‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 854 sur 1220 · FORA · texte numérisé non relu

FORA

TORC

gica , sive viroriim in Belgio vita scriptisque il- Instrinm catalogus lihrorumque nornenclatura , etc.; Bruxelles, 1739, 2 vol. in-4". Outre ces ouvra^'es, Foppens a laissé beaucoup de manuscrits; on en trouve un certain nombi'e d'indiqués dans la N^uv. Diugr. génér.

FOQUERÊ. Voy. Fouqueré.

FOR, mot dérivé du latin Forum, et qui signifie tribunal, juridiction. On distingue le for extérieur et le for intérieur. Le for extérieur est le tribunal des hommes, et le for intérieur est le tribunal de la conscience. Il y a deux sortes de for intérieur : le for de la conscience et le for de la pénitence ou de la confession sacramentelle. L'absolution des censures, hors le sacrement de Pénitence, regarde le for intérieur de la conscience; l'absolution des péchés dans le sacrement de Pénitence regarde le for intérieur de la pénitence. 11 y a deux sortes de for extérieur : le civil, dans lequel on traite tout ce qui appartient à l'ordre politique et temporel, et Vecclésiustiqiie, où ressortissent toutes les choses qui appartiennent à l'ordre spirituel de la religion. L'Église a le for extérieur et le for intérieur. Son for extérieur est cette juridiction contentieuse accordée par Jésus-Christ même , et qui consiste à juger et à punir des peines canoniques les délinquants obstinés; et son for intérieur consiste à lier ou à délier les consciences. — On distingue un autre for, c'est le for pénitenliel ou la puissance que l'Église a •l'imposer aux fidèles des pénitences salutaires pour les ramener à leur devoir. Enfin le mot for, en terme de droit, signifie aussi coutume (consueltido, jus conmetudinarium). Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. FORAIN (Extraneus, forensis), étranger. Autrefois, dans quelques universités, on appelait docteurs forains ceux qui ne résidaient point dans le lieu de l'université. Dans les auteurs ecclésiastiques, forensis presbyter signifie un prêtre étranger venu d'ailleurs.

FORANNAM (saint), évèque d'Armagh, en Irlande, mort le 30 avril 982, était un noble irlandais. Dès son enfance il s'appliqua à l'étude et à la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Son mérite l'éleva au siège d'Armagh, qu'il quitta bientôt pour se retirer au monastère de Wasor, dans le diocèse de Liège. Les religieux de ce monastère le mirent à leur tète ; mais, afin de s'instruire de la vie régulière, il alla à l'abbaye de Gorze, dans le pays Messin, que dirigeait alors le bienheureux Jean; puis il retourna à Wasor, où en peu de temps il ressuscita l'esprit de Saint -Benoit, qui en avait été banni par la négligence du dernier abbé. Les Martyrologes des Pays-Bas et de l'Ordre de Saint-Benoit placent sa fête au 30 avril. Voy. Bollandus. D. Mabillon, Actes des SS. Bénédict.

FORANTONIANA {Forum Antonianum), ville épisc. de la Byzacène, dans l'Afrique occidentale , que De Commanville nomme en latin Forotiana et Frontaniana, et qu'il met sous la métropole d'Adrumèle. C'est peut-être la ville dont Bollandus fait mention dans la Yie de saint Fulgence, au l" janvier. Félix, le seul évèque de ce siège qu'on connaisse , se trouve nommé parmi les évèques de la province de la Byzacène qui, en 484, furent exilés de Carthage par un édit d'Hunneric, roi des "Vandales, pour avoir soutenu avec fermeté la foi de Jésus -Christ contre la secte des Donatistes. Voy. De Commanville, /" Table nlphabét., p. 106. Gaet. Moroni, vol. XXV, p. 183, 184.

FORATIANÂ ou FORATIA, FORTIA.et même

FORIA, ville épisc. de la Byzacène, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole d'Adrumèle. Boniface, le seul évèque qu'on connaisse de ce siège, se trouva au concile de Carthage tenu l'an 484, et fut le troisième des quatre évéques qui déclarèrent à Hunneric, roi des "Vandales, la profession de foi des catholiques contre la secte des Donatistes. Voi/. les Notit. Afric. n. 66. Gaet. Moroni, vol. XXV, p. 184.

I. FOREES (Alexandre, lord de PISTLIGO), connu par son dévouement à la famille des Stuarts, né en Ecosse, mort en 1762 à .\uchinries, dans le comté d'Aberdeen. Il a publié : Moral and philosophical Essays; 1734. Voy. Rose, Neiv gênerai biographical Dictionary. La A'omd. Biogr. rjénér,

II. FOREES (Duncan), jurisc. écossais, né à CuUoden en 1685, mort l'an 1747, étudia dans les universités d'Edimbourg, d'Utrecht, de Leyde et de Paris. C'est un érudit distingué, et surtout un habile hébraïsant. On a de lui : 1° Thoughts on religion; — 'i° A letter to a bishop on Hutchinson's writings; — 3° Heflections on incredulity; 1750, 2 vol. in-12. Ces trois ouvrages ont été traduits en français par le P. Houbigant; Lyon, 1768, 1775, in-8». Voy. ï{ose , Biographical Dictionary. La Nouv. Biogr. génér.

III. FOREES (Guillaume), en latin Forbesius, premier évèque d'Edimbourg, né à Aberdeen vers l'an 1585, mourut en 163't, laissant un fils qui embrassa la religion catholique. Il se confessa lui-même avant de mourir, et reçut l'absolution d'un prêtre, ce qui confirma l'opinion qu'il était catholique dans le cœur, quoiqu'il fit profession de ce qu'on appelait le protestantisme relâché. Forbes s'appliqua à l'étude des Pères de l'Église, des antiquités ecclésiastiques, des théologiens scolastiques, des controversistes et de l'hébreu. Il fut successivement pasteur à Alford, à Aberdeen, puis à Edimbourg, et devint évèque de cette ville. On a de lui : Considerationes modestœ et pacifiçœ controversiarum; Francfort-sur-le-Mein, 1707, in-8''. 3" édit. Voy, le P. Nicéron, Mémoires, tom. XLII. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

IV. FOREES (Jean), en latin Forbesius, parent du précédent, né à Aberdeen l'an 1593, mort en 1648, professa dans sa ville natale la théologie et Ihistoire ecclésiastique. Il souscrivit aux ar-: ticles du synode de Perth , et se montra très-favorable à l'introduction de l'épiscopat en Ecosse. Son principal ouvrage est intitulé : Institutiones histortco-fheologicœ ; Amsterdam, 1645, in-fol.; cet ouvrage a eu trois éditions; c'est un vaste recueil où l'auteur, en traitant de la doctrine chrétienne, prétend, contre la vérité notoire des faits, que diverses circonstances y ont apporté des changements. On a fait un abrégé de cet ouvrage propre à nourrir les préjugés des protestants. Les Œuvres complètes de Forbes ont paru à Amsterdam, 1703, 2 vol. in-fol. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. XLII. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr.

V. FORBES (Patrice), évèque d'Aberdeen, et père du précédent, né l'an 1564, mort en 1635, fut un des bienfaiteurs de l'université d'Aberdeen, où il fit revivre l'enseignement de la théo» logi.e et de la jurisprudence. 11 a laissé : Cotnmentarius in Apocali/psim; Londres, iGiSfif^-*"-

FORCE (Fortitudo), vertu cardinale qui nous fait surmonter et tout souffrir plutôt que de rien faire contre notre devoir. L'objet matériel de la force sont les travaux, les périls, les maux de cette vie; et l'objet formel est la difficulté 4e I supporter les uns et de vaincre les autres. Le

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