GAGE
appelée aussi Gadéra, Gaderoth, Gador, Gazer, Gazera, Gédéra, Gédar, Gidérotfi, Voy. Reland, Palœst. illustr., p. 678, 679. D. Galnnet, Diction. de la Bible, art. Gadara, II, et Comment, sur saint Matthieu, vm, 28.
GADÉRA. Voy. Gader.
GADEROTH. Voy. Gader.
GADGAG, montagne du désert de Pharan située entre Benejaacan et Jetebatha. Les Héhreux y campèrent dans leur voyage du désert. Voy. Nombres, xxxiii, 32.
GADI, père de Manahem, qui usurpa le royaume d'Israël. Voy. IV Rois, xv, 14.
iiADI , lieu de la naissance de Bonni , un des braves de David. Voy. II Rois, xxjij, 36.
GADOLUS (Bernardin), général de l'Ordre des Camaldûli, né à Brcscia, vivait en 1510. Il était aussi savant théologien que profond jurisconsulte. On a de lui : 1" Be fagiendo Sœculo et amplexanda religions; — 2° Contra superbiam et ambitionem : — 3° des Commentaires sur toute la Bible; — 4» des Sermons et des EpUres. Voy. Possevin, in Apparat, sacro.
GADOR, ville que Strabon nomme Gadara, et qu'il place aux environs de Joppé et de Samnia. La postérité de Cham s'y était conservée jusqu'au règne d'Ézéchias. Voy. I Paralip., iv,39, 40, et les commentateurs sur ce passage. Strabon,!. XVI. Compar. Gadara et Gader.
GAETAN DE THIÈNE (saint), fondateur des Théatins, né à Thiène l'an 1480, mort à Naples le 7 août 1547, était très-versé dans la théologie ainsi que dans le droit civil et canonique ; après avoir pris à Padoue le bonnet de docteur, il reçut les ordres sacrés, fut protonotaire participant, s'enrôla à Vicence parmi les pauvres confrères de Saint-Jérôme, et se rendit à Venise, où il opéra de nombreuses conversions. Il fonda avec Carafle, archevêque de Théate, la congrégation des clercs réguliers appelés Théatins, Earce que ce prélat fut leur premier général, 'an 1525, Clément VII confirma cet institut, qui, outi^e la réforme du clergé, renfermait le rétablissement du culte extérieur, la fréquentation des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, et la prédication. Gaétan succéda à Caraffe, et il fonda à Naples une communauté de son institut, Clément X le canonisa, et l'Église honore sa mémoire le 7 août. On a plusieurs Lettres de saint Gaétan; huit sont adressées à Laura Mignana, religieuse augustinede Brescia, morte en odeur de sainteté en 1525, et ont été imprimées dans YHist. du monastère de ces reii-
Î lieuses; 1764, in-4"; les autres se trouvent dans es Mémoires historiques sur la vie du saint, pur k P. Zinelli; Venise, 1753, in-4". L'abbé de Barrai, vicaire de Saint-Méi^y, à Paris, a donné aussi Vine édition de ces Lettres; Paris, 1785, inTl2. Voy. Sponde, Annal., ad ann. 152i. Le P. Joseph de Silos, Annales de l'Ordre. Dom Bernard Théatin, Vie de saint Gaétan; Paris, 1698. Richard et Giraud. Le Journal histor. et /z7/e?'., 15 juillet 1786, p. 413. Feller, Biogr. univers.
GAETANIS (Benoit de), prêtre de Pise au xviii" siècle , a laissé sur le sacrement de l'Extrème-Onction un ouvrage très-complet, intitulé De Supre^na Unctione liber historico-dogmaticus ; Lucques, 1747, in-S». Voy. le .lourn. des Savants, 1748, p. 58.
I. GAÊTE, GAIETE ou CAJÈTE, ville épisc. d'Italie située dans la terre de Labour; elle relève immédiatement du Saint-Siège. Il est probable que la religion y a été établie de bonne heure, car la proximité de Formia et de Minturnia, dont les habitants se signalèi^ent pour la défense de la foi, ne permet guère d'en douter.
Ces deux villes ayant été détruites, leurs sièges furent réunis à celui de Gaëte. Le premier évêque de cette ville, Camplus ou Campolus, siégeait l'an 790, sous le pape Adrien. Voy. Ughelii, //«/. Sacr., tom. I, col. 526, et tom. X, col. 221. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIU. p. 92 et suiv.
IL GAÈTE (Etienne de), dominicain, né à Gaète au xv« siècle, professa le droit dans plusieurs maisons de son Ordre, et fut pendant trente-deux ans vicaire de l'archevêque de Naples. Il avait acquis la réputation de l'un des premiers canonistes de son temps, Il a laissé : 1" Sacramentale Ncapolitanum perutile; Naples, 1475; — 2" Rejietitio quoniam in qua tractatur maferiajuris patronatus ; ibid., in-fol. Voy. Tuppi et Nicodemo, Biblioth. Napolit. Échar à. Se riptores Ord. Prœdicat. F ahricms, Biblioth. latin, me^ diœ et infimœ œtatis. La Nouv. Biogr. génér.
GAFFAREL (Jacques), docteur en théologie et en droit canon, né à Mannes, en Provence, l'an 1601, mort en Espagne en 1681, possédait les langues hébraïque, chaldaïque, syriaque, grecque, latine, espagnole et italienne. On a de lui : l" Curiosités inouies, traduites en latin sous le titre de Curiositates inauditai de figuris Versarum talismanicis , avec des notes de Grégoire Michaëlis; Hambourg, 1676, 2 vol. in-12; ouvrage censuré par la Sorbonne; — 2» Quœstio pacificu, num religionis dissidia, per plnlosophorum principia, per antiquos christianorum orientaliuni libros rituales, et per propria hœreticorum dogmata conciliari possint ; Paris, 16'i5, in-4''; — 2i° A. B, Elcha ben David de fine mundi ex hebrœo latine, interprète et notatore Jacobo Gaffarello; ibid., 1629, in-S"; — 4" Catena hebraica in omnes Veteris Testamenti libros; — 5° Abdita divinœ cabalœ mysteria defensa; ibid., 1625, in-4''; — 6» De Musica Hebrœorum stupenda; — 7" De Stellis cadentibus opinio nova ; — 8" Traité des bons et des mauvais génies; — 9" PaM' plirase sur le Psaume Super flumina ; Paris, 1624, in-12; — 10° Index codicum culialistorum MSS. qiàbus usus est ./, Picus Mirandulanus; ibid., 1651, in-8o. Vi>y. Feller, Biogr. univers.
GAFIORRI (Joseph), barnabite, né à Crémone en 1705, a publié, en italien, des Sci'mons sur l'histoire de la Passion do N,-S.; Bologne, 1767- 1769, 3 vol.
GAGAYAN. Voy. Ségovie, n» IL
GAGE (Pignus), le gage est une chose mobiliaire que le débiteur donne au créancier pour la sîireté de ce qui lui est dû; c'est ce qui s'appelle aussi nantissement. Or il faut remarquer, par rapport au gage : 1" qu'il est permis, parce qu'il n'est contraire ni au droit naturel , ni au droit canonique, ni au droit civil, qui ne défendent pas de prendre des assurances pour se faire payer de la chose qu'on prèle ; 2° que c'est une cruauté contraire à la religion et à la raison que de prendre en gage de quelqu'un ce qui lui est nécessaire pour se couvrir ou poui' gagner sa vie, comme à un pauvre son habit, à un laboureur sa charrue , etc. ; 3" que le créancier ne doit pas se servir des meubles engagés sans le consentement exprès ou justement présumé du débiteur; et s'il s'en sei-t sans ce consentement, il doit au débiteur le prix de l'usage qu'il en a fait et du dommage qu'il lui a causé, s'il lui eja a causé quelqu'un; 4" que le créancier et le débiteur ne peuvent convenir que, si dans un certain temps le débiteur ne rend pas ce qu'il a emprunté, l'objet engagé demeurera au créancier, ces sortes de conventions étant coati'aires à l'équité naturelle et condamnées par le dioit canon (Imioc. III, in cap. Sigm/kunte vu, de