‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 846 sur 1220 · I. FLORENCE (saint). Voy. Florent, n» I · texte numérisé non relu

I. FLORENCE (saint). Voy. Florent, n» I

II, FLORENCE (F/oren<m), ville épisc. d'Italie et capitale, de la Toscane. On ne peut douter que la religion chrétienne n'y ait été prêchée par les apôtres ou par leurs disciples , car il y a eu des martyrs dans cette ville longtemps avant Constantin. D'après la tradition, saint Frontin en fut fait évêque par saint Pierre l'an 56. L'évêque ne dépendait autrefois que du Saint- Siège, et l'an 1420 Martin V érigea cette église en métropole. Six conciles ont été tenus à Florence : le premier, l'an 1055 ; le second , l'an 1062; le troisième, l'an 1105 ou 1106; le quatrième, qui fut général, l'an 1439; le cinquième, l'an 1517 et 1518, et le sixième, l'an 1573. Voy. Regia, tom. XXV, XXXII. Labbe, tom. IX, XIII. Hardouin, tom. VI, IX. Mansi , tom. II , col. 221, 222; v, 407, 915 et suiv. Ricliard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni , vol. XXV, p. 1 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

I. FLORENT ou FLORENCE (saint), martyr à Pérouse, souffrit au iii« siècle avec Marcellien , Julien , Faustin et Cyriaque , appelé vulgairement San-Chierico. Le Martyrologe romain place leur fête au 5 juin , mais on la célèbie à Pérouse le \" du même mois , comme étant le jour de leur martyre. Leurs Actes ont été composés sur ceux de saint Secondien. Voy. Secon- DIEN. Richard et Giraud.

II. FLORENT ( saint ), patron de la ville de Roye en Santerre, né dans le Poitou, vint se mettre sous la direction de saint Martin de Tours, qui, après l'avoir ordonné prêtre, le renvoya dans le Poitou. Il se retira dans une cavei'ne de la montagne de Glonne ou de Glan, située dans le diocèse d'Angers , où il termina ses jours dans les exercices de la pénitence. Sa fête principale a lieu le 22 septembre , et celle de la translation de ses reliques est célébrée le dimanche dans l'octave de l'Assomption. Voij. Richard et Giraud.

III. FLORENT (saint), solitaire d'Italie , mort le ler juin 548 , succéda à l'ermitage de saint Eutyque d'Ombrie, lorsqu'il fut élu abbé d'un monastère voisin. Il s'exerça à toutes les pratiques de la vie érémitique , et après la mort de saint Eutyque, vers l'an 540, il se retira auprès de saint Vincent, évêque de Foligno. Voy. saint Grégoire le Grand, Dialog., 1. III, c. xv.

IV. FLORENT (SAINT-), en latin S. Florentins, nom de deux abbayes situées dans l'Anjou ; la première, établie au xvii« siècle sur les ruines de l'ermitage de saint Florent, disciple de saint Martin, était appelée Sain<-F/wen/-/e-Fie««;. Ce monastère ayant été pillé par les Normands, Thibaud , comte de Blois , en rebâtit un autre , où l'on déposa les reliques de saint Florent ; il fut détruit l'an 1025, et oa en bâtit un nouveau

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auprès de la ville; on l'appelait Sainl-Plorentlès-Saumur ; il était sous la règle de Saint-Benoît. Ces deux abbayes, unies à la congrégation de Saint-Maur, n'avaient qu'un même abbé. Voy. La Martinière , Diction, géogr. D. Vaissette, Géogr. histor., tom. VI, p. 413. Richard et Giraud.

V. FLORENT, abbé de Saint- Joss© en Ponthieu , vivait au xi« siècle. Il a écrit la Vie de saint Josse; elle se trouve dans le Supplément de Mosander.

yi. FLORENT , chartreux , né à Louvain, vivait au xv» siècle. Il a composé en flamand : de l'Institution chrétienne; trad. en latin par Nicolas Zézer et par Laurent Surius. Voy. Petreius, Bibliofh. carthus., p. 90 et 91.

VIL FLORENT (François), jurisc, né à Arnay-le-Duc, mort en 1650, fut d'abord avocat au parlement de Dijon , puis professeur à Orléans, et antécesseur à la faculté de droit de Paris. On a de lui : 1" Dissertationes selectœ Juris canonici ; Paris, 1632, in-S"; — 2o de Vifa et honestate clericorum; ibid.; — 3» Recueil de divers traités sur les neuf premiers titres du premier livre des Décrétâtes de Grégoire IX; — 4" Opéra juridica... collecta atque in duos partes divisa... Secunda vero continet opéra inedita, sive posthuma ; in quitus fuse et exacte ex certis conciliorum, decretalium atque histwiarum nionu~ mentis explicantur etc.; ibid., 1679, in-4'>. Richard et Giraud.

VIII. FLORENT BRAVONIUS , moine de Worcester, vivait au xii' siècle. Il a laissé : 1» une Chronique depuis la création du monde jusqu'en 1141 ; Londres , 1592, in-4% et Francfort, 1601, in-fol. ; — 2" rfe Regali Anglorum prosapia. Voy. Fabricius, Biblioth. latin, mediœ et infimœ œtatis, tom. II, 1. VI, p. 516 et suiv. Richard et Giraud.

FLORENTIEN (saint), évêque de Midile, dans la Numidie , assista à la fameuse conférence de Carthage, que Genséric, roi des Vandales, fit tenir l'an 484. Il fut exilé dans l'ile de Corse avec saint Hortolan ou Hortulan. Voy. Horto- LAN , n» I.

FLORENTIN (saint), martyr, mort le 27 septembre vers l'an 406; il demeurait à Pseudun, dans le diocèse d'Autun, avec Hilaire ou Hilier, digne compagnon de sa vie pénitente. Les Vandales, qui à cette époque ravageaient la Gaule celtique ou lyonnaise, s'emparèrent de leurs personnes, et, ne pouvant les faire renoncer à leur foi, les firent périr cruellement. L'Église honore leur mémoire le 27 septembre. Richard et Giraud.

FLORENTIN! (François-Marie), médecin, né à Lucques, vivait au xvii« siècle. Il a laissé quelques ouvrages, dont le principal est intitulé : Origines de la piété de Toscane, ou du Premier Christianisme de Toscane; Lucques, 1701 , in-4">. Voy. Richard et Giraud.

FLORÈNTINIUS (Jérôme), clerc régulier, né à Lucques, vivait au xyii» siècle. Il a donné un Traité du baptême des enfants qui naissent avant terme , et dont on a lieu de douter ; Lyon ,

I. FLORES (André ) , poète et théologien espagnol, dominicain, né àSégovie en 1484, mort en 1560. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" Suma de toda la Escritura sagrada , en verso heroyco castellano ; ouvrage auquel Pierre Ortis, curé , a eu la plus grande part ; — 2» un catéchisme intitulé : de la Doctrina christiana, que quelques-uns attribuent à un ermite hieronymite du même nom. Foy. Nicol. -Antonio, Bi~ \ blioth. Hisp. nova. Écliard, Scriptor. Ordinis

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Pp0Hic. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. FLORES (Louis), dominicain, missionnaire, né à Gand le 14 janvier 1576, brûlé au Japon le *29 août 16'22 , a composé : Relacion de los sueesos de la ChrUtiaudad del Japon hasta 24 mayo dei ano 1622. Voy. Antonio de Leone, Biblioth. Orientaiis. Échard , Scriptor. Ordinis Prœdic. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hisp. novu. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

I. FL0RE2 ( Henri ) , religieux augustin , né à Madrid lan 1706, fut reçu docteur à l'université d"Alcala , où il professa pendant quinze ans; il devint examinateur synodal de l'archevêque de Tolède , historiographe du roi et consulteur de l'Académie d'Espagne. Il a laissé : 1" Jheologia augustinianu-tltomislicu ;b\Q\. in-4"; — 2° Abrégé très-clair des questions les plu.i difficiles du Maître des Sentences; — 3° Clave histoeica; — 4" Espana sagrada: Madrid, 1754, 16 vol. in-t". !'(»(/. Richard et Giraud.

II. FLOREZ DE SAINT-JOAGHIM (Antoine), frère du précédent, était carme déchaussé du couvent de Pastrona. On a de lui : !• de Ânno Theresiano ; 12 vol. in-4"'; — 2° Panégyriques du P. Francois-Jean de la Conception ; 1 vol. in-fol.

FLOBJA ou FLOXIANUM , ville épisc. de la Mauritanie césarienne , dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Césarée. Ptolémée fait mention de cette ville. Vuy. les Notit. Afr., n. 32.

FLORIENS ou FLORINIENS , hérétiques qui ont donné leur nom aux ynostiques, et qui étaient les sectateurs de Florin, prêtre et disciple de saint Polycarpe. Ce Florin fut déposé à cause de ses crimes, et il se mit dès lore à enseigner : 1° que Dieu est auteur du mal ; 2" que Jésus -Christ nest pas né de la Vierge; o" qu'il n'y a ni jugement ni résurrection , et que la résurrection n'est autre chose que la génération. Ces hérétiques furent condamnés dans le concile de Rome tenu l'an 198, dans un concile des Gaules tenu sous saint Irénée , et dans un concile d'Arabie. Voy. saint Irénée, 1. III, t. III. Saint Augustin, Hœres. lxix. Théodoret, Hœref. Fab., 1. I. Euseb., Hist., 1. V, c. xx et XXIV. Gennade, de Do^mat., c. lxxvi. Philastrius, c. vu et lviii. Pnichinat, Diction, des hères., au mot Florin. D. Ceillier, tom. II , p. 173 et suiv. Tillemont , Mémoires. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol., art. Floriniens. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, au mot Gxos- TiQUES. Feller, Biogr. univers., au mot Florin.

FLORILÈGE (Florilegium), terme latin de liturgie qui a la même signification que le mot grec .inthologe. On appelle aussi florilèges certains recueils de pièces choisies qui renferment ce qu'il y a de plus beau et de plus fleuri dans leur genre. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif, et Compar. Anthologe.

FLORILEGDE (Matthieu), bénédictin de Westminster, vivait au xiv« siècle. Il a laissé : Fleurs historiques: Francfort, 1601.

FLORIMOND DE RÉMOND. conseiller au parlement de Bordeaux, né à Agen vers l'an 1540, mort l'an 1602 , montra d'abord beaucoup de penchant pour les calvinistes , mais il y renonça entièrement, et il s'attacha à combattre les erreurs des protestants. Il a laissé plusieurs traités , dont les principaux sont : l» de l'Antec/irnt ; — 2* de l Origine des hérésies; ces ouvrages ont été souvent réimprimés. Voy. Sponde, Annales, ad. ann. 1566, n. 31. Génébrard et Gautier, Chron.

FLORIN , FLORINIENS. Voy. Flojuens.

FLORINDS (Henri), théologien finlandais du xviie siècle , obtint l'archidiaconat de Pemar. On a de lui : 1« Epitome theologiœ ; 1667 ; — 2» Hyperapistes , seu defensio veritatis adversus errores Joh. Heseri; 1694. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FLORIOPOLIS. Voy. Saint-Flour.

FLORIOT (Pierre), curé des Lais, près de Paris, né dans le diocèse de Langres l'an 1604, mort à Paris en 1691 , fut confesseur des religieuses de Port-Royal-des-Champs. Il a laissé : 1° la Morale du Pater; Rouen, 1672, in-4<> , qui a eu beaucoup d'éditions , dont la plus complète a pour titre : la Morale chrétienne rapportée aux instructions que Jésus-Chnst nous a données dans l'Oraison dominicale ; Rouen , 1741, 5 vol. in-12; ouvrage dont le cardinal Bona faisait un grand cas ; — 2" Homélies morales sur les Évangiles de tous les dimanches et sur les principales fêtes de Notre -Seigneur et de la sainte Vierge; Paris, 1677, 1681 et 1688, 2 vol. in-4o ; — 3° Traité de la messe de paroisse ; ibid., 161l>9, in-8°; — 4" un Ecrit sur les paroles de la consécration. Voy. Moréri. Diction, histor. Richard et Giraud.

FLORIS , prêtre , connu seulement par son ouvrage intitulé : les Droits de la vraie religion soutenus contre les maximes de la nouvelle philosophie, 1774, 2 vol. in-12, qui lui mérite une {ilace distinguée parmi les défenseurs de la reigion. Voi/. Feller, Biogr. univers.

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