XVII. FÊTE NON MOBILE. Voii. Fête fixe, n» XIII
XVIII. FÊTE SEMI-DOUBLE. Elle est moins solennelle que la double, plus solennelle que la simple. On n'y double pas les Antiennes. Voy. les Rubriques génér. du Missel et du Bréviaire.
XIX.FÉÏE SIMPLE, celle qui est moins solennelle que la double et même que la semidouble. Voy., pour les questions qui concernent cette fête , les Rubriques génér. du Missel et du Bréviaire.
XX. FÊTE SUPPRIMÉE. On appelle ainsi en France les fêtes qui étaient autrefois chômées, et qui ne le sont plus depuis le concordat de 1801 . Commr. Fête conservée , n» IV.
FÉTICHE, FÉTICHISME. Le mot fétiche, qui est d'origine portugaise, et qui signifie magique ou divinatoire, désigne, dans l'usage ordinaire, un objet naturel dont les peuples grossiers et sauvages se servent comme de remèîle magique, de moyen de consulter l'avenir, et auquel ils accordent des honneurs divins. Ces objets sont pris dans tous les règnes de la nature , ce sont des pierres de forme et de grandeur extraordinaires, des morceaux de bois, des forêts entières, des animaux de toute espèce. C'est le culte que l'on rend à ces objets qui se nomme fétichisme : culte qui , comme on le voit , n'est qu'une espèce de panthéisme grossier, qui mêle et confond l'Être divin avec la matière. Voy. De Brosses, Dissertation sur le culte des dieux fétiches: ouvrage inspiré par l'idée que l'ancienne religion égyptienne était le fétichisme actuel de l'Afrique. De Drey, dans le Diction, encyclop. de la théol. cothol.
I. FEU, symbole de la divinité. V^otre Dieu est un feu brûlant, dit Moïse. Dieu a souvent paru au milieu du feu: les anges, comme ministres du Seigneur, sont comparés à un feu ardent, et le Seigneur lui-même a pani sous la forme d'une colonne de feu. Le feu du ciel tomba souvent sur les victimes immolées au Seigneur, comme marque de son approbation et de sa présence. On conservait sur l'autel des holocaustes un feu perpétuel que les prêtres entretenaient. Dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ menace les méchants du feu éternel. T'oy. Deutéronome, iv, 24. Ps. cm, 4. Exode, xiii, 20, 21; XL, 34, 35. Nombres, ix, 15-22. Genèse, iv, 4: XV, 17. Lévit., IX, 2i. Juges, xiii, 19, 20. III Rois, xvni, 38. II Paralip., vu, 1. II Machab., i, 19; XI, 10. Lévit., VI, 12. Matth., ix,24; xxv, 41. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. BuUet, qui, dans ses Réponses crit., tom, I , p. 251 et suiv., réfute le fameux Toland, qui a prétendu que la colonne de nuée et de feu ne devait pas être interprétée miraculeusement. J.-B. Glaire, qui, dans Les Livres Saints vengés, tom. I, p. ^9 et suiv., a reproduit le fond de l'article de BuUet , mais avec des additions nécessitées surtout par la Noticede Dubois-.\ymé sur le séjour des Hébreux en Egypte et sur leur fuite dans le désert, notice insérée dans le grand ouvrage sur l'Egypte, tom. I. Antiquités, Mémoires, p. 291 et suiv. Compar. Enfer.
II. FEU (François), docteur en théologie de la Faculté de Paris, né à Massiac, en Auvergne, l'an 1633, mort eu 1699, fut successivement grand vicaire de Rouen et curé de Saint-Gervais , à Paris. Il a laissé un Cours de théologie; Pans, 1692 et 1695,2 vol. in-4". Feu s'attache dans cet ouvrage à traiter à fond les grandes questions, et passe légèrement sur les autres. Voy. Woréri , Diction, histor. Richard et Giraud.
III. FEU-ARDENT (François), cordelier.ne a Coutances l'an 1541 , mort à Pans en IblO, fut
FEUI