‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 922 sur 1220 · II. GÈLENIUS (Sigismond). Voy. Ghelen · texte numérisé non relu

II. GÈLENIUS (Sigismond). Voy. Ghelen

GELENT (Nicolas), évèque d'Angers, né vers 1220, mort en 1290, succéda l'an Ï260 à Michel de Villoyseau. Durant les trente années de son épiscopat, il tint des synodes d'où émanèrent les Statuts que D. Luc d'Achéry a recueillis dans son Spicileginm. Voy. la Nouv. Biogr. gén.

GELHOVEN ou GEEYLOVEN(Arnould), chanoine de rOrdre de Saint- Augustin, né à Rotterdam, mort l'an 1442, est auteur d'un traité de morale intitulé : Gnnthi séauton, sive Spéculum conscientiœ ; Bruxelles, 1476, in -fol. Voy. Foppens, Bihlioth. Belg. La Nouv. Biogr. génér.

GELIBERT (Vincent), écrivain du xvii" siècle, a laissé un Commentaire sur les Psaumes; Naples.1639 et 1644.

GÉLO ou GILO , ville de Juda que Joseph appelle Gelmûn. Les habitants de cette ville sont nommés dans la A'ulgate Gélonites et Gilonites; mais, dans le texte hébreu, GîVo/uVes' seulement. Voy. Josué, XV, 51. II Rois, xv, 12; xxiii, 34. Joseph, Antiq.. 1. "VII, c. ix.

GELOSCOPIE {Geioscopia), ierme. composé de deux mots grecs : rire, et observer, examiner. C'est, en eiret,un genre de divination qiii consiste à considérer le rire dune personne pour en conclure son caractère et ses qualités.

GÉLU (Jacques), archevêque d'Embrun, né vers 1370 a Yvoy, ancienne ville du Luxembourg, mort à Embrun l'an 1432, fit ses éludes à Paris. Après avoir obtenu plusieurs diplômes et rempli diverses fonctions importantes, il fut nommé président du parlement du Dauphiné, puis il occupa le siège métropolitain de Tours; il siégea au concile de Constance, d'où il fut envoyé vers Pierre de Lune pour l'engager à mettre lin au schisme qui désolait TÉglise. En 1417, il fut un des prélats qui représentèrent la France dans le conclave, où il eut quelques voix. En 1421, il

Êartit pour Rome, d'où le pape l'envoya à Naples. 'e retour en France , il passa le reste de ses jours dans son diocèse d'Embrun, qu'il gouverna avec une sagesse remarquable. Gélu a laissé : 1° Apologie pour l'empereur Sigismond, le roi d'Aragon et les ambassadeurs du concile, contre l'antipape Benoit XIII; — 2" Vita Jucobi Gelu ad annum 1421, ab ipso conscripta; pièce qui se trouve dans le Thésaurus anecdolorum de Dom Martenne; — 3" Jacobi Gelu, ministri (archiepiscopi) Eb}-odunensis, de Puel'a Aurelianensi dissertatio; — ipRerum ab antecesso?'ibus in Ecclesia Ebrodunensi gestarum, compendium. Gélu avait de profondes connaissances, particulièrement sur les matières ecclésiastiques. Fo;/. D. Martène. Thésaurus anecdolorum, tom. III, col. 1947. Sainte-Marthe, Gallia Christiana, tom. III, col. 1089. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GEMÂLLI, père d'Ammiel, de la tribu de Dan. Voy. Nombres, xiir, 12.

GÉMÀRE ou GHÉMARE, GHÉMARA (Gemara), signifie perfection, complément , et aussi enseignement. La Gémare. deuxième partie du Talmud, est l'explication, le commentaire de la première, nommée Mischna, bien qu'elle n'en ait pas expliqué un certain nombre de traités; et comme, d'après la division même du Talmud, il y a deux Mischna, l'une de Babylone, l'autre de Jérusalem, la même distinction a lieu pour la Gémare. Il faut remarquer que les rabbins citent souvent la Gémare seule sous le nom générique de Talmud, et qu'ils lui attribuent une

autorité qui va jusqu'à la superstition. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Domn. Petrus Guav'\x\.,Gramm. hebr. et chald., tom. II, p. 414,^ 415, 422. p. L. B. Drach, De l'Harmonie entre V Eglise et 1(1 Synagogue, tom.I, p. 123, 124, 161 et suiv.

GÉMARIQUE ou GHÉMARIQUE (Gemaricus), qui appartient à la Gémare.

GÉMATRIE ou GHÈMATRIE (Gematria), est la première espèce de la cabale artificielle des Juifs cabaliste-.. La gématrie se fait de deux manières. La première consiste à prendre la valeur numérique de chaque lettre dans un mot ou dans une phrase, afin de trouver dans ce mot ou dsns cette phrase la signification d'un autre mot ou d'une autre phrase, dont les lettres, prises de même pour des chiffres, font le même nombre; car chez les Hébreux comme chez les Grecs, il n'y a point d'autres chiffres pour marquer les nombres. La deuxième consiste à expliquer par des raisons mystiques les lettres qui, dans certains mots du texte sacré , sont plus grandes ou plus petites que les autres, ou bien encore en cherchant à découvrir des significations abstruses et cachées dans les mesures et les dimensions des édifices dont parle l'Écriture, en divisant, multipliai:t, etc., ces grandeurs les unes par les autres. Voy. Domn. Petrus Gusirin., G>'am.. hebr. et chald., tom. II, p. 300, 391, où on trouve un certain nombre d'exemples très -bien expliqués de ces deux sortes de gématrie, et Compar. Cabale.

GEMBLOUX (Gemblacum), abbaye de Bénédictins située dans la petite ville de ce nom, laquelle est à trois lieues de Namur, au nordest. Elle fut fondée dans la première moitié du x« siècle par saint Guibert ou AVicbert, qui appartenait à une famille riche et considérée, et qui s'y retira et y mourut sous l'administration d'Erluin, premier abbé et son intime ami. Othon le Grand confirma la fondation par un acte en date de l'an 948, et le Pape l'approuva en 954. Dans la suite ce couvent s'enrichit, ses bâtiments furent agrandis, et il devint pendant la famine de 1043 un grenier d'abondance pour le pays. En un mot, Gembloux prospéra au point que ses abbés obtinrent de très -grands privilèges, comme, par exemple, le droit de battre monnaie, le titre de comte, et le premier rang parmi la noblesse du Brabant. En 1678 et en 1712, la ville et l'abbaye devinrent la proie des flammes. Enfin en 1794, les Autrichiens, battus par les Français, furent obligés de céder le terrain de Gembloux. Voy. le Diction, de la théol. cathol.

GEMELL.ffi, ville épisc. de Numidie, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Cirte. On n'en connaît qu'un évêque, Liltseus, qui assista au concile de Carthage sous saint Cvprien. Voi/. la Confér. de Curth., c. ccvi.

'GEMISCÀTA. Voy. Semiscâta.

GEMMA (Corneille), né à Louvain en 1535, mort l'an 1579, docteur en médecine, se rendit célèbre par ses connaissances en astronomie. Parmi ses ouvrages en astronomie, lesquels respirent le bon esprit dont il était animé, nous citerons particulièrement : Cosmocritice, seude Naturœ divinis caracterismis ; Anvers, 1575, in-S". C'est un tableau des merveilles de la nature, dont l'auteur a profondément saisi la marche et le but. II y a des réfiexions admirables, exprimées en un langage de sentiment qui touche autant qu'il instruit le lecteur. Voy. Feller, Biogr. univers.

GENABRIS. Voy. Senî^abris.

GÊNAM , ou plutôt GÈ-NAÏS, vallée de Na'im, village dans le Grand -Champ de la Samarie.

GÊNÉ

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Voy. Joseph, De Bello Jud.. 1. Il, c. il. Reland, Palœst. illustr., p. 803. D. Calmet, Diction, de la Bible.

6ENCE (Jean-Baptiste-Modeste), né à Amiens l'an 1755, mort à Paris en 1840, fut répétiteur adjoint ou maître de quartier au collège de Navarre, puis aichniste au dépôt des chartes. Parmi ses nombreux écrits, on en voit plu- ieurs qui ont pour but de prouver que Gerson est l'auteur de Vlmitation de Jésus-Christ. On lui doit encore : 1° Notices biographiques et succinctes des Pères et autres auteurs cités par Bourdaloue, faisant partie des Œuvres complètes de ce prédicateur; édit. de Versailles, 1812, in-S"; — 2" Imitation de Jésus-Christ, traduction nouvelle, faite d'après le texte de l'édition latine revue sur les manuscrits anciens les plus authentiques; Paris, 1820, in-12 et in-18; — 3° Livre de prières et de méditations religieuses à l'usage des chrétiens éclairés de l'Église catholique; trad. du D' Brunner; ibid., 1822, in-12; — i° De Imitatione Christ i libri quatuor ad pervetustum exemplur Internarum Consolationum dictum, etc.; ibid.; 1826, in-8''; — 5° Analyse des principes de la connaissance humaine, rétablis d'après Descartes sur la base des notions de la spiritualité de l'àme et de l'existence de Dieu; ibid , 1828, in-8"; — 6° Méditations religieuses , en foi^me de discours, pour toutes les époques, circonstances et situations de la vie domestique et civile , trad, de l'allemand; ibid., 1830, 16 vol. in -8»; — l^Jean Gerson de nouveau restitue et expliqué par lui-même, ou Parallèle plus ample des passages propres et semblables des œuvres morales et principales de Gerson, avec Vlmitation de Jésui- Christ; ibid., 1837, in-8»; — 8° d'autres ouvrages qui sont indiqués dans la Nouv. Biogr. génér. GENDARA. Voy. Gindara.

GENDRE (Jean LE), docteur régent à la faculté de droit de Paris, né à Saint-Flour l'an 1627, a laissé, outre une Somme du droit civil : Episcopale Judicium adversus calumnias Jacobi Gothofredi acerrime defensum, etc.; Paris, 1690, in-S». Voy. le Journ. des Savants, 1690, p. 214 et 367, 1« édit., et p. 161 et 281, 2^ édit. Richard et Giraud.

GENDDLF ou GENULF, GENOU (saint), évêqueque lÉglisede Paris honore le 13 novembre, sans quelle sache au juste qui il est. Les uns le prennent pour saint Gondulf ou Godon, évèque en Lombardie, chassé de son siège par les Ariens au vi* ou au vii« siècle, et réfugié dans le Berry. Les autres disent que ce saint est saint Genou , honoré le 17 janvier par l'Église de Cahors , qui le regarde comme son premier évèque. Voy. BoUandus, au 13 janvier. D. Mabillon, au iv« siècle bénéd., 2*= part. Tillemont, Mémoires, tom. IV, et son Hist. de Saint-Denis de Paris, art. 25«.

l. GÉNÉALOGIE , terme grec qui signifie le dénombrement des ancêtres ou des autres parents ; l'expression hébraïque qui y correspond est séfer tôldôth, proprement livre, catalogue d êtres engendrés, de descendants , de postérité. Les Hébreux, qui avaient les motifs les plus puissants de perpétuer leur nom, et qui savaient d'ailleurs que les tables généalogiques en étaient le moyen le plus sur, avaient établi dès l'origine des schôterim, ou généalogistes publics, chargés de tenir ces tables et d y inscrire les noms. Aussi trouve-t-on encore aujourd'hui dans leurs livres saints des généalogies conduites pendant plus de 3,500 ans ; et , dans nos évani^élistes , nous voyons la généalogie de Jésus-Christ offrant une suite de familles se succédant pendant 4,000 ans. On remarque dans Esdras qu'au re-

tour de la captivité de Babylone on refiisa d'admettre au sacerdoce des prêtres qui ne purent produire une généalogie exacte de leurs familles, et Joseph dit qu'il existait dans sa nation une série de prêtres non interrompue depuis deux mille ans. .\u temps de saint Paul, les Juifs poussaient à l'excès l'affectation de savoir les généalogies anciennes ; de là vient que le grand apôtre blâme cette affectation, en disant que les généalogies satis fin élèvent des disputes plutôt que/édifice de Dieu, qui est fondé sur la f>i. Voy. I Esdr., Il, 62; viii, 1. 1 Timoth., 1,4. Tite, III, 9. Joseph, Contra Appion, l.I. Hieronym.. Ad Titum, m. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II. p. 170.171.

II. GÉNÉALOGIE DE JÉSUS -CHRIST. Saint Matthieu commence son Évangile par une hste généalogique des ancêtres de Jésus-Christ ; de son côté, saint Luc donne aussi, au chap.iiî du sien, une généalogie du Christ. Les Manichéens ont opposé à celte généalogie des difficultés qui ont été répétées par les rabbins et par un grand nombre d'incrédules modernes. Saint Augustin a suffisamment répondu aux Manichéens; quant aux rabbins et aux incrédules modernes , les apologistes de la religion chrétienne ont également réfuté leurs objections. A la vérité, ils n'ont pas montré jusqu'à l'évidence l'accord des deux documents évangéliques ; et les solutions qu'ils ont offertes pour les difficultés particulières qu'ils renferment, ne sont pas si certaines et si plausibles, qu'elles réunissent tous les esprits; mais ils en ont donné de probables et dont les adversaires ne sauraient prouver la fausseté. Or cela suffit, et la critique la plus sévère n'exige rien de plus. La raison en est que nous ne connaissons aujourd'hui que fort imparfaitement l'histoire des temps et des personnages auxquels ces généalogies se rapportent. Nous ignorons maintenant une multitude de circonstances qui, si elles étaient bien connues, feraient très - vraisemblablement disparaître ces difhcultés. Du reste, ce que nous disons ici est le langage que tiennent tous les critiques quand il s'agit des difficultés et des obscurités que présentent les écrits profanes. A peine est-il une histoire écrite qui dans le siècle suivant ne paraisse, par rapport au temps, aux lieux et aux autres circonstances, chargée de contradictions apparentes qu'on a bien de la peine à concilier, quand le souvenir de ces faits vient à s'effacer de la mémoire des hommes. Un fait remarquable vient à l'appui de notre réflexion. Le sacre de Louis XIV était arrêté pour un jour marqué, et il fut différé par un incident qui survint. Les médailles étaient frappées, et elles subsistent encore avec une date différente du jour de la cérémonie. Supposons pour un moment que D. Ruinart n'eût pas fait cette observation; comment, dans deux ou trois siècles, les savants auraient-ils pu concilier la médaille avec nos historiens? Cette difficulté, qui n'en est pas une pour nous, n'aurait-elle pas été insurmontable pour eux'? A Tobscurité du temps se joignent encore les usages du peuple juit,

-. peut-être même un pen père pouvant étie appelé père ; de plus, la même personne pouvait, d'après la coutume des Juils, porter plusieurs noms différents. Or cette multiplicité de pères et de noms doit avoir laisse dans les généalogies une multitude de dittiçultésqui sont peut-être pour nous insurmontaDies. Ainsi on ne doit pas exiger qu'on donne la vraie

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et unique raison des discordances et des difficultés de ces généalogies, mais seulement que l'on offre une solution probable. Vot/. August., Contra Faustum, 1. III, c. xii; 1. XXIII, c. m; 1. XXVIII, c. I, etc. African., Ad Arisiid., apud Euseb., Hist. eccles., 1. I, c. vu. Hieronym., In Dan., c. I. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bul- Jet, Réponses critiques, tom. II. Bergier, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. II, p. 273 et suiv., où toutes les objections des critiques modernes sont discutées et réfutées.

GENÉBAUD (saint), premier évêque deLaon, vivait du v» au vi« siècle. Il épousa d'abord la nièce de saint Remy, évêque de Reims, puis il se sépara de sa femme pour vivre dans la continence, et fut établi premier évêque de Laon par saint Remy, qui avait érigé ce siège l'an 497. Genébaud s'acquitta de son ministère avec le plus grand zèle ; mais, ayant eu deux enfants de sa femme, il iit une rude pénitence qui dura sept ans, au bout desquels il reprit ses fonctions épiscopales. A partir de ce moment, il vécut dans une sainteté admirable. L'Église honore sa mémoiçe le 5 septembre. Voij. Hincmar, Vie de saint Remy. Le Cointe, Annal, eccles., ad ann. 549, n<'47.

GÉNÉBRARD (Gilbert), religieux de Cluny, docteur de la Faculté de théologie de Paris, de la maison de Navarre, né à Riom, en Auvergne, l'an 1537, mort à Semur en 1597. Nommé professeur d'hébreu au collège de France, il rem- Elit cette place pendant plusieurs années avec eaucoup de succès. Son attachement au parti de la Ligue lui valut, l'an 4592, larchevéché d'Aix; mais la publication d'un ouvrage dans lequel il soutenait que les évêques devaient être élus parle clergé et par le peuple, au lieu d'être nommés par le roi, le lit exiler. Il obtint cependant la permission de finir ses jours dans son prieuré de Semur. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° De sncrarum Electionum jure, ad Ecclesiœ romance reintegrationem ; — 2" trois livres de la sainte Trinité, contre les anti-Trinitaires et Autothéens du temps; Paris, i5G9; — 3» Les Psaumes, avec des notes et des commentaires ; 1.570, 1577 ; Lyon, 1592 et 1594; Paris, 1588, in-fol.; — 4» Chronologie sacrée; Cologne , 1571 ; — 5" Z)e la Vie des saintes femmes; Paris , 1585 ; — 6" Traduction du Commentaire de quelques rabbins sur le Cantique

pour soutenir les élections des évéques par le clergé et par le peuple contre la nomination du roi; Lyon, 1594. Voij. De Thou, Hist., 1. CXVII. Sponde, m Annal. Richard et Giraud, qui indiquent tous les ouvrages de Génébrard.

GENER (.lean-Bapliste), jésuite espagnol, né en 1711 , mort en 1789 , professa la philosophie et la théologie dans son pays , et vint à Rome l'an 1766. Il publia en latin une Théologie dogmatique, éclaircie par des dissertations histori- (jues et par les monuments de Vantiquité; 6 vol. m-4"; ouvrage savant qui fournit des témoi-

f nages précieux en faveur de la religion, l'oy. eller, Biogr. «««vera.Gaet. Moroni, vol. XXVIII,

GÉNÉRAL ou GÉNÉRAUX D'ORDRE, chef d'un Ordre rehgieux, c'est-à-dire de toutes les niaisons et congrégations qui sont sous la même règle. Les généraux ont la juridiction directive ou indirecte, c'est-à-dire celle qui s'exerce sur les religieux par la force des vœux, la dii ection coercitive ou coactive, qui consiste à imposer

des peines, et le pouvoir absolutif et dispensatif, qui consiste à accorder des dispenses aux re-. ligieux de son Ordre comme l'évêque peut en accorder aux séculiers. Voy. Diu'and de Maillane, Diction, de droit canoniq., au mot Général. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p. 229, 230. L'abbé André, Cours «/phabét. de droit canon, et Compar. notre article Abbé, n»!,

.1. GÉNÉRATION (Generalio), terme qui, dans l'Ecriture, signifie : 1» la généalogie ou la suite des enfants nés d'une même tige; 2'' tous les hommes actuellement vivants(Matth., xxiv,34); 3" un peuple, une race (Matth., xii, 39); 4o l'âge ou la vie d'un homme. La génération de la génération désigne les siècles à venir. (Ps. xxxii.)

II. GÉNÉRATION, en théologie, se dit de l'acte par lequel Dieu le Père produit son Verbe ou son Fils, et en vertu duquel le Fils est coéternel et consubstantiel au Père. Vog. le Traité de la Trinité dans les théologiens. Bergier, Dic^ tion.de théol., et notre article Trinité.

GÊNES (Genua, Janua), ville épisc. d'Italie située sur la côte de la Méditerranée. D'après la, tradition du pays, saint Barnabe y a annoncé l'Évangile, et la religion s'y est conservée puro à l'époque où l'arianisme désolait le reste de l'Italie. Ce sié^e dépendait autrefois de Milan; mais Innocent II l'érigea en métropole l'an 1130. Saint Salomon ou Selon fut, dit-on, le premier évêque de Gênes. Deux conciles ont été tenus dans cette ville : l'un en 1216, et l'autre en 1290. Voy. UgheUi, Ital. Sacr., tom. IV, p. 830. Le P. Mansi, tom. II, col. 855 et 860; tom. III, col. 235 et suiv. .lacques de Voragine , Chroniq. d'Italie, tom. IX, p. 53. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p 268 et suiv.

I. GENES ou GENEST (saint), martyr, était chef des comédiens à Rome lorsque Dioclétien parvint à l'empire. Comme il haïssait mortellement les chrétiens, il voulut jouer leurs mystères en plein théâtre, devant l'empereur et le peuple romain. Il contrefit le malade, demanda le baptême ; mais dès qu'il eut senti l'eau dans laquelle on l'avait plongé , il vit une main qui venait du ciel et des anges brillants de lumière c[ui lui lurent tous ses péchés écrits dans un livre, et le lavèrent dans l'eau, dont il sortit plus blanc que la neige. Ayant raconté ce fait à Dioclétien, celui-ci le fit battre à coups de bâton et livrer entre les mains de Plausien, préfet du prétoire, lequel le fit déchirer avec des ongles de fer, brûler avec des torches ardentes, et enfin décapiter le 23 d'août, jour où l'on célèbre sa fête. Voy. D. Ruinart, Acta pri' morum Martyrum sincera et selectn. Baromus, Annales. Tillemont, Mémoii^es. Bollandus, Actà Sanctorum. Ribadeneira, Vita Sanctorum.

IL GENES (saint), évêque de Clermont, en Auvergne, mort le 3 juin 062, appartenait à une noble famille d'Auvergne. Il embrassa l'état ecclésiastique , et sa rare piété le fit choisir, l'an 656, pour succéder à l'évêque Procule. Il n'accepta qu'à contre-cœur; aussi, au bout de cinq ans d'épiscopat , résolu d'embrasser la vie monastique, il partit pour Rome, vêtu comme un pauvre pèlerin; mais ses miracles trahirent sa retraite, et il fut obligé de reprendre le gouvernement de son église. Il combattit de toutes ses forces les hérésies de Novatien et de Jovinien, fonda l'abbaye de Manlieu, l'hôpital du Saint-Esprit et l'église de Saint- Symphorien, où il fut enterré, et qui porta son nom. L'Église honore sa mémoire le 3 juin. Voy. Bollandus, Acta Sanctorum. La Gallia Christ, nova. Branche, Vies des Saints d'Auvergne.

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m. GENES (SAINT-), lieu situé dans le territoire de Lucques ; on y tint, l'an 1079, un concile dans lequel on excommunia les chanoines de la cathédrale de Lucques , qui s'étaient révoltés contre les décrets d'un concile tenu à Rome. Votj. le P. Mansi, SuppMm. aiu: conciles, tom. II, col. 33 et 34.

ly. GENES ou GENIES, GENIEZ D'ARLES (saint), en latin Genesitts. martyrisé au iv« siècle, exerçait la profession de greffier lorsque Maximien Hercule vint à Arles. Il prit la fuite pour ne pas transcrire un édit de persécution contre les chrétiens; mais sa retraite ayant été découverte, il fut arrêté au moment où il allait traverser le Rhône à la nage. On le décapita sur les bords du fleuve. On célèbre sa fête le 25 août. Ko»/. Grégoire de Tours, De Gloria Mortijrum. Surius. D. Ruinart, Actn pnmorum Martynnn. Tillemont, Mémoires, tom. V. Bollandus, Acta Sanctoriirn. Sainte -Mai'the, Gallia Christ. Richard et Giraud.

V. GENES DE FONTENELLE (saint), mort l'an 679, était prieur de l'abbaye de Fontenelle lorsque la reine Batliilde, édifiée de son amour pour les pauvres, le choisit pour trésorier de ses aumônes. A la demande de saint Genès, cette princesse restaura plusieui-s monastères, entre autres ceux de Corbie et de Fontenelle. Plus tard il fut nommé archevêque de Lyon ; et, après avoir fait briller sur ce siège toutes ses vertus, il se retira à l'abbaye de Chelles. L'Église honore sa mémoire le 3 novembre. Voyais. Nouv. Biogr. qénér.

GÉNÉSAR. Voy. Cénéreth, n»» III et IV.

GENÈSE, mot dérivé du grec, et qui signifie origine, naissance, génération; nom donné au premier des livres de l'Ancien Testament parce qu'il décrit l'origine du monde. En hébreu ce livre s'appelle BERÊscHiTH, c'est-à-dire «m commeyicement , expression qui se trouve en tète de la Genèse, les Juifs ayant nommé chacun des livres du Pentateuque d'après ses premiers mots. Moïse composa la Genèse après avoir reçu la loi sur le mont Sinaï. Ce livre renferme, en cinquante chapitres, l'histoire de deux mille trois oent soixante-neuf ans. selon la chronologie dUsserius , c'est-à-dire depuis le commencement du monde jusqu'à la mort du patriarche Joseph. Le Pentateuque en général a éprouvé diverses attaques de la part des incrédules et des interprètes rationalistes de ces derniers temps, mais c'est surtout la Genèse qui a eu à subir les plus vives et les plus nombreuses. On peut dire cependant en toute vérité qu'elle a trouvé des défenseurs qui l'ont complètement vengée; en sorte quelle est sortie victorieuse de la lutte, et parmi ses défenseurs on compte même des protestants, tels que Le Clerc, dans ses Pi'oiegrjin. in Gènes. Fr.-H. Ranke, Untersuchvngen filjer den Pentateuch. H.-A.-Ch. Hœvernick, Handljuck der histoiHsch-kritischen Einleitung in das Alte Test. Hengstenberg , Die Authentie des Pentateuches . etc. Voy. Eusèbe, Prœparat. Evang., 1. VIL D. Calmet, Préface sur la Genèse. Duguet, Explication du livre de la Genèse. Du Voisin, L'Autorité des livres de Mcîse. Bergier , dans son Traité historique et dogmatique de la vraie religim et dans son Diction, de théologie. J.-B. Glaire, dans son Introd. histor. et crit., etc., tom. III, où l'authenticité, l'intégrité, hi véracité et la divinité de la Genèse, comme des autres livres du Pentatexigue , sont démontrées, et o\i les diverses objections des critiques rationalistes modernes se trouvent réfutées ; dans le Pentatcugue, avec une trtidurtion f'ranraiseet des notes philologiques par lesquelles

l'auteur s'attache à réfuter les fausses interprétations des exégètes rationalistes; et dans Les Livres saints vengés, tom. I", où sont traitées avec une certaine étendue toutes les questions les. plus importantes de la Genèse au point de vue linguistique, historique et scientifique. I. GENEST (saint). Voy. Genès, n" I IL GENEST (Marc) ou LE P. MARC DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE, carme, né à Cunault l'an 1617, mort à Tours en 1696 , occupa successivement les premières places de son Ordre. Il a laissé : 1° Direction clés novices; Paris , 1650, in-12 ; — 2» Justification des privilèges des réguliers de La Flèche; 1658, in-4'' ; — S" te Directeur des petits offices de la religion, ù tusage des couvents réformés de l'Ordre de Notre- Dome-du-Mont-Carmel : Angers et La Flèche, 1677 et 1679, in-12 ; — 4" Manuel du Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont-Cnnnel ; Angers, It^l , in-12; — 5" la Manière de bien vivre et de bien mourir: ibid., 1689, in-12; — 6» Traité de la cmnponction. avec la vie de lauteur; Tours, 1696 ; — VOffice de la sainte Vierge selon Vancien usage des Carmes; Paris , 1696, in-12. Voy. la Nou.1'. Rinqr. qénér.

GENESTON (Genestum), abbaye de l'Oi-dre de Saint-Augustin, située an diocèse de Nantes, et fondée vers l'an 1103 par Bernard, évêque de Nantes. Elle a fini avec la réforme des chanoines reguHers de la congrégation de France.

I. GENET (François), évêque de Vaison, né à Avignon en 1(>40, mort l'an 1702, fut sacré à Rome le 25 mars 1686. On a de lui : 1^ une théologie morale connue sous le nom de Morale de Grenoble, mais dont le vrai titre est : Théologie morale , ou Solutions des cas de conscience selon l'Écriture sainte . les canons et les saints Pères, composée par l'ordre de Mf^ l'évéque et prince de Grenoble; Paris, 1682-1683, 7 vol. in-12, 3« édit.; ouvrage traduit en latin par Joseph-François Genêt, son frère; Paris, 1702- 1703. 7 vol. in-12. La meilleure édition est celle de 1715, 8 vol. in-8", réimprimés à Rouen en 1749 ; — 2» Éclairrissements apologétiques de la morale chrétienne touchant le choix des opinions qu'on peut suivre en conscience , conformément à l'Écriture sainte, etc., avec huit réflexions sur les nouvelles Remarques du sieur J. Remonde, la défense (sic) de la Théologie morale; Paris, 1680, in-12 , en 2 parties. Ces Remarques de Remonde furent mises à l'Index à Rome. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. GENET ( Jean-François ), frère du précédent, mort en 1716, fut prieur de Saint-Gemme. 11 est auteur de : Cas de pratique touchant les sacrements et autres matières importantes, et quelques autres cas de conscience semblables ; 1710, in-12. Tw/. Ge>et, n» I.

GENETHLIAQUE ( Genethliaats) , celui qui dresse des horoscopes , ou qui prédit à quelqu'un ce qui doit lui arriver en examinant les astres qui ont présidé à sa naissance.

GENETHLIOGIE ( Genethliogia ), science par laquelle on prétend connaître le passé et l'avenir en examinant les astres.

I. GENÈVE (Geneua, Gebertna), l'ancienne Coloniti Allobrogitm devenue ville épisc, située sur le Rhône , à sept lieues d'Annecy, et autrefois suffragante de l'archevêché de Vienne en Dauphiné. Les évêques de cette ville n'en portent plus maintenant que le titre, car depuis l'an 1535 ils ont fait leur résidence d'abord à Annecy, ensuite à Lausanne, où ils l'ont aujour-

'hui. Genève, qui avait reçu la foi dès les pre- (liers siècles de l'Eglise, embrassa d'abord l'hé*

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résie de Zwingle , puis les erreurs de Calvin , qui y enseigna la théologie; depuis cette époque Genève est devenue le centre du protestantisme. Son premier évèque, Diogène, siégeait vers l'an 200, et l'an 773 Charlemagne y assembla un concile. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIli, p. ti68et suiv.

IL GENÈVE (Robert de). Voij. Clément, n» VII.

I. GENEVIÈVE (sainte), vierge, née à Nanterre vers l'an 422 , morte le 3 janvier 512 , fut dévouée au service de Dieu d'une manière toute spéciale. Lorsque saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa Nanterre l'an 429, il connut par une inspiration subite la sainteté future de Geneviève, et il l'exhorta à se consacrer uniquement au service de Jésus -Christ. Elle reçut le voile des vierges de la main de l'évèque de Paris , et sa piété extraordinaire lui acquit une réputation qui parvint jusqu'à saint Siméon Stylite. Elle rassura les Parisiens contre les malheurs dont les menaçait l'arrivée d'Attila. Elle contrihua par ses prièi'es à la conversion de Clovis, et ce fut à sa demande que ce prince bâtit l'église de Saint-Pierre et de Saint-Paul , qui a reçu depuis le célèbre nom de Sainte- Geneviève. Plus tard elle lit bâtir l'église Saint-Denis. Dieu l'honora du don des miracles avant et après sa mort. Le plus célèbre de ses miracles fut la guérison de la cruelle maladie appelée des ardents , qui ravagea Paris en 1129, sous le règne de Louis le Gros. Le pape Innocent II voulut consacrer le souvenir de cet événement par une fête qui se célèbre le 26 novembre, sous le nom de Sainte -Geneviève des ardents. Mais la fête principale et proprement dite de sainte Geneviève est celle du 3 janvier, jour de sa mort. Vo>/. BoUandus, au 3 janvier. Le P. Charpentier, Vie de sainte Geneviève ; Paris, 1696. Outre cette Vie, il y en a une en latin écrite l'an 530, et qui est un monument digne de la plus grande confiance. La Vie de saint Germain, par le prêtre Constance, qui écrivait du vivant même de sainte Geneviève. Les Bollandistes, Acta Sanciorum, au 31 juillet. Richard et Giraud. Feller, Biorjr. univers. La Vie de sainte Geneviève, patronne de Paris, etc., par l'abbé P.-M.-B. Saintyves, etc.; Paris, 1846, in-S»; ouvrage recommandable sous tous les rapports. IL GENEVIÈVE ( ÉGLISE SAINTE-). Vu,/.

l'art, suivant.

III. GENEVIÈVE (SAINTE-), en latin Sancta Genovef'a, célèbre abbaye de clianoines réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin, située à Paris, au haut de la rue et de la montagne Sainte-Geneviève , qui n'était pas encore renfermée dans Paris à l'époque de la fondation de ce monastère. 11 y avait dans ce lieu un cimetière dans lequel sainte Geneviève fut inhumée ; on éleva d'abord sur son tombeau un oratoire de bois qui fut bientôt transformé en une giande église. L'abbaye de Sainte- Geneviève, desservie jusqu'en 857 par des moines, fut occupée ensuite par des chanoines séculiers, auxquels succédèrent les chanoines réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin. L'an 1148 Eugène III chargea Suger de réformer ce monastère, et celuici y introduisit Eudes, prieur de Saint-Yictor, comme chef de la réforme. Cette abbaye ne devint pas moins célèbre par la discipline qui y régnait que par la culture des lettres ; ce fut a cette époque que le chancelier de Sainte- Geneviève prit son origine. L'an 1226, Grégoire IX accorda à l'abbé de Sainte-Geneviève le privilège de porter l'anneau et la mitre, et l'an 1266 Clément IV lui permit de conférer la

tonsure et les quatre ordres mineurs à ses religieux. Cependant cette abbaye étant tombée dans un grand relâchement, on y introduisit l'an 1624 les chanoines réguliers de la nouvelle réforme de Saint-Vincent de Senlis ; puis on associa plusieurs autres abbayes à celle de Sainte-Geneviève, qui devint ainsi le chef d'une nouvelle congrégation dont les membres prirent le nom de chanoines de Sainte-Geneviève , Genovéfains. A côté de cette abbaye, qui a subi le sort de toutes les autres, s'est élevée une éghse majestueuse, l'église Sainte -Geneviève, dont le roi Louis XV posa la première pierre, et qui n'était pas terminée lorsque la révolution éclata. C'est alors qu'elle reçut le nom de Panthéon, et qu'on y mit l'inscription : Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Remarquons que parmi ces grands hommes se trouvent Voltaire et Rousseau. Quant à l'inscription, elle disparut sous la Restauration, lorsque l'église, rendue au culte, fut confiée aux missionnaires de France, dont le zèle et les prédications produisirent les fruits les plus abondants. La révolution de 1830 ressuscita le Panthéon. Louis - Philippe , roi des Français, l'inaugura le 29 juillet 1831. La croix fut enlevée du dôme , David sculpta le fronton de l'édifice, et l'ancienne inscription parut de nouveau. Cependant , soit par un remords qui se comprend aisément, soit par un effet de la clameur publique, soit par tout autre motif, le roi Louis- Philippe résolut en 1846 de rendre l'ancien temple sacré à sa première destination. Dans ce but il chargea son ministre de l'instruction publique, M. de Salvandy, de proposer à Mgr Afu-e, archevêque de Paris, de faire de Sainte-Geneviève l'établissement religieux qu'il jugerait le plus convenable. Le roi s'engageait à donner pour cette œuvre une somme de quatre millions; mais c'était à la condition expresse que l'inscription du fronton serait conservée. Le digne ministre , qu'une pareille proposition ne pouvait manquer de réjouir, craignait cependant de ne pas réussir à cause de la condition mise par le roi. C'est pourquoi il voulut bien confier la négociation à l'auteur de ce dictionnaire , alors conseiller à l'université, et dont les relations d'amitié avec Sa Grandeur lui étaient parfaitement connues. Le sous - délégué , quoiqu'aussi peu rassuré que M. Salvandy lui-même, crut devoir répondre à sa confiance. Il n'éprouva donc aucun étonnement lorsqu'il entendit Mgr Affre lui dire d'un ton ferme : Quand vous vous êtes chargé de me transmettre une semblable proposition , vous avez sans doute prévu ma réponse. Non, je ne peux pas l'accepter avec la condition que le roi y a mise. Vous devez le sentir vous-même; ce serait commettre une apostasie eiivers la religion. Une réponse semblable avait été faite précédemment par Mgr de Quélen à un vénérable missionnaire de France, chargé de lui faire la même proposition. Le Panthéon resta donc ce qu'il était alors jusqu'au mois de décembre 1851 , où il redevint encore une fois temple consacré à la religion, mais sans qu'on en ôtât Yabomination de la désolation. Voy. Le Fèvre, Calendrier de l'Église de Paris. Piganiol de la Force, Description de Paris. D.Félibien, //î'î^ de la ville de Paris. La Gallia Christiana, t. VIL Richard et Giraud. L'abbé Ouin Lacroix, Hist. de l'église de Sainte-Geneviève. VEncyclop. cathoL, art. Geneviève (sainte), au Supplém.

GENGON ou GENGOUL, LE GENGOUX, GOLFF (saint), martyr, né en Bourgogne, mort le 11 mai 760, servit dans les armées de Pépin. Humble, chaste, doux, sobre et plein de cha-

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