monastères de Provence à peu près comme la fête des Fous dans les cathédrales et les collégiales. Voy. Thiers, Traité des jeux. Nandé, Mfre à Gassendi.

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