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GADE

des Maronites, et obtint une place de professeuide théologie. Il vint à Paris en 1614, et fut nommé professeur d'arabe au collège de France. On a de lui : !« Liber Psalmorum Davidis , ex arahico idiomate in latinum translnius; Rome, 1614, in-4°, et 1619; — 2" Dotlrina christiana od uso de' fideli orientait, trad.de l'italien en latin et en arabe; ibid.,1668, in-S"; — 3° Liber Psalmorum Davidis, ex idiomate syro in latinum translatas; Paris, 1625, in-4"; — 4» Testamentum et pactiones inter Mohammedem et christiunœ fidei cultores , texte arabe et traduction latine; ibid., 1630, in-4<*; — 5" plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouv. Biogr. géne'r. Voy. Feller, Bior/r. univers.

GABRIELI (Jean -Marie de Saint -Floride), feuillant, né à Citta di Castello, mort à Caprarole ranl711, était très-versé dans la théologie, le droit canon , les conciles et l'histoire ecclésiastique. Il devint supérieur général de sa congrégation, président de la Congrégation de la Propagande, et promu au cardinalat l'an 1699 par le pape Innocent XII. On lui doit : l" Traité du Pontife romain et de l'Église, suivant les sentimentsde saint Bernard;ï{.ome,iGSô; — 2°Promptuaire d'assertions choisies, historiques, critiques, dogmatiques , tirées de l'Ecriture, de l'histoire ecclésiastique, des Papes et des conciles, et distribuées dans l'ordre chronologique des dix-huit premiers siècles de l'Église; Rome, 1687; — 3" Théologie historico-dogmatico-scolastique , contre les païens , les juifs , les hérétiques et les schismatiques.

GABRIELIS. Voy. Gabriel, n" HT.

GABRIÉLITES, secte particulière d'anabaptistes qui s'éleva dans la Méranie l'an 1530, et dont l'auteur fut Gabriel Scherling. Voy. VHist. des Anabaptistes.

GABRINO (Augustin), fanatique, né à Brescia, vivait au xvii'^ siècle. Il se faisait appeler le Prince du nombre septénaire et le Monarque de la Sainte-Trinité ; il fut le chef d'une secte dont les membres furent appelés les Chevaliers de l'Apocali/pse. Voy: Apocalypse , n» II.

GABUTIUS (Antoine), barnabite, né à Novare en 1551 , mort à Rome l'an 1627, rédigea, par ordre de Paul V, le Rituel romain, et fut un des meilleurs latinistes de son temps. Ses ouvrages principaux sont : 1* De Vita et rébus gestù PU V: Rome, 1605, in-fol.; — 2" PU V apostolicarum Épistolaimm libri V; Anvers, 1640;

— 3» Historia congt^egationis Clericorum Regularium S. Pauli; Rome, 1852. Voy. Ungarelli, Bibliotli. Barnahit.

GACHES (Raymond), pasteur et prédicateur, né à Castres vers l'an 1615, mort à Paris en 1668, acquit la réputation d'un orateur distingué et fut chargé de desservir l'église protestante de Charenton. Il a laissé : 1» Le Consolateur promis aux apôtres, sermon sur Jean, xvi , 7 ; Charenton, 1654 et 1655; — 1" Le Triomphe de l'Evangile, sermon sur II Corinth., il; ibid., 1654 et 1655, in-8°; — 3" Jésu.'i dans l'agonie, ou Sermon sur les paroles du chap. xxvi de l'Évangile selon saint Matthieu, versets 31 e^ 38; Castres, 1654, in-S"; — 4° L'Athéisme confondu, sermon sur les paroles du Psaume lui ; ibid., 1655, in-8»;

— 5» LeFondenmtt de l'espérance du chrétien; ibid. , 1655, in-S»; — 6° plusieurs autres ouvrages qui sont indiqués dans la Nouv. Biogr. génér.

I. GAD, fils de Jacob et de Zelpha, servante de Lia. Après la mort de Moïse, il reçut son partage au delà du Jourdain; et, après avoir aidé les Israélites à conquérir la terre des Chananéens, il s'en retourna bien armé et chargé de dépouilles. La tribu de Gad sortit de l'Egypte

au nombre de quarante-cinq mille six cent cinquante hommes. Les tribus de Gad, de Ruben et la moitié de Manassé , demandèrent, après la défaite des rois Og et Séhon , à partager dans les pays nouvellement conquis, ce qui leur fut accordé. Gad eut donc sa part entre Ruben au midi, et Manassé au nord, ayant les montagnes de Galaad à l'orient et le Jourdain à l'occident. Voy. Genèse, xxx , 11 ; XLVi, 16; xlix, 19. Nombres, xxxii, 1 et suiv.

II. GAD, prophète et ami de David. Ce fut lui que le Seigneur envoya à ce prince pour lui annoncer qu'il avait encouru la colère divine en faisant le dénombrement de son peuple, et il lui donna à choisir entre la famine, la guerre et la peste; David opta pour ce dernier tléau. Gad avait écrit la Fie de David; elle est citée dans I Paralipomènes, xxix, 29. Voy. II Rois,xxiv,

III. GAD, divinité païenne mentionnée par Isaïe et dans d'autres endroits de l'Ecriture. Voy. Isaïe, Lxv, 11. D. Calmet, Diction, de la Bible, au mot Gad.

GADiB. Voy. Gad ara.

GADARÉNIENS , de Gadara, habitants de Gadara. Cest ainsi que lisent dans le texte grec saint Marc (v, 1), saint Luc (viii, 26), et même plusieurs exemplaires de saint Matthieu (viii, 28), au lieu que la Vulgate porte partout Géraséniens, de Gérase, habitants de Gérase, ville que quelques-uns, suivant Eusèbe et saint Jérôme, croyaient être la même que Gadara, bien qu'Origène et Pline les distinguent clairement. Voy. Euseb., /;* Onomastic. Hieronym.,/?î Locis Hebr. Origen., Comment, in Joan. Plin,, 1. V, c. xv. Reland, Palœst. illustr., p. 778. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Comment, sur saint Matthieu. viii,28.

GADARA, deux villes épisc. situées, l'une dans la première Palestine, sous Césarée, l'autre appelée aussi Gadœ. dans la seconde, sous Scythopolis. On connaît six évèques de Gadara, dont le premier, Gajan ou Gaïan, assista au premier concile de Nicée ; mais on ignore de quelle ville ils étaient évèques. Gadara est actuellement un évéché in purtihus. Voy. cependant ce que dit sur ces deux villes Reland , Palœst. illustr.,^^.^1%, 679. Voy. aussi D. Calmet, Diction, de la Bible, et Comment, sur saint Matth., viii, 28. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 656. De Commanville, P" Table alphabet., p. 108. Richard et Giraud Gaet. Moroni,vol.XXVIII,p.90.'

GADDA , ville de la tribu de Juda que la Vulgate a rendu par Asergadda , parce que dans l'hébreu Gadda est immédiatement précédé de Aser, ou, selon la prononciation généralement adoptée, Hatser, qai signifie, entre autres choses, village. Mais, comme dans le texte primitif ces mots sont séparés, plusieurs en font deux villes différentes. Pour nous, nous sommes d'un sentiment contraire. Voy. Josué, xv, 27. Reland, Palœst. illust., p. 707.

GADDEL, fils de Gaher. Voy. I Esdras, ii, 47.

GADDI, fils de Lusi, de la tribu de Manassé, fut un des douze Israélites qui allèrent reconnaître la terre de Chanaan sous Moïse. Voy. Nombres, xiii, 12.

GADDIS , surnom donné à Jean fils de Matathias et trèrede Judas Machabée. Fo?/. IMach., Il , 2.

GADER , ville rovale des Chananéens. Le roi de Gader fut pris et" mis à mort par Josué. (Josué, XII, 3.) Plusieurs interprètes et géograplies prétendent qu'elle est la même que Gadara. qui est située dans la première Palestine, près le voisinage de Diospolis et de Nicopolis, et qui est

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