I. FOILLAN (saint). Voy. Foignan
IL FOILLAN (SAINT-), en UfmSanctusFoillunus, abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans le diocèse de Cambrai, à trois lieues de Mons. Elle tirait son origine d'une chapelle dédiée au saint dont elle portait le nom, et qui fut martyrisé non loin de là l'an 655. Les chanoines de Fosse, à qui elle appartenait, la cédèrent en 1125 à l'Ordre de Prémontré. L'abbé de Saint- Foillan était régulier. Voy. la Gall. Christ., tom. III, et Compar. Foignan.
FOINARD (Frédéric-Maurice), curé à Calais, né à Couches vers l'an 1683, mort en 1743, était bon théologien, et possédait parfaitement, outre plusieurs langues modernes, le latin, le grec et l'hébreu. On a de lui, entre autres ouvrages : 1" Projet d'un nouveau bréviaire, avec des observations sur les bréviaires anciens et nouveaux; Paris, 1720, in-12; — 2» Antdyse du bréviaire ecclésiastique; ihid., 1726, in-12; — 3° Breviarium ecclesiasticum , editi jam prospectus executionemexhibens, in gratiam ecclesiarum in quibus nova facienda erit breviariorum editio : Amsterdam, 1726, 2 vol. in-8''; — 4° la Genèse, en latin et en français, avec une explication du sens littéral et du sens spirituel, tirée de l'Ecriture et de la tradition; Paris, 1732; — 5° la Clef des Psaumes, etc.; ibid., 1740, in-12; — 6° les Psaumes dans l'ordre historique, nouvellement traduits de l'hébreu, et insérés dans l'histoire de David et dans les autres histoires de l'Écriture sainte auxquelles elles ont rapport, avec des arguments et des sommaires qui en marquent l'occasion précise et le sujet, et des prières à la fin de chaque Psaume tirées d'anciens manuscrits du Vatican , lesquels en renferment l'abrégé et en font recueillir le fruit ; on v a joint une table historique et géographique où l'on explique le nom des lieux et des personnes dont il est parlé dans les Psaumes, et plusieurs autres tables qui peuvent rendre l'usage de ce livre plus commode et plus utile; Paris, 1742, in-12. Foj/.Moréri. Diction, histor. Quérard, la France littéraire. Richard et Giraud. La youv. Biogr. génér.
FOIRES (Nundinœ), mot dérivé, selon les uns, de foretisis , qui signifie marché, et, selon les autres, de feria, qui veut dire fête, cessation de travail. On a aussi donné aux foires le nom de messe, parce qu'elles se tenaient les jours de fêtes où le peuple venait en foule entendre la messe. Voici probablement l'origine des foires : lorsque, dans un endroit, on possédait lesrchques d'un saint, le peuple accourait pour les honorer le joui' de sa fête, et, comme il y avait beaucoup de monde , un grand nombre de gens apportaient et exposaient en vente auprès des églises les choses nécessaires à la vie. De là le nom de férié, fête et messe. Les autorités ecclésiastiques et séculières furent obligées, à cause des abus qui s'y glissèrent, d'interdire ces sortes de fêtes. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 21. Pontas. au mot Dimanche, cas 6, et au mot
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Fêtes, cas 3. Richard et Giraud, qui font connaître l'ancienne législation relative aux foires.
I. FOIX (Fuxium), ville de France située sur l'Ariége, entre Pamiers et Tarascon. L'an 12'26 on y tint un concile qui fut présidé par le cardinal de Saint-Ange, légat du pape Honoré III. Voy. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. "VII.
il. FOIX (Marc-Antoine de), jésuite, prédicateur distingué, qui vivait au xvii* siècle, a laissé : l'At^t de prêcher la parole de Dieu, contenant les règles de l'éloquence chrétienne; Paris, 4687, in-12; ouvrage bien écrit et plein d'excellentes réflexions. Voy. le Diction, des Prédic.
FOLBERT. Voy. Fulbert, n» I.
I. FOLGARD ou FOULCARD, abbé de Torney, en Angleterre, vivait au xi« siècle. Il fut d'abord moine de Saint -Bertin, en Flandre; mais, à la demande de Guillaume le Conquérant, il alla se fixer dans le monastère de la Trinité à Cantorbéry, d'où ce prince le fit sortir en 1068 pour le faire abbé de Torney. Il gouverna ce monastère pendant seize ans. On lui doit ri» Vie de saint Bertin; — 2° Vie de saint Orner; — 3* Vie de saint Oswald,évéquede Worcester, puis archevêque de Cantorbéry ; — 4" Vie de saint Jean de Beverley, archevêque d" York; — 5» Vie de saint Botulfe, abbé d'Ikonoam, en Angleterre; toutes ces Vies se trouvent dans Bollandus, D. Mabillon et Surius. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la Fronce, tom. VIÏI, p. 132 et suiv. Richard et Giraud.
II. FOLGARD, clerc de Bénévent, vivait au XlV siècle. Il a écrit la Chronique de Bénévent, qui contient ce qui est arrivé de 1113 à 1140.
FOLGHER (Jean), théologien suédois, né à Calmar, mort l'an 1729, était licencié en théologie. Il professa la philosophie à Calmar, et la théologie à Pernau. Ses sympathies pour les doctrines piétistes l'engagèrent dans de violentes controverses. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Dispufatio de spiritu animali; Upsal, 1689; — 2" Dnkimasia veri hominis christiuni, etc.; 1696, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. FOLGUIN (saint), évêque de Térouanne, mort le 14 décembre 855, était fils de Jérôme, frère du roi Pépin. Il quitta la cour pour servir Dieu dans la retraite; et, l'an 817, il fut élu évêque. Il se montra toujours rigide observateur des saints canons, rétablit la pureté de la foi et des mœurs dans son diocèse, dressa pour ses diocésains divers règlements fort salntaires, et eut beaucoup de part à ceux des conciles où il assista. L'an 843 il fit la translation des reliques de saint Orner, le plus illustre de ses prédécesseurs, et il mourut en faisant une visite pastorale. L'Édise honore sa mémoire le 14 décembre. Voij. D. Mabillon, iv« siècle bénédictin. Richard et Giraud.
II. FOLGUIN, moine de Saint-Bertin, né en Lorraine, mort vers l'an 975, était parent du
F recèdent; il fut élevé au diaconat. D'après ordre d'Adalulf, abbé de son monastère, il rangea par ordre chronologique les diplômes et les chartes de son abbaye , et en forma une espèce de chronique contenant la suite des abbés de Saint-Bertin jusqu'en 961. D. Mabillon en a donné des fragments dans ses Acta Benedict., tom. "V, p. 587, et dans sa Diplomatique, jp. 605- 606. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI, p. 384-386. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 659 et 660. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
III. FOLGUIN ou FOLQUiN , FULGUIN, abbé de Laubes ou Lobes, né en Lorraine, mort l'an 91'0, possédait les principes de la bonne théologie , et avait des connaissances variées. L'an I
965 il succéda à Aletran, abbé de Lobes, dans le diocèse de Liège. On a de lui : 1° Vie de saint Folcuin. évêque de Térouanne; elle se trouve dans Mabillon, Acta benedict., tom. V; — 2o Histoire des Abbés de Lobes, dans D. Luc d'Achéri, Spicilegium , tom. VI. Voy. Trithème, de Scriptor. eccles., c. ceci. André -Valère, Biblioth. Belg., p. 253. D. Calmet, Biblioth. Lorr. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI, p. 451- 458. D. Ceillier, Hist. des Aut, sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 678.
FOLENGIO ou FOLENGO, en latin Folengius (Jean-Baptiste), bénédictin, né à Mantouel'an 1490, mort à Rome en 1559, fut prieur du monastère de Mantoue, puis abbé de Sainte-Marie, dans la marche Trévisane, et il demeura quelque temps au Mont-Cassin. Il travailla avec zèle à réformer la discipline ecclésiastique et à ramener au sein de l'Église les hérétiques et les schismatiques. II a laissé : 1» Commentaires sur les épltres canoniques; 1555; ils furent mis à V Index, parce qu'on y signala des propositions trop hasardées; — 2'> Commentaires sur les Psaumes; Bàle, 1549, et Rome, 1585. Voy. Sixte de Sienne, Biblioth.. xvF siècle, part. V.
FOLIE ou DÉMENCE, EXTRAVAGANCE.
Voy. Empêchements, n" II.
FOLIET ou FOLIETO (Hugues de), bénédic tin), vivait au xii« siècle, et appartenait à l'abbaye de Corbie. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1» de Claustro materiali; — 2° de Claustro spirituali ; — 3° de Claustro animœ; — 4"o^(? Claustro paradisi; — 5" de la Fuite du mariage, ou des Noces charnelles et spirituelles. Voy. Tiithème, de Scriptor. eccles.
FOLIGNI ou FOLIGNO, FULIGNO {Fulginas, Fulginiu, Fulginium), ville épisc. d'Italie située dans rOmbrie. Ughelli dit que saint Paul y a prêché l'Évangile, et que saint Brice et saint Chrispolde, disciples de saint Pierre, furent ordonnés évêques de Foligni par cet apôtre. La religion y devint très-florissante; aussi le pape Paul III appelait- il cette ville le séminaire de la foi et le sanctuaire du christianisme. Voy. Ughelli, Italia sacra, tom. I, p. 681, nov. edit., et t. X, p. 265.
I. FOLIGNO ou FOLIGNY (labicnheur. Angèle de), dont nous avons déjà parlé {Voy. Angèle, n" I), a laissé divers opuscules sur les combats qu'elle a eu à soutenir contre les attaques du démon. Ces opuscules ont été réunis et imprimés sous le titre de Theologia crucis; Paris, 1536 et 1601, trad. en français; Cologne, 1696, in-12; Paris, 1604, in-12, par le P. J. Biancone. Voy. les Bollandistes, Acta Sanctorum, au 4 janvier. S. François de Sales, Traité de l'amour de Diett. Bossuet, Instruction sur les états d'oraison, 1. IX, tom. XXVII, p. 354; Versailles, 1817. L'jB'ncyc/o;>. cathol.
IL FOLIGNO, ville épisc. Foy. FoLiGNl.
FOLIGNY. Voy. Foligno, n» I.
FOLIOTH (Gilbert), chanoine régulier de Saint-Augustin , mort Tan 1187, fut successivement abbé de Leicester, évêque d'Hereford, puis de Londres. La complaisance qu'il témoigna à Henri II contre] saint Thomas de Cantorbéry, accrut sa fortune, mais ternit sa réputation. Il a laissé quelques ouvrages, dont les principaux sont: 1" Vitœ aliquot SS. Angliœ; — 2» Commentarius in cantica; Londres, 1638; — 3" sept lettres, qui se trouvent parmi celles de saint Thomas de Cantorbéry. Voy. Pitseus, de Scriptor. Angl.
FOLQUIN. roj/. Folcuin, n'IIÎ.
FONBONNE, prêtre et chanoine, a laissé : 1* Avis à messieurs les religionnaires de France ;