‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 899 sur 1220 · GALE · texte numérisé non relu

GALE

toute la Palestine à l'est du Jourdain, et la

Ê laine de l'Arnon jusqu'aux monts Galaad et asan. Voy. Deutéron., xxxiv, 1. FV Rois, x, 38. etc.

III. GALÂAD. Ce mot désigne encore la montagne située au nord et au midi du fleuve Teboc. Eusèbe dit que le mont de Galaad s'étend depuis le Liban , au nord , jusqu'au pays que possédait Séhon, roi des Àmorrhéens ,' et qui fut cédé à la tribu de Ruben.

GALACTOIRE (saint), martyr, qui vivait au vr siècle, est regardé comme le successeur de saint Julien, premier évèque de Réarn, ville de la troisième Aquitaine. Il assista l'an 506 au célèbre concile d".\gde. Lorsque Clovis se rendit maître de toute l'Aquitaine, il s'unit à ce prince pour chasser les Ariens de son diocèse; il leva des troupes à cet elTet, mais il ne put rejoindre l'armée de Clovis; et, étant tombé au pouvoir des Ariens, il eut à subir de leur part mille tourments. Galactoire resta inébranlable dans la foi, et ses ennemis le massacrèrent. On célèbre sa fête le 27 juillet. Voy. De Marca, Hist. de Bénm, 1. l. c. xv, n" 8.

GAUANCES (Clément), théatin, a publié,:

1° Conciliation de l'Eglise ai^ménienne avec l'Eglise romaine , sur les témoignages da Pères et docteurs arméniens: Rome, 1650, 1658 et 1661, 2 vol. in-fol.; à l'imprimerie de la Propagande; — 2» Histoire d'Arménie ecclésiastique et politique: Cologne. 1686.

GALANTES (Livius), de l'Ordre des Frères- Mineurs, né à Imola, a donné : La Théologie chrétienne comparée avec la philosophie de Platon et la sagesse des anciens Égyptiens et Grecs ;'Bologne, 1627. Voy. le P. Jean de Saint-.\ntoine, Bihlinth.miiv. Francise, tom. II. p. 283.

GALATES (ÉPiTRE DE SAINT PAUL AUX).

Il y a un grand partage d'opinions sur le temps et sur le lieu où fut composée l'Épitre aux Galate<. Pour nous, nous regardons comme plus probable l'opinion de ceux qui placent la composition de cette Épitre de raik56 à l'an 57 de J.-C. Quant, au lieu où elle fut écrite, c'est probablement Éphèse, comme le soutiennent les meilleurs critiques, fondés sur ce que les anciens manuscrits latins portaient le nom de cette ville, et sur ce que les circonstances historiques du voyage de r.\pôtre,bien examinées, favorisent ce sentiment. Saint Paul s'attache plus particulièrement, dans cette Épitre, à prouver trois choses, savoir : la vérité de son apostolat, la conformité de sa prédication avec celle des autres apôtres, et enlin l'iniitilité des cérémonies légales pour la justification. Cette Épitre est d'ailleurs pleine des sentiments les plus tendres et les plus affectueux. Voy. J.-G. G\a\re. hifroduction, etc., tom. V, p. 66 et suiv.

GALATIE. nommée dans la suite Chiangare, province de l'.Asie Mineure, appelée aussi Gallo- Giyce, du nom des Celtes ou Gaulois qui s'y établirent. L'empereur Constantin la divisa en deux provinces : la première, sous la métropole d'Ancyre, comprend neuf sièges épiscopaux, et la seconde, sous Pessinonte, en renferme huit. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p. 110, 111. Le Diction, encyclop. de la t/iéol. cathol.

GALATIN (Pierre), juif italien qui se convertit et se fit franciscain; il vivait encore en 1532. Il possédait parfaitement le latin, le ?rec, l'hébreu et le chaldéen. Il fut provincial de la province de Saint-Nicolas, dans la Pouille, et il

firofessa la philosophie, puis la tliéologio. Il a aissé : De Ârcanis catholicœ veritatis/libri XII, quibus pleraque religionis christianœ capita con-

tra Judeeas, tam ex scripturis Veteris Testament i authenticis,quam ex talmudicorum commefifariis, confinnare et illustrare conatus est: 1518; Râle, 15ÎM ; Francfort, 1603, 1612 et 1672. Voy. Sixte de Sienne, Biblioth. Possevin, Âppar. sacr. Le Mire. Le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. unir. Fraf:-:isc.. tom. II, p. 447. Le Journal des Savants, 1697, p. 286, 1« édit., et p. 251, 2« édit.

GALBANA. Voy. Eudocias , n» III.

GAL6ANUM, suc tiré par incision d'une plante qui ressemble à la férule, et qui croit dans la Syrie, sur le mont Amanus; il entrait dans la composition du parfum qui devait être brillé sur l'autel d'or dans le saint.

GALDIN ou GATJDIN (saint), cardinal, archevêque de Milan, mort le 18 avril 1176, arriva par degrés aux charges ecclésiastiques. Il était archidiacre et chancelier de l'église de Milan lorsque cette ville fut assiégée par Frédéric Rarberousse. Il en sortit avec son archevêque pour se rendre auprès du pape .Mexandre III , qu'ils suivirent en France , où ils assistèrent au concile de Tours tenu l'an 1163. L'an 1165, il fut promu au cardinalat et appelé à monter sur le siège de Milan. Il commença par travailler à détruire le schisme qui désolait la Lombardie ; il fit ériger un nouvel évèché à .Alexandrie de la Paille, puis il rétablit les rites et les anciens usages de l'Église ambrosienne, fit plusieurs règlements pour la discipline, assista les pauvres, et combattit avec succès les hérétiques appelés Cathares. L'Église honore sa mémoire le 18 avril. Voy. Rollandus. Richard et Giraud.

I. GALE (John), anglican , né à Londres l'an 1680, mort en 1721, se livra spécialement à l'étude des langues orientales. L'université de Levde lui offrit le titre de docteur en théologie et lui proposa de souscrire aux articles du synode de Dordrecht; mais Gale refusa formellement. Il a laissé : 1» Reflections on M. W'alfs history of Infant baptism;\l\\; — 1° Sermons; 1726,4 vol. in-8''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

II. GALE (Samuel), antiquaire, né à Londres l'an 1682, mort l'an 1754, fut le premier trésorier de la Société des .Antiquaires. Il a laissé ; A History of Winchester cathedral: Londres, 1715. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

III. GALE (Théophile), anglican, né l'an 1628, mort en 1678, fut ministre à AVinchester, et se fit remarquer comme prédicateur; mais au retour de Charles H, ayant refusé de se soumettre à l'acte d'uniformité promulgué l'an 1661 , il perdit son emploi. Il s'occupa alors d'éducation. Ses principaux ouvrages sont : io Idea theologiœ, tam confemplativœ quatn activœ, etc.; 1673, in-12;

— 2» Theophilus , or a discourse of the saint' s amity with God in Christ: 1671, in-8»; — 3» The true idea of Jansenism; 1669, in-4o; — 4° The court of the Gentiles, etc.; Oxford, 1669 et 1671; Londres, 1676; — 5° Lexicon Grœci Testamenti etymologicon, st/nonymum, sive glossarium homonymitm: iGlS. V'oy. AVood, Athen. Oxonienses. Richai-d et Giraud. La Xouv. Biogr. génér.

GALEN ou GALIEN (Matthieu), prévôt de Saint-Amé de Douai et chancelier de l'université de cette ville , né à W'estcapel , mort vers l'an 1573, fut reçu docteur à Douai l'an 156t, se livra à la prédication et professa la théologie avec distinction. Il a laissé : 1° Commentarium de christiano et cathoUco sacerdote ; — 2<* i>e Missce sacrificio; — 3° De Originibus monasticis ; — 4» De Sœculi nostri choreis; — Sodés Catéché-es;

— &> Prières et méditations liturgiques; — 1° Homélies ou Prônes;— 8» Les Vies de saint » ilbrod et de saint Denis. Voy. "Valère-André, Biblioth.

GALG

GALI

Beh., p. 655. Le Mire, Do Script, sœc. xvil.

GALÊNITES ou GALÉNISTES, hérétiques ainsi nommés parce que leur chei' était Galéîias, médecin d'Amsterdam. Ils soutenaient la plupart des erreurs des Sociniens ou plutôt des Ariens, au sujet de la divinité de Jésus-Christ. Voy. Jovet, tohi. I, p. ilS.

GALENSIS Voy. Gales, n» I.

GALERES , peine inlamante qui emporte avec elle la mort civile et la privation du bénéfice. En Espagne, on n'a permis ni aux juges d'Église, ni aux juges sécuhers, de condamner les ecclésiastiques à cette peine. En Italie, les juges d'Eglise condamnent assez souvent les clercs aux galères; mais en France il n'y avait autrefois, comme il n'y a aujourd'hui, que le juge laïque qui pût condamner les ecclésiastiques rmx galères; et même un arrêt du règlement de 1544 défendait aux officiers royaux d'assister à de pareils jugements. La condamnation aux galères â perpétuité emportait avec elle la mort civile et la privation du bénéfice; mais si elle n'était que pour un temps, elle ne causait ni la mort civile, ni la privation du bénéfice de plein droit; toutefois le bénéficier devenait incapable, par la note d'infamie qu'il avait encourue, d'en obtenir de nouveau. C'est pour le même motif qu'un condamné aux galères, même pour un temps plus ou moins long, est irrégulier, la note d'infamie étant un empêchement à l'ordination. Quant aux bénélices à charge d'âmes ou sujets à résidence qu'il pouvait avoir, on ne peut lé forcer au for extérieur à s'en démettre, quoiqu'il y soit obligé dans le for intérieur, parce qu'il ne peut les exercer sans scandale après une pareille condamnation. Voy. saint Thomas, in-4", dist. 25, q. 2, art. 2, quœst. 3 , in corp. Le Concil. Toletan. quart. Bi'odeau sur Louet, Lettre S, Somme 13, n. 15. Le Prêtre, cent. Il, c. XXV. De Perrière, Diction, de droit et de\prat., au mot Galères. Les Mémoires du clergé, t. VII^ p. 1241 et suiv. Piales, Traité du dévolut, t. III, c. XVIII, p. 387. Richard et Giraud. Le Dicticn. ecclés. et canon, portatif.

6ALESI (Dominique), évêque de Ruvo, en Italie, au xvii^ siècle, a laissé : Ecclesiastica in matrimonium potestas adversus Jo. Launoi doctrinam ; adsunt etiam contra eumdem Launoium vindiciœ pro annatarum jiistitia et Sumrna D. Tliomœ; Rome, 1678, in-4''. Voy. le Journ. des Savants,iiyid, p, 274, 1« édition, et p. 152, 2" édition.

GALESINI (Pierre), en latin Petrus Galesihius, protonotaire apostolique, né à Milan, mort vers 1590. On a de lui : 1" une nouvelle édition du Martyrologe romain ; — 2" Notes sur le texte grec des Septante; Rome, 1567; — 3" Commentaire sur le Pentateuque ; ibid., 1687; — 4" Vies des Saints mentionnés par l'église de Milan; Milan, 1582; — 5" De Bibliis grœcis Interpretum 72, Sixto V. S. P. M. editis commentarius brevis ac dilucidus,— 6° Théâtre pontifical ; c'est l'histoire des Papes ; — 7» plusieurs autres écrits indiqués dans Feller, Biogr. univers.

GALET. Voy. Gallet.

GALFREDUCGI (Bandinus), jésuite, né à Pistoie, mort l'an 1627, était théologien et poète ; il fut pendant quatre ans secrétaire de son Ordre. On lui doit, entre autres ouvrages : \° Orutio de Pas.sione Domini, ad Paulum; Rome, 1606; — 2" Hieromeniœ , seu sacrorum mensium PP. duœ, quibus varia carminum génère sancfos celebravit, etc.; ibid., 1622. Voy. La Nouv. Biogr. génér.

GALGÂL, ville royale des Ghananéens, près de Dor. Voy. Josué, xii, 23.

GALGALA, lieu situé vis-à-vis de Sichem, près des monts Hébâl et Gaf izilîi. Voy. Deutéron. , XI, 30.

II. GALGALA, lieu où les Israélites s'arrêtèrent après avoir passé le Jourdain (Josué,

IV, 19), et où ils se circoncirent. C'est à l'occasion de cette circoncision que ce lieu fut appelé Galqaln, comme on le voit par le texte de Josué,

GALICZON ou GALÎZON (Gatien de), docteur de Sorbonne et évêque d'Agathopolis, né à Angers l'an 1658, mort à Ispahan l'an I7l2, fut d'abord chanoine, puis officiai et grand vicaire de Tours. L'an 1707 on le nomma évêque d'Agathopolis et coadjuteurde l'évêque de Babylone. Il a laissé : 1° Epistolœ Innocenta III, nliaque monumenta quibus- capitulum ex parte XIII extr. de cléricis non residentihus exponitur; prodeurd ex mss. insignis ecclesiœ S. Martini Turonensis ; Condom, 1694, in-S"; — 2° Quœdam epistolœ Sumrnorum Pontificum Leonis Vil , Alexandri III et Innocenta lit aliaque monumenta; prodeunt ex mss. insignis ecclesiœ S. Martini Turonensis ; Tours, 1694, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1695, p. 263, Ire édit., et p. 220, 2": édit. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

I. GÂLIEN (Joseph), dominicain, né à Saint- Paulien, près le Puy-en-Yelay, l'an 1699, mort ;> Avignon en 1782, professa la théologie à l'université d'Avignon. Son principal ouvrage est intitulé : Lettres théologiques touchant l'état dépure nature ; \l'k'ô,'m-V^.

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