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templa ; et, comme il était près de le prendre , il se retira et fut battu par les Juifs. Joseph ne dit pas ce que devint Florus ; il lui attribue seulement cette dernière guerre des Juifs contre les Romains, en quoi son témoignage est conlirmé par Tacite ; peut-être quitta-t-il la Judée lorsque Vespasien y entra. Suétone rapporte qu'il fut tué dans la révolte. Voy. Joseph, A71tiq., 1. XX, c. IX. De Bello Jud., 1. II, c. xxiv, XXV. Tacite, Hùt., 1. V, c. x. D. Calmet, Diction, de la Bible.

I. FLOUR, en latin Florus (saint), premier évèque de Lodève, mort le l^"' novembre vers l'an 389, prêcha dans la Gaule narbonnaise, dans l'Aquitaine, les Cévennes et jusqu'en Auvergne. Il s'arrêta principalement à Indiac ou Indiciac , Indicius , ville qui plus tard prit le nom de Saint- Flour. On célèbre sa fête à Lodève le 3 novembre. Voy. Richard et Giraud.

IL FLOUR (SAINT-), en latin Floridis ou Fanum Sancti Flori, Floropolis , ville épisc. de France, sous la métropole de Rourges. Cette ville s'appelait anciennement Indiac ou Indiciac, Indicias. Le monastère de Saint -Flour étant devenu très- considérable, le pape Jean XXII l'érigea on cathédrale l'an 1317; son chapitre demeura régulier de l'Ordre de Saint- Renoît jusqu'en 1476, qu'il fut sécularisé. Voy. la Gall. Christ., tom. II, edit. nov. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 154 et suiv. Gaet. Moroni, vol. X.XV, p. 110, 111.

FLOYD (Jean), jésuite, né dans le comté de Cambridge , mort en 1649, professa la théologie et les belles-lettres à Saint-Omer et à Louvam. Dans ses controverses avec les protestants il prit les pseudonymes de Daniel a Jesu, Het^manus Lœrnelius, etc. Il a composé un certain nombre d'ouvrages , les uns en anglais , les autres en latin. Nous citerons seulement : 1» Traité sur le Purgatoire; Rouen, 1613, en anglais; — 2° Traduction des méditations de saint Augustin ; ibid., 1621 ; — 3" Traduction du livre de Molina, chartreux; ibid., 1613; ces trois ouvrages sont en anglais ; — 4° Somme totale , en latin; ibid., 1619; — 5» Apologie du Saint- Siège touchant la 'manière de procédei' dans le gouvernement des catholiques d' Angleterre : ibid., 1631 , aussi en latin. Voy. .^legambe , Bibliuth. Scriptor. Soc. Jesu. Richard et Giraud , qui donnent la liste des divers écrits du P. Floyd.

FLUGTIBUS (DE). Voy. l'art, suivant.

FLUDD (Robert), en latin De Fluctibus, médecin et théosophe anglican , né à Milgate , comté de Kent, en 1574, mort à Londres l'an 1637, après avoir fart ses études au collège Saint- Jean à Oxford , passa sept années à parcourir l'Europe. Il s'affilia à la secte des Rose-Croix , dont il adopta et développa les étranges doctrines. Malgré son culte pour la cabale, la sorcellerie, l'astrologie judiciaire, il lit preuve d'un rare esprit d'observation dans les sciences exactes. Il fut tout à la fois philosophe, médecin, anatomiste , physicien, chimiste, mathématicien et mécanicien. Il dut surtout sa réputation à son grand système théosophique et cosmogonique, qui n'est qu'un pur panthéisme matérialiste , et dont on peut se faire une idée en lisant son article dans la Nouvelle Biographie générale, et en parcourant la longue liste de ses ouvrages. Ce système, qui attaque à la fois le christianisme, le bon sens et Aristote, que Fludd regarde comme la cause première de toutes les hérésies, a été réfuté par Gassendi dans Ëxercitatio in Fluddanam Philosophiarn ; Paris, 1630, in-12. Le P. Mersenne et Kepler ont aussi combattu les idées aussi extravagantes

que fausses de cet écrivain extraordinaire. Ajoutons que son Utriusque Cosmi , majoris scilicet et minoris, metaphysica, physica atque technica Historia a été mis à Y Index (Decr. 4 febr. 1627). Les ouvrages de Fludd , qui sont d'ailleurs trèsrares , se trouvent le plus souvent en 5 ou 6 vol. in -fol. Voy. Wood, Athenœ Oxonienses. Chalmers, General biographical Dictionary. F. Hœfer, Hist. de la Chimie, tom. II. La Nouv. Biogr. génér.

FLUMENCISPE ou FLUMENPISCE ( Flumen Piscis), ville épisc. de la Mauritanie de Sitifi, dans l'Afrique occidentale. Victor, évéque donatiste de cette ville, assista à la conférence de Carthage. Voy. Optât., 1. IL

FLUMENZÉRITA, ville épisc. de la Mauritanie césarienne, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Césarée. Voy. les Notit. Afr., n. 30.

FODËRÉ (Pierre-Jacques), cordelier, né à Ressan, vivait au xvn« siècle. On lui doit : 1" Avertissement aux archevêques et évêques de France sur l'arrêt rendu l'an 1606 contre les Récollets ; Lyon , 1607, in-8";— 2° Traité des indulgences, et confirmation de celles de saint François; ibid., 1611, in-8"; — 3° Narration historùme et topographique des couvents de l'Ordre de Saint- François et des monastères de Sainte-Claire, érigées en lu province de Bourgogne , ou de Saint- Bonaventure; ibid., 1619, in-4". Voy. Wading, Bihlioth. Fratrum Minor., p. 182. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne.

FOGARAS, siège épiscop. de la province de Dardanie , située au diocèse de Servie , près de Cronstadt, sous la métropole de Potch. Voy. Richard et Giraud.

FOGGINI (Pierre-François), docteur en théologie, né à Florence l'an 1713, mort à Rome en 1783, fut bibliothécaire de la Vaticane à Rome et camérier secret de Pie VI. Il acquit une grande réputation par ses travaux archéologiques. Ses principaux ouvrages sont : 1° de Primis Florentinorum apostolis ëxercitatio singularis ; Florence, 1740, in-4''; — 2» de Romaiio D. Pétri episcopatu;ih'\d.,\li[, in-4"; — 3° la Vera istoria di S. Romolo, vescovo e protettore di Fiesole, liberata délie calunnie, etc.; Rome, 1742, in-4''; — ¥ S. Epiphanii de XII gemmis rationalis Summi Sacerdotis Hebrœorum, etc.; ibid., 1743, in-4"; — 5" S. Epiplianii Sulaminis , in Cypro episcopi, commentarius in Canticum canticorum, ex antiqua versione latina; ibid., 1750, in-4". Voy. le Journal des Savants, 1741, p. 621 ; 1742, p. 188; 1744, p. 435; 17.59, p. 573; 1760, p. 361. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. FOI, vertu théologale et surnaturelle par laquelle nous croyons fermement tout ce que Dieu nous a révélé et proposé de croire par son Église, parce qu'il est la vérité même, incapable de se tromper ou de nous tromper. Ainsi toutes les vérités révélées et que l'Église nous propose de la part de Dieu, sont Vobjet matériel de la foi, comme disent les théologiens; de même que l'autorité de Dieu , qui a révélé ces vérités, en est l'objet formel. — On distingue la foi implicite, par laquelle on croit généralement tout ce que Dieu a révélé, sans considérer aucune vérité particulière; la foi explicite, par laquelle on croit quelque vérité particulière , comme la Trinité, l'Incarnation, etc.; la foi habituelle, qui est une habitude surnaturelle qui porte l'âme à se soumettre à toutes les vérités révélées; la foi actuelle, c'est-à-dire l'acte même de la foi produit par cette habitude; la foi vive, qui est animée par les bonnes œuvres; la foi morte,

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