XVII. FRÈRES DONNÉS (Duti, Donati). Voy. Donnés
XVIII. FRÈRES DU LIBRE ARBITRE; espèce de panthéistes nés au commendement du \\\V siècle, et qui se sont perpétués à travere tontes sortes de vicissitudes jusqu'au ^îv». Leur dogme fondamental était : Deus est formaliter omne quod est. Dieu est la substance immanente du monde ; tout est émané de lui ; il n'a pas crée' le monde , parce qu'il n'était pas avant le monde ; le monde est éternel. Tout ce qui est créature n'est rien ; c'est un pur néant ; il n'y a que des formes et des apparences transitoires de la substance éternelle et divine. L'âme raisonnable de l'homme est une partie de l'essence divine incréée et incréable. Chaque homme est le fils de Dieu, engendré de toute éternité par le Père ; le Christ n'a pas de privilège sur les autres hommes. Les saintes Écritures sont un pur produit de l'esprit humain, et les inspirations du cœur de Ihomme méritent autant de croyance que l'Évangile. Ils niaient l'immortalité personnelle. Comme tout est émané de Dieu, tout retourne à Dieu. Il n'y a ni enfer ni purgatoire ; toute âme s'identifie avec la substance universelle et divine, et se perpétue de cette manière, mais sans en avoir la conscience personnelle. Ils allaient accompagnés de femmes qu'ils appelaient Sœurs du Litre- Esprit, et avec lesquelles ils vivaient dans les relations les plus libres. Dès 1212, on trouve à Strasbuverg d'Ortliebiens une secte dont les doctrines panthéistiques s'accordent parfaitement avec celles des Frères du Libre -Esprit. Voy., dans le Diction, de la the'ol. cathol., Kober, que nous n'avons fait qu'analyser ici dans cet article.
XIX. FRÈRES EXTÉRIEURS; frères lais ou convers, ainsi nommés parce que le monastère les emploie aux affaires du dehors.
XX. FRÈRES EXTERNES ; clercs et chanoines affiliés aux prières et aux suffrages d'un monastère , ou religieux d'un autre monastère qui sont de même affiliés.
XXI. FRÈRES JOYEUX ou DE LA JUBILA- TION , c'est le surnom donné par le peuple aux chevaliers de l'Ordre militaire de Samte-Marie, parce qu'ils jouissaient de toutes les commodités de la vie , et que dans la suite ils songeaient plutôt à passer le temps dans les plaisirs qu'à s'acquitter des obligations de leur Ordre. Barthélémy, dominicain , établit cet Ordre en Italie en 1133 sous la règle de saint Augustin, qui était aussi celle que saint Dominique avait donnée à ses enfants ; et le pape Urbain IV l'approuva en 1261. Les principales obligations ae ces chevaliers étaient de défendre l'Église contre les infidèles et les hérétiques , de ne se servir que d'équipages fort simples, d'avoir un soin particulier des veuves et des orphelins , de travailler à mettre la paix dans les familles, et à réconcilier les particuliers. Voy. Hermant, His~ Idire des Ordres de chevalerie , p. 283 et suiv.