GALA
Gaïanites avaient adopté les erreurs de Julien d'Halicarnasse , chef des incorruptibles et des fantastiques; ils prétendaient qu'après l'union des deux natures en Jésus- Christ, son corps avait été incorruptible, et qu'il n'avait pas souffert les infirmités de la nature humaine. Voy. Léontius le Scholaslique,rfe SecHs ad.X. Baronius, ann. 515.
GAICHIÉS (Jean), oratorien , mort à Paris l'an 1731, exerça pendant plus de trente ans les fonctions de théologal à Soissons, et fut membre de l'académie de cette ville. Il a laissé : i^Maximes sur le ministère de la chaire; 1711 ; ouvrage très-estimé de Duguet, de Balthasar Gibert,etc.; — 2» des Discours, dont plusieurs ont été insérés dans les Recueils de l'Académie française. Voij. Gibert, Jugements des savants sur les auteurs qui ont traité de la rhétorique, tom. III. Le Diction, portât, des Pn-dicut.
GAIETE, GAJÈTE. Koy. Gaète.
GAIGNEY, GAIGNI. Voy. Gagnée.
GAILER ou GAYLER, GEILER, GEYLER (Jean), prédicateur très-zélé et très -éloquent, né à Schaffhouse en 1445, fut élevé à Kaisersberg, en Alsace, mort à Strasbourg l'an 1510. C'était un ecclésiastique digne, de mœurs sévères, fortement attaché à la foi catholique, bien que les protestants se soient habitués à le regarder comme un de leurs précurseurs, parce qu'il s'éleva avec véhémence contre les abus qui régnaient parmi les chrétiens relâchés et certains religieux qui menaient une vie peu digne de leur saint état. 11 a beaucoup écrit en latin et en allemand; mais comme il ne publia pas lui-même ses ouvrages, ils furent interpolés de toute manière; il n'y a que son Pèlerin, son Oraison Dominicale et sa Passion, qui ne l'ont pas été. On trouve la liste de ses principaux écrits dans la Nouv. Biogr. géne'r,
GAILLAC (Gaillacum), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le diocèse d'Alby , sur le Tarn , où s'est formée l'une des villes les plus considérables de ce département. Cette abbaye fut fondée l'an 960, par Raymond Pons, comte de Toulouse, et Froterius, évêque d'Alby. L'an 1534, les religieux voulurent devenir chanoines séculiers, et obtinrent à ce sujet une bulle du pape Paul III. 11 y avait une autre abbaye de Gaillac située au territoire de Cahors, et qui fut fondée par Pépin en l'honneur de saint Quintin. Voy. la Gall. Chiist., 1. 1, col. 52, nouv. édit. Le Diction, univ. de la France. Richard et Giraud. h'Encyclop. cathol.
GAILLANDE (Jean -Noël), docteur de Sorbonne et supérieur de Sainte-Barbe , né à Paris l'an 1685, mort l'an 1745, était plein de zèle pour le maintien de la foi et de la discipline ecclésiastique. Il a laissé : Éclaircissements sur quelques ouvrages de théologie. Voy. Richard et Giraud.
I. GAILLARD (Honoré), jésuite, né à Aix, en Provence, l'an 1641 , mort à Paris l'an 1727, acquit une grande réputation comme prédicateur. Il ne nous reste de lui que quatre Oraisons funèbres : 1" celle de Louis de la Tour d'Auvergne, prince de Turenne; 1683; — 2» celle de Mgr de Harlay, archevêque de Paris ; 1695 ; — 3" celles de Louis, dauphin, et de Marie-Adélàide de Savoie; 1712; — 4" celle du prince de Condé; 1709. Voy. le Diction, portât, des Prédicat.; Lyon, 1757. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
II. GAILLARD (Jacques), théologien protestant, né à Montauban vers l'an 1620, mort à Leyde vers 1690, professa la philosophie dans sa ville natale ; et ayant quitté la France à la suite de deux mauvaises atïaires, il se retira en Hollande,
oîi il devint, l'an 4662 , pasteur de l'église wallonne de Bois-le-Duc. Plus tard il professa la théologie à l'université de Leyde. On a de lui : l» Getiealogia Christi, cum enodatione difficultatum quœ occurrunt in Evangeiio Mutthœi et Lucœ; Leyde, 1683, in-8°; — 2» Spécimen quœstionum. in Novum Testamentum de Filio hominis ; ibid. , 1684, in-4°; — 3" Melchisedechus Christus , unus Bexjustitiœ et Rex pacis, seu exercitationes XII de Melchisedecho ; ibid., 1686, in-8o. Voy. la Nouv. Biof/r. génér.
lil. GAILLARD DE SAINT-GERMAIN (Marie- Louis-Stanislas de), né à Saint-Germain-la-Poterie en 1816, mort en 1852, a laissé, outre plusieurs autres ouvrages : 1» Notice historique et descriptive sur l'église Saint-Étienne de Beauvais ; 1843; — 2° Lettres sur l'archéologie musicale et le chant catholique; 1846; ouvrage dans lequel il défend le plain-chant contre les fantaisies modernes. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
GAITTE (Jacques), docteur en théologie et chanoine de Luçon, vivait au xviii^ siècle. On lui doit : 1" De Usura et fœnore; Paris, 1678, in-4'>; — 2" De usururia trium contractuum Pravitate; 1688. Voy. Moréri, Diction, histor.
I. GÀIUS, compagnon de voyage de saint Paul. Voy. Actes , xix, 29. Romains, xvi, 23.
II. GÀIUS, à qui saint Jean adresse sa première Épitre, est, selon quelques-uns, le même que le précédent.
I. GAL ou GALL (saint), en latin Gallus, évêque de Clermont-Ferrand, né dans cette ville vers l'an 489, mort vers 553, était l'oncle paternel de saint Grégoire de Tours. De bonne heure il se retira dans le monastère de Cornon ou Cronon , et fut ordonné diacre par saint Quintien, évêque d'Auvergne, à qui il succéda l'an 527. Il se ht remarquer par sa patience et par le zèle qu'il déploya en toute occasion pour le salut du peuple. Il assista aux deux premiers conciles de Clermont-Ferrand, tenus l'an 535 et l'an 549, ainsi qu'aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième conciles d'Orléans. Le Martyrologe romain a placé sa fête au l*' juillet. Voi/. Grég. de Tours, Vie de saint Gai, c. vi. Mansi, Concilia, tom. IV, p. 1779,4803; tom. V, p. 388. Le Cointe, Annal, eccles. Franc. Mabillon, Acta Sanctor. Ordinis Sancti Benedicti. Bulteau, Abrégé de l'Hist. de l'Ordre des Bénédictins. Richard et Giraud.
II. GAL ou GALL (saint), en latin Gallinnus, Gallo, Gallunus, abbé, né en Irlande, mort le 16 octobre, vers 646, fit ses études dans le monastère de Bencor, sous la discipline de saint Colomban, qu'il accompagna en France, en Angleterre , en Italie et en Suisse. Dans ce pays , il brilla les temples et brisa les statues des faux dieux, ce qui lui attira de grandes persécutions de la part des idolâtres. Hiltibod, curé d'Arbon, lui indiqua un désert où il bâtit une église, qu'il entoura de douze cellules. Telle est l'origine de l'abbaye de Saint-Gai, qui subsiste encore aujourd'hui, et suit la règle de Saint-Benoit. Saint Gai gouverna ce monastère jusqu'à sa mort. L'Église honore sa mémoire le 16 octobre. Voy. Surius. Le P. Mabillon, w siècle bénédict. Le Diction, de la théol. cathol.
III. GAL ou GALL (SAINT-), abbaye fondée en 614 par saint Gai, qui lui donna son nom. Elle a subsisté jusqu'en 1805, qu'elle fut abolie, emportée par le torrent révolutionnaire. On peut voir son histoire dans le Diction, de la théol. cathol. Compar. l'article précédent.
I. GALAAD était fils de Machir et petit-fils de Manassé. Voy. Nombres, xxvi, 29, etc.