FLEU
FLOR
Joachim furent confirmés par Célestin III l'an ■1196. Peu à peu linstitut obtint plusieurs couvents à Naples et dans les deux Calabres, et il prospéra jusqu'en 1470, époque à laquelle lesprit du siècle y ayant pénétré sous des abbés commendataires, la plupart des couvents de Fleure, en Calabre et à Matera, furent unis à l'Ordre de Citeaux , tandis que quelques autres furent incorporés aux Chartreux et aux Dominicains. Il y avait aussi quelques couvents de femmes de cette observance. — Il ne faut pas confondre l'abbaye de Fleure (Flora) avec celle de Fleury (Floriacum. Monasterium Floriacensé), ni les religieux de Fleure {Floriacenses, Flonenses), avec ceux de Fleury (Fleurienses). Voy. le Diction, de la théol. cathol.
FLEURET (Elisabeth), née à Paris en 1725, entra dans la conjrrégation des religieuses de ^"Otre-Dame , où elle devint maîtresse des novices. Elle a composé un ouvrage intitulé : Guide des supérieures ; 1766, in-12, imprimé par les soins du P. Querbeuf, et cité par l'abbé Émery, supérieur du séminaire de Saint- Sulpice. y'oT/. Feller, Biogr. univers.
I. FLÉURIAU (Louis -Gaston), docteur en théologie et évéque d'Orléans, né en 1662, mort en 1733, avait été d'abord évêque d'Aire. Il passa à l'évéché d'Orléans en 1705. A son avènement au siège d'Orléans, il racheta et fit délivrer huit cent cinquante - quatre prisonniers pour dettes. Il assista à l'assemblée du clergé de 1715 et tint plusieurs synodes dans son diocèse. Il fonda à Orléans plusieurs établissements utiles, entre autres une maison pour les nouvelles converties. Il a laissé des Ordonnances, etc., qui ont été publiées sous le titre d'Ordonnances, règlements et avis synodaux tenus par l'évêque d Orléans, depuis 1707 jusqu'à sa mort; Orléans, 1736, in-40. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Feller , Biogr. univers.
II. FLEURIAU (Thomas -Charles), jésuite, vivait au xviii« siècle, et était chargé de correspondre avec les missionnaires du Levant et de rédiger les mémoires qu'ils envoyaient. On en trouve plusieurs dans le Recueil des lettres édifiantes; 26 vol. in-12 ou 14 in-S". Le P. Fleuriau a publié, en outre : 1° Etat présent de l'Arménie; Paris, 1694, in-12; — 2° Nouveaux Mémoires de la mission de la compagnie de Jésus dans le Levant; Paris, 1712-1717, 7 vol. in-12; — 3° État des missions de la Grèce; ibid., 1695, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
FLEURS. On en mettait autrefois dans toute l'église , excepté sur l'autel, où on a commencé à en mettre au xiii« siècle seulement. On en mettait aussi autrefois sur les tombeaux des martyrs qui guérissaient les maladies. Voy. Bocquillot. Litnrg. jac;-., p.l02.
I. FLEUR'i (Claude), prieur d'Argenteuil, né à Paris l'an 1640, mort en 1723, fut membre de l'Académie française et confesseur de Louis XV. ll a laissé : \° Histoire ecclésiastique ;Vair\«,,\ÇQÏ- 1720, 20 vol. in-4<>, et plusieurs fois réimprimée depuis; — 2» Catéchisme historique: 1679; trad. en latin et en italien , mis à Y Index par un décret du 1" avril 1728, avec la clause Donec corrigatur: — 3° Institution au droit ecclésiastique ; mis à Y Index le 21 avril 1693 ; — 4° une traduction latine de l'Exposition de la doctrine de l'Eglise par.Bossuet; Anvers, 1678; — 5« Diswurs sur l'Ecriture sainte, dans leP. Desmolets, Mém. de littér. et d'hist., tom. Il; — 6» Lettre sur t histoire ecclésiastiaue : 1709 ; — 7» Discours sur les libertés de l'Église gallicane; condamné, avec les notes qui l'accompagnent, par un décret de la Congrégation de YIndex en date du
13 février 1725; — 8° un Traité des mœurs des Israélites: in-12; — 90 un Traité des mœurs des chrétiens; — 10° plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Girajxd. Voy. Feller, Biogr. univers., où on trouve indiqués les divers écrits qui ont justement censuré, soit YHistoire ecclésiastique, soit les Discours de Fleury. Gams, qui, dans le Diction, de la théol. cathol., remarque avec raison que « dans son Histoire comme dans son Droit ecclésiastique, Fleury est un gallican exclusif, très -souvent partial "dans le récit de la vie et le jugement des actes des Papes. »
II. FLEURY (Floriacum, Floriacense monasterium ou SAINT-BENOIST-SUR-LOIRE, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un bourg du même nom, au diocèse d'Orléans. Elle fut fondée au vu^ siècle par Léodebold, abbé de Saint -Aignan, sous l'invocation de Saint-Pierre; mais elle prit le nom de Saint- Benoit lorsque les reliques de ce saint y furent transférées du Mont-Cassin, au même siècle. Elle a été chef d'Ordre, non-seulement par rapport aux monastères qui lui étaient soumis, m'ais encore à cause de la prééminence que les Souverains Pontifes lui accordèrent sur les autres monastères. Léon VII l'exempta de la juridiction de l'Ordinaire; l'observance régulière y fut longtemps en vigueur. Ce monastère fut uni à la conçnrégation des Exempts l'an 1588, et passa l'an 1Ô27 à celle de Saint-Maur. On a tenu deux conciles à Fleury : le premier l'an 1107, le deuxième l'an 1110. Voy. Richard et Giraud.
FLEUVE. Les Hébreux donnaient le nom de fleuve , sans addition , tantôt au Nil , tantôt à l'Euphi-ate, et tantôt au .Tourdain. Ils le donnaient aussi à des torrents ou à des rivières peu considérables. C'est la suite du discours qui déterminait le sens de ce mot.
FLOBERT. Voy. Frobert.
FLOGCUS. Voij. Fiocco.
FLODOARD ou FLODAR, FRODOAR, chanoine de Reims, né à Épemav-sur-Marne l'an 894, mort en 9&j, fut cui'é de Cormici, puis de Corcy. Il alla à Rome l'an 936, où il fut reçu avec honneur par Léon VII. Il accompagna aussi Artaud, archevêque de Reims^ aux conciles de Verdun, d'Ingelheim et de Trêves, et il devint abbé d'un monastère du diocèse de Reims , où il s'était retiré. On a de lui : 1° Histoire de l'Église de Reims, donnée en latin par le P. Sirmond ; Paris , 1611 , et Douai , 1617 ; — 2» une Chronique, qui commence à l'an 877 et qui finit à l'an 966; elle a été donnée par Pithou et Duchéne, dans leurs Recueils des écrivains de l'histoire de France. Voy. Sigebert, de Vir. illustr., c. cxxxi. Trithème. Bellarmin. Possevin. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI, p. 313 et suiv. D. Ceillier. Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 626 et suiv. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.D. Bouquet, Scriptor. rer. Gall.. tom. VIII. Pertz, Monum. Germ. Hist., tom. V. Richard et Giraud.
FLOHAIRE, prêtre, vivait au x« siècle. II a laissé les Actes de saint Eugène, disciple ou compagnon de saint Denis, premier évoque de Paris. Ko;/. D. Rivet, Hist. liif. de la Fr.,t. VI, p. 194.
FLONDULFUS,FLONDULPHUS. Koi/. Cloud, n<>II.
FLOOD. Voy. AiFORD.
FLORAVANTL Voy. Fioravanti.
FLORE (sainte), vierge et martyre d'Espagne, morte le 24 novembre 851, était issue d'un père mahométan et d'une mère chrétienne. Elle perdit son père de bonne heure, et sa mère l'éleva
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dans toutes les pratiques de la vie la plus parfaite; mais son frère, qui était mahométan, l'obligea de s'enfuir. Ayant appris, peu après, que son frère persécutait les chrétiens à cause d'elle, elle revint à Cordoue, où elle se présenta hardiment aux persécuteurs. On la maltraita cruellement et on la jeta en prison ; elle parvint à s'évader, et ce ne fut que cmq à six ans après quelle souffrit le martyre. Voy. saint Euloge de Cordoue, Mémorial,\. II.
FLOREBELLO (Antonio), né à Modène, mort l'an 1547, a laissé : 4» de Autoritate Summi Pontificis, Ecclesiœ capitis; Lyon, 1546; — 2» Vie du cardinal Jacques Sadolel; Cologne, 1590; — 3«(/e Concordia ad Germanos, etc.; Mayence, 1607. Voi/. Le Mire, de Scriptor. sœc. xvi. Louis-Jacob, BiUinth. Pontif., 1. II.