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IV. FUITE PENDANT LA PERSÉCUTION

Il est permis, en certaines occasions, do fuir pour éviter la persécution, puisque Jésus-Christ dit à ses apôtres : « Lorsqu'on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. » (Matth., X, 32.) Cependant les pasteurs des âmes seraient répréhensibles s'ils fuyaient uniquement pour se soustraire au danger, en y laissant leur troupeau; c'est ici le cas dans lequel Jésus- Christ dit que le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis, au lieu que le mercenaire ou le faux pasteur fuit à la vue du danger, et laisse dé-

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vorer son troupeau. (Jean, x, 12.) Dansiin temps de persécution déclarée, l'obligation de nous conserver ne doit pas céder à l'obligation que le Sauveur nous impose de coufessel' son saint hom au préjudice de iiotre vie. Non-sGulement il nous défend do le renier (Matth., x, 3), mais il dit expressément : (( Qui aura rougi de moi « et de mes paroles, le Fils de l'homme rougira « de lui lorsqu'il \iendra dans sa majesté et « dans celle du Père et des saints anges. ^ (Luc, IX, 26.) Le Sauveur dit encol-e : « ÎS'e craignez « point ceux qui tuent le corps et ne peuvent « tuer lame, n (Matth., x, 28.) Enfin le Sauveur déclare c Bienheureux ceux qui soufTrent per- (' sécution pour la justice , parce qu'à eux ap- « partient le royaume des cieux. » (Matth., v, 10.) Ff)»/. Ber^ier, Diction, de fhe'nl.

I. FULBERT, par corruption FOLBERT, tlL- PERT, et même "WILBERT, évèqiie de Chartres, né à Poitiers ou à Rome vers 950, mort l'an 1028, fit ses études à Reims, sous Gerbert, d'où il passa à Chartres pour présider l'école de cette ville. Il était très-versé dans les lettres divines et humaines, et il ne devint pas moins célèbre par sa vertu que par sa science. Il monta sur le siège épiscopal de Chartres vers l'an 1016, et il s'occupa avec un zèle extraordinaire à régler la discipline et les mœurs, à réprimer les abus avec fermeté et douceur, à prêcher la parole de Dieu et à dresser des canons pour la pénitence. Il bâtit la grande église de Chartres, qu'il dédia à la sainte' Vierge, et il y établit la fête de sa Nativité, dont l'institution était assez récente. Son nom se trouve dans les Litanies de l'église de Poitiers, composées du temps d'Urbain VU; mais il n'est pas dans le Martyrologe romain. Il a laissé : 1» neuf Sermons : — 2o un Péniteniiej, i'oi't abrégé ; — 3" un Recueil de passages de CEcriture sur la Trinité, l'Incarnation et l'huchuristie: — 4" des Hijmnes et des Lettres. Ses Œuvres ont été recueillies et imprimées à Paris, 1585 et 1608; on les trouve aussi dans les Bibliothèques des Pères de Cologne, de Paris et de Lyon. Voy. Trithème. Sixte de Sienne. Baronius. La Gall. Christ., tom. VIII. D. Ceillier, Hisl. des A ut. sacr. et écoles., tom. XX, p. 128 et suiv. Richard et Giraud. La Sotœ. Biogr. yénér.

II. FULBERT, archidiacre de Rouen, vivait au XI"" siècle. Il accompagna l'archevêque de cette ville et l'évèque de Lisieux dans une visite qu'ils firent, l'an 10r)6, à l'abbaye de Saint- Evroul, pour y rétablir l'ordre et là discipline. Il a laissé : 1" Vie de saint Romain, évèque de Rouen ; 160Î), 1 vol. in-S"; — 2» Vie de saint Remy, évéque de Rouen; elle se trouve dans D. Martennc et Durand, Thésaurus Anecdotorum, t. III. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la F/-«Mce. Richard et Giraud.

III. FULBERT, moine de Saint -Oueu de Rouen, vivait au xi« siècle. Il a laissé : 1" Histoire des miracles de Snint-Ouen , publiée par les Bollandistes au 21 août; — 2° Vie de saint Aicadre ou Achart, second ahhé de Jumiége, rapportée par Surius au 16 septembre, et par le P. du Moustierdans sa Neustria ma.

FULCARDl MONS. Vn,,. ForcARMo:^T.

FULCHERIUS CARNÔTENSIS. Voy. Koucnri;, n" IV.

FULCOIE ou FULGOIUS, sous-diacre de l'église de Meaux,né à Beauvais vers 1O20, mort l'an 1082, se retira à l'abbaye de Celle, où il se livra à son goût poui- la poésie. Il en a laissé trois volumes; dans leë deux premiers il célèbre les saints de la Brie elles prélats illustres; dans tè troisième il chante l'union de l'Église et de .lésus- Christ. On trouve des fragments de cet

ouvrage dans les Annales lyénédictines , dahs VHùtoire de l'Eglise de Meaux, dans Sevsei" et Fabriciits, Recueils, et dans Le Beuî , Dissertations. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de là France. tom. VIII, p. 118, 120. D. CeiUier, Hist. desAut. sacr. et ecclés., tom. XX, p. 595. Richard et èiraud.

FULCONIS. Voy. F.i^LCONis, n» IL

FULCRAN ou FULCRAND (saint), évêqUe de Lodève, mort le 13 février 1006, était profondément versé dans les lettres, mais il eut toujours beaucoup plus de vertu que de science. Sacré malgré lui évéque de Lodève, l'an 949, il travailla avec zèle à réprimer le vice et à faire fleurir la vertu. Il fonda le monastère de Saint- Sauveur, en répara d'autres, et rétablit la discipline dans son diocèse. L'Église honore sa mémoire le 13 février. Vby. Bollandus. Richard et Giraud.

FULCUIN. Voy. FoLCUlx, li» III.

FULDE (Fuldœ), célèbre abbaye d'Allemagne située sur la rivière de Fulde, dans le pays^de Buchow. Elle fut fondée l'an 74 't, sous la règle de Saint -Benoît, par saint Boniface, apôtre de la Frise. Dès sa fondation le pape Zacharie l'exempta de la juridiction épiscopale et la soumit immédiatement au Saint- Siège. Le pape Honoré II accorda à ses abbés les ornements pontificaux, et les empereurs les élevèrent à la dignité de princes de l'empire. Enfin Benoit XIV érigea l'abbaye de Fulde en évêché à la fin de l'an 1752, et accorda \e pal Hum à l'évèque et abbé, qui était élu par les moines capitulaires. Voy. Richard et Giraud. Seiters, dans le Diction, de la fhéol. cathol., art. Fulde (Abbaye et ÉCOLE DE^.Laberenz,iWf/.j art. Fulde (Évêché).

I. FULGENCE (saint), évéque de Ruspe, en Afrique, né à Télepte vers l'an 464, mort le 1" janvier 533, se retira dès l'âge de vingt -deux ans dans un monastère, auprès d'un évéque nommé Fauste, qui avait été banni par Hunneric , roi des Vandales. Il y vécut dans de telles austérités, que sa .santé en fut altérée; mais dès qu'il l'eut recouvrée il se retira dans un autre monastère gouverné par l'abbé Félix, qui l'obligea à partager avec lui le gouvernement de son monastère. 11 fonda lui-même plusieurs monastères, et fut élu évéque de Ruspe l'an 508. Exilé deux fois en Sardaigne par Trasimond, roi des Vandales, à cause de son zèle contre l'arianisme , il revint l'an 523 dans son diocèse, où il fut reçu aux acclamations du peuple. Fulgence assista aux deux conciles de la province Byzacène, et il mourut sur un rocher de lile de Circine, où il s'était retiré. Il a laissé : \°Adversus Arianos liber: — 1'> Ad Trasimundum lihri très : primus de mysterio mediutoris Christi duas naturas in una persona retincntis; secundus de immensitate divinitaiis Filii Dei ; tertius de sacramento dominicce Passionis; — 3" Trois livres adressés à Monime; — 4° De remissione peccatorum libri duo ad Eutymium; — h° Ad Donatum liber de Fide; — 6" De veritate Prcedcstinationis et Gratiœ Dei libri très. Les Œuvres de saint Fulgence ont paru à Mavence; 1515; à Nuremberg, 1519 ; à Cologne, 1526 ; à Bàle, 1566 et 1587; à Anvers, 1574; à Paris, 1612 et 1684: à Lyon, 1633. Voy. Ferrand, Vie de saint Fulgence. D. Ceillier, Hist. des Aut.sacr. et ecclés., tom. XVI, p. 1 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent une analyse des divers écrits de saint Fulgence et le jugement qui en a été porté.

IL FULGENCE. Voi/. Ferr.and. n" III.

III. FULGENCE DÉ LA NATIVITÉ, franciscain de l'étroite observance , né en Espagne , Vivait au xviii* siècle. On a de lui : Alphaheti-

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