‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 938 sur 1220 · GIES · texte numérisé non relu

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Bretajfne. C'était à la fois un moraliste chrétien et lin magistrat éclairé. Outre plusieurs ouvrages de jurisprudence civile, on a de lui : De l'Vnire, intérêt et profit que l'on tire du prêt, ou Ancienne doctrine sur le prêt uiuraire opposée aux nouvelles opinions; Paris, 1710, 1 vol. in-12. Voy. Richard et Girand.

GIBRAT (Jean -Baptiste), prêtre delà Doctrine chrétienne, né l'an 1727 aux Cabanes, près de Tarbes , selon les uns , et à Gaillac, dans le diocèse d'Albv, selon les autres , mort à Castelnaudary en 1803, fut principal du collège de Tarbes, puis au collège de Castelnaudary. 11 adhéra à la constitution civile du clergé, et exerça ses fonctions ecclésiastiques ; il fut néanmoins persécuté et emprisonné. Rendu à la liberté, il continua de tenir au parti constitutionnel jusqu'à sa mort. Outre quelques autres ouvrages, il a donné une Géographie ancienne, profane et sacrée; Paris, 1790, 4 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.

GIBSON (Edmond), anglican, né l'an 1669, mort en 1748, devint successivement recteur de Lambeth, archidiacre de Surrey, évêque de Lincoln, puis de Londres. Ses savantes éditions d'anciens auteurs anglais lui ont donné un rang distingué comme archéologue et philologue. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1" Synodus anglicanu; 1702; — 2» Codex juris ecclesiastici Aug/icani ; ili3, \n-fo\.; — S" Visitation parochial and gênerai, with a sermon, and someother tracts; 1717, in-S»; — i° A Collection of tlie pnncipal ireatùes against Popery, in the papal controversy, digested intoproper heads and titles, with some préfaces of his ovm ; Londres , 1738, 3 vol. in-fol. Voy. Chalmers, General biographic(d Dictionary. La Nouv. Biogr. génér.

GICHTEL (Jean -Georges), protestant fanatique, né à Ratisbonne en 16^^, mort à Amsterdam l'an 1710. Après avoir étudié la théologie et le droit à l'université de Strasbourg, il occupa plusieurs places dans la magistrature. Voulant faire prévaloir les idées théosophiques, il se lia dans ce but avec un certain baron nommé de Weltz. Leurs adeptes se sont répandus à Amsterdam, à Leyde, et même en Allemagne. Accusé comme un rêveur dangereux, Gichtel fut mis en prison, chassé du barreau, privé du droit de cité et exilé. Il est auteur de Lettres qui furent publiées à son insu , en 1701 et 1708, d'abord en 2, puis en 3 vol.; enfin, en 1722, il en parut à Leyde une collection complète en 7 vol, sous le titre de Practische Theosophie , et une autre à Berlin en 1768. Voy. la AoK?;. Biogr. génér. l^e Diction, delà théol.cathol.

GIDÈRÔTH, la même ville que Gaden, Voy. Josué, XV, 41, et Gader.

GIERACI, ville épisc. du royaume de Naples située dans la (Palabre ultérieure , sous la métropole de Reggio. On y faisait autrefois l'oflice divin selon le rit grec; mais, l'an 1472, on y introduisit le rit latin. On a uni à ce siège celui de Locres. Le premier évêque de Gieraci fut Basile, qui assista au concile de Chalcédoine. Voy. Ughelli, Ital. Suer., tom. IX, p. 394. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 64 et suiv.

I. GIESELER (Georges-Chrislophe-Frédèric), théologien protestant, né à Lahde l'an 1760, mort en 1839, fut pasteur à Pétershagen et premier prédicateur à Warthe.Il a donné : La Cène du Seigneur, essai liturgique, en allemand; Bielefeld.lSriô, in-S". Voy.\a Nouv. Biogr. génér.

II. GIESELER (Jean-Charles-Louis), protestant, lils du précédent, né à Pétershagen en 1791, mort à Gœttingue en 1854, professa la

théologie à l'université de Bonn ; en 1831 il fut appelé à Gœttingue pour y remplir les mêmes fonctions. On a de lui : 1» Essai historique et critique sur l'origine et sur les premières destinées des Evangiles écrits; Leipzig, ,1818, in-S"; l'auteur démontre que ]e]iré[eï\d\i Évangile primitif d'Eichborn n'a aucun fondement ; — 2" Manuel de r Histoire ecclésiastique ; Bonn, 1824-1857, 5 vol. in-S"; — 3" Coup d'œil rétrospectif sur la tendance et les développements théologiques et ecclésiastiques des cinquante dei^ières années; Gœttingue, 1837, in-S"; — 4» Histoire des dogmes jusqu'à la réformation; Bonn, 1855, in-8"; tous ces ouvrages sont en allemand; — 5» Vêtus Translatio latina visionis Jesaiœ , lihri Veteris Testamenti pseudepigrnphi. édita atque illustrata prœfatione et notis; Gœttingue, 1832, in-8<'; — 6° démentis Alex, et Origenis Doctrinœ de Corpore Christi: ibid., 1837, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

6IÉZI , serviteur d'Elisée, fut frappé de lèpre pour avoir demandé à Naaman, que ce prophète avait guéri , des habits et de l'argent. Voy. IV Rois, V, 20.

GIGAS (Jérôme), jurisc, né à Fossombrone vers l'an 1480, mort à Rome en 1560, était profondément versé dans le droit canon. Il fut reçu docteur à Bologne et nommé référendaire apostolique par Clément VIL II a laissé : 1° De Pensionihus ecclenasticis; Lyon, 154<3; — 2° Hesponsa familiaria in materia ecclesiasticarum pensionum; — 3» De Intruso; ces trois traités ont été donnés ensemble à Cologne, 1619, in-8o; — 4" De Residentia episcoporum ; Venise, 1569; — 5" Concilia in pensionum materia et de interesse usurario: ibid., 1560, in-8<'. Fo?/. Moreri, édit. de 1759.

GIGAULT DE BELLEFONDS (Léonard), religieux du xvii« siècle, fonda à Rouen le monastère de Notre-Dame-des-Anges. On a de lui des poésies et des traités théologiques sous le titre de : Œuvres spirituelles; Paris, 1712, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér., art. Bellekonds (Léonard GiGAULT DE).

GIGGEO (Antoine), en latin Giggeius, orientaliste italien, mort à Milan en 1632, était docteur en théologie, et connaissait l'hébreu, le persan et l'arabe. Outre un Dictionnaire arabe latin, il a donné une traduction latine des Commentaires de plusieurs rabbins sur les Proverbes; Milan, 1620. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

GIGLI (Girolamo), philologue et poète, né à Sienne l'an 1660, mort à Rome en 1722, était membre de l'Académie Gli-Arcadi. Il s'occupa de philosophie, d'astronomie, d'histoire, de musique, d'architecture et d'agriculture. Outre un grand nombre de pièces de théâtre et de poésies, il a donné : Opère di santa Catterina, raccolte ed illustrute dal Gigli ; Sienne etLucques, 1707-1713, 4 vol. in-4''. Voy. le Journal des Savants, 1710, p. 373, !■•« édit., et p. 339, 2*^ édit.; 1746, p. 443. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GIGORD (Jean), protestant, né à Béziers l'an 1564, mort à Montpellier vers l'an 1650, fut ministre à Pignans, puis à Montpellier, où il professa la théologie. Il assista, l'an 1614, au synode national de Tonneins, puis, en 1636, à celui d'Alençon. Il a laissé : 1» Actes de la dispute et conférence ternie en lu ville de Castres en 1599, entre Jean Gontery , jésuite, et Jean Gigord, ministre: Montpellier, 1599, m-i°;—i'> Pourparler entre Jean Gigord, ministre, et P. Cotton, de la compagnie de ceux qui se disent Jésuites; ibid., 1608, in-8°. Voi/. la Nouv. Biogr. génér.

GIGUEL ou JUDICAÉL (saint), roi dune partie de la Bretagne , mort vers l'an m), vmt

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en 635 à la cour du roi Dagobert, où il eut avec saint Éloi et saint Ouen des conférences qui servirent à le dégoûter du monde. De retour en Bretagne, il embrassa la vie religieuse dans le monastère de Saint-Mein, au diocèse de Saint- Malo, où il vécut vingt-cinq ans dans les exercices de la piété et de la pénitence. Sa fête est marquée au 16 décembre dans les Martyrologes modernes de France et des Bénédictins.

GIHON , fontaine à l'occident de Jérusalem auprès de laquelle Salomon fut sacré roi par le grand prêtre Sadoc et par le prophète Nathan. Voy. III Rois, I, 83. II Paralip., xxxii, 30, etc.

GIL ou GILIO, GILLES (Christovan ou Christophe), jésuite, né à Bragance l'an 1575, mort à Coïmbre en 1608, fut reçu docteur à Evora, où il professa la théologie. On l'appela à Rome en qualité de censeur des livres. 11 a laissé ; Commentatiomcm Vieologicarum de sacra doctrina, et essentia atciue 'Miitaie Dei, libri duo; Lyon et Cologne, 1610, in -fol. Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Sociel. Jesu. NicoL- Antonio, Biblioth. Hispana, tom. I. Antonio-Franco, Synopsis Annaîium Societ. Jesu in Lusitunia, ah anno 1540 usque ad annum 1725. Barbosa Machao, JBîA/î'o/A. Lusitan. Moreri, Diction, histor., édit. de 1759. Richard et Giraud, art. Gilles ou GiLio. La Nouv. Biogr. yénér.

GILBA. Voy. Gibba.

I. GILBERT (saint), évêque de Meaux, mort en 1015, se distingua tellement par sa science et sa piété dans l'office d'archidiacre de l'église de Meaux, qu'il fut appelé à succéder à Archanrad, évêque de cette ville, mort en 1)95. Il souscrivit, en 998 et en 1008, à deux chartes du roi Robert en faveur de l'abbaye de Saint -Denis. On honore sa mémoire le 13 février. Voy. D. Toussaint, Hist. de l'Église de Meaux, tom. I, p. 9'2 et 553, et note 46.

II. GILBERT (saint), premier abbé de Neuffonts ou Neutfontaines, en Auvergne, mort le 6

i'uin 1152, se croisa l'an 1146, et se distingua en Palestine par sa valeur, sa prudence et sa piété. A son retour il distribua une partie de ses biens aux pauvres, et employa ce qui lui restait à fonder deux monastères, l'un pour les hommes, et l'autre pour les femmes. 11 mit dans ce dernier sa femme et sa fille, et se retira dans l'autre, appelé Neuffhnts ou Neuffontuines , dans le diocèse de Clex'mont, en Auvergne. Il en fut le f>remier abbé , et mourut un an après. On céèbre sa fèto le 3 octobre, jour de sa translation dans l'église de l'abbaye de Neuffonts. Voy. lu Biblioth. de Prémontré,

III. GILBERT DE SEMPRINGHAM (saint), fondateur de l'Ordre des G libertins en Angleterre, né vers l'an 1083, mort le 4 février 1189, entra dans le séminaire de Lincoln , tint école et devint pénitencier de la cathédrale. Il assembla dans la paroisse de Sempringham des filles vertueuses qui vivaient dans une clôture perpétuelle; il étendit cet institut et y joignit des hommes destinés à s'occuper des plus rudes travaux. Il appela des ecclésiastiques pour diriger ses religieuses, et il forma ainsi une double congrégation de filles sous la règle de Saint-Benoit, et de chanoines réguliers sous la règle de Saint- Augustin; ces deux Ordres prirent le nom de Gilbertins. On y recevait aussi des gens qui avaient été mariés. Les Gilbertins furent détruits, avec les autres ordres, sous Henri VIII. On lui attribue : 1" Gilberlinorum statidu; — 2" Exhortutiones ad fratres. On célèbre sa fête le 4 février.

IV. GILBERT DE NEDFFONTS ou NEUF- FONTAINES (SAINT-), abbaye de l'Ordre de

Prémontré située en Auvergne, au diocèse de Clermont, et fondée vers l'an 1150 par (îilbert, qui en fut le premier abbé. L'abbaye de Saint- André-lez-Clermont en dépendait "immédiatement. Fo;/. la Gallia Christ,, tom. II, coi. 414. y. GILBERT, né en Flandre , doyen de l'église de Saint- André, dans le bourg de Saint- Amand, sur la Scarpe, mort en 1095, a laissé : 1° Vie de Saint-Amand ; — 2» Commentaires sur les Epitres de saint Paul, etc. Voy, André -Va-» 1ère, Biblioth. Belg.

VI. GILBERT, évêque de Limerick, en Irlande, et légat du Saint-Siège, mort, en 1139. On a de lui : 1" Traité sur l'état de l'Église; — 2" deux Lettres; l'une aux prêtres d'Irlande, et l'autre à saint Anselme ; elles se trouvent dans Usserius, Recueil des Lettres d'Irlande.

VII. GILBERT ou GISBEAT, GUIBERT, de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Tournai, vivait au xiu" siècle, et était docteur de Paris. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons,: 1" Vien de Jean, évêque de Tournai, et de saint Éleuthère, premier apôtre de cette ville, données par Bollandus au 20 février; — 2" Rudimenta doctrinœ cJiristianœ; — ^°,Des Fonctions de l' évêque et dei cérémonies de l'Eglise, en latin ; Cologne, 1571 ;

— 4" De la Paix et de la tranquillité de l'âme;

— 5° Commentaria in Magistrum Sententiurum ;

— 6° des Sermons; Paris, 1518. Voy, André- Valère, Biblioth. Belg. Wading, in Annal,, et Biblioth, Minor. Le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. II, p. 19 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent la liste complète de ses ouvrages.

VIII. GILBERT (Jacques), docteur en théologie de la faculté de Douai , né en Flandre , vivait au xvii« siècle. Il a donné : Traité théologicO'CanoHique de la',primauté du Saint-Siège, de rinfuillibilité et de l'autorité des conciles, et de l'indépendance des rois.

IX. GILBERT ou GUIBERT (Martin), abbé de Gemblours, vivait du xii** au xm^ siècle. On lui doit : 1° Histoire de la vie et des miracles de saint Martin ; — 2" des Lettres de piété, dont on trouve des extraits dans le P, Mabillon, Analectu , tom. II.

X. GILBERT (Nicolas-Alain), missionnaire, né à Saint- Malo l'an 1762, mort en 1821, fut d'abord curé de la paroisse de Saint-Pern. Pendant la révolution il se rendit en Angleterre, où il bâtit une église et un presbytère, et forma par son zèle une société catholique nombreuse. 11 y publia quelques écrits en faveur du catholicisme. A son retour en France il eut l'idée des missions à l'intérieur, et il en organisa dans plusieurs villes de France. Il a laissé : 1" Défense de la doctrine de l'Église catholique sur l'Eucharistie, etc. ; Londres, 1800; — 2» Recherches si les marques de l'Eglise véritable sont applicables aux églises presbytériennes; Berwick , 1801 ; — 3° Z(ï Doctrine catholique du baptême prouvée pur l'Écriture et la tradition; ibia., 1802; — 4" Réponse aux fausses interpiétutions que J, Wesley a faites des doctrines catholiques ; ÂVitby, 1811; tous ces ouvrages sont en an» glais. Voy. VAmi de la religion et du roi, t. XXX, p. 753 et suiv. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr, qénér,

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