FORS
ville, 7" Table alphabet., p. 106. Richard et Giraiid. Gaet. Moroni , vol. XXV, p. 323, 324.
FORMOSE, pape, mort l'an 896, était de Porto, selon les uns, de Pavie, selon les autres, et d'Ostie, suivant d'autres. Il était évêque de Porto lorsque Jean VIII le déposséda de son siège et l'exila, donnant pour motif qu'il avait osé briguer la papauté, et qu'il avait fait jurer au roi des Bulgares de ne pas recevoir d'autre évêque que lui, envoyé par le Saint-Siège. Il fut rétabli sur son siège par Marin ou Martin II ; et, l'an 891, il fut élu pape. 11 permit aux évoques ordonnés par Photius de garder leurs sièges, à condition qu'ils reconnaîtraient leur faute. Cette condescendance fut taxée de lâcheté, et devint un des griefs articulés contre lui. Sa mémoire, anathématisèe par Etienne VII, fut réhabilitée dans le concile de Rome tenu sous Jean IX, l'an 898. 11 est certain que les accusations dont il fut l'objet ne l'empêchèrent pas de jouir d'une grande réputation de science et de vertu; et, suivant plusieurs historiens, cette réputation était méritée. Formose avait écrit quelques Lettres; il en reste trois, dont une, celle qui est adressée aux èvêques d'Angleterre , lui est contestée. Foy . Baronius, Annal., ad ann. 890. Platma, In Vitas Summorum Pontificum opus. Richard et Giraud. L'Enci/elop. cathol. Gaet. Moroni, vol. XXV, p. 324-325. La Notiv. Biogr. ge'nér.Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
FORMULAIRE (Formularium), écrit qui contient la forme du serment qu'on doit faire en certaines occasions. Il y a aussi des formulaires de dévotion et de prières. Il y en a surtout un qui est devenu très - célèbre , celui du pape Alexandre VII, au sujet de la condamnation du jansénisme. Voy. Jansénius , n» II. Le nom de Formulaire est principalement resté à l'acte dont l'Assemblée du clergé de France et la Faculté de théologie de Paris ont ordonné la signature en 1661, et qui est ainsi conçu : « Je me soumets sincèrement à la constitution du pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens qui a été déterminé par la constitution de notre saint Père Alexandre VII, du 16 octobre 1656. Je reconnais que je suis obligé, en conscience, d'obéir à ces constitutions, et je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq propositions de Cornélius Jansénius, contenue en son livre intitulé Augustinus, que ces deux papes et les èvêques ont condamnée , la- (luelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce docteur. » Voy. le Diction, écoles, et canon, portatif.
FORMULE, se dit de certaines règles ou certains termes prescrits pour les actes de justice, les professions de foi, etc.
FORNARI (Marie-Victoire), née à Gênes en 1562, morte en odeur de sainteté le 15 décembre 1617, fut mariée à Ange Strate, dont elle eut trois garçons et deux lilles, qui tous embrassèrent la vie religieuse. Après la mort de son mari, elle institua l'Ordre des Annonciades célestes, qui se répandirent en Italie, en Allemagne et en France. Les religieuses de cet Ordre sont habillées en blanc, avec un scapulaire et un manteau bleu de ciel; costume d'où elles ont tiré leur nom de Célestes ou Célestines.
FORNARIUS (Martin), jésuite, né à Brindes, vivait au xvii« siècle. Il a laissé : 1" un Opuscule du sacrement de l'Ordre; Cologne, 1621; — 2° une Institution des confesseurs; Rome et Cologne, 1601 ; Ingolstadt, 1607.
FORNERUS (Frédéric), évêque d'Hébron au
xvii« siècle, est auteur de : 1» le Boi d'Hébron, ou Sermon sur le Psaume h ; Ingolstadt, 1619 et 1630;, — 2° la Palme triomphante des miracles de l'Église, et principalement de la Vierge ;'\h\^.^ 1620; — 3° Trente Sermons de la Vierge, et quelques autres sur les mystères ; — 4° la Hase à cinq feuilles; ibid., 1630; — Quatre livres de l'ivrognerie; ibid.
FORNICATEUR {Fornicator, stuprator). Celui qui corrompt une fille par des instances accompagnées de dol ou de crainte, est tenu de la doter ou de l'épouser, parce qu'il lui a fait tort en la trompant, et qu'il doit par conséquent réparer ce tort. Celui qui corrompt une fille de son consentement, et sans suite déshonorante devant les hommes, est tenu seulement à faire pénitence de son crime. Voy. saint Antonin, Summ. theoL, II« part., tit. V, c. vi, § 1. Pontas, au mot Fornication. Richard et Giraud, et Fornication.
FORNICATION (Fomicatio), commerce illé-r gitime de deux personnes de différent sexe, dont ni l'une ni l'autre ne sont liées par le mariage, ni par un vœu solennel (Copula carnalis soluti cum soluta). Si le commerce a lieu avec une personne libre, mais qui n'est pas vierge, c'est une fornication simple; mais si la personne libre est vierge, c'est ce qu'on appelle en latin deftoratio, stuprum. Toute fornication est un péché mortel défendu par le droit naturel et divin, — Dans l'Ancien Testament, l'idolâtrie est souvent exprimée par le terme de fornication, par ce que c'était une espèce de commerce criminel avec les fausses divinités, presque toujours accompagné d'actes d'impudicité. C'est pourquoi quelques commentateurs ont cru que sous le nom de fornication le concile de Jérusalem entendait le culte des idoles ; mais cette interprétation parait peu fondée. Quoi qu'il en soit, ce désordre ne fut jamais excusé ni toléré chez les Hébzeux; il est sévèrement puni dans les deux textes par la loi de Moïse. Ceux qui ont confondu la foimication avec le concubinage tel qu'il existait chez l'ancien peuple de Dieu, ont commis une grande erreur, comme on peut le voir au mot Concubine. Voy. sarniVauX, I Corinth., VI, 9. Actes, XV, 29. Deutéron., xxii, 21; xxai, 17. Collet, Moral., tom. VI. Moléon, Voyage liturg., p. 473. Richard et Giraud. Bergier, Diction. de théol.
FORNICI (Jean), né vers l'an 1762 , mort en 1828 à Rome, où il était chanoine de la collégiale de Saint-Eustache, maître des cérémonies pontificales, secrétaire de la Congrégation des Cérémonies, etc., a laissé : 1" des Institutions litw^giques pour le sénat romain; — 'i" Deux collections de questions et les réponses sur les doutes liturgiques ; — 3" des 'Sotes imprimées par ordre de là Congrégation des Rites ; — 4° \xn Recueil de panégyriques plusieurs fois réimprimé. Voy. Fel- 1er, Biogr. univers.
FORNOUE ou F0RN0VE,F0RN0VO, FORO- NOVO {Forum Novum ou Novanum), ancienne ville des Sabins, en Italie, laquelle reçut la foi dès les premiers siècles de l'Église. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un bourg nommé Vescovio ou Vescovato. Cette ville, dont le siège a été réuni à Sabine, qui est le titre d'un cardinal évêque, a eu, quand elle subsistait, quatorze évoques, dont le premier, Paul, assista au concile de Rome tenu l'an 465 sous le pape saint Hilaire. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. X. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVI, p. 13 et 14.
I. FORSTER(Froben), Allemand, né à Kœnigsifeld l'an 1709, mort en 1791, entra dans l'Ordre