FOND
FONT
ouvrage propre à leur instruction et à rappeler les protestants à l'ancienne croyance; — 2» Dis- ^ertation sur le péché originel, a l'usage de me<!- .neurs les auteurs nnalnis et des traducteurs de leur histoire: Paiis. 1/6'2.
FONDAMENTAUX (ARTICLES). Les théologiens catholiques el les hétérodoxes n'attachent pas le même sens à cette expression. Les premiers entendent par articles fondamentaux les dogmes de foi qne tout chrétien est obligé de connaître, de croire ou de professer sous peine de damnation; tellement qne, s'il les ignore, il n'est plus chrétien ni en état de faire son salut. Par opposition, ils appellent articles non fondamentaux ceux qu'un chrétien peut ignorer sans risquer son salut, pourvu que son ignorance ne soit pas affectée. Dès que l'ignorance est involontaire, un lidèle soumis à lÉglise est censé croire implicitement les vérités même qu'il ignore, puisqu'il est disposé à les croire, si elles lui étaient proposées par l'Église. Dans un sens très-ditl'érent, les protestants nomment articles fondamentaux les dogmes dont la croyance et la profession sont nécessaires au salut, et non fondamentaux ceux que l'on peut nier et rejeter impunément, quoiqu'ils soient regardés comme appartenant à la foi par quelques sociétés chrétiennes, même par l'Église catholique. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de tltéol., réfute les erreurs des protestants sur ce point.
FONDATEUR (Fundator, conditor), se dit de celui qui , ayant donné un fonds ou un terrain pour la construction d'un édifice religieux, a droit de patronage. Il se dit encore de celui qui a fondé ou doté une église, ainsi que de celui qui a fondé quelques prières ou œuvres pies. Voi/. le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Voy. Droits honorifiques. Patron.
I. FONDATION, terme sous lequel on comprend les donations ou legs qui ont pour objet îétahlissement d'une église, d un bénéfice, d'un collège, d'un hôpital, d'une communauté religieuse, ou qui sont faits à des églises et à des coramunautésdéjâ établies, àla charge de messes ou prières annuelles, ou de quelque œuvre de piété. Les fondations doivent être fidèlement acquittées, selon l'intention des fondateurs, et elles suivent les établissements dans leurs translations. Voi/. les Mémoires du cierge', tom. III. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André, Cours alptiahét. de droit canon.
II. FONDATION, dérogation, juge. En France, tout ce qui concernait la fondation des bénéfices appartenait aux juges royaux, privalivement à tout autre. Ainsi, ni le Pape ni ses légats ne pouvaient déroger, en aucune sorte, aux titres des fondations même ecclésiastiques. Voij. Durand de Maillane, Diction, de droit canonique, au mot FoNnATiON.
III. FONDATION ECCLÉSIASTIQUE, celle qui est aflectée à des ecclésiastiques, telle que la fondation d'un canonicat ou d'un autre bénéfice.
IV. FONDATION OBITDAIRE, celle qui a pour objet un obit, c'est-à-dire des messes, services et prières pour le repos de l'âme dune personne décédée.
Y. FONDATION PIE ou PIEUSE, celle qui est allectée a des œuvres de piété.
VI. FONDATION ROYALE, celle qui est due à la libéralité des rois.
Vil. FONDATION SACERDOTALE, celle qui est faite en laveur des ecclésiastiques qui ont l'ordre de préirise.
Vm. FONDATION SÉCULIÈRE, celle qui
n'est affectée à aucune église : telle qu'un collège, «ne académie, etc.
FONDI, ville épisc. d'Italie située dans la terre de Labour; ce siège est soumis immédiatement au Pape. La foi parait y avoir été prèchée dès les premiers siècles; car on dit que saint Paterne souffrit le martvre à Fohdi. Le premier évêque de cette ville, dont le nom n'est pas connu, fut ordonné par le pape saint Antère, et le dernier qui a occupé ce siège est Janvier-Vincent Tortora, qui fut proclamé par Pie VI dans le consistoire du 27 février 1/92'. En 1818, Pie VII supprima l'évéché de Fondi et le réunit à celui de Gaëte. Voy. Ughelli, Ital. sacr., tom. I, p. 718. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXV, p. 146 et suiv.
FONDONI (Louis), écrivain espagnol duxvii» siècle, a laissé : 1» Traité du corps et du sang de Jésus-Christ; Valence, 1614; — 2" Traité de la mort et de la préparation : ibid., 1621.