XXXVIII
I. GÉDËON, juge d'Israël, était fils de Joas, de la tribu de Manassé, qui demeurait à Éphra. Dieu le choisit pour délivrer les Israélites de l'oppression des Madianites, où ils étaient tombés après la mort de Barac et de Débora. Gédéon pria le Seigneur d'opérer plusieurs prodiges pour prouver qu'il l'avait réellement choisi pour délivrer son peuple; et Dieu ayant exaucé sa prière, Gédéon, à la tète de trois cents hommes , porta la terreur dans le camp des Madianites, dont les deux rois, Zébée et Salmana, furent faits prisonniers. A son retour il punit les villes de Socoth et de Phanuel, qui lui avaient refusé des vivres, et il gouverna Israël jusqu'à sa mort. Les I atins honorent la mémoire de Gédéon le !«"' septembre. Voy. Juges, VI-VIII.
II. GÉDÉON, fils de Raphaïm, père de Jamnor, de la tribu de Siméon, un des aïeux de Judith. Vny. Judith, VIII, 1.
GEDÈRA, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 36. Plusieurs géographes pensent qu'elle est la même que Gader.
GEDÈROTHAÏM, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, XV, 36.
I. GËDOR, fils de Phanuel, était un des de»' cendants de Juda. Voy. I Paralip., iv, 4.
II.GÉDOR, fils de Jared, était aussi un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., iv, 18.
III. GÉDOR, ville do la tribu de Juda. Voy. Josué, XX, 58. Les uns la confondent avec Garfo>-, les autres avec Gader.
GÉDRUS était, selon Eusèbe et saint Jérôme, un bourg très-considérable à dix milles de Diospolis, sur le chemin d'Éleuthéropolis. On croit assez généralement que c'est le même lieu que Gedèra ou Gédor. Voy. Euseb., Onomasticon, au mot Gédour. Hieronym., De Situ et Nominib. Locor. Hebraic.Relanà, Palœst. illujtrata, p 492, 698, ^803.
GÊENNOM, mot hébreu composé de Gé ou Gué, vallée, et de Ennom, nom propre. II signi»fie donc Vallée d'Ennom ; c'était, en effet, le nom d'une vallée près de Jérusalem, qui lui servait de voirie. Comme on y entretenait un feu en l'honneur de Moloch , fausse divinité, c'est pour cela qu'on a donné le nom de géhenne à l'enfer. Voy. Josué, XV, 8; xviii, 16, et Compar. Ennom,
GEGENBACH (Gegeuhachium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située en Souabe , dans une petite ville du même nom. Elle fut fondée l'an 742 par Sirmin, évéque de Strasbourg. Voy. La Martinière, Diction, géograph. La Géograpn. histor., tom. IV, p. 391. Richard et Gir^jud.
GEGITA ou GEGIA, ville épisc. de la Mauri-
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tanie de Sitifi, dans l'Afi'ique occidentale, sous la métropole de Sititi. On nen connaît qu'un évéque, Quadratus, qui assista à la conférence de Carthage. Voy. la Notice, n° 43. Confér. de Ctirt/i., c. cxxviii, net. 149.
GEHENNE (Gehenna) ou GÉHENNE DU FEU (Gf/iriina iynis), terme qui, dans l'Évangile, signifie lenfer ou le feu de l'enfer. Dans le style de rÉcriture , ^/a" de géhenne signifie digne de l'enfev. Voy. Matth., V, 22; xviii, 9; xxiii, 15, etc. Le mot de géhenne vient de géhennom, nom dune vallée de la Palestine. Compar. Géennom.
I. GEHON, le second des quatre fleuves qui avaient leur source dans le Paradis terrestre. Le texte hébreu dit seulement qu'il entoure tout le pays de Cousch, mot que la Vulgate a traduit par VEthiopic. Les un$ veulent que ce fleuve soit VAraxe, les autres le Cynis, d'autres enfin le Nil, ce qui parait plus probable. Voy. Genèse, lii 13, et les interprètes siu- ce passage.
IL GÉHON , siège épisc. jacobite situé au diocèse d'.\ntioche; on n'en connaît que deux évèques, dont le premier, Basile , fut élu l'an 112G sous le patriarchat de Jean XIIL Voy. Assemani. In Dissert, monoph. Richard et Giraud. Gaet. Moroui, vol. XXYIII, p. 198, 199.
GEHREN (Charles-Chrétien), protestant, né à Marbourg l'an 1763, mort en 1832, fut prédicateur à Rothenbourg et pasteur à Felsberg. Il a laissé en allemand plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 1" Sermons sur la connaissance de fliomme; Lubeck, 1797-18Û2; — S" Sermons sur .la destination de la jeunesse: Copenhague, 1800; — 3° Le Devoir d'une pratique intelligente de lu religion; ibid.,1806. Voy. la Nouv, Biogr. géiiér.
GEIER. Voy. Gejer.
GEILER. Voy. Gailer.
GEISLENGEN, petite ville d'Allemagne située dans le rovaume de ^Vùrtember^^ Aribon , archevêque de Mayence, y assembla un concile l'an 1028. Voy. \i P. Mansi, Supplém. à la eollect. des Conciles, tom. I , col. 1251 et 1252. Richard
GEISON. Voy. GisoN.
GEJER ou GEIER (Martin), luthérien, vivait au XYU"^ siècle. 11 fut docteur en théologie, professeur de langue hébraïque, ministre de Saint- Thomas, prédicateur, confesseur et membre des conseils ecclésiastiques de l'électeur de Saxe. Il a laissé : 1° Commentaires sur l' Ecclésiast^ , les Proverbes de Salomon, et sur les Psaumes: < — 2° Traité sur le deuil des Hébreu^c; 1656; ces ouvrages réunis ont paru à Amsterdam. 1695 et 1696. Il a publié, en outre, une longue dissertation intitulée : ilessiœ mors, sepultura ac resurreciio, ex Jesaiœ lui, 8-10; Leipzig, 1679; elle se trouve aussi dans le Fasciculus opusculorum quœ ad historiam ac philologiam sacram spectant ; Rotterdam, 1693, in-8«, lom. I. Voy. Moreri, édit. de 1759.
GELABERT. Voy. Salamo.
I. GËLASE I-' (saint), pape, né en Afrique, mort à Rome le 19 novembre 496, avait une telle réputation de doctrine et de piété, qu'il fut choisi par le clergé et le peuple romain pour succéder a Félix III. 11 signala son zèle contre les Eutychiens, s'opposa fortement aux Pélagiens, et lit chasser de Rome les Manichéens. Jl établit ou régla les fêles de rÉglise, la liturgie, les offices divins et tout ce qui a rapport au culte extérieur ; puis il dressa un code de prières et de rites, auxquels il ajouta de nouvelles formules; c'est ce qu'on appelle le Sacramentaive de Gélase.Van 494 il assembla un concile de soixantedix évèques , dans lequel il fit le fameux décret
sur les livres canoniques, ecclésiastiques et apocryphes. On lui doit : l^un Recueil des Conciles; — 2» seize Lettres; — 3° trois Traités;— io trois Décrets. Voy. Baronius, ann. 492. Bellarmin, De Scriptor. eccles.,ç. 72 et 201. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XV. p. 288 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
II. GËLASE II, pape, nommé auparavant Jean de Gacfe. né à Gaëte vers l'an 1050, mort à Cluny l'an 1119, fut d'abord moine du Mont- Cassin, cardinal, diacre et chancelier de l'Eglise romaine. Il succéda à Pascal II l'an 1118, et fut aussitôt chassé de Rome par Cincius-Frangipani, qui voulait mettre une de ses créatures sur le siège pontifical. 11 revint à Rome , d'où il fut encore expulsé par l'empereur Henri Y. Il vint en France, où ,il tint un concile à Vienne. Il a laissé : 1» des Épitres ; — 2" La Vie de saint Érasine, évéque de Gaète et martyr; — 3» L'Histoire de quelques autres martf^i'S. en vers; — 4° Le Registre de Pa.Kal II. \oy. Baron., ann. 1118,1119. Richard et Giraud. Y èWer, Biogr. univ.
III. GËLASE, évéque de Césarée, en Palestine, mort vers l'an 394, était neveu de saint Cyrille de Jérusalem. Il a donné ; 1" une continuation de Y Histoire ecclésiastique d'Eusèbe Pamphile; — 2" une Exposition de la foi; — 3" un Discours sur les Épiphanies ; — 4" Practica stoicheiosis secundum Ecclesiam. Voy. Leontius, Adver. Nestorium. I. I. Labbe, Operum Damasceni conspectus. La Nouv. Biogr. génér. Photius, 6/blioth. codd.S8,Sd. ïhéodoret, Opéra, vol. IV, p. 46, 251. Fabrlcius. Biblioth., tom. IX, p. 2i)0.
IV. GËLASE, évéque de Césarée, a laissé un Traité contre les Anoméens. Photius le distingue du précédent, d'autres écrivains le confondent avec lui. Voy. Photius, Biblioth., codd. 89,102.
V. GËLASE DE CYZIQUE, vivait au v" siècle. Il a laissé une Réfutation des Eutychiens, qui se trouve dans les dilTérentes Collections des Cort' ciles. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
GÉLASIN (saint), mart^, né à Marianne, bourg situé près d'Héliopolis, vivait au iiP siècle, et était' comédien. Ayant résolu, avec les autres comédiens, de représenter sur le théâtre les cérémonies que l'Église pratique dans le baptême, il fut choisi pour être baptisé et jeté dans une cuve remplie d'eau tiède; mais une lumière céleste l'éclairant tout à coup, il déclara qu'il était chrétien et piét à mourir pour la foi. Il fut immédiatement mis à mort. Les Grecs l'honorent le 10 février sous le nom de Gélase. Voy. la Chronique pascale ou d'Alexandrie, ann. 29'7, et Compar. Genès , n" I,
GELBQË, montagne située à six milles de Bethsan ou Scythopolis; elle est célèbre nar la défaite et par la mort du roi Saùl, et celle de son fils Jonathas. Voy. I Rois, xxxi.
GELÉ (Jean), controversiste , né dans les Ardennes l'an 1643, mort en 1735, entra à l'abbaye de Saint-Remy de Reims, d'où il fut envoyé à Saint-Denis pour travailler à une édition des Œuvres de saint Augustin. Peu après il fut chargé de professer la philosophie au mont Saint-Michel, puis à Saint-Germain-des-Prés. Il convertit trois ministres calvinistes de la ville de Saint- Quentin, Il devint depuis prieur de Tréport et de Saint-Quentin-en-l'lle. Il a fait paraitre le Dictionnatre géograjJiique et histo'rique de Raudrand ; 1705 , 2 vol. in-fbL Voy. l» Nouv. Biogr. génér.
GELEN iSigismond). Voy. Ghelen.
I. GELENIÛS (Gilles), conseiller et historiographe de larchevèque de Cologne, mort à Osnabrùck l'an 1656, a laissé plusieurs ouvrages,
GÉMA
GENA
dont les principaux sont : l» Vindex libertatis ecclesiaslicœ ; Cologne, 1633, in-4"; — 2» Pretiosa Hierotheca; ibid. , 1634, in-4«. Voy. la 'Nouv. Biogr. génér.