‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 831 sur 1220 · V. FEU SACRÉ. Voy. Ardents · texte numérisé non relu

V. FEU SACRÉ. Voy. Ardents

I. FEUERLEIN (Jean-Conrad^, protestant allemand, né l'an 1656, mort en 1718, remplit diverses fonctions ecclésiastiques à Nuremberg, et devint en 1701) surintendant général à Nordlingen. On a de lui : 1° de Immaterialitate mentis humance; — 2" des Sermons, en allemand. Voy. la Nouv. liiogr. génér.

II. FEUERLEIN (Jacques-Guillaume), fils du précédent, né à Nuremberg l'an 1689 , mort en 1776, professa la théologie et les ^langues orientales. L'an 1736 il fut nommé intendant général de l'école supérieure de Gœttingue, puis conseiller consistoriàl. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i^Dùsertatlo de dubitatione Cartesiaifa perniciosa; léna, 1711, in-4o; — 2» Dissertatio ostendens in quantum Cartesio atheismus ac scepticismus possint imputari; ibid., 1712, in-4''; — 3» Compendium theologiœ symbolicœ; 1744; — 4" Bioliotheca symbolica, evangelica, lutherana; Gœttingue, 1732, in-4''; — h° Disputatio de errore Augustini solos fidèles esse Icgitimos possessores rerum ; 1739, ,in-4''; — 6" Disputatio de confessione Augustana, eodem quo exhibita fuit, awno 15.30; 1741, in-4'>, et Nuremberg, 1766. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

lïl. FEUERLEIN (Georges-Christophe), médecin, né à Nuremberg l'an 1694, mort en 1756, se proposa d'abord d'entrer dans l'état ecclésiastique, mais il préféra plus tard suivre la carrière médicale, et il devint conseiller aulique. On lui doit : 1° Dissertatio de abusione abstractionis metaphysicœ in doctrina morum; Altorf, 1717, in-4"; — 2» Dissertatio de amore Dei puro et perfecto; Altorf, 1717, in-4"; — 3° Témoignage de la bonté et de la providence divine, etc.; en allemand; Nuremberg, 1730, in -4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FEUILLANS ou FEUILLANTS, FEUILLENS (Fulienses), Ordre religieux réformé de celui de Citeaux, sous la règle de Saint-Bernard. Il naquit à Feuillans ou Feuillens , village du Languedoc , et abbaye de l'Ordre de Citeaux. D. Jean de la Barrière , abbé de ce monastère , y jeta les fondements de la réforme vers l'an

1575. Sixte V approuva cette réforme en 1586 et 1587. Clément VIII et Paul V lui accordèrent des supérieurs particuliers. Cette réforme était divisée en deux congrégations : l'une en France, sous le titre de Notre-Dame- des -Feuillants; l'autre en Italie, sous le nom de Réformés de Saint-Bernard. Voy. le P. Joseph Morotio , Cistercii reflorescentis , seu congregat. cisterc. monastic. B. M. Fulienses in Gallia, etc. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. V, p. 401. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.

FEUILLANTINES {Moniales Fulienses), reli-

fieuses qui ont suivi la même réforme que les euillants, et qui étaient sous leur juridiction. Leur premier couvent fut établi près de Toulouse en 1590, et fut ensuite transféré au faubourg Saint-Cyprien de cette ville. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.

FEUILLE (Charles-Gaspard LA), dominicain, vivait du XYii» au xviii" siècle. Il professa la philosophie à Abbeville et à Nancy, et la théologie à Paris. On a de lui, outre ses Instructiones dialecticœ : 1" Instructions chrétiennes pour les pensionnaires de Poissi ; Paris, 1698, in-12;

— 2<» Théologie des dames; Paris, 1700, in-12; ou Théologie familière ; LaLiigr es , 1706, in-4°; c'est le même ouvrage augmenté ; — 'à" la Théologie de l'esprit et du cœur; Langres, 1706, et Chaumont, 6 vol. ; — 4» Réflexions d'une âme dévote pour tous les jours du mois; Langres, 1706, in-12; — 5"> Prières du matin et du soir: Langres , 1706, in-12 ; Chaumont, 1710 ; — 6» Réflexions d'une rime pénitente pour tous les fours de l'année ; ibid., 1706, in-12. Voy. Le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 801.

I. FEUILLET (Jean -Baptiste), dominicain, né à Paris, mort l'an 1687, se rendit en Amérique comme missionnaire, et, de retour en France, se livra tout entier à la prédication. Il a laissé : 1" les Vies de la B. Rose, de saint Louis Bertrand et de saint Pie ; — 2" les mois de janvier, février et mars de l'année dominicaine. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœd., t. II, p. '713.

II. FEUILLET (Madeleine), nièce de Nicolas Feuillet (voy. l'art, suiv.), vers la lin du xvii^ siècle , a composé plusieurs ouvrages de piété qui ont eu du succès , et dont les principaux sont : 1" Sentiments chrétiens sur les principaux mystères de Notre-Seigneur, etc.; Paris, 1690, in-12;

— 2» Concordance des Prophéties avec l'Evangile sur la passion , la résurrection de Jésus - Christ ; ibid., 1669, in-12; — 3" VAme chrétienne soumise à l'Esprit de Dieu; ibid . , 1701 , in-12; — 4» les Quatre Fins de l'homme ;\h'\A., 1684, in-12; — S" la Voie qui conduit au ciel : ibid., 1694 , in-12 ; — 6" VAnge gardien; ibid., 1691, in-12. Ces deux derniers ouvrages sont traduits du latin du P. Drexelius , jésuite. Voy. le Journal des Savants, 1690. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

III. FEUILLET (Nicolas), chanoine de Saint- Cloud , mort à Paris l'an 1693, se livra à la prédication, et convertit un grand nombre de pécheurs. Outre une Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, il a laissé : Histoire de la conversion de Chanteau; 1702, in-12.

FEUSTKING (Jean-Henri), théologien protestant , né dans le Holstein l'an 1672 , mort en 1713, fut pasteur et surintendant de Jessen, et ^docteur en théologie. On a de lui il" Historia cleromagiœ Evangelicœ , sive de primo sacerdote, marito Evangelico Meletema ; 2° Historia colloquii Jeverensis inter lutheranos et reformaios unno 1573 instituti; — 3* Palinmlia sacra, stve

FEVR

FÈVR

de retractatioTiibus theologorum in rébus fidei schediasma : orthodoxia menzeriana ; — 4° plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Il a donné en outre une nouvelle édition du Trésor évangélico-apostolique d'Hunius ; il y a joint l'explication de la I'^ Épitre de saint Jean et de rÉpitre de saint .Tudc. Voti. Richard et Giraud. * FÈVRE (LE) et LEFÈVRE se mettant souvent l'un pour l'autre dans les biographes et les autres écrivains, on devra chercher aux articles Lefèvre les personnages quon ne trouvera pas à Fèvre (Le).

I. FÈVRE (Antoine -Martial), bachelier en théologie, né à Paris, vivait au XYiii* siècle. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Calendrier historique, chronologique et moral de lu sainte Vierge;

1747, in-12; — 2" Calendrier historique de l É- ■nlue de Paris; 1747, in-12; livre qui contient rorigine des paroisses, abbayes, monastères ; les conciles tenus à Paris , la liste des évéques , archevêques, doyens , abbés du diocèse , etc. ; — 3" Description des curiosités des églises de Paris et des environs; ibid., 1759, in-12; — i" la Nouvelle Athènes, Paris, le séjour des Muses, avec une seconde partie contenant la biographie des auteurs ecclés. et des livres les plus rares; ibid., 1759, in-12. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Quérard , la France littér. La Nouv. Biogr. génér.

II. FÈVRE (Denis LÉ), célestin, vie. génér. et provincial de son Ordre , né dans le Vendomois en 1488, mort à Paris l'an 1538, après avoir professé avec éclat le grec et le latin, a laissé : l'' Vita sancti Ccelestini , conscripta primum a Petro AlliacensiS. R. E. curdinali, limatiori stylo donata ; Paris , 1539, in-4° ; — 2" Poema hebraicum de immaculata Conceptione Virginis Mariœ; ïroyes, in -4°; — 3» Index Alphabet. Scfiptor. grœcor. et latinor. in omni génère liiteraturœ; — 4° des Sermons, etc. Voy. Feller, Biogr. univers.

III. FÈVRE (Hyacinthe LE), récollet, mort vers l'an 1670 , fut provincial de la province de Saint-Denys. Il a laissé : 1° Histoire chronologique des Récollets de la province de Saint-Denys; Paris, 1677, in -4°; — 2° le Procès criminel du jugement dernier, avec le procès civil flans le tribunal de la pénitence; ibid., 1695, in -4»; — 3" Traité des trois états du Fils de Dieu; ibid.; — 4» Traité de la Pénitence; — 5° Livre de vie ou des prédestinés , et des moyens d'opérer son salut; 2 vol.; — 6° Traité de vêtures et professions religieuses, appliqué aux évangiles des dimanches et des fêtes de l'année ; — 7» un A vent de la dignité et des perfections de la Vierge, Mère de Dieu, dans le mystère de l'incarnation. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univers. Francise, tom. II, p. 89.

IV. FÈVRE (Jean LE). Fo.v.Faber; no^IIl-VI. V., FÈVRE (Jean LE), dominicain, né à Car-

vin-Épinoi , vivait au xvii« siècle. Il professa la théologie dans son Ordre, et fut en 1477 chapelain de l'empereur Maxiniilien I*''. Il a laissé un ouvrage dans lequel il adresse des exhortations au Pape, aux rois, aux cardinaux, aux évéques, etc. ; il y traite quelques questions, entre autres, des prodiges qui précédèrent la destruction du temple de Jérusalem. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prcedic, tom. I, p. 556. Richard et Giraud.

VI. FEVRE (le P.), mort l'an 1755, a laissé : 1» Traité de la véritable religion; 1744, in-12; — 2» Bayle en petit, ou Anatomie de ses ouvrages ;

1748, in-12.

Vil. FÈVRE (Michel LE), capucin de Caen, vivait au xviii« siècle. Il a donné des Éclaircis-

sements sur la bulle Ad evitanda; 1747, in-12.

VIII. FÈVRE (Nicolas LE), né à Paris l'an 1544, mort en 1612, fut précepteur de Louis XIII. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° une Préface sur les fragments de saint Hilaire , dans laquelle il éclaircit beaucoup de faits au sujet de l'arianisme ; — 2° de la Justice et de la miséricorde de Dieu sur l'histoire de la mort d'Achan et de Josué; — 3° de la Nativité et de l'Incarnation de Jésus-Christ ; — 4" sur les Miracles. Les œuvres complètes de Le Fèvre ont paru à Paris, 1614, in-4''. Voy. Richard et Giraud.

IX. FÈVRE (Nicolas LE), dominicain, né à Montfort, mort à La Rochelle l'an 1653, fut l'un des bons prédicateurs de son temps. On lui doit : 1" Agématologie , c'est-à-dire Discours de l'assemblée du chapitre provincial de la province de France, de l'Ordre des Frères -Prêcheurs , célébré au couvent de Saint - Jacques à Chartres ; Angers , 1623, in-S" ; — 2° Doctrinœ orthodoxœ fidei, seu symboli D. Athanasi... expositio, ex sparsis S. Thomœ Aquinatis angelicis operibus excerpta ; Paris, 1631, in-24; — 3° Prœdicator Carnuteus, sive institutio.conventus Carnutensis Ord. FF. Prœdic.; 1637, in-8»; —3° Défense du saint rosaire et chapelet de la très-heureuse toujours vierge Marie ; La Rochelle , 1646, in-40 ; — 4" Manuale ecclesiasticum historicum a Christo nato ad 1646 ; ibid., 1646; — 5» Libellus contra illuminatorum sectam, quamdam Carnuti pullulantem; 1632. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic., tom. II , p. 576.

X. FÈVRE DE LA BODERIE ou FABRICIUS (Gui), orientaliste , né en Normandie l'an 1541 . mort vers l'an 1598, fut secrétaire du duc d'Alençon , frère de Henri III , et travailla à la Polyglotte d'Anvers. Ses principaux ouvrages sont : 1° Novum Testamenfum syriace, cum versione latina; dans la Polyglotte d'Anvers, 1572, t. V, et dans celle de Le Jay ; Paris , 1645, in-fol.; — 2» Novum Jesu Christi Testamentum , syriace litteris hebraicis, cum versione latina interlineari ; Paris, 1584, in-4''; — 3» Severi Alexandrini quondam patriarchœ , de ritibus baptismi et sacrée Synaxis apud Syros christianos receptis liber, etc.; Anvers, 1572, in-4". Voy. Pauli Colomesii , Gallia orientalis , p. 41, 42. Le Long, Biblioth. Sacra, p. 12 et seqq. ; p. 53 et seqq.; et Discours histor. sur les Bibles polyglottes , p. 53 et suiv. Nicéron , Mémoires, tom. XXXVIII. Goujet, Biblioth. Franc., tom. VI et XIII. Huet, de Claris Interpretibus . Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cafhol.

XL FÈVRE DE LA BODERIE (Nicolas), frère du précédent, se livra lui aussi à l'étude des langues orientales. Il travailla à l'édition de la Bime polyglotte. On lui doit , outre quelques ouvrages purement littéraires, VHeptacle, ou Histoire de la création, trad. de Pic de La Mirandole; Paris, 1578, in-fol.; imprimé avec Y Harmonie du monde, un des écrits de son frère. Voy. Nicéron , Mémoires. Arias Montanus , Bible polyglotte, préface.

XII. FÈVRE D'ÉTAPLES (Jacques Fabri, ou LE), né à Étaples vers l'an 1455, mort à Nérac en 1536, professa d'abord la philosophie à Paris ; il devint vicaire général de Meaux , puis précepteur du prince Charles , troisième nls de François l". Ses principaux ouvrages sont : 1" une Traduction latine des quatre livres de Fide orthodoxa, de saint Jean Damascène ; — 2» Psalterium conciliatum et expositio in idem ; ejusdem psalterium quintuplex , gallicum , 7-omanum. hebraicum, vêtus, conciliatum; Paris, 1509 et lold; — 3° Commentarius in Ecclesiastem , m quatuor

FEYD

FIAR

Evangelia; Meaux, 1522, et Bàle, 1523; — 4» Disceptatio de Maria-Magdakna , tnduo Chris ti, et ex tribtis una Maria; Paris, 1516 et 1518; — 5" de Tribus et im'ica Magdalena , disceptntio semnda, etc.; Paris, 1519, in -4». Les Commentaires de Le Fèvre sur les Évangiles, les Épitres de saint Paul, les Èpîtres catholiques, son Quintuplex Psallerium et ses Dissertations sur les Madeleines ont été mis à Y Index du concile •de Trente, mais avec la clause Donec corriganiur. Voy. Le Nourri, Apparalus ad Biblioth. Patruni. Le Long, Biblioth. Sucra, tom. II, p. 532. Sainte -Marthe, Elogia. D. Liron, les Singuln- ■rités histor. et littër., tom. III, p. 428 et suiv. •Fabricius, Biblioth. lut. med. et infim. cetatis, -ad, voc, Faber Stap. D. Duplessis, Hist. de l'Église de Meaux. L'abbé Le Clerc, Remarques critiques sur le Diction, de Bayle en 1732. Joly, ■Remarques critiques sur le Diction, de Bat/le, p. 345 et suiv. Richard et Giraud. La Nouv. Bioar. géne'r. Le Diction, encyclop. de la théol. cathoL

XIII. FÈVRE D'ORMESSON (Nicolas LE), minime, mort l'an 1683, a laissé une Requête au roi contre les désordres qui se commettent dans l'Église; Paris, 1645.

XIV. FÈVRE SMIDELIN (André), vivait au xvi« siècle, et était chancelier de l'université de Tubingue. Il a laissé la Formule de concorde; 4558 ; ouvrage dans lequel il détruit toutes les sectes du parti luthérien en essayant de les accorder. Voy. Richard et Giraud.

1. FÉVRET (Charles), avocat au parlement de Dijon, né à Semur, capitale de l'Auxois, l'an 1583, mort à Dijon en 1661, acquit une grande réputation par son éloquence. On a de lui plusieurs ouvrages, dont le principal est intitulé : ■Traité de l'abus et du vrai sujet des appellations qualifiées du nom d'abus; Dijon, 1603, in -fol.; la meilleure édition est celle de Lyon, 17H6, 2 vol. in-fol. ; on y a joint le traité de Hauteserre intitulé : Ëcclesiasticœ jurisdictionis vindicise, adversus C. Fevretti et aliorum traciatus de Abusu. Cet ouvrage méritait, en effet, d'être réfuté ; car , si l'auteur y fait preuve d'un grand savoir , il admet des prmcipes qui ne sont pas à l'abri de graves reproches, son traité compromet les droits de l'Église; aussi a-t-il été mis à V Index. (Decr. 22 Decemb. 1700.) Voy. Papillon, Biblioth. des plus célèbres jurisconsultes. Moréri, Diction, histor. Camus, Bibliothèque choisie des livres de droit. Richard et Giraud.

^ II. FÉVRET (.lacques), prêtre de Dijon, mort l'an 1694 , était bachelier en théologie. Il connaissait parfaitement le droit canon, et était très-versé dans les controverses, ainsi que dans l'étude des conciles. Il savait le grec , l'italien et l'espagnol. Il a laissé : Projet de conférences sur les matières de controverse, appuyé de quelques observations sur trois ou quatre points de religion , et particulièrement sur le sacrement de pénitence, etc.; Paris, 1680, in-12. On lui doit l'éditiou de la seconde partie de VOraisun des pécheurs, par le P. de Clugny, de l'Oratoire ; 14i89. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

FÉVRIER {Febmarius) , second mois de l'année ; il n'a ordinairement que 28 jours , et dans les années bissextiles il en a 29, à cause d'un jour intercalaire qu'on y ajoute.

1. FEYDEAU (Claude), docteur en droit canon, né à Paris vers l'an 1.580, mort vers l'an 1650, fut doyen de l'église collégiale de Moulins et supérieur des religieuses de la Visitation. On lui doit , outre \me Oraison funèbre de Claude Duret, président à Moulins : Panégyrique

sur la paraphrase des qrmrante psaumes d'Ant. de Laval; 1608; il a été réimprimé avec la paraphrase; Paris, 1619, in-4»; — 2o Offices de la sainte Épine , de saint Lazare, de sainte Geneviève , etc. Voy. Moréri , édit. de 1759.

IL FEYDEAU (Matthieu), docteur en théologie, né à Paris Van 1616, mort à Annonay en 16^4, fut successivement vicaire de Belleville , puis de Saint-Merry, théologal de Saint-Pol-de- Fenouilhèdes, curé de Vitry- le -Français, et théologal de la cathédrale de Beauvais. Son intimité avec Arnauld le fit exiler. Il a laissé : 1» Méditations sur les principales obligations du chrétien, tirées de l'Ecriture sainte , des conciles et des saints Pères; 1649, in-12; — 2» Catéchisme de la grâce; Paris, 1650; — 3» Méditations sur l'histoire et la concorde des Evanqiles; Bruxelles, 1673, 2 vol. in-12; Lyon, 1689-1696, 8 vol. in-42v Voy. Richard et Giraud.

ÏII. FEYDEAU DE BROU (Henri), évêque d'Amiens, né l'an 1655, mort en 1706, se distingua par sa science et par sa piété. Il a laissé : 1" une Lettre latine à Innocent XII, contre le Nodus prcadestinationis du cardinal Sfondrate ; — 2® Ordonnance pour la juridiction des évéques et des curés, contre le P. des Imbrieux, jésuite.

FEYJOO Y MONTENEGRO. Voy. Feuoo.

FIACRE ou FÉFRE (saint), solitaire, né en Irlande, mort vers l'an 670, vint en France, où saint Faron , évêque de Meaux , laccueillit avec la plus grande bienveillance. Il le plaça à Breuil, où il lui fit bâtir une chapelle et un hôpital pour recevoir les étrangers et les passants. Saint Fiacre vécut dan» cette retraite, et ajouta aux exercices de la prière, de la pénitence et de la charité , la culture d'un petit jardin. L'Éiriise honore sa mémoire le 80 août.

FIALINI'STES, secte ainsi nommée de Fialin, curé de Marsilly vers Montbrison, lequel , persuadé en 1794 que le prophète Élie allait paraître, assembla un certain nombre de persannes des deux sexes dans un bois , près de Saint-Étienne , pour aller à sa rencontre , s'acheminer vers Jérusalem, et composer la république de Jésus -Christ. Il leur recommanda de ne regarder ni à droite ni à gauche, ni en haut ni en bas, et leur escamota Teur argent. Ces fanatiques, après avoir erré quelque temps au milieu des forêts, furent réduits à rentrer dans leurs foyers, et devinrent l'objet de la risée publique. Quant à FiaHn, il se maria et se retira près de Paris, où il tenait un cabaret, et linit par être exilé à Nantes. Voy. Bergier, Dic-

FIAMMA. Voy. Flamma, n» I.

FIANÇAILLES (Sponsalia), mot dérivé du verbe fidere se fier. Il y a deux sortes de fiançailles : celles qui sont ecclésiastiques et celles qui ne le sont pas; les premières se contractent par deux personnes qui se font solennellement une promesse de mariage en présence d'un piètre, qui leur donne sa bénédiction; les secondes sont de simples promesses. Voy. Durand de Maillane , Diction, de droit canonique, au mot Fiançailles. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André , Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, encyclop. de la théol. eathol. Quant aux fiançailles telles qu'elles se pratiquaient chez les Hébreux, voy. D. Calmet , Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 251, 252.

FIANCÉ, FIANCÉE. On appelle ainsi les deux personnes qui ont contracté entre elles des fiançailles. Vvy. Fiançailles.

FIARD (Jean -Baptiste), jésuite, né à Dijon en 1736, mort dans la même ville l'an 1818, était

FICI

FÎDE

professeur de rhétorique à Alençon à l'époque de la suppression de sa compagnie. Ayant refusé de prêter le serment civique , il fut déporté en 1793; mais il rentra en France environ deux ans après. L'abbé Fiard avait sur la magie des idées très-exagérées; il lui attribuait une foule de phénomènes qui n'étaient que les effets naturels des forces physiques. Tous ses écrits, qui roulent d'ailleurs sur ce sujet , se sentent de cet esprit d'exagération. Il a publié : \° Lettres jihilosophiques sur la magie; Paris, 4801, in-12; ibid., -1803, in-S"; ces lettres avaient paru en 1781 sous le titre de Lettres magiques, ou Lettres sur le diable * — 2° la France trompée par les magiciens et les démonolâtres du xviii» siècle, fait démontré par des faits; Paris, 1803, in-S"; — 3° les Mystères des magnétiseurs et des somnambules dévoilés par un homme du monde; ibid., 1815, in -8°. Voy. Deleuze, Annales du tnagnétistne animal. Les Annules politiques , morales et littéraires du 17 décembre 1815. C. M. Amanton , qui a inséré dans le Journal de Dijon du 6 août 1825 une Sotice très-détaillée sur Fiard. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

FIACRL Voy. Phébade.

FIARNAUD , ancien mot français qui signifie ceux qui venaient d'outre-mer dans la Terre- Sainte. Dans l'Ordre de Malte, on appelle Fiarnaux ceux qui les derniers ont fait profession dans l'Ordre.

FIBUS (Barthélémy), jésuite, né à Cologne, vivait au xviii* siècle , et était docteur en théologie. Il a composé un ouvrage dans lequel il se propose de confondre les incrédules, et qui a pour titre : Demonstratio triivirtita, etc.; Cologne , 1700, in-4o. Voy. Jean-Albert Fabricius, Htblioth. latin, med. et infini, œtatis, p. 148. Mémoires de Trévoux, 1702, tom. III, p. 103. Richard et Giraud.

FICHET (.Alexandre), jésuite, né au petit Saint-Bernard , dans le diocèse de Genève , l'an 1.588, mort à Chambéry en 1659, professa au collège de la Trinité de Lyon, et se distingua par sa science. Il a laissé : 1° Favus mellis . ex vuriis sanctis Patrihus collectus : Lyon , 1615 et 1617; — 2o Vie de la Mère de Chantai; ibid., 1642 , in-8° ; — 3" Chorus poetanim classvcorum duplex, sacrorum et profarvoi-um; ibid., 1616, in-4o ; — 4" ^ rcana studiorum omnium Methodus, et Bibliotheca scientiarurn ; ibid., 1649, in-8<'; — 5' plusieurs autres écrits dont on peut voir les titres dans Richard et Giraud. Voy. le P. Colonia, Hist. littér. de la ville de Lyon, tom. II.

FICIN ou FICINO ( Marsilio ) , chanoine , né à Florence l'an 1433, mort à Corrégia en 1499, était très-versé dans les langues grecque et latine, la théologie, la philosophie, la musique et la médecine; il jouissait de l'estime et de l'amitié de Cosme et de Laurent de Médicis , ainsi que de plusieurs autres personnes distinguées. On a de lui de nombreux ouvrages, parmi lescjuels : 1" la traduction des ouvrages attribués a saint Denys l'Aréopagite; — 2" de Helwinne christiana , et fidei pietate liber: — 3" Theologia platonica, seu de immortalitate animarum, et cetema felicitate; — ^ In Pauli epistolas apostoli commentaria, etc.; — 5o de Passione Domini ; — 6» de Cantico Simeonis. Les Œuvres complètes de Ficin ont paru à Bàle, 1561, 2 voL in- fol. Voy. Negri, Istoria degli Scrittori Fiorentini. Kicéron, Mémoires, tom.V. Tiraboschi, Storia délia Letteratura italiana, vol. VI, part. I. Schelliorn, Amœnitates litterariœ, tom. I, p. 18-119. Jean- Albert Fabricius, Biblioth. lat. mediœ et infimce œtatis , 1. VI, p. 496 et 497. Feller, Biogr. univers. Le Diction.

encyclop. de la théol. cathol. La Noitv. Biogr. génér.

FICKER ou FIKLER (Jean -Baptiste), vivait au xvi« siècle. Il a laissé : l» Théologie juridique, ou Droit civil théologique; Dilingen, 1515; — 2» soixante -six Oraisons de piété; Ingolstadt, 1591 ; — 3° du Droit des magistrats sur les sujets, et du devoir des sujets envers les magistrats ; ibid., 1578; — 4» Eponge contre les prédicants de llï//e/w^/-gr,* ibid., 1585.

FICO (Jean-.\ndré), prêtre , né à Reazio , aujourd'hui Mesuraca , qui vivait au x^^lI• siècle , a laissé en italien : Notices historiques sur la patrie et les actions de saint Zozime, pape , avec une courte description de la Calabre ; Rome, 1760, in-4». Voy. Annales typogr., mois de janvier 1762, p. 93 et 94. Richard et Giraud.

FICUS, ville épisc. de la Mauritanie de Sitifi, dans l'Afrique occidentale , sous la métropole de Sitifi. On en connaît deux évêques : Félix, qui assista à la conférence de Carthage en 411, et Abo, qui siégeait en 484, sous le roi Huneric. Voy. les Notit. Afr., n. 22. Collât. Carth.. c. ccxv. n. 446. Gaet. Moroni , vol. XXIV, p. 239.

FIDATI (Simon), de l'Ordre de Saint-Augustin, né à Cassia, mort en odeur de sainteté l'an lytS, se distingua par sa piété et par sa science; il fonda à Florence le monastère des religieuses de son Ordre. Il a laissé : l"* de Gestis Domini Salvatoris; Cologne, 1540; — 2" rfe Beata Virgine; Bâle, 1517; — 3° un Traité de la doctrine chrétienne, et un autre de la Patience; — 4° une Explication du Symbole; — 5° le Miroir de la Croix ; — 6° de la Discipline des spirituels; — 7» quelques Lettres; mais ces cinq derniers ouvrages sont perdus. Voy. Pamphile, de Vir. t/.. lustr. Ord. August. Sixte de Sienne, Biblioth.,

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