‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 874 sur 1220 · II. FREMIOT (Jeanne-Françoise), baronne de · texte numérisé non relu

II. FREMIOT (Jeanne-Françoise), baronne de

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Chantai et sœur du précédent. Voy. Chantal. FREMONT (D. Charles), réformateur de l'Ordre de Grammont , né à Tours Tan 1610 , mort à Thiers en 1689, eut de grands obstacles à surmonter pour ramener les moines de son Ordre à la rigueur de leur règle primitive. Ce-

Î tendant il réussit dans son entreprise, grâce à a protection du cardinal de Richelieu. Il rétablit donc l'ancienne discipline non -seulement dans la maison de Thiers, que les habitants de cette ville fondèrent pour lui en 1650, mais encore dans six ou sept autres maisons qui étaient presque entièrement ruinées. On a de lui : la Vie, la mort et les miracles de saint Etienne, confesseur, fondateur de l'Ordre de Grammont, dit vulgairement des Bons hommes; Dijon, 1647, in-S». Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VII. ch, LV.

FREMYOT. Voy. Fremiot , n» I.

FRENADE (LA) , en latin Frenada, abbaye de rOrdre de Citeaux,de la tiliation d'Obasine, située à une lieue de Cognac et à quatre ou cinq lieues de Saintes. Elle fut ruinée au xvi« siècle par les religionnaires. Voy. la Gallia Christ., tom. II, c. 1134.

FRENAND. Voy. Fernand.

I. FRENCH (Nicolas ), théologien , né à Wexford l'an 1604 , mort en 1678 , fut curé de Wexford, puis évêque de Fernes. Il fut envoyé en ambassade à Rome avec Nicolas Plunket, célèbre jurisconsulte. Les succès de Cromwell le décidèrent à passer en Espagne, où il devint suffragant de larchevèque de Sant-Iago,et l'an 1666 il alla en Flandre , où il exerça les mêmes fonctions auprès de l'évêque de Gand. On a de lui : 1" Relation du règlement, ou plutôt de la vente de l'Irlande , par lequel l'honnête acquéreur anglais est lésé , la foi publique violée, au grand désavantage de l'Eglise et du gouvernement des Anglais ; Lou\aLin , 1668, in-4»; — 2" Vlphigénie ensanglantée, ou justification de la conduite des Irlandais catholiques pendant les guerres des Cromwelliens ; 1647, in-8"; — 3' V Infidèle déserteur d'hommes fidèles et d'amis véritables; Paris. 1676, in -12; — 4° la Chute déplorable d'André Sali , religieux apostat, ou reproches que l'auteur fait à son ainipour avoir embrassé les trente-neuf articles de la confession anglicane; 1674, in- 8»;

— 5» plusieurs autres ouvrages indiqués dans Richard et Giraud.

II. FRENCH (Pierre), missionnaire, né à Galway en Irlande, mort l'an 1693, passa en Espagne, d'où il se rendit aux Indes occidentales. Pendant trente ans il prêcha l'Évangile aux Indiens du Mexique et des contrées adjacentes ; et, de retour dans son pays, il travailla à préserver les catholiques de la séduction des hérétiques. Il a composé en langue mexicaine un Catéchisme, ou Exposition de la foi, à l'usage des naturels du pays. Voy. Moréri , Diction, histor. Richard et Giraud,

FRENZEL (Michel), protestant allemand, né l'an 1633 , mort l'an 1706 , fut ministre à Postwitz , dans la haute Lusace , et s'occupa de la vulgarisation de la langue wende. Il a laissé : 1» les Evangélistes Marc et Matthieu, traduits en langue wende; Bautzen, 1670, in -12; — 2» le Catéc/iisme de Luther, traduit en langue wende; ibid,, 1693, in-8»; —3» les Évangiles et hsÈpitres. trad. en langue wende; ibid., 1695, in-S»;

— 4«> le Nouveau Testament , trad. dans la langue wende de la Lusace supérieure; Zittau, 1706, in-8». Voy. la .Vowf. Biogr. génér.

FREQUENTUM. Voy. Fricenti.

I. FRÈRE , soit au singulier, soit au propre, soit au figuré, se prend dans plusieurs accep-

tions diverses , comme on peut le voir dans les

articles suivants.

H. FRÈRE se dit de celui qui est né du même père et de la même mère qu'un autre, ou d'un même père et d'une mère différente, ou enfin d'une même mère et d'un père différent. Dans le premier cas les frères s'appellent frères germains ; dans le second , frères consanguins , et dans le troisième , frères utérins.

III. FRÈRE se prend, dans l'Écriture sainte, non - seulement dans sa signification ordinaire et littérale , mais aussi en général pour un parent , comme un cousin, un oncle, un neveu , un homme de la même tribu, du même pays, de la même nation. Il faudrait citer une partie considérable de la Bible si on voulait en recueillir tous les exemples ; les dictionnaires hébreux en produisent plusieurs. C'est un fait que les interprètes rationalistes même les plus avancés n'ont jamais nié. C'est donc tout à fait à tort que certains anciens hérétiques et certains protestants modernes se prévalent d'un passage de saint Matthieu (xm, 47), pour dire que la trèssainte Vierge avait eu d'autres enfants que Jésus-Christ. Le nom de frère se donne encore, dans l'Écriture, à un ami , à un compagnon, à un époux , à celui qui ressemble à un autre sous un rapport quelconque , et particulièrement à un homme , quel qu'il soit , que nous devons regarder comme prochain et aimer comme nous-mêmes. Enfin le terme frère s'emploie pour désigner généralement tous les chrétiens, et plus particulièrement les religieux d'un même Ordre , d'un même couvent. Voy. les Lexiques hébreux. D. Calmet, Diction, de lu Bible. Bergier, Diction, de théol. Aberlé, dans le Diction, encyclop. de la théol. cathol. Ce savant discute et réfute victorieusement l'erreur de ceux qui prétendent que l'expression les frères de Jésus- Christ désigne des frères selon la chair.

rV. FRÈRE (Jean LE), principal du collée de Bayeux, né à Laval , mort à Paris l'an 15^, a laissé : l" une traduction française de la Chronique d'Eusèbe, de Y Histoire de Joseph, etc.; — 2° une Hùtoire de son temps; 1581, et quelques autres ouvrages. Voy. La Croix du Maine et du Verdier de Vauprivas, Biblioth. franc.

V. FRERES RLANCS , visionnaires qui parurent en Prusse au commencement du xiv* siècle, et qui se répandirent dans l'Allemagne. On les nommait ainsi parce qu'ils portaient des manteaux blancs, sur lesquels il y avait une croix de Saint-.André de couleur verte. Ils se vantaient d'avoir des révélations particulières pour délivrer la Terre-Sainte des mains des infidèles, Voy. Hartfnoch, Origine de la religion chrétienne en Pru-ise, Dissert. xiv.

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