‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 890 sur 1220 · III. FUITE DES OCCASIONS DU PÉCHÉ · texte numérisé non relu

III. FUITE DES OCCASIONS DU PÉCHÉ

Fuir les occasions qui ont été funestes, les lieux, les personnes, les objets , les plaisirs pour lesquels on a eu une affection déiéglée, est un devoir indispensable sans lequel on ne peut pas se flatter d'être converti. Le cœur n'est pas détaché du péché lorsqu'il lient encore aux causes de ses chutes; et, s il ne dépend point absolument de lui de ne plus les aimer, il est du moins le maître de ne plus les rechercher et de s'en éloigner. Un chrétien qui a fait l'expérience de sa propre faiblesse doit craindre jusqu'au moindre danger; des choses qui peuvent être innocentes pour d'autres ne le sont plus pour lui. L'Ecclésiastique nous avertit que celui qui aime le danger y périra (vin, 27). Jésus-Christ nous ordonne d'arracher l'œil et de couper la main qui nous scandalise (Matth., v, 29), c'està-dire qui nous porte au péché. Voy. Bergier, Diction . de théol.

Page 1