I. GENOU (saint). Voy. Gendulf
IL GENOU ( Antoine ) , publiciste , fils d'un limonadier de Grenoble, né à Montélimart en 1792, mort aux îles d'Hyères l'an 1849 , est plus connu sous le nom d'Eugène de Genoude , surtout depuis les lettres de noblesse qui lui furent données par Louis XVllI le 28 juin 1828. Après avoir fait ses études au lycée de Grenoble il vint i\ Paris , et entra au séminaire de Saint- Sulpice, qu'il quitta avant d'avoir pris aucun engagement sacré. Il épousa M"* de Fleury, après la mort de laquelle il entra dans les ordres sacrés. Nous navons pas à juger ici l'homme politique ni le journaliste; mais nous dirons sans hésiter que c'était un prêtre plein de foi et de piélé. Quant à ses ouvrages, nous signalerons seulement les principaux de ceux qui ont un objet directement religieux : l" La sainte Bible, traduite en français; il y en a eu plusieurs éditions; les unes, en violation de la loi de l'Église, ne présentent qu'une simple version du te.vte ; les autres sont accompagnées de courtes notes et de dissertations; mais, outre qu'aucune d'elles n'est munie de l'approbation de rOrdinaire (malgré l'assertion contraire de certains éditeurs), ce qui fait qu'on ne peut les lire sans péché , elles fou'-millent de faux sens. De plus l'auteur, complètement étranger aux langues de la Bible , prend souvent le change en rapportant à l'hébreu , par exemple , un sens qui est celui du grec des Septante ou du latin de la Vulgate. Ces observations, et de plus sévères encore, ont été faites par tous les juges compétents, entre autres par M. l'abbé Gimarey, dans l'Avertissement de la Bible qu'il a publiée en 1854, et par l'auteur de Introd. in libros sacros Vet. et fsov. Testant., etc.. publié à Malines en 1842. Enfin, si les règles d'interprétation prescrites par Bossuet et les principes généralement reçus ont quelque fondement, on doit avouer que la traduction de Genoude est une vraie corruption du texte sacré. On a bien essayé récemment de la corriger; mais malheureusement les personnes qui se sont chargées de ce soin , n'étant certainement pas plus instruites des matières bibliques que Genoude luimême , n'ont pu améliorer son travail que fort médiocrement; — 2" La Raison du christianisme, ou Preuves de la religion tirées des écrits des plus grands hommes, etc.; — 3» Traduction dç